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16/01/2007

Les troubles de l'attachement dans l'adoption internationale.

 

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L'Association Namuroise de Psychothérapeutes et Systémiciens organise une conférence sur le thème
"Les troubles de l'attachement dans l'adoption internationale", par le Dr Jean-François Chicoine, Professeur à l'Université de Montréal - Vice-président de la Société de Pédiatrie Internationale.

 

Date : le 23 janvier 2007 de 9h à 12h30

 

Lieu : Acinapolis à Namur.
Rue de la Gare fleurie 16
5100 Jambes
BELGIQUE

 

PAF: 30€ à verser sur le compte 360-1072176-41.

 

Renseignements

A.N.P.S., Association Namuroise de Psychothérapeutes et Systémiciens
Siège social asbl : Route des Forts 16 - 5100 Wépion - Belgique
Secrétariat : Rue Chapelle Lessire 19 - 5020 Malonne - Belgique
Tél : 00 32 81 44 52 45
Fax : 00 32 81 44 73 39
E-mail : sky76031@skynet.be

Site Internet : http://www.systemique.net

 

 

 

 

01/12/2006

Une politique européenne de l’adoption ?

pour une politique europeenne de l adoption.jpgBruxelles. Parlement européen. 9 novembre 2006.
Un colloque organisé par l'Alliance des Libéraux et Démocrates d'Europe avec la participation de Janice Peyré, Présidente d'Enfance et Familles d’adoption.

Ouverture du colloque par Mme Claire Gibault et Mr Jean-Marie Cavada (Députés européens).


Tous deux concernés par l'adoption, ils ont été chargé de préparer un état des lieux de l'adoption en Europe. D'autant plus que certains parlent à ce propos "d'exportation et d'industrie de l'adoption". Si la natalité a diminué dans nos pays et par conséquent le nombre d'enfants adoptables, la corruption, le trafic, les critères religieux et culturels sont des raisons de refus et de frein à l' adoption internationale par certains Etats.



La réalité de l'adoption.


Lors de cette journée, on nous a rappelé que l'adoption internationale n'était pas « la solution» pour les enfants vivant seuls dans le monde. Elle s'adresse à des situations individuelles pour lesquelles aucune solution n'est envisageable dans le pays d'origine. Elle ne peut-être une obligation mais une option pour les Etats, elle doit rester l'exception, être précédée par d'autres alternatives (adoption nationale, famille d'accueil, de parrainage, élargie, ....), librement consentie et exempte de tous gains financiers. D'autre part il ne faut pas oublier que beaucoup d'enfants ne sont pas ou peu adoptables car porteurs de handicaps, de maladies, trop âgés ou issus de fratrie. On sait aussi que l'enfant abandonné et ensuite adopté a subit de nombreuses fractures affectives qui peuvent rendre son intégration dans une famille fort difficile si pas impossible parfois.



Au niveau du droit, il y a une absence de ligne directive dans l' Union Européenne concernant la situation du droit à une famille, la parenté n'étant pas définie de la même manière dans chaque pays et il n'y a pas d'études concernant les législations nationales.



Les pays européens et l'adoption internationale.


Les différentes interventions de l'après-midi ont bien démontré qu'avant d'élaborer une politique européenne commune de l'adoption, il fallait enquêter, analyser les lois de chaque pays mais aussi apprendre de chacun. La réponse à la détresse des enfants n'est pas la même partout et chacune mérite le respect. L'Union Européenne se doit de s'intéresser aux enfants en difficulté en aidant les pays dans leur politique sociale pour prévenir les abandons, rétablir les liens familiaux, .... Et dans le cas de l'adoption internationale mieux cibler les demandes avec les besoins de chaque pays (création d'une banque de données, ...).

Cependant au vu de tout ce qui a été dit, ont peu douter qu'une norme unique puisse être mise en place pour toute l'Europe et si l'adoption internationale est comme on l'a dit une option et non une obligation pour chaque Etats, on peut s'étonner des griefs émis plus spécialement aux représentants Roumains et Bulgares de l'assemblée. Rendre les formalités d'adoption moins restrictives en invoquant la libre circulation des marchandises, de la main d'œuvre, alors que beaucoup de pays tentent de mieux cadrer cette autre filiation pour diminuer les abus n'est certainement pas la meilleure solution.



Extrait d'un Bulletin de "Petales" .



Autre témoignage à chaud


Racontant le côté le côté surréaliste de cette journée et l'impression finalement d'être pris littéralement en otages d'une manipulation politique.


Anthropologiquement parlant, c'était éminemment instructif, mais à ce niveau-là seulement, je crains ...!


Je suis sortie absolument scandalisée de ce que j'ai vécu là. C'est la première fois que je mettais les pieds dans une assemblée de l'Europe et j'avoue que si je ne me suis jamais fait beaucoup d'illusions sur ce qui s'y faisait, cette fois, je crains vraiment pour l'avenir des populations européennes, et de la démocratie dans tous les pays, ici compris bien sûr.


Cette réunion avait pour objectif annoncé "Une politique européenne de l'adoption", et ... pour objectif réel ... d'obliger la Roumanie à mettre fin à son moratoire et à rouvrir ses frontières pour nous donner ses enfants en adoption. Pour cela tous les moyens ont été bons, surtout les pires.


Accuser les représentants roumains de nationalisme, de ne pas vouloir le bien de leurs enfants et de les maltraiter. Ils ont été empêchés de répondre aux accusations en recevant un temps de parole très minimum en fin de journée et en bout de table.


On nous a présenté un film, tourné cet été, qui nous montrait la réalités de certains enfants en institutions. Enfants et adolescents autistes, handicapés physiques et mentaux graves et en nous disant que depuis Ceaucescu rien n'avait changé et que si ces enfants avaient pu être
adoptés à l'étranger, ils ne seraient pas dans cet état. Il était pourtant évident que ces enfants étaient pour la plupart nés avec ces pathologies et qu'ils n'auraient jamais trouvés de parents adoptifs dans nos beaux pays de démocratie occidentale.


Une femme a été mise à la porte de l'assemblée sous prétexte qu'elle aurait agressé une jeune fille roumaine qui venait témoigner de son désir d'enfant d'être adoptée, désir qui n'a pas pu être réalisé.


Nous n'avons pu qu'entendre ce que disait le président, nous n'avons rien vu d'autre. Vrai, faux ? Cette femme n'a pas eu le droit de s'expliquer elle a été mise dehors comme quelqu'un de répugnant à qui personne n'avait rien à dire. Nous aurions du partir devant ces faits, mais nous sommes restés parce qu'il faut voir aussi.


Jean-Marie Cavada, qui présidait la séance, nous a tous pris à témoin de ce que nous n'avons pas vu. Et parlait des personnes présentes (nous étions +/- 70, presse comprise) comme d'un groupe d'accord avec tout ce qu'il disait. Bien sûr, il ne connaissait aucun de nous et n'a jamais demandé l'avis de personne. Mais ses phrases commençaient régulièrement par "Nous sommes tous d'accord ici..."


Bref, on a joué sur l'émotion de l'assemblée, devant des situations graves et réelles, pour dire que l'Europe demandait la levée du moratoire concernant l'adoption des enfants roumains en dehors de Roumanie.


Tout ça était expliqué dans les mêmes termes que s'il s'agissait d'une denrée dont on nous refuserait la fourniture. L'adoption y a été présentée comme la chose la plus merveilleuse à faire pour un enfant, que ces horribles Roumains sans coeur refusaient aux leurs. Sans tenir compte d'aucune de leurs difficultés, avec le passé qu'ils ont, et sans offre d'aide pour les sortir de ces difficultés. Non, "ces enfants, vous nous les devez puisque vous ne savez pas les aider".


Même si la Roumanie ouvrait ses frontières, je crois que bien peu d'enfants seraient adoptés dans nos pays, ce n'est pas de parents adoptifs dont ils ont besoin, mais en général de thérapeutes et pas n'importe lesquels en plus. Mais ça passait visiblement au dessus de la tête de ces personnes pleines de coeur et qui voulaient donner tant d'amour. L'Europe de l'adoption se limitait là à la Roumanie et son moratoire face à tous les autres pays ouverts. C'est un peu court.


Jean-Marie Cavada préconise aussi une "Agence Européenne de l'Adoption", sorte de guichet de commandes, où seraient rassemblées toutes les demandes. Eh bien là, c'est la pire des choses qu'on pourrait faire.


Plus aucune discussion ni contradiction possible. Au nom de l' "intérêt supérieur de l'enfant", qui a bon dos, parce que chacun y entend ce qu'il veut, et en général ses intérêts personnels, on a assisté à des manoeuvres répugnantes.


Il est évident que si j'en ai l'occasion, j'assisterai à quelques autres assemblées de l'Europe, pour voir si c'est vraiment comme cela que cela fonctionne. C'est tout à fait paniquant.

 

 

Mise à jour 12.12.09

ROUMANIE. La révolte des orphelins privés d'adoption.
Dans le magazine MARIE-CLAIRE | décembre 2009.

Il est clair que l'article dans le magazine français Marie-Claire s'inscrit dans une stratégie de pression médiatique en vue d'inciter la Roumanie à ré-ouvrir l'adoption internationale.

En première page, Guy-Pierre Chomette - l'auteur de l'article de MC - écrit même un gros mensonge : "... Bucarest s'apprête à nouveau à autoriser à nouveau l'adoption internationale ... ".  Ce qui est faux.

L'article présente des témoignages des  'jeunes adultes se révoltant'... Ils étaient à l'époque dans la maison d'enfants de Ion Tiriac, avec l'aide des agences d'adoption..

 

05:04 Écrit par collectif a & a dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, adoption, politique, roumanie, cavada, gibault | |  del.icio.us

14/09/2006

« Droit de connaître » « Respect des liens avec la famille d’origine »

medium_retrouvailles.2.jpgQuébec - Colloque sur l'adoption - 7 octobre 2006

Mettons fin à la « grande noirceur » en matière d’adoption

 

L’Association des grands-parents du Québec invite la population à un colloque ayant pour thème « Droit de connaître,  Respect des liens d’origine ».  Plusieurs personnalités prendront la parole : Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, Me Alain Roy, docteur en droit et professeur à l’Université de Montréal; Me Marie Le Couffe, avocate en droit familial, M. Roland Barbier, directeur du Centre communautaire Hochelaga, Mme Normay St-Pierre, animatrice sur les ondes de Radio-Boomer de Laval et Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles.
 
Mme Margaret F. Delisle, ministre déléguée à la jeunesse et à la réadaptation, M. Yvon Marcoux, ministre de la Justice et les membres du Groupe de travail sur le régime québécois de l’adoption sont invités à assister au colloque et aux échanges qui suivront.
 
Ce colloque se tiendra au Centre communautaire Hochelaga, 1884, St-Germain à Montréal, le samedi 7 octobre 2006 de 13h00 à 17h00. Par la suite, un vin d’honneur et buffet seront servis. Vous devez réserver dès maintenant, les places étant limitées, en composant le 514-745-6110 à Montréal. Le coût est de 20 $ incluant le buffet et le vin.
 
L’Association des grands-parents du Québec est particulièrement choquée de voir la manière dont certains grands-parents aimants et dévoués sont irrévocablement exclus de la vie de leurs petits-enfants suite à des adoptions.
 
Nous sommes peinés pour les grands-parents mais aussi pour les petits-enfants qui perdent ainsi une très belle relation avec eux. Mais il y a pire, plusieurs grands-mamans nous ont récemment téléphoné en nous mentionnant craindre d’alerter les services sociaux de situations inacceptables vécues par leurs petits-enfants. Ils craignent de les perdre définitivement suite à une adoption.
 
En 1960, l’ « Équipe du tonnerre » prenait le pouvoir. Ainsi commençait ce qui fut appelé la « Révolution tranquille ». La « grande noirceur ». prenait fin. C’était particulièrement vrai dans les domaines familial et religieux. Les relations sexuelles hors mariage étaient fortement condamnées et réprimées par la société. Les futures mères célibataires (appelées les filles-mères) devaient se cacher pour accoucher. C’était des « pécheresses », qu’on ne lapidait pas, mais qu’on méprisait et condamnait. Les enfants issus d’union hors mariage étaient appelés avec le plus grand mépris des « bâtards de la crèche » (en référence aux orphelinats tenus par des religieuses). Ces « enfants du péché », comme on les appelait, étaient massivement donnés en adoption dans le plus grand secret.
 
C’est dans ce contexte que les principes de la présente loi de l’adoption ont été établis. Tout ce qui entourait les adoptions de ces enfants qui aurait permis d’identifier leurs mères étaient systématiquement caché. On falsifiait et on falsifie toujours en toute légalité les actes de naissance des enfants.
 
Depuis 46 ans, les valeurs au Québec ont été complètement bouleversées. Par contre, la législation entourant l’adoption au Québec est toujours celle de la « grande noirceur »: Embûches de toutes sortes pour retrouver sa famille d’origine et négation complète de la filiation biologique.
 
L’Association des grands-parents et le Mouvement Retrouvailles s’unissent pour demander une révision du Code civil pour sortir définitivement le Québec de la « grande noirceur » en matière d’adoption.

Pour informations :
Monic Avoine, coordonnatrice et vice-présidente ou
Henri Lafrance, président de l’Association des grands-parents du Québec.
Téléphone : (418) 529-2355 ou 1-888-624-7227

Source : Mouvements Retrouvailles  

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Retour sur le colloque de l'adoption     

Le samedi 7 octobre se tenait à Montréal le colloque sur l'adoption : Droit de connaître,  Respect des liens d’origine.  Plusieurs personnalités ont pris la parole, soit Me Alain Roy, docteur en droit et professeur à l’Université de Montréal; Me Marie Le Couffe, avocate en droit familial, M. Roland Barbier, directeur du Centre communautaire Hochelaga, Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, Mme Normay St-Pierre, animatrice sur les ondes de Radio-Boomer de Laval et Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles. Le tout s'est terminé sur un bref témoignage donné par l'une des membres du Mouvement Retrouvailles, Diane Poitras.

Me Alain Roy nous a expliqué les principes fondamentaux de l'adoption au Québec, soit les principes de l'adoption plénière qui fait en sorte d'effacer tous les liens d'origine de l'enfant confié en adoption. Et ce, même en 2006. L'adoption simple est amplement favorisée par Me Roy. De plus, il a été souhaité que la mise en vigueur du projet de loi 125, sanctionné en juin dernier, soit retardée après l'introduction de modifications à la loi actuelle de l'adoption qui devraient être suggérées dans le rapport du comité de travail sur l'adoption, dirigé par Me Carmen Lavallée,  dont le dépôt est prévu pour 1er novembre prochain.

Me Anne-Marie LeCouffe nous a entretenu sur le droit familial. Sa présentation se voulait, entre autres, un exemple d'un jugement rendu récemment dans le dossier d'enfants majeurs ayant vécu diverses situations suite à leur adoption par le conjoint de leur mère. Nous avons pu constaté qu'il est pratiquement impossible, léagelement, d'avoir droit à ses origines après adoption, même lorsqu'un lien demeure avec les parents biologiques. La filiation biologique disparaît après adoption. Me LeCouffe est également en faveur de l'adoption simple, ce qui éviterait, entre autres, d'avoir à revivre, dans une vingtaine d'années, la problématique reliée à l'adoption pléinière.

Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, de par ses exemples, nous a grandement touchés. Il a su démontrer l'importance primordiale de la relation entre l'enfant et le grand-parent.

Normay St-Pierre nous a présenté quelques exemples de témoignages prouvant le ridicule des lois actuelles en matière d'adoption.

Et, finalement, j'ai présenté le Mouvement Retrouvailles en faisant un bref historique de l'organisme, des situations vécues par les mères célibataires de l'époque, des actions prises par l'organisme afin de sensibiliser le gouvernement et la population sur la problématique de l'adoption et des recommandations de modifications que nous désirons voir apportées à court terme aux lois provinciales actuelles.

Bref, un colloque qui se devait d'être tenu et qui devra être recommencé à moyen terme.

Un gros merci aux organisateurs, Monic Avoine et Henri Lafrance, de l'Association des grands-parents du Québec. Merci aux conférenciers et aux participants qui, même en cette longue fin de semaine de l'Action de grâce, se sont déplacés.

Caroline Fortin, présidente