Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2011

La mère stimule le langage. Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère

La mere stimule langage 04.jpgUne étude canadienne sur la communication des bébés.
- Le nouveau-né entretient une relation privilégiée avec sa mère.
- Il réagit aussi davantage à sa voix.
- L'étude menée à Montréal montre pour la première fois comment un cerveau de quelques heures réagit à divers stimuli.

Les résultats des travaux menés à Montréal sur des bébés sont passionnants. «D'un point de vue comportemental, nous savions déjà qu'un bébé était plus réceptif à la voix de sa mère qu'une autre voix, explique Maude Beauchemin, une doctorante en neuropsychologie de l'équipe du Dr Maryse Lassonde, à l'hôpital Sainte-Justine. Ce que nous voulions savoir, c'est comment cette préférence se marque dans le cerveau. »

«Nous avons pu montrer qu'un nouveau-né qui entend la voix de sa maman interprète d'emblée ces sons comme une ébauche de communication, précise-t-elle. Par contre, quand une personne tierce prononce exactement le même son. il ne décode pas ce bruit avec la même partie de son cerveau. Pour lui, cet autre son n'est pas interprété comme un début de langage. »

Elle poursuit : sur nos images, obtenues au moyen d'un casque doté de 126 électrodes, nous observons clairement cette différence. Au cours de la demi-seconde qui suit l'émission du son par la mère, seule la partie gauche du cerveau de l'enfant réagit. La partie qui héberge le siège de l'apprentissage du langage. Quand c'est une infirmière qui parle ou une autre femme, le cerveau traite cette information dans son hémisphère droit, là où il traite habituellement la reconnaissance vocale plutôt que le langage, puis gauche, puis à nouveau droit. Il ne décode pas d'emblée ce qu'il entend, alors qu'avec sa mère, il semble savoir exactement qu'il est question d'une communication. »

Mieux encore, l'équipe a aussi pu confirmer que chez les nouveaux nés qui entendent la voix de leur mère, non seulement l'information est traitée comme une ébauche de langage ou d'apprentissage du langage mais elle suscite aussi un début de réponse. Sur les images, la partie centrale du cortex finit ainsi elle aussi par « s'allumer ». Or, il s'agit d'une zone motrice de la parole.

« Quand le bébé entend un "a" il a tendance à vouloir ouvrir la bouche pour en imiter la prononciation et quand il entend un "m" il serrera plutôt les lèvres, précise Maude Beauchemin. Cette étude apporte un nouvel éclairage sur l'origine du langage, conclut-elle. Elle pourrait nous en apprendre un jour davantage sur certains troubles. Et bien entendu, on pourrait aussi répéter l'expérience avec... la voix du père.


Seize bébés bardés de capteurs

126 életrodes ont capté les signaux de cerveaux tout juste nés. Elles montrent comment le bébé réagit préférentiellement à certaines voix.

Seize bébés âgés 8 à 27 heures ont participé à cette étude canadienne. L'équipe du Pr Lassonde a fixé des électrodes sur leur tête pendant leur sommeil. Elle les a ensuite soumis à la voix de leur mère. Celle-ci prononçait un son bref : la voyelle « A ». L'exercice a alors été répété avec d'autres voix, celle de l'infirmière qui a amené le bébé au laboratoire par exemple. Les sons n'ont pas été prononcés en direct aux bébés. Le tout a été fait sur la base d'enregistrements sonores préalables diffusés avec une même intensité (75 db).
« Sur les scintigrammes, nous remarquons clairement des réactions dans le lobe temporal gauche de l'enfant lorsqu'il entend sa mère, indique Maryse Lassonde. Quand c'est une autre personne qui parle, l'activation du cerveau se marque surtout dans le lobe temporal droit lequel est davantage associé à la reconnaissance vocale », précise-t-elle.

Source : Le Soir.



Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère
Université de Montréal Nouvelles |  17.01.2011

12/01/2011

Nouveau rapport Save the Children: "Misguided Kindness: Making the right decisions for children in emergencies"

Misguided Kindness Save the Children Dec 18 2010.jpgUsing lessons learnt in emergencies, from the genocide in Rwanda to the Asian Tsunami and the earthquake in Haiti, Save the Children in this report, Misguided Kindness, demonstrates what action is needed to keep families together during crises and to bring separated children back into a safe and nurturing family life.


How should we care for the most vulnerable children after disaster strikes?

In every humanitarian crisis, concerned outsiders respond to tragedy with actions that take children away from their families and communities – often with unintended but damaging consequences. Again and again, girls and boys are ‘rescued’ out of affected areas into orphanages or adopted into new families elsewhere in the belief that they will be better cared for away from their devastated homes.

Above all, this report urges people to take action to make sure that their assistance is channelled towards interventions that help children in emergencies rather than potentially cause them harm.
 
Download the report here or at Save the Children's web page



Source: Chilwatch | 22.12.2010.

 

Haïti. Un an après
Terre des hommes | 06.01.2011

- Un an après le tremblement de terre - Aider face aux catastrophes cumulées
- Protéger les enfants, renforcer les communautés
- Favoriser la santé, soigner la malnutrition
- Eau potable, hygiène, assainissement : une course contre la montre
- Abriter, répondre aux besoins essentiels

 

France & Haïti : l'aide internationale en question
Le Monde | 12.01.2011

 

 

21:19 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti | |  del.icio.us

26/11/2010

Etude : l'aide psychiatrique urgente apportée aux jeunes

aide-psychiatrique-urgente-apportee-aux-jeunes.jpgLe Centre fédéral d’expertise des soins de santé a récemment mené une étude en collaboration avec l’Université d’Anvers. Celle-ci porte sur l’urgence psychiatrique pour enfants et adolescents.
Premier constat : le nombre d’enfants et d’adolescents confrontés à des problèmes psychiques urgents augmente. Par ailleurs, le secteur connaît une pénurie de pédopsychiatres, ce qui n’améliore pas la situation...


Dans leur rapport, les chercheurs déplorent également l’absence de porte d’entrée claire pour entrer dans le circuit de l’aide psychiatrique urgente. Ils préconisent par ailleurs une plus grande collaboration entre les services concernés par la problématique.

 

Source : Psytoyens.


L’urgence psychiatrique pour enfants et adolescents
Auteurs :  Deboutte Dirk, Smet Mike, Walraven Vera, Janssens Astrid, Obyn Caroline and Leys Mark
Etude n° : 2009-20
Domaine : Health Services Research (HSR)
Keywords : Emergency Services, Psychiatric ; Child ; Adolescent

Télécharger le rapport
Télécharger le supplément du rapport


Communiqué de presse du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) 

Repenser l’aide psychiatrique urgente à apporter aux jeunes

De plus en plus d’enfants et d’adolescents ont besoin d’une aide psychiatrique en urgence. La meilleure manière de fournir cette aide est d’utiliser une approche intégrée sans créer des structures séparées, estime le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), dans une étude menée en collaboration avec l’Université d’Anvers. La Belgique aurait besoin de 15 entités structurées de manière intégrée pour assurer cette aide, avec au moins une par province. Cette aide d’urgence doit être disponible à tout moment et de préférence apportée de manière aussi proche que possible du milieu de vie de l’enfant ou de l’adolescent.

Un nombre croissant de jeunes patients

On dispose de peu de données officielles, mais le nombre d’enfants et d’adolescents confrontés à des problèmes psychiques urgents, est en augmentation. Il y a pénurie de pédopsychiatres et le secteur est confronté au problème des listes d’attente. En 2007, on a dénombré 4 200 hospitalisations d’enfants et d’adolescents durant moins de 14 jours, ce qui indique qu’il s’agissait sans doute de problèmes psychiques urgents. Cela signifie 19 admissions par 150 000 jeunes. En outre, Integrale Jeugdhulp a enregistré environ 1 000 cas en 2008 en Flandre. Il s’agit d’enfants entre 6 et 18 ans, la plupart étant des adolescents entre 12 et 15 ans. Ils sont aux prises avec des problèmes de suicide ou de tentative de suicide et des problèmes comportementaux, notamment d’agressivité.

Pas de porte d’entrée claire pour l’aide de crise

Aujourd’hui les jeunes entrent dans le système d’aide urgente de différentes manières. Cette aide est fournie par les services d’urgence des hôpitaux généraux et les services (pédo)psychiatriques, les centres de santé mentale, les services d’aide, etc … A signaler aussi que certains jeunes n’entrent en contact avec ces services qu’après un passage par les services judiciaires ou la police. Les compétences en matière de santé mentale sont donc éparpillées et les services qui pratiquent de l’intervention de crise ne travaillent pas toujours ensemble. Le secteur ressent un besoin de mettre en place une porte d’entrée claire et accessible pour l’aide psychiatrique urgente ainsi qu’une approche intégrée entre tous les services concernés.

Une aide de crise ne doit jamais être refusée

Le KCE recommande d’organiser l’aide urgente en tant que fonction - c'est-à-dire un ensemble coordonné d’activités – plutôt qu’en tant que service ou section séparée. Cette collaboration fonctionnelle entre les différents types de prestataires permettra d’apporter à l’enfant l’aide la plus appropriée.

L’objectif le plus important de cette organisation fonctionnelle est d’assurer sans délai la sécurité du patient et de son environnement immédiat. Pour cela elle doit disposer de personnel formé, de moyens de transport et de communication et parfois de lits résidentiels et sécurisés.

L’aide d’urgence doit être fournie immédiatement, être accessible en permanence (24h sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année) et ne jamais pouvoir être refusée. L’idéal est que le jeune soit pris en charge dans son milieu de vie, en associant à la démarche les parents, l’école, etc … Une admission ne peut être réalisée que si elle est indispensable. L’aide d’urgence ne devrait pas durer plus de deux semaines, un délai suffisant pour évaluer et stabiliser la situation, et éventuellement référer le patient à un service d’aide à plus long terme.

15 fonctions pour la Belgique

Bien que l’on ne dispose pas de chiffres permettant une évaluation précise, le KCE propose une fonction d’aide urgente par 150 000 jeunes, avec au moins une fonction par province. Cela revient à environ 15 structures fonctionnelles pour la Belgique. Les chercheurs n’ont pas pu déterminer le coût d’une telle organisation car des données fiables ne sont pas disponibles. Le KCE recommande dès lors d’améliorer l’enregistrement de données fiables.

Une approche globale

La demande et les besoins en aide urgente sont influencés par le bon fonctionnement et l’accessibilité de l’ensemble des services destinés aux enfants et aux adolescents. Le KCE propose dès lors que le développement des fonctions d’aide urgente soit intégré dans une approche globale de l’organisation des soins de santé mentale pour les jeunes.


Pour plus d’information et/ou des interviews, contacter :

Gudrun Briat
Responsable de la communication
Doorbuilding, Boulevard du Jardin Botanique 55, 1000 Bruxelles
Tél: 02 287 33 54, numéro de GSM : 0475/27.41.15
e-mail : press@kce.fgov.be

Source : Centre fédéral d'expertise des soins de santé

10:40 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolescents, enfance | |  del.icio.us

13/09/2010

Une nouvelle étude de l'UNICEF montre que les OMD pour les enfants peuvent être atteints plus rapidement si on se focalise sur les enfants les plus désavantagés

logo-unicef.jpgSelon une étude de l'UNICEF publiée le 7 septembre 2010, la communauté mondiale peut sauver des millions de vies en s'investissant d'abord auprès des enfants et des communautés les plus désavantagés. Une telle approche permettrait également de s'attaquer aux disparités grandissantes qui accompagnent les progrès dans la réalisation des OMD.

Ces nouvelles conclusions sont présentées dans deux publications : Narrowing the Gaps to Meet the Goals (Réduire les disparités pour atteindre les objectifs) et Progrès pour les enfants : atteindre les OMD avec équité, un recueil de données sous la signature de l'UNICEF.

Alors que de grands progrès sont en train d'être réalisés grâce aux efforts internationaux pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, il reste bien plus à faire au cours des cinq ans à venir. 

En comparant l'efficacité des différentes stratégies utilisées pour fournir des services de santé essentiels à ceux qui en ont le plus besoin, l'étude a constaté qu'en ciblant les enfants les plus pauvres et les plus défavorisés, on pourrait sauver davantage de vies pour chaque million de dollars É.-U. dépensé par rapport à l'approche actuelle.

« Nos conclusions remettent en question l'approche classique selon laquelle l'accent mis sur les enfants les plus pauvres et désavantagés n'est pas rentable » a dit Anthony Lake, le Directeur général de l'UNICEF. « Une stratégie axée sur l'égalité permettra non seulement une victoire morale - bonne en principe - mais également une victoire plus intéressante car bonne en pratique. »

Des experts extérieurs ont participé à l'étude en tant que consultants. Ils ont considéré que les résultats principaux étaient en même temps surprenants et significatifs. 

« Les résultats de l'étude de l'UNICEF m'incitent à penser que l'accent mis sur l'égalité pouvait être convaincant au niveau des moyens à utiliser comme au niveau des valeurs », a dit Lawrence Haddad, Directeur de l'Institute of Development Studies renommé, situé dans le Sussex en Angleterre, et auteur du blog intitulé Development Horizons (Horizons de développement). Il a fait partie du groupe de travail des experts extérieurs qui ont examiné la modélisation initiale de l'étude.

On trouve notamment parmi les principales conclusions de l'étude de l'UNICEF les éléments suivants :

- Une approche fondée sur l'égalité améliore le retour sur l'investissement, par rapport aux autres approches, évitant un grand nombre de décès d'enfants et de décès maternels ainsi que des épisodes de retard de croissance.

- Avec l'approche fondée sur l'égalité, un investissement d'un million de dollars É.-U., pour des actions destinées à diminuer la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans dans un pays à faible revenu et à mortalité élevée, empêcherait 60 pour cent de plus des décès empêchés avec l'approche actuelle.
- À cause du poids que constitue la maladie, la mauvaise santé et l'illétrisme sont concentrés chez les enfants des populations les plus pauvres ; par conséquent, la fourniture à ces enfants de services essentiels peut fortement accélérer les progrès vers la réalisation des OMD et réduire les disparités entre les pays.
Progrès pour les enfants : atteindre les OMD avec équité, le rapport signé par l'UNICEF sur la progression vers les OMD, donne des preuves de disparités, relatives à une panoplie d'indicateurs, notamment entre les pays en développement et les pays industriels, entre les quintiles les plus riches et les plus pauvres, entre les populations rurales et urbaines, et entre les garçons et les filles. Parmi ces données clés, on trouve notamment que :


- les enfants des 20 pour cent des ménages les plus pauvres du monde en développement ont un risque plus de deux fois plus élevé de mourir avant d'atteindre leur cinquième anniversaire que les enfants des 20 pour cent des ménages les plus riches.
- les enfants des quintiles les plus pauvres de leur société ont un risque plus de deux fois supérieur d'avoir une insuffisance pondérale et sont bien davantage exposés à un retard de croissance que les enfants des quintiles les plus riches.
- en dépit des énormes progrès réalisés au niveau de la parité entre filles et garçons dans l'éducation primaire, lors de la dernière décennie, les filles et les jeunes femmes demeurent considérablement désavantagées dans les régions en développement en ce qui concerne l'accès à l'éducation, en particulier dans le secondaire.
- Parmi les 884 millions de ceux qui n'ont pas accès à des sources d'eau potable améliorée, 84 pour cent vivent dans des zones rurales.



Ces rapports de l'UNICEF sont publiés conjointement avec un rapport de Save the Children, « A Fair Chance at Life : Why Equity Matters for Children » (Une chance pour la vie : pourquoi l'équité est importante pour les enfants) qui se focalise sur l'OMD 4, visant une réduction des deux tiers, entre 1990 et 2015, de la mortalité chez les moins de 5 ans. Le rapport de Save the Children examine la progression des disparités concernant la survie de l'enfant entre les pays riches et ceux qui sont moins bien lotis. Le rapport affirme que l'atteinte des communautés marginalisées constitue la clé de la réduction des inégalités et de la réalisation de l'OMD 4.
 
« La Déclaration du Millénaire a été conçue pour améliorer la vie des populations les plus défavorisées du monde », a déclaré M. Lake.  « Nous estimons que les conclusions de cette étude peuvent avoir un effet réel sur la façon d'appréhender dans le monde la poursuite des OMD et sur le développement humain en général - en nous aidant à améliorer la vie de millions d'enfants vulnérables. »

Source : Unicef.

 

14:39 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : unicef | |  del.icio.us

06/09/2010

Haïti: "Accélérer" les adoptions internationales à la suite d'une catastrophe naturelle ... prévenir les dommages futurs.

Ce nouveau rapport du SSI examine les pratiques de l'adoption internationale suite au tremblement de terre en Haïti. Haïti a été un pays d'origine «populaire», en ce sens que des milliers d'enfants se trouvaient à un certain stade du processus d'adoption- parfois simplement "identifiés" comme potentiellement adoptables - au moment du séisme. Les réponses des «pays d'accueil » et autres relatives à l'adoption ultérieure des enfants déplacés à l'étranger furent diverses et contrastées. Ce rapport passe en revue et analyse la vaste gamme de réponses et de mesures exceptionnelles mises en œuvre par certains pays en vue d'accélérer, dans un premier temps, le transfert des enfants (à l'égard desquels un jugement d'adoption avaient été rendu) et, dans un deuxième temps, les adoptions et autres procédures préalables à l'adoption (sans jugement).


Dans le cadre de ces mesures exceptionnelles, l'objectif principal de ce rapport est d'identifier les leçons à tirer de cette situation afin de prévenir les dommages futurs. Ce n'est pas l'intention du rapport de dénoncer un pays en particulier, mais plutôt de fournir une analyse objective des mesures expéditives déployées, à l'encontre du cadre posé par les normes internationales.

 

Source : ISS - Service Social International. 3 septembre 2010.

 

 

 

 

18/08/2010

Consommation de drogues : comment atténuer les risques chez les mauvais garçons

Udem Nouvelles Univ Montreal.jpg
Les garçons agressifs et hyperactifs peu encadrés par leurs parents sont plus susceptibles de se lier d'amitié avec des pairs au comportement déviant et à devenir de forts consommateurs de drogues à l'adolescence, selon les résultats d'une nouvelle étude publiés dans la revue Addictive Behaviors.

 

Pourtant, la recherche menée par des scientifiques de l'Université de Montréal et du CHU de Sainte-Justine révèle que les « mauvais garçons » peuvent être protégés du risque de toxicomanie à l'adolescence s'ils sont étroitement encadrés par leurs parents et se lient d'amitié avec des garçons au comportement plus sage pendant l'enfance.

 

La surveillance des parents exerce un effet protecteur sur les garçons difficiles et réduit la probabilité qu'ils se lient d'amitié avec des homologues au comportement déviant, selon l'auteur principal de cette étude, Jean-Sébastien Fallu, professeur de psychoéducation à l'Université de Montréal et scientifique au Groupe de recherche sur les environnements scolaires. « Les garçons au comportement perturbateur sont plus enclins à avoir des comportements agressifs et impulsifs. Ces adolescents pourraient avoir besoin que leurs parents leur imposent davantage de limites qu'à ceux qui possèdent de solides mécanismes de contrôle interne. »

 

Le coauteur de cette recherche, Richard Tremblay, professeur de pédiatrie, de psychiatrie et de psychologie à l'Université de Montréal et chercheur CHU Sainte-Justine, explique que les enfants agressifs sont plus susceptibles de verser dans la consommation abusive de drogues que leurs homologues non agressifs et que ce risque augmente sensiblement s'ils se lient d'amitié avec des enfants au comportement déviant. « Les pairs au comportement déviant se tiennent souvent ensemble et s'influencent mutuellement », explique le Dr Tremblay, qui est également directeur fondateur du Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants de Montréal.

 

Cette étude est basée sur des données provenant d'une enquête de longue durée ayant suivi des enfants de milieux socioéconomiques défavorisés, de la maternelle jusqu'à l'adolescence. « Notre recherche a aussi montré que les enfants au comportement perturbateur qui sont étroitement encadrés par leurs parents, mais présentant des troubles de l'attachement, sont aussi de forts consommateurs de drogues », indique le Dr Tremblay.

 

Inversement, explique Jean-Sébastien Fallu, « Les garçons au comportement perturbateur bien surveillés sont plus susceptibles de se lier d'amitié avec des enfants au comportement mieux adapté. Dans ce cas, ils pourraient bénéficier d'une influence positive en matière de socialisation ou de conformité aux normes sociales largement acceptées. »


Partenaires de recherche

Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le Programme national de recherche et de développement en matière de santé et le Fonds de recherche sur la société et la culture.

 

À propos de l'étude

L'article « Preventing disruptive boys from becoming heavy substance users during adolescence: A longitudinal study of familial and peer-related protective factors », paru dans la revue Addictive Behaviors, est signé Jean-Sébastien Fallu, Michel Janosz, Frédéric Nault-Brière, Ariane Descheneaux, Frank Vitaro et Richard E. Tremblay de l'Université de Montréal.

 


Source : Université de Montréal Nouvelles | 17 août 2010.

 

15:13 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

27/07/2010

Les bébés dorlotés font des adultes moins stressés

La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère à l'âge de 8 mois a été évaluée par un psychologue.

 

L'affection maternelle débordante offerte aux bébés âgés de quelques mois les rend mieux à même d'affronter les problèmes de la vie quand ils sont adultes, selon une étude publiée mardi dans le "Journal d'épidémiologie et de santé communautaire", une revue américaine.

 

Pour cette étude menée auprès de 482 personnes dans l'Etat américain du Rhode Island, les chercheurs ont comparé des données sur la relation de bébés de 8 mois avec leur mère, et leur fonctionnement émotionnel, mesuré par des tests, à l'âge de 34 ans, dans les années 90.

 

Ils voulaient ainsi vérifier la notion admise que des liens affectifs forts dès la petite enfance fournissent une base solide pour rebondir face aux problèmes de la vie. Les études menées jusqu'à maintenant reposaient sur des souvenirs d'enfance et non sur une étude menée dans les premières années de la vie, relèvent les chercheurs.

 

La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère à l'âge de 8 mois a été évaluée par un psychologue, qui a noté les réactions d'affection et d'attention de la mère quand le bébé était soumis à des tests de développement, et sa réaction à sa performance. Le classement - datant des années 60 - allait de "négatives" à "excessives", en passant par "chaleureuses".

 

Dans près d'un cas sur dix, le psychologue a noté un bas niveau d'affection maternelle vis à vis du bébé. Dans 85% des cas, le niveau d'affection était normal, et élevé dans 6% des cas.

 

Les personnes ont été testées à l'âge de 34 ans, sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété et d'hostilité et plus globalement de mal-être.

 

Quel que soit le milieu social, il a été constaté que ceux à qui les mères avaient manifesté beaucoup d'affection quand ils avaient 8 mois avaient les niveaux d'anxiété, d'hostilité et de mal-être les plus bas. La différence était de 7 points pour l'anxiété par rapport aux autres, de plus de 3 points pour l'hostilité et de 5 points pour le mal être.

 

Curieusement, il n'y avait pas de différence entre les enfants ayant reçu un niveau d'affection bas et ceux ayant reçu un niveau normal. Cela pourrait notamment s'expliquer, selon les chercheurs, par l'absence d'interactions vraiment négatives dans l'échantillon observé.

 

Selon eux, cela confirme que les expériences même les plus précoces peuvent influer sur la vie adulte. Les mémoires biologiques construites tôt peuvent "produire des vulnérabilités latentes", indique l'étude.

 

Les chercheurs estiment de ce fait qu'il conviendrait, pour être efficace, de viser des âges beaucoup plus précoces dans les interventions menées pour le bien-être des enfants, afin de "prévenir l'impression d'expériences négatives".

AFP

 

- Mother's affection at 8 months predicts emotional distress in adulthood
J Maselko1, L Kubzansky, L Lipsitt, S L Buka3
Journal of Epidemiology and Community Health | 26 July 2010


- Plentiful maternal affection in early infancy boosts adult coping skills
Mums who shower their infants with affection equip them to cope well with life stressors as adults, indicates research published online in the Journal of Epidemiology and Community Health.
Physorg

 

16:25 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us