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15/06/2010

Les personnes nées d'un don de sperme veulent connaître leur géniteur

 

My Daddys Name is Donor.jpgQue pensent de leur conception les adultes nés d'un don de sperme ? Voudraient-ils voir lever le secret qui pèse sur leur origine ? Comment se distinguent-ils du reste de la population ?

 

Pour la toute première fois, une étude américaine intitulée My Daddy's Name is Donor ("Le nom de mon père est donneur") permet de confronter l'expérience et l'opinion d'adultes ayant été conçus par don de sperme à celles de personnes adoptées ainsi qu'à celles d'autres ayant grandi avec leurs parents biologiques (1).


Réalisée par le cabinet Abt SRBI de New York, l'étude a été conduite par Elizabeth Marquardt de l'Institute for American Values, un think tank "non partisan", avec le sociologue Norval Glenn de l'université d'Austin (Texas) pour le compte de la Commission sur l'avenir de la condition parentale, un groupe d'universitaires et d'experts qui réfléchit à "la situation juridique, éthique, sociale et scientifique des parents dans la société contemporaine", et qui formule à la fin du rapport des recommandations.

 

Il naîtrait aux Etats-Unis entre 30 000 et 60 000 enfants chaque année de don de sperme. La fourchette reste peu précise car aucun relevé statistique fiable n'est réalisé, une absence de transparence prévalant dans ce domaine.

 

La première naissance par don de sperme répertoriée à Philadelphie en 1884. Au XXe siècle, un "marché de la fertilité" s'est développé. Réputé en croissance, il est actuellement évalué à 3,3 milliards de dollars par an. La plus grande banque de sperme au monde, l'entreprise danoise Cryos, exporte les deux-tiers du sperme qu'elle récolte.

 

Dans un très grand nombre de pays, les personnes nées d'un don du sperme n'ont pas accès à l'identité de leur "père biologique". Ces dernières années cependant, plusieurs Etats et non des moindres, comme le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas, la Suisse, certains Etats en Australie et en Nouvelle-Zélande, ont banni l'anonymat sur le don de sperme. Une loi a été discutée en ce sens récemment en Croatie.

 

UN FORT SENTIMENT D'INCOMPRÉHENSION

 

Constat de départ : les enfants nés de dons de sperme ne se distinguent guère des autres enfants. Le fait de choisir son donneur selon des critères physiques et sociaux - comme il est possible de le faire par exemple à Cryos - n'amène pas les parents à sélectionner les hommes à peau blanche et à cheveux blonds...

 

L'étude montre à quel point ces adultes représentent un échantillon représentatif de la société : 20% des personnes interviewées se revendiquent comme "hispaniques", comparé à 6% parmi les familles adoptantes et 7% de ceux élevés par leurs parents biologiques.

 

Leur diversité religieuse est tout aussi large, l'échantillon comprenant un éventail de catholiques, protestants et juifs "illustrant la réalité de leur présence dans chaque facette de la société américaine d'aujourd'hui", soulignent les auteurs.

 

Le portrait-robot qui découle de l'enquête dessine des hommes (52 % de l'échantillon) et des femmes (48 %) plutôt mal dans leur peau, donnant le sentiment d'avoir subi un préjudice et gênés par les "circonstances" qui ont présidé à leur conception. Près de la moitié reconnaît y penser "plusieurs fois par semaine voire plus".

 

Le fait que l'argent ait interféré dans leur naissance apparaît comme une source de préoccupation importante, 42% d'entre eux jugeant le fait de vendre du sperme ou des ovules à des personnes qui veulent avoir des enfants comme "une mauvaise chose", contre 24% des adultes ayant été adoptés et 21% des personnes issus de parents biologiques.

 

Un sentiment de malaise semble très fort chez une partie significative d'entre eux : 25 % acquiescent à l'idée, suggérée par les enquêteurs, que "personne ne les comprend vraiment". Un sentiment éprouvé par 13 % des adoptés et 9 % des enfants biologiques.

 

Les relations, amoureuses en particulier, de ces personnes sont affectées par cet inconnu qui pèse sur leurs origines. Près de la moitié (46 %) sont ainsi d'accord avec l'item suivant : "quand je suis attiré(e) par quelqu'un, je suis inquiet(e) du fait que je pourrais lui être apparenté(e)". De la même manière, 43 % des adultes nés de don de sperme "redoutent d'avoir une relation sexuelle avec quelqu'un avec qui [ils pourraient être] apparentés sans le savoir". Une crainte qui n'est guère partagée par les adultes adoptés (16 %) et encore moins ceux ayant grandi avec leurs parents biologiques.

 

67% DES SONDÉS SOUHAITENT LA LEVÉE DU SECRET SUR LES ORIGINES

 

Les adultes conçus par don de sperme font état de "problèmes avec la loi" et de consommation abusive de stupéfiants, deux fois plus souvent que les adultes ayant été élevés par leurs parents biologiques. Sur ce point, ils font cependant jeu égal avec les adultes ayant été adoptés.

 

Alors que le secret pèse sur leur origine, 38,5 % disent ne pas être d'accord avec l'idée qu'on puisse "délibérément concevoir un enfant sans père". Certains de ces adultes (36 %) vont jusqu'à émettre une objection de fond sur le principe même du don de sperme, même si une très large majorité y sont plutôt favorables, approuvant même la technique du clonage "pour tous ceux qui ne peuvent pas avoir d'enfants autrement".

 

Ils sont 67 % à demander la levée du secret sur les origines, actuellement en cours aux Etats-Unis. Parmi les dix-neuf recommandations formulées, à l'issue du rapport, par la Commission sur l'avenir de la condition parentale, figure justement, en tête, celle de mettre fin à l'anonymat du don, ainsi que la fixation d'une limite du nombre d'enfants nés d'un donneur.

 


(1) Le panel des 1687 personnes interviewées se répartit ainsi en 485 adultes pensant "avoir été conçus" par don de sperme dont 485 avec certitude, 563 adultes ayant grandi avec leurs parents biologiques et 562 adultes issus d'une adoption. L'étude a été réalisée par Internet entre les 10 et 28 juillet 2008.


Source: Le Monde.fr | 08.06.10 | Brigitte Perucca

 

The Sperm-Donor Kids Are Not Really All Right
A new study shows they suffer. By Karen Clark and Elizabeth Marquardt
Slate

 

Orphelins génétiques
Depuis plusieurs années, les adoptés revendiquent leur droit à l'identité. Aujourd'hui, comme il était à prévoir, les enfants conçus en cliniques de fertilité, de pères anonymes, veulent connaître leurs antécédents médicaux...
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Mère : connue. Père : éprouvette
De plus en plus de psys confrontés aux jeunes issus de la fécondation in vitro.
Voici 25 ans naissaient les premiers bébés-éprouvette. Ils sont aujourd'hui 800 par an.
Certains sont toujours en quête d'identité.
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11:21 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : identité, origine, fiv | |  del.icio.us

14/06/2010

La pauvreté des enfants selon leur origine

Logo Observatoires des Inegalites.jpg


En Finlande, 51 % des enfants dont les parents sont nés hors de l’Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté, contre 9 % pour ceux nés dans ce pays. En France, ils sont respectivement 40 % contre 11 %.

 

Dans la plupart des pays européens, un enfant sur trois dont les parents sont nés à l’extérieur de l’Union européenne vit en dessous du seuil de pauvreté*, selon le rapport Tarki  sur la pauvreté et le bien-être des enfants dans l’Union européenne (en anglais). Cette proportion est fortement supérieure à celle des enfants dont les parents sont nés dans le pays observé.

 

Cet écart de taux de pauvreté varie selon les pays. La Finlande présente le taux le plus important : 51 % des enfants dont les parents sont nés hors Union européenne sont considérés comme pauvres contre 9 % de ceux qui sont nés dans ce pays. Avec respectivement une proportion estimée à 29 % contre 12 %, l’Allemagne est un des pays dont l’écart est le moins significatif. En France, 40 % des enfants dont les parents ne sont pas nés au sein de l’Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté, contre 11 % pour ceux nés en France.

 

De très nombreux facteurs expliquent cette situation. Enfin, les enfants ne sont pas pauvres eux-mêmes, ce sont leurs parents qui le sont. Suivant les pays, les populations accueillies ne sont pas identiques, certaines sont plus ou moins formées. Ensuite, les politiques familiales amortissent plus ou moins le choc pour les familles. Enfin, les parcours des étrangers sont plus ou moins faciles, notamment quand comme en France une grande partie des emplois leurs sont interdits.

 

*Le seuil de pauvreté retenu par l’Union européenne rapporté ici est de 60 % du revenu médian national.

 

Source : Observatoire des Inégalités. 8 juin 2010

10:12 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, pauvreté, enfance | |  del.icio.us

08/06/2010

Journée d'études CHC LIEGE - Les troubles de l’attachement

Date : Samedi 12 juin 2010 de 8:45 à 13:00


Lieu : CHC - Clinique Saint Joseph de Liège - Service de Psychiatrie - UAL Avenue George Truffaut, 44 - 4020 Liège - Belgique.



Programme

08h45 Accueil

09h00 Dr Caroline LEMOINE (ULB)
Troubles d'attachement et troubles de conduites chez les adolescents

09h45 Mme Zoé ROSENFELD (ULB)
La question du lien pour l'adolescent adopté et ses parents

10h30 Pause

11h00 Prof D. CHARLIER (UCL) :
Attachement et capacités de mentalisation de jeunes enfants présentant des troubles externalisés du comportement

11h45 Dr. A. MALCHAIR (ULg)
Quand l'attachement détruit : le syndrome de Munchausen par procuration

12h30 Buffet



Contacts

Dr S. FUCHS Hôpital Saint Joseph, rue de Hesbaye, 75 à 4000 LIEGE - Tél. : +32 4 358 27 35 - Fax. : +32 4 355 18 82 - Courriel : sonia.fuchs@chc.be


Source : Société Royale de Médecine Mentale de Belgique

 

 

18/01/2010

Operation Babylift or Babyabduction? Kathleen Ja Sook Bergquist.

Via United Adoptees International - News.

Logo International Social Work.jpg

Implications of the Hague Convention on the humanitarian evacuation and ‘rescue’ of children


Kathleen Ja Sook Bergquist
School of Social Work, University of Nevada Las Vegas, Box 455032, 4505 Maryland Parkway, Las Vegas, NV 89154-5032, USA, kathleen.bergquist@unlv.edu



English

The Hague Convention on the Protection of Children and Co-operation in Respect of Intercountry Adoption does not fully protect children from the purportedly well-intended, but illegal, humanitarian impulses to evacuate children in times of crisis, as evidenced by Operation Babylift and the attempt to airlift children from Chad.



French

La Convention de la Haye sur la Protection des Enfants et la Coopération relative à l’adoption internationale ne protègent pas entièrement les enfants des impulsions humanitaires soi-disant bien intentionnées, mais illégales, d’évacuer des enfants par temps de crise comme en a fait la preuve l’affaire de l’Arche de Zoé et la tentative d’enlever par pont aérien des enfants du Tchad.



Spanish

La Convención de La Haya para la Protección de Niños y Cooperación en Respeto de la Adopción entre Países no protege demasiado a los niños de la acción bienintencionada de impulso humanitario, pero ilegal, para evacuar a los niños en tiempos de crisis como fue evidenciado por la Operación Recogida de Niños y el intento de sacar niños de Chad.


International Social Work, Vol. 52, No. 5, 621-633 (2009)
DOI: 10.1177/0020872809337677

 

Repères


- Haïti. La Communauté de l'Adoption Internationale appelle à une "Opération Babylift" massive.
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- Adoption d’un orphelin après une catastrophe: les leçons du tsunami.
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- Dutch Government allows new 'Babylift' operation to get children for adoption from Haiti.
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03:56 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : adoption internationale, haïti | |  del.icio.us

19/12/2009

Une étude suggère que les orphelinats ne sont pas aussi mauvais.

PLoS ONE A Comparison of the Wellbeing of Orphans and Abandoned Children Ages 6–12 in Institutional and Community-Based Care Settings in 5 Less Wealthy Nations.jpgStudy Suggests Orphanages Are Not So Bad




A new study challenges the widespread belief that orphans in poor countries fare best in family-style homes in the community and should be put into orphanages only as a last resort. On the contrary, the care at orphanages is often at least as good as that given by families who take in orphaned or abandoned children, the new research finds.


“We are seeing children thriving in institutions,”
said Dr. Kathryn Whetten, director of the Center for Health Policy at Duke University and the first author of the study on orphans in South Asia and Africa, which was published online on Thursday by the journal PLoS One. “Institutions are not so bad. Community life can be very hard.”


The findings mean that there is peril in blanket generalizations about what is best for orphans, because there are good and bad versions of both orphanages and family homes, Dr. Whetten said.


“There’s a big push now to say institutions are bad,” she said, adding that the pressure had come from influential groups like Unicef, and could force the closing of orphanages that are taking excellent care of orphaned and abandoned children.


A spokeswoman for Unicef said officials had not read the report and could not comment on it.


Some countries, like Malawi, have begun experimenting with programs in which extended families are paid to take in orphaned relatives. Advocates say the programs keep children with their own families and cost far less than orphanages.


The question of how best to care for orphans is urgent and becoming more so, because the numbers are huge and growing. Worldwide, an estimated 143 million children have lost at least one parent. In Africa, about 12 percent of all children are orphans. Many parents have died from AIDS and other infectious diseases, pregnancy complications and natural disasters.


The study was conducted in five countries in Asia and Africa: Cambodia, Ethiopia, India, Kenya and Tanzania. Researchers visited 83 institutions from May 2006 to February 2008; they studied 1,357 orphans ages 6 to 12 who were in institutions and 1,480 who lived in homes in the community. The orphanages had, on average, 63 children each; 28 percent had 20 or fewer children, and 17 percent had 100 or more. The researchers assessed the children’s health, behavior, physical growth, intellectual functioning and emotional state.


The children living in orphanages generally fared as well as those in the community, or even better, the researchers found.


Dr. Whetten said orphanages in Africa and Asia were very different from the barren asylums included in previous studies in Britain and Romania that found institutions harmful.


She provided a separate report that described some of the orphanages. One, in Battambang, Cambodia, had 252 children living in 27 traditional Khmer homes inside a “large, airy, well-maintained gated compound” with gardens, a basketball court, a playground and plenty of open space. The people caring for the children had been orphans themselves or were widows, and the orphanage tried to make sure each child had at least one “parent and sibling.”


As for the African and Asian orphanages, the report in PLoS says, “Many institutions grew out of the community to meet the need of caring for the new wave of orphans and are a part of the community in a way that institutions in other regions and perhaps of the past were not.”


The pressure to move children quickly out of orphanages could endanger them, Dr. Whetten said, by sending them back to abusive or neglectful families.


“We’re not saying kids should be in institutions,” she emphasized. “We’re saying they’re not necessarily a bad option. We need to look at it as a feasible option for communities that are overwhelmed.”



Source:  The New York Times. Denise Grady. 17.12.2009

 

- Orphanages Rival Foster Homes for Quality Child Care
Contrary to popular melodramas and musicals, orphanages in many countries seem to take care of abandoned children just as well as adoptive homes.
Scientific American.



- Study finds orphanages are viable options for some children
Science Blog.

 

- Orphanages Not So Bad, After All
Family Preservation Advocate

09:22 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : orphelins, orphelinat | |  del.icio.us

05/12/2009

Une étude de Donaldson Adoption Institute dit que les questions d'identité durent toute une vie et recommande d'ouvrir les certificats de naissance.

Fabriquee en Coree.jpg


Via le blog de Kim Myung-Sook, deux articles traduit en français.



Les adoptés font face à la discrimination



Dans plusieurs états aux États-Unis, tout comme dans d'autres pays, les adoptés ont des certificats de naissance amendés (modifiés, avec les noms des parents adoptifs), et n'ont pas accès à leurs certificats de naissance originaux qui sont scellés par la loi.


L'étude, "Beyond Culture Camp: Promoting Positive Identity Formation in Adoption", s'est portée deux groupes d'adultes (les adoptés nés en Corée et les adoptés blancs), mais selon le directeur exécutif Adam Pertman, les résultats sont pertinents aux adoptés de toutes les races.


Aux États-Unis, il y a environ 6 à 8 millions de personnes qui ont été adoptées. Beaucoup disent maintenant à l'Institut Evan B. Donaldson, qu'ils étaient stigmatisés dans l'enfance et ont lutté avec leur identité et leur estime de soi jusqu'à l'âge adulte.


Beaucoup des 468 adultes interrogés affirment avoir souffert de discrimination. Plus d'adoptés blancs (35 pour cent) que coréens (21 pour cent) ont indiqué avoir été taquinés tout simplement parce qu'ils ont été adoptés.

Environ 86 pour cent ont dit qu'ils avaient pris des mesures pour retrouver leurs parents biologiques et que les retrouver était le seul facteur qui les avait aidés à acquérir une identité adoptive positive.

Pertman espère que cette étude aidera à promouvoir des lois, politiques et pratiques pour donner aux adoptés un meilleur accès à l'information sur leur naissance et pour contribuer à éliminer les stéréotypes afin d'améliorer leurs vies.

les adoptés ont dit ABCNews.com dit qu'elles étaient largement entravés par les lois des États qui garde le secret des certificats de naissance et les dossiers d'adoption ou les coûts pour embaucher des chercheurs. Certains ont également été rejetés par leurs parents biologiques.

Pour Joan Wheeler, une travailleuse sociale de 53 ans et auteure de , son combat pour l'identité a été si pénible qu'elle ne croit même pas à l'adoption, souhaite avoir été placée en famille d'accueil ou sous tutelle de sorte qu'elle aurait pu avoir accès à sa parenté de sang.

Aujourd'hui, les parents naturels accueillent souvent favorablement les contacts, mais avant les années 1970 et 1980, les adoptions fermées étaient la norme et les dossiers étaient scellés fermement à la naissance.

Maitenant, les experts considèrent que ces politiques sont archaïques, privant les adoptés, non seulement des dossiers médicaux vitaux, mais aussi de leur sentiment d'identité. Seul l'Alaska, le Kansas, le New Hampshire, le Maine, l'Oregon, l'Alabama, le Tennessee et le Delaware donnent accès à l'original des certificats de naissance.

Melinda Warshaw, musicienne et professeure d'art de Pound Ridge, NY, de 62 ans, est active dans la lutte pour l'ouverture des dossiers fermés dans son état. Auteure de "A Legitimate Life", elle dit que sans son certificat de naissance original, elle a l'impression qu'elle a une "fausse identité".

Marlou Russell, de Santa Monica, Californie, psychologue qui se spécialise dans l'adoption dit qu'il est naturel de vouloir connaître ses racines. Elle a été adoptée en 1950 et a reçu un certificat de naissance amendé nommant ses parents adoptifs en tant que parents de naissance. En 1991, elle a cherché et trouvé sa mère biologique, avec qui elle entretient une relation "positive".

De nombreux adoptés et parents adoptifs se sentent plus liés après une réunion avec la famille biologique, selon Russell.

Pour plus de détails, lire l'article original Adoptees Face Sting of Discrimination publié sur ABCNews.com, le 23 novembre 2009.


Source: Fabriquée en Corée.




Adoptés de la Corée et en quête d'identité


Aux adoptés qui se croient/ se sentent seuls. Lisez ceci.

L'étude de Evan B. Donaldson Adoption Institute sur les luttes des adoptés coréens par rapport à leurs identités.

Publié sur New YorK Times, le 8 novembre 2009.

Enfant, Kim Eun Mi Young détestait être différente.

Quand son père a amené des jouets à la maison, un disque et un livre d'images sur la Corée du Sud, le pays d'où elle a été adoptée en 1961, elle les a ignorés.

En grandissant en Géorgie, au Kansas et à Hawaï, dans une famille de militaire, elle sortait seulement adolescents de race blanche, même quand les garçons asiatiques étaient dans les parages.

"À aucun moment, je ne me suis considérée autre chose qu'une blanche", a dit Mme Young, 48 ans, qui habite à San Antonio. "Je n'avais aucun sens d'identité en tant que femme coréenne. Fréquenter un homme asiatique m'aurait forcé à accepter qui j'étais."

Ce n'est que dans sa trentaine qu'elle a commencé à explorer son héritage coréen. Une nuit, après une sortie pour fêter avec son mari de l'époque, elle dit qu'elle a craqué et s'est mise à pleurer de façon incontrôlable.

"Je me souviens d'être assise là à penser, où est ma mère? Pourquoi m'a-t-elle laissée? Pourquoi ne pouvait-elle pas se battre pour me garder", dit-elle. "Ça a été le commencement de mon voyage pour découvrir qui je suis."

Les expériences de Mme Young sont communes chez les enfants adoptés en provenance de la Corée, selon l'une des plus grandes études sur l'adoption transraciale, qui doivent être publiées lundi. Le rapport, qui met l'accent sur la première génération d'enfants adoptés en Corée du Sud, a révélé que 78 pour cent de ceux qui ont répondu s'étaient considérés de race blanche ou avaient voulu être des blancs quand ils étaient enfants. Soixante pour cent ont indiqué que leur identité raciale était devenue importante au moment où ils étaient à l'école moyenne, et, adultes, près de 61 pour cent ont dit qu'ils avaient été en Corée, tant pour en apprendre davantage sur la culture que pour trouver leurs parents biologiques.

Comme Mme Young, la plupart des adoptés coréens ont été élevés dans les quartiers à prédominance blanche et ont vu peu, sinon aucun, des gens qui leur ressemblaient. Le rapport indique également que les enfants étaient moqués et étaient victimes de discrimination raciale, souvent par des enseignants. Et seule une minorité des personnes interrogées ont déclaré s'être senti bien accueillis par les membres de leur propre groupe ethnique.

En conséquence, bon nombre d'entre eux ont eu du mal à venir à bout de leur identité raciale et ethnique.

Le rapport a été publié par le Evan B. Donaldson Adoption Institute, un groupe de politique et de recherche sur l'adoption à but non lucratif basé à New York. Depuis 1953, des parents aux États-Unis ont adopté plus d'un demi-million d'enfants venant d'autres pays, la grande majorité d'entre eux des orphelinats de l'Asie, L'Amérique du Sud et, plus récemment, l'Afrique. Pourtant, l'impact de ces adoptions sur l'identité n'a été étudié que de façon sporadique. Les auteurs de l'étude Donaldson Adoption Institute ont dit qu'ils espéraient que leur travail guidera les responsables politiques, les parents et les agences d'adoption pour aider la génération actuelle des enfants adoptés dans des pays d'Asie à former sainement leurs identités.

"Tellement de recherches sur l'adoption transraciale a été faite selon le point de vue des parents adoptifs ou des enfants adolescents", a dit Adam Pertman, directeur exécutif de l'institut. "Nous avons voulu pouvoir tirer parti de la connaissance et de l'expérience de vie d'un groupe d'individus qui peuvent fournir un aperçu de ce que nous devons faire mieux."

L'étude recommande plusieurs modifications dans les pratiques d'adoption qui sont importantes selon l'Institut, notamment un meilleur soutien pour les parents adoptifs et la reconnaissance que l'adoption grandit en importance pour leurs enfants à partir de l'âge de jeune adulte, et tout au long de l'âge adulte.

La Corée du Sud a été le premier pays où les Américains ont adopté en grand nombre. De 1953 à 2007, environ 160 000 enfants sud-coréens ont été adoptés par des gens d'autres pays, la plupart d'entre eux aux États-Unis. Ils constituent le groupe le plus important des adoptés transraciaux aux États-Unis et, selon certaines estimations, 10 pour cent de la population coréenne du pays.

Le rapport dit que des changements importants ont eu lieu depuis que la première génération d'enfants adoptés ont été amenés aux États-Unis, du temps où on disait aux parents d'assimiler les enfants dans leurs familles sans égard à leur culture d'origine.

Pourtant, même les adoptés qui ont été exposés à leur culture et ont des parents qui discutent des questions de race et de discrimination disent qu'ils ont trouvé cela difficile en grandissant.

Heidi Weitzman, qui a été adoptée de la Corée à l'âge de 7 mois et qui a grandi dans les quartiers ethniquement mixtes de St. Paul, a déclaré que ses parents étaient en contact avec d'autres parents ayant des enfants coréens et lui ont même offert de l'envoyer à un "camp de la culture" où elle pouvait en apprendre davantage sur son héritage.

"Mais je haïssais ça", a déclaré Mme Weitzman, une thérapeute en santé mentale à Saint-Paul. "Je ne voulais pas faire quelque chose qui me faisait ressortir comme étant coréenne. En étant entourée de gens qui étaient blonds et brunets, je pensais que j'étais blanche." Ce n'est que lorsqu'elle a déménage à New York après le collège qu'elle a commencé à devenir confortable en tant que Coréenne.

"J'avais 21 ans avant de pouvoir me regarder dans le miroir et ne pas être surprise par ce que je voyais me rendant mon regard", dit-elle. "Le processus de découvrir qui je suis, a été un long processus, et je suis toujours là-dessus."

Le chemin de Mme Weitzman vers la découverte de soi, est assez typique des 179 adoptés coréens avec les deux parents de race blanche qui ont répondu à l'enquête Donaldson Adoption Institute. La plupart ont dit qu'ils ont commencé à se considérer davantage comme Coréens lorsqu'ils ont fréquenté le collège ou lorsqu'ils ont déménagé vers les quartiers ethniquement diverses à l'âge adulte.

Pour Joel Ballantyne, un professeur de secondaire à Fort Lauderdale, en Floride, qui a été adopté par des parents blancs en 1977, l'étude confirme beaucoup des sentiments que lui et d'autres adoptés ont tenté d'expliquer depuis des années.

"Cela donne la preuve que nous ne sommes pas fous ou simplement ingrats envers nos parents adoptifs, lorsque nous parlons de nos expériences", a déclaré M. Ballantyne, 35 ans, qui a été adopté à 3 ans et qui a grandi en Alabama, au Texas, et enfin, en Californie.

Jennifer Town, 33 ans, .est d'accord.

"Beaucoup d'adoptés ont des problèmes à parler de ces questions avec leurs familles adoptives", dit-elle. "Ils le prennent comme une sorte de rejet quand nous essayons juste de comprendre qui nous sommes."

Mme Towns, qui a été adoptée en 1979 et a grandi dans une petite ville du Minnesota, se souvient qu'au cours du collège, quand elle a annoncé qu'elle allait en Corée pour en savoir plus sur son passé, ses parents ont "flippé".

"Ils le considéraient comme un rejet", dit-elle. "Ma mère adoptive est vraiment fanatique de la généalogie, retraçant sa famille en Suède, et elle était fâchée après moi parce que je voulais savoir qui j'étais.

M Ballantyne a déclaré avoir reçu une réaction similaire quand il parlé à ses parents de ses plans de voyage en Corée.

L'étude de la Donaldson Adoption Institut conclut que ces voyages sont parmi les nombreux moyens dont les parents et les agences d'adoption pourraient aider les adoptés à traiter leur lutte avec l'identité et la race. Mais Mme Towns et M. Ballantyne ont dit tous les deux que tandis que voyager en Corée du Sud a été une expérience révélatrice à bien des égards, c'était également démoralisant.

Beaucoup de Coréens ne les considèrent pas comme de "vrais Coréens" parce qu'ils ne parlaient pas la langue ou ne semblaient pas comprendre la culture.

M. Ballantyne a trouvé sa grand-mère maternelle, mais quand il l'a rencontrée, elle l'a grondé pour ne pas avoir appris le coréen avant de venir.

Elle était celle qui m'avait mis en adoption", a-t-il dit. "Alors, cela a juste créé une tension entre nous. Même quand je partais, elle a continué à dire que j'avais besoin d'apprendre le Corée avant que je revienne."

Sonya Wilson, adoptée en 1976 par une famille blanche dans Clarissa, Minnesota, affirme que même si elle partage un grand nombre des expériences des personnes interrogées dans l'étude - elle a grandi en étant la seule Asiatique dans un village de 600 habitants - les changements de politique doivent s'intéresser à pourquoi les enfants sont mis en adoption, et devraient faire davantage pour aider les femmes célibataires en Corée du Sud pour garder leurs enfants. "Cette étude ne traite pas de ces questions", a dit Mme Wilson.

Mme Young a dit que l'étude était utile, mais que ça arrivait trop tard pour aider les gens comme elle.

"J'aurais aimé que quelqu'un ait fait quelque chose comme ça quand j'étais jeune", a-t-elle dit.

À LIRE!!! Rapport de plus de 100 pages: BEYOND CULTURE CAMP: PROMOTING HEALTHY IDENTITY FORMATION IN ADOPTION

Source: Fabriquée en Corée.

09:24 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : usa, enfants adoptés, corée, identité, origine | |  del.icio.us

19/11/2009

Pays-Bas. La Justice mène une enquête sur des adoptions illégales.

NL Justitie onderzoekt illegale adopties.jpgLe Ministère de la Justice examine 9 cas de couples ayant, ces dernières années, acheté un enfant à l'étranger. Selon le Conseil de la Protection de l'Enfance, l'adoption illégale est un problème croissant.


AMSTERDAM -  Justitie onderzoekt op dit moment negen ouderkoppels die de afgelopen jaren een kind kochten in het buitenland. Hoewel de adoptieouders van baby Donna in een vergelijkbare zaak begin 2009 werden gevrijwaard van vervolging, is het OM toch van zins deze stellen via het strafrecht te gaan aanpakken.


Illegale adoptie is een groeiend probleem, stelt directeur Marie-Louise van Kleef van de Raad voor de Kinderbescherming. ‘Dat komt doordat het aanbod van adoptiekinderen uit het buitenland afneemt. Dan zoeken ouders andere mogelijkheden. En op internet kun je makkelijk zelf op zoek naar een kind.’ De afgelopen twee jaar kwamen bij de Kinderbescherming tien zaken aan het licht waarin kinderen illegaal uit het buitenland zijn gehaald.

 

Baby Donna

De zaak rond baby Donna, die in 2005 door Nederlandse ouders werd gekocht in België, deed veel stof opwaaien. Vorig jaar bleek ook de Belgische baby Jayden illegaal naar Nederland te zijn gehaald. Maar er zijn dus veel meer vergelijkbare gevallen geweest die niet in de publiciteit kwamen. ‘Wij proberen deze zaken in het belang van het kind in de anonimiteit te houden’, zegt Van Kleef. ‘Stel je voor wat Donna straks als ze 18 is allemaal over zichzelf gaat lezen op internet. Dat is dramatisch.’


Naast Belgische kinderen gaat het om baby’s uit India, Filipijnen, Sri Lanka, Nicaragua, Bolivia en Cambodja. De kans is aanwezig dat de kinderen in de toekomst teruggaan naar het land van herkomst. In het geval van baby Jayden is dat al gebeurd. De andere kinderen zijn, zodra de zaak aan het licht kwam, direct in een Nederlands pleeggezin geplaatst.


Verjaringstermijn twee jaar


De Raad voor de Kinderbescherming doet dat om herhaling van de zaak-Donna te voorkomen: de adoptieouders kregen haar door de rechter toch toegewezen, omdat ze al zo lang in het gezin was. Het zou niet in Donna’s belang zijn haar alsnog te verplaatsen. De verjaringstermijn van illegale adoptie is twee jaar. Volgens Van Kleef weten ouders dat heel goed en gaan zij vaak calculerend te werk.


Justitie zei eerder illegale adoptie harder te willen aanpakken. Nu is de boete maximaal 6.700 euro. Kinderhandel wordt
zwaarder bestraft, maar daarvan is pas sprake als een kind wordt uitgebuit.

 

Bron : De Volkskrant.

 

UAI Comment : International Private and Criminal Law, do not see and respect the child - located for adoption - as a human being with a physical and mental integrity who should have the ability to stay in their own family and environment, and be protected for such an assault on personal life and history. Abduction and Trafficking of the child for the purpose of adoption, even-though, the adoption procedures, regulations and international human rights are severed, the international law does not protect any child in this circumstance, unless there has been paper-fraud or an act against State Laws. Taking babies/children away in an illegal manner is not punishable due regard that the final result; Adoption, is seen as an act in the best interest of the child. Legally, no questions asked what the consequences for the family of origin and the Adoptee will be in the future. With this statement the UAI wants to present again, that the best interest of children and Adoptees is not served by present adoption laws and treaties but those of adopters and their organisations and legal systems.