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27/09/2008

Les enfants adoptés de l’étranger vivent-ils une puberté précoce?

PubertePrécoce.jpgInternationally adopted children hit puberty earlier


Université de Montréal nutritionist Hélène Delisle examines unique phenomenon




Chaque année, plus de 900 enfants étrangers dont la moitié viennent de Chine sont adoptés au Québec. Cette population pourrait, selon certains experts, être exposée à une puberté précoce et aux risques pour sa santé qui y sont associés. La puberté commencerait avant l’âge de 8 ans chez les filles et avant l’âge de 10 ans chez les garçons. Outre leur petite taille, en raison d’une maturation osseuse trop rapide, ces enfants risqueraient davantage de souffrir d’obésité abdominale, d’hypertension, de diabète, de maladies cardiovasculaires et même de certains types de cancer une fois parvenus à l’âge adulte.



Est-ce vrai que les enfants adoptés de l’étranger courent un tel risque? C’est possible, signale Hélène Delisle, professeure au Département de nutrition et responsable du Centre collaborateur OMS sur la transition nutritionnelle et le développement. «Cela dépend en partie du pays d’origine des enfants et de leurs conditions de vie jusqu’à l’adoption, explique la chercheuse. Il y a plusieurs facteurs en cause, mais un petit poids à la naissance, le non-rattrapage pondéral entre la naissance et l’âge de deux ans ainsi qu’un rythme de gain de poids accéléré au cours de l’enfance augmenteraient le risque de puberté précoce et de maladies chroniques à l’âge adulte.»



L’étiologie semble principalement nutritionnelle. C’est du moins ce que soutient l’auteur de la théorie de l’origine précoce des maladies chroniques, le Dr David Barker, qui le premier a montré une relation inverse entre le poids à la naissance et la mortalité par maladies cardiovasculaires. D’autres chercheurs (Bourguignon et coll.) l’ont démontré par des études animales. Après avoir provoqué une restriction alimentaire chez de jeunes rats, ils ont laissé les rongeurs manger comme ils le voulaient. Les chercheurs ont alors constaté un accroissement de la taille et du poids, mais aussi une accélération de la maturation hypothalamique et gonadique chez les animaux. Résultat? Les rats étudiés ont eu leur puberté plus tôt que le groupe témoin et, de ce fait, ont atteint une taille définitive inférieure à celle des autres rats.



Le phénomène s’expliquerait ainsi. Le début de la puberté dépend pour beaucoup du poids. Un gain de poids provoque la sécrétion de leptine, une hormone synthétisée par les tissus adipeux et régulant l’appétit. Or, en cas d’augmentation de l’apport calorique, le taux de leptine s’élève et provoque la sécrétion de GnRH (de l’anglais Gonadotropin Releasing Hormone). Cette hormone régule un processus complexe permettant le développement de l’ovulation et le maintien du corps lutéal au cours du cycle menstruel chez la femme ainsi que le contrôle de la spermatogenèse chez l’homme.



Ainsi, un changement brutal du régime alimentaire, comme on le constate chez les enfants adoptés de l’étranger qui migrent vers un pays industrialisé (particulièrement chez les petites filles), peut déclencher la puberté… «Et plusieurs problèmes de santé», comme le rappelle Hélène Delisle, qui s’intéresse depuis plus de 30 ans à la nutrition à l’échelle internationale.



Le gain rapide de poids et de taille chez les enfants adoptés est pourtant accueilli avec joie par les parents et le médecin traitant, qui souvent ne sont pas conscients des risques courus. «Il faut bien comprendre, précise Mme Delisle, qu’un bébé qui n’atteint pas sa croissance fœtale optimale en raison d’une malnutrition fœtale même discrète a besoin de faire ce rattrapage pondéral. Toutefois, un gain de poids excessif après l’âge de deux ans doit attirer l’attention, car il est associé à une incidence accrue de l’obésité et des maladies qui en découlent. Avant cet âge, le jeune ne serait pas exposé à ce risque; il semble y avoir une fenêtre pour le rattrapage de la croissance.»



Source : Université de Montréal. 18.09.2008.

21/09/2008

Les échecs de l'adoption. Le paradoxe de l'adoption plénière.

informations-sociales-148.jpgYann Favier.

Maître de conférences à l'Université de Savoie, chercheur au Centre de recherche en droit privé de Brest et au Centre de droit privé et public des obligations et de la consommation de Chambéry (Faculté de droit et d'économie), il est directeur de la formation continue "Enfant, famille et interventions sociales", à la même université.



Résumé de l'article


Si les échecs de l'adoption posent le problème d'en établir les causes, toujours complexes, leurs conséquences peuvent être désastreuses pour la famille adoptive mais aussi pour l'enfant lui-même. Or, il y a un paradoxe propre à l'adoption plénière, particulièrement dans l'adoption internationale. Alors qu'elle est considérée comme une filiation de substitution ayant les mêmes effets qu'une filiation ordinaire, dite biologique, la filiation par adoption ne permet pas que l'enfant adopté soit remis en vue d'adoption au nom du principe d'irrévocabilité. Sans doute serait-il temps de prendre en compte les difficultés propres à l'apparentement adoptif en élaborant des solutions adaptées à la situation de chaque enfant pour respecter son intérêt supérieur.


Plan de l'article sur CAIRN

03/09/2008

Népal. Etude sur les adoptions internationales.

Adopting-Nepal-TDH.jpgNon pas le profit mais les droits de l'enfant doivent guider les adoptions au Népal. C'est ce qu'affirme une étude majeure, publiée le 29.8.08 à Katmandou par l'Unicef et par Terre des hommes.


L'étude "Adopting the rights of the child: a study on intercountry adoption and its influence on child protection in Nepal" (60 pages) conclut que des adoptions internationales ne devraient pas être autorisées sans disposer des garanties aux différents niveaux. Seuls quatre enfants sur cent adoptés au Népal le sont par une famille népalaise. Et beaucoup d'enfants proposés à l'adoption ne sont pas orphelins mais ont été séparés de leurs familles.


Source : Terre des hommes.


ADOPTING the rights of the child
A study on intercountry adoption and its influence on child protection in Nepal


Published by Terre des hommes Foundation, Lausanne, together with UNICEF
August 2008



Kathmandu August 29, 2008
Child rights, not profit, must be at the centre of all adoptions in Nepal says a major study on adoption released today in Kathmandu by the United Nations Children’s Fund, UNICEF and Terre des hommes (Tdh).

 

The main conclusion of the 60-page report, ‘Adopting the rights of the child: a study on intercountry adoption and its influence on child protection in Nepal’, is that intercountry adoption should not be allowed to resume without appropriate safeguards being put in place at all levels.

 

Only four out of every 100 children adopted in Nepal are adopted by a Nepali family and many children put up for adoption are not orphaned in the true sense of the word but are separated from their families.

 

The study indicates that abuses such as the sale, abduction and trafficking of children is taking place in an under-regulated environment.   “An industry has grown up around adoption in which profit rather than the best interests of the child takes centre stage,” said UNICEF Nepal Representative, Ms. Gillian Mellsop. “Appropriate legal safeguards and a functioning alternative care to parental care can prevent abuse and allow intercountry adoption to continue for those who need it.”



According to the study, the standard of care and protection in many orphanages does not respect the rights of the child.  There are approximately 15,000 children in orphanages or children’s homes in Nepal, many of whose parents have died.  However, a significant number of admissions in these homes are a result of fraud, coercion and malpractice.  “The vast majority of children in institutional care don’t need to be there,” said Tdh Country Representative Joseph Aguettant. “They have family, including extended family, that may be able to provide care with proper support and some initial monitoring to ensure the child is safe. The first priority, therefore, should be to reunify 80% of the children in institutions with their families, not to re-open intercountry adoption.”  He added that such a de-institutionalization programme should go hand in hand with better monitoring of centres and improvement of living conditions for the children.

 

UNICEF and Tdh applauded the announcement that the Government of the Republic of Nepal will ratify the Hague Convention on Protection of Children and Cooperation in Respect of Intercountry Adoption (1993) but emphasised that ratification and enactment of domestic legislation should take place before intercountry adoption procedures are allowed to resume to help ensure the best interests of the child. It was observed that some progress is being made to regulate intercountry adoption such as the new conditions and procedures recently endorsed by the Ministry of Women, Children and Social Welfare, and the initiation of the registration process for adoption agencies.

 

The authors of the study intend its launch to act as a catalyst towards greater civil society debate on the subject of adoptions and child rights in Nepal and to encourage further deliberation among children’s homes that want to resume adoption procedures immediately and unconditionally and those who would prefer to wait until further guarantees are in place.

 

Bron: Better Care Network Netherlands.

 

- REPORT OF MISSION TO NEPAL 23-27 NOVEMBER 2009 : INTERCOUNTRY ADOPTION TECHNICAL ASSISTANCE PROGRAMME
HAGUE CONFERENCE ON PRIVATE INTERNATIONAL LAW
 

- NÉPAL: Inquiétude grandissante face aux adoptions illégales

Depuis quatre ans, Nirmala Thapa, 35 ans, lutte pour récupérer ses trois enfants, qui vivent en Espagne depuis qu’ils ont été adoptés illégalement par l’intermédiaire d’un foyer népalais pour enfants.
IRIN Service français - nouvelles et analyses humanitaires.

 

- Adopter un enfant : à tout prix ?

"Terre des hommes" pointe les lacunes législatives des pays d'accueil. L'organisation fustige en particulier l'adoption privée. "Souvent, les parents ne sont pas conscients qu'ils sont piégés dans des situations de trafic d'enfants."

C'est l'histoire d'une Française, qui s'est directement adressée à un orphelinat à Katmandou pour adopter un petit Népalais. Moyennant 3 000 dollars, on lui a envoyé la photo de l'enfant promis. Sans même vérifier si elle avait obtenu l'agrément des autorités françaises. Sans même donner de garanties d'adoptabilité de l'enfant.

"Au Népal, ils sont spécialistes. On déclare un enfant trouvé, avec rapport de police, alors qu'il a toute sa famille. On lui vole son identité" , explique Marlène Hofstetter, responsable du dossier "Adoption internationale" à la Fondation "Terre des hommes".

L'organisation, qui vient de publier un rapport "pour une responsabilité éthique des pays d'accueil", fustige précisément l'adoption privée, telle qu'elle est encore pratiquée en France, en Espagne ou en Suisse - mais plus en Belgique, sans le recours à un organisme agréé d'adoption.

"Les pires abus"

Elle s'inquiète plus encore lorsque des parents partent à la recherche d'un gamin, sur Internet par exemple, dans des pays qui n'ont pas ratifié la Convention de La Haye réglementant l'adoption entre pays depuis 1993. "Des couples travaillent à l'étranger ou ont des contacts avec ces Etats, et nous n'avons pas voulu faire d'exclusion", justifie Wolfgang Meincke, responsable du placement des enfants au ministère allemand de la Famille. "Mais nous n'avions pas, en 2001, évalué les risques de l'adoption privée", reconnaît-il.

"Ce type de procédure est le lieu potentiel des pires abus de l'adoption internationale : sélection des enfants par les candidats adoptants, pressions sur les parents d'origine, corruption, faux documents, illégalités procédurales, enlèvements d'enfants", égrènent les auteurs du rapport intitulé "Adoption : à quel prix ?" et présenté hier à Bruxelles. Or, en France et en Suisse, deux tiers des adoptions internationales passent par cette filière. "Et souvent, les parents ne sont pas conscients qu'ils sont piégés dans des situations très complexes de trafic d'enfants", précise Marlène Hofstetter. Les lacunes législatives des pays d'accueil sont considérées comme des facteurs favorisant la corruption, la pression et l'illégalité.

"Par la pression sur les pays d'origine que représentent des centaines, voire des milliers d'adoptants individuels insistant auprès des mêmes autorités surchargées, l'adoption privée constitue en outre un frein essentiel au développement d'une adoption internationale centrée sur les enfants et non les adultes", remarque "Terre des hommes". "Notre but est de donner une famille à un enfant et non un enfant à une famille", se défend Richard Bos, secrétaire général de l'Autorité centrale en France, très critiquée par l'organisation.

L'un des problèmes fondamentaux, c'est que, contrairement aux idées reçues, la demande dépasse l'offre. En Belgique, citée en exemple par "Terre des hommes", on informe les parents que l'environnement international est fait de "possibilités décroissante et de concurrence croissante", indique Didier Dehou, directeur de l'Autorité centrale communautaire française. "Nous savons pertinemment que la demande croissante ne sera peut-être pas rencontrée."


Source : La Libre Belgique. 27/02/2008.

 

10/08/2008

Les conditions de vie et de soins dans un orphelinat chinois et leur impact sur le développement des enfants : une étude de cas.

UniversitéQuebecMontreal.jpgMémoire de Karine Bordeleau (octobre 2007).

Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Faculté des sciences humaines, Maîtrise en travail social.



Résumé



Cette recherche a pour objectif de considérer l'impact des conditions de vie et des soins prodigués dans un orphelinat ciblé, en République Populaire de Chine, sur le développement des enfants et sur leur capacité à développer un sentiment d'attachement.
D'abord, nous ferons état des enjeux entourant le phénomène de l'abandon en Chine, en analysant le contexte socio-culturel et politique du pays.
Nous examinerons ensuite les différentes recherches conduites auprès de populations d'enfants adoptés de l'étranger en lien avec les principaux effets de la mise en institution chez ces enfants, au plan du développement physique, psychologique et social.
Le cadre théorique s'inspire de l'approche écologique et met en place les paramètres qui permettront d'appréhender dans quelle mesure différents systèmes liés à l'environnement ont une influence sur le développement des enfants.
De plus, nous verrons les notions relatives au bien-être et au développement de l'enfant, de même que la façon dont le sentiment d'attachement des enfants envers un adulte soignant peut se développer.
Pour notre recherche, nous avons séjourné pendant trois mois en République populaire de Chine, où nous avons partagé le quotidien d'enfants âgés de la naissance à trois ans et des dix nourrices qui assuraient les soins.
Nous avons opté pour une méthodologie de type qualitatif, en procédant à une observation participante et méthodique, puis en recueillant les données à l'aide d'un journal de bord.
La cueillette et le traitement des données sont fortement inspirés d'une approche ethnologique. De ce matériel, nous avons déduit que les conditions physiques de l'orphelinat sont propices à l'accueil des enfants.
Quant aux soins administrés, ils sont prodigués sans égard aux besoins des petits. Il ressort que le travail des nourrices est organisé selon un horaire précis et routinier et que les tâches sont effectuées selon une cadence rapide, ce qui laisse peu de place à la création d'un lien entre les enfants et le personnel de soins. Le manque de stimulation, par ailleurs, peut porter préjudice au développement des enfants et à leur capacité d'établir un lien d'attachement.
En lien avec ces résultats, nous avons discuté de l'influence des différents éléments systémiques, des irritants découlant du travail des nourrices, de la comparaison avec d'autres orphelinats et de notre position en tant que chercheure bénévole.
Nous avons finalement suggéré quelques pistes d'intervention dans un souci de renouvellement des pratiques sociales.



Texte intégral déposé le : 05 août 2008.


Source : Université du Québec à Montréal UQAM - Archive de publications électroniques.

09/08/2008

Children 'safer with biological parent'

Nuclear family.jpgChildren with a step-parent or no biological parent are significantly more at risk than those with a single parent or both biological parents.


An Australian study of more than 900 coronial inquiries into child deaths from violence or accident appears to bear out theories of the so-called Cinderella effect.


Psychologist and researcher at Melbourne's Deakin University Greg Tooley said that despite sensitivities over the issue, the findings should not be ignored and child-welfare agencies needed to take it into account when assessing at-risk cases.


"It would be very good, I think, if an awareness of this were to lead to better targeted interventions," Dr Tooley told The Australian.


It was possible that sensitivities over targeting children with step-parents might be getting in the way of agencies identifying it as a risk factor, he said.


"It is certainly difficult to talk about because it is such a hot issue," he said.


Dr Tooley's study found that children with a step-parent were at least 17 times more likely to die from intentional violence or accident. A limited version of the study found that the rate could be as high as 77 times.


It found the risk was higher if there were no biological parents, such children being at least 22 times more prone. Most at risk were children under five.


Overall, Dr Tooley found that children with a single biological mother were no more at risk than children with both biological parents.


But he did find that children of single mothers were three times more at risk of drowning.


Dr Tooley said the findings appeared to back up theories that parents were biologically driven to be extremely protective of their offspring, less so than step-parents.


The theory has widespread parlance in folklore and fairytales, such as that of Cinderella, who is banished to cleaning duties by her jealous step-mother and sisters.


Dr Tooley stressed that the findings were not about attacking step-parents, but simply identifying risk factors.


"We have to look at the flipside, which is all the good that step-parents do," he said.


But he added: "I'd be disturbed if we didn't use the information. The vast majority of step-parents are outstanding, but they aren't as equipped with the same protective drive as a biological parent."


He speculates that this probably becomes more of a factor in child welfare when families are under stress. "I feel these factors are happening at the real edge when families are under a lot of pressure," he said.


Source : The Australian.



MelaniePhilips.jpgA buried truth

 

The Australian prints a story that you won’t see in the British media. It reports:

Children with a step-parent or no biological parent are significantly more at risk than those with a single parent or both biological parents…Dr Tooley's study found that children with a step-parent were at least 17 times more likely to die from intentional violence or accident. A limited version of the study found that the rate could be as high as 77 times. It found the risk was higher if there were no biological parents, such children being at least 22 times more prone. Most at risk were children under five.

 

Very similar findings were reported in Britain some two decades ago. The evidence that shattered or reconstituted families pose vastly greater risks to children than traditional two-parent families has always been overwhelming. But in Britain, the government simply stopped collecting statistics that broke down families by type which enabled researchers to compare violence and other ill-effects in different types of household. This blurred the distinction between parents and  parent-substitutes, and enabled the lie to be told that children were in more danger from their parents than from strangers. The truth is that natural parents provide the greatest safety for children, and it is the reconstituted family which poses the greatest danger. The deliberate concealment of that truth has been used to justify the breakdown of family life whose catastrophic ill-effects are only now beginning to be acknowledged.


Source : Spectator.

07:39 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : greg tooley, parent biologique | |  del.icio.us

20/05/2008

Etude anglaise sur la relation entre les structures de soins institutionnels et l'adoption internationale d'enfants en Europe. Shihning Chou et Kevin Browne.

923794340.jpgThe relationship between institutional care and the international adoption of children in Europe.


Abstract



The study reported by Shihning Chou and Kevin Browne explored the link between institutional care for young children and international adoption, using a survey of 33 European countries. Official figures were available from 25 countries on the proportions of national versus international adoption within their own countries, together with the number of children under three in institutional care.
Results indicate an association between international adoption (both incoming and outgoing) and a high number of young children in institutional care.
The evidence suggests that, rather than reduce the number of children in institutions, international adoption may contribute to the continuation of this harmful practice.
A child rights-based approach to providing alternative care for children separated from their parents is proposed.



Conclusion and recommendations



This study was a preliminary attempt to explore the link between international adoption and institutional care for youngchildren.
The evidence does not support the notion that international adoption reduces institutional care. On the contrary, survey data suggest that it may contribute to the continuation of institutional care and the resulting harmto children (Johnson, Browne and Hamilton-Giachritsis, 2006).
International adoption should be considered only when it is in the best interests of the child (UNCRC Article 3).  It must be ensured that the child concerned 'enjoys safeguards and standards equivalent existing in the case of national adoption' (UNCRC Article 21c), taking 'all appropriate measures to ensure that in intercountry adoption the placement does not result in improper financial gains for those involved in it' (UNCRC Article 21d). According to the Council of Europe, 'there is no such thing as the right to a child' (Council of Europe, 2007).
There is a pressing need to reform international adoption services so that they cease to operate under a market mechanism and uphold child rights and the interests of children. In the meantime, it is important to investigate
this area objectively and take an evidence-based approach for practice.



Authors



Shihning Chou is a Research Associate, Child Care and Protection Unit, Centre for Forensic and Family Psychology (School of Psychology), University of Birmingham.
Kevin Browne is Professor in Forensic and Child Psychology, School of Psychology, University of Liverpool




Full text : The relationship between institutional care and the international adoption of children in Europe.

 

Source : British Association for Adoption & Fostering, Adoption & Fostering Journal, Vol. 32, No. 1. (2008), pp. 40-48.

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Relatie tussen Interlandelijke adoptie en aantal kinderen in kinderhuizen onderzocht




Een studie van de Universiteit van Liverpool naar de relatie tussen residentiele zorg en de interlandelijke adoptie van kinderen in Europa toont aan dat, in plaats van het verminderen van het aantal kinderen in kinderhuizen, interlandelijke adoptie juist zorgt voor het instandhouden van opvang in kinderhuizen. Interlandelijke adoptie blijkt niet bij te dragen aan de nationale ontwikkeling en hervorming van de kinderbescherming in het eigen land. In feite werkt interlandelijke adoptie er dus eigenlijk aan mee dat het aantal kinderen in kinderhuizen toe- in plaats van afneemt omdat het zendende land focust op opvang in die tehuizen, met als doel adoptie naar het buitenland, en geen of onvoldoende nationale alternatieven zoals pleegzorg en nationale adoptie ontwikkelt.



Bron : Better Care Network Netherlands

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Some references



- Intercountry adoption
UNICEF International Child Development Centre, Innocenti Digest, 1999.


- Child Protection: A Handbook for Parliamentarians
UNICEF (2004) - english & french


- Overuse of institutional care for children in Europe. Kevin Browne-Catherine Hamilton-Giachritsis-Rebecca Johnson-Mikael Ostergren.

Children in institutional care are at risk of attachment disorder and developmental delay, but Europe still relies heavily on this form of care for children in adversity.
British Medical Journal - BMJ 2006;332:485-487 (25 February), doi:10.1136/bmj.332.7539.485


- New concerns about international adoption

'Madonna-style' inter-country adoptions are causing a rise in the number of children in orphanages, University of Liverpool psychologists concluded recently.
Universty of Liverpool - Research intelligence


- Rise in institutionalised children linked to 'Madonna-style' adoption

7 April 2008: Psychologists at the University of Liverpool say that 'Madonna-style' inter-country adoptions are causing a rise in the number of children in orphanages.
University of Liverpool.

17/05/2008

Les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ?

28876999.jpg

- The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy.
Margaret A. Keyes, PhD; Anu Sharma, PhD; Irene J. Elkins, PhD; William G. Iacono, PhD; Matt McGue, PhD 
Archives Pediatrics & Adolescent Medicine.  Vol. 162 No. 5, May 2008 

 


 

Si la plupart vont bien, l'étude "The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy" met en évidence un peu plus de troubles du comportement, d'anxiété et de dépression que chez les non-adoptés.

 

Il est parfois bien difficile d'être parent de nos jours, le nombre d'ouvrages publiés sur la question en témoigne. Mais que se passe-t-il lorsque l'on est parent adoptant ? Certes, une fois devenus adolescents, la plupart des bambins adoptés n'auront pas plus de difficultés psychologiques que les autres. Mais ce n'est pas toujours le cas selon une étude nord-américaine publiée cette semaine (le 5 mai) dans les Archives de médecine de l'enfant et de l'adolescent, du groupe du JAMA (Journal of the American Medical Association).


«Certains d'entre eux ont eu plus de contact avec des professionnels de santé mentale que les autres enfants», pointe l'équipe de Margaret Keyes, de l'université du Minnesota à Minneapolis. Celle-ci a suivi un groupe de 540 jeunes de 11 à 21 ans nés dans des familles «classiques» et les a comparés à 514 ados adoptés à l'étranger ainsi qu'à 178 autres nés sur le territoire des États-Unis. Elle a interrogé régulièrement parents et enfants pour détecter d'éventuelles difficultés : troubles du comportement, de l'attention avec hyperactivité (très à la mode outre-Atlantique), conduites d'opposition, anxiété voire dépression. L'objectif d'une telle étude était de mieux évaluer les éventuelles difficultés des enfants adoptés, afin de réfléchir à une stratégie de prévention.

«Au final, le fait d'avoir été adopté double l'éventualité d'avoir consulté un professionnel de la santé mentale, estiment ces chercheurs. Certes la grande majorité de ces adolescents vont bien au plan psychologique mais, parmi ceux qui vont mal, ceux issus de l'adoption nationale éprouveront plutôt des troubles du comportement, alors que ceux qui ont été recueillis à l'étranger souffriront plutôt d'anxiété de séparation et de dépression.»


«Je ne suis pas de ce monde »

Ces conclusions méritent cependant d'être nuancées. En effet, pour le Pr Marie-Rose Moro, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Avicenne de Bobigny, qui a passé en revue diverses autres grandes études de ce type, «comme un tel résultat n'est pas concordant avec celui d'autres études, il me semble indispensable de relativiser ces conclusions qui risquent d'inquiéter à tort bien des familles». «Une chose est sûre en revanche, poursuit-elle, les parents adoptants consultent plus les psys pour leurs enfants car ils sont probablement plus à l'écoute que les autres familles. Et chaque fois qu'une difficulté apparaît, ils se posent la question de savoir s'il n'existe pas une vulnérabilité psychologique particulière.»

Une opinion que ne partage pas le Pr Marcel Rufo, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Salvator de Marseille. «Je reçois beaucoup d'adolescents adoptés qui vont mal et souffrent de troubles de la socialisation. Dans mon service précédent, un sixième des jeunes hospitalisés étaient des jeunes adoptés vivant dans des milieux socioculturels élevés. Comme si le fait d'avoir été adopté par de telles familles était un facteur handicapant. Pourquoi ? Parce qu'à l'adolescence ils vont se dire : je ne suis pas de ce monde, je viens d'ailleurs.»

Ce spécialiste, qui a dirigé durant quelques années la maison des adolescents à Paris (maison de Solenn), interprète d'ailleurs la survenue de toxicomanies et d'addictions diverses ou de fugues chez ces jeunes comme une quête boulimique destinée à vérifier qu'ils sont tout de même aimés, envers et contre tout, par leurs parents adoptifs. D'autant qu'à cette période charnière, ils se posent avec une acuité particulière la question de leurs origines et celle de savoir pour quelles raisons ils ont été abandonnés. Avec peut-être encore plus d'acuité lorsqu'ils viennent de contrées lointaines.

Insistant sur les compétences précoces du tout-petit qui, en quittant son pays, perd aussi les bruits, les odeurs, le langage, bref tout un contexte sensoriel dans lequel il a baigné déjà in utero, dans le ventre de sa mère, Marie-Rose Moro estime «qu'il ne faut pas sous-estimer le traumatisme de cette séparation initiale avec la mère biologique, ni oublier de prendre en compte toute la période où le bébé aura été pris en charge dans un orphelinat ou une collectivité».


«Parents trop laxistes»

 

D'autant que peuvent se poser par la suite tous les problèmes liés à la différence (couleur de peau, texture des cheveux), susceptibles d'engendrer à l'école une stigmatisation de la part des autres, voire un sentiment douloureux d'exclusion. «Ils devront alors pouvoir dépasser cela dans leur construction identitaire, et les parents adoptants devront eux aussi se confronter à la question de la différence», analyse cette spécialiste qui a ouvert l'an dernier à Bobigny une consultation destinée justement à toutes ces problématiques de l'adoption. «Mais lorsqu'un adolescent va mal, on ne peut pas réduire ses difficultés au fait qu'il ait été adopté. C'est un peu court comme raisonnement», lance-t-elle. Une réflexion partagée aussi par Marcel Rufo. «Gare aux bons sentiments, met-il en garde. Les parents adoptants sont toujours trop bons, voire trop laxistes. Ils ont beaucoup de mal à savoir poser des limites.»

Rappelons qu'en France, en 2006, près de 4 000 enfants ont été adoptés, dont près des trois quarts avaient été recueillis à l'étranger. Mais le nombre de familles en mal d'enfant et munies d'un agrément est particulièrement élevé. Plus de 30 000.

 

Source : Le Figaro.

 

+ Featured news - University of Minesota 

 

-> Adoptees More Likely to be Troubled
Memo to Angelina Jolie and Brad Pitt: the next decade may prove to be a difficult one. ... Yet researchers at the University of Minnesota have found that a small minority of those kids — about 14 percent — are diagnosed with a behavioral disorder or have contact with a mental health professional as adolescents, or about twice the odds that non-adopted teens face.
TIME

 
-> Adopted Children at Slightly Higher Mental Health Risk
A small proportion of adopted American teens appear to be at heightened risk for different emotional and behavioral problems than their non-adopted counterparts. ... "Most adoptees are doing fine," said Margaret Keyes, lead author of the study and research psychologist at the Minnesota Center for Twin and Family Research at the University of Minnesota in Minneapolis.
U.S. News and World Report
 

-> Adopted Teens Face Higher Risk for ADHD
People have wondered for a long time whether children who were adopted in infancy are at increased risk for psychological problems. ... "These are kids who argue with their parents, who refuse to follow through on chores, maybe argue with their teachers, blame other people for their own mistakes," says Margaret Keyes, a University of Minnesota research psychologist who led the study.
National Public Radio
 

-> Study: Adolescents adopted as infants are more likely to have psychiatric disorders
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Chicago Tribune

 

-> Disorders are more likely in adopted teenagers
Adolescents adopted as infants are twice as likely to have behavioral disorders as those who are not adopted, according to research published Monday that is the deepest analysis yet of the larger mental health burden carried by some adopted children. ... Researcher Margaret Keyes, a University of Minnesota psychologist, stressed that adoptive parents or those thinking about adopting shouldn't be alarmed by her study, because rates of emotional problems are relatively low among all adolescents studied, but were higher among adopted kids.
Star Tribune

 

-> Study finds adopted teens are more likely to have psychiatric disorder
Adolescents who were adopted as infants are twice as likely to have a psychiatric disorder as teens who were not adopted, a new study released Monday has found. ... About seven in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for a diagnosis of attention deficit-hyperactivity disorder, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Kansas City Star

 

-> Adopted adolescents more likely to have ADHD, study finds
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Youngstown Vindicator

 

+ Troubles du comportement chez les enfants adoptés  [Premiers entretiens internationaux sur l'adoption - Montpellier 2003]

 

Plusieurs études plus ou moins récentes, émanant de divers pays anglo-saxons essentiellement, tendent à démontrer que la population des enfants adoptés recourt plus souvent aux aides de type psychologique, voire psychiatrique, présente plus de troubles du comportement, plus de diagnostics psychiatriques graves que la population générale leur correspondant (sexe, âge, même milieu de vie).


1. Brodzinsky, D, Long-term Outcomes in Adoption,  The Future of Children, vol.3, 1, 1993.

 

Aux USA, 2 % de la population des moins de 18 ans est adoptée, mais 5 % des enfants qui sont suivi dans les centres de santé mentale sont adoptés, 10 à 15 % des enfants qui sont placés dans des maisons pour enfants ou des institutions psychiatriques sont adoptés, 6,7 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes neurologiques, 5,4 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes sensoriels et 7,2 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes affectifs sont adoptés.

 

Le professeur Brodsinsky (New Jersey, Etats-Unis) et d'autres ont mené des enquêtes auprès de parents d'enfants adoptés et non adoptés du même âge et vivant dans des milieux semblables à l'aide du CBCL (Child Behavior Checklist, de Achenbach). Chez les enfants de 6 à 12 ans, les parents signalent des difficultés de communication chez 20 % des garçons adoptés contre 4.6 % des garçons non adoptés et de l'hyperactivité chez 8,2 % des garçons adoptés contre 0 % des garçons non adoptés. Chez les filles, ils signalent 13,9 % de troubles dépressifs contre 3 % dans la population générale, 13,9 % d'hyperactivité et 10,8 % d'agressivité alors que les parents des autres enfants évalués n'en signalent pas.
Chez les adolescents entre 12 et 17 ans, adoptés bébés, il relève 2,5 fois plus de consultations psychologiques et psychiatriques que dans la population générale.

 

Même si ces chiffres tiennent compte du fait que les parents adoptifs sont peut-être plus vite inquiets et consultent plus rapidement, ce n'est pas suffisant pour rendre compte de la différence.

 

2. Verhulst, F, et al : Problem Behavior in International Adoptees. Jama Acad Child Adolesc. Psychiatry, 29:1, 1990.

 

Le professeur Verhulst (Rotterdam, Pays-Bas) a étudié les enfants adoptés à l'international aux Pays-Bas. Il a comparé 2.148 enfants adoptés âgés de 10 à 15 ans par rapport à la population générale des enfants du même âge vivant aux Pays-Bas, à l'aide du CBCL, questionnaire posé aux parents.

 

Chez les garçons adoptés, il a trouvé 2 fois plus de problèmes de comportement (hyperactivité, délinquance) que chez les garçons non adoptés du même âge. Chez les garçons et les filles, il a observé moins de compétences sociales et scolaires, plus de participation dans les activités non sportives et un peu plus de performances dans les activités sportives et non sportives que chez des enfants appariés de la population générale.
Il constate aussi que plus l'enfant est adopté âgé, plus il aura de problèmes de comportement affectif et de difficultés scolaires.
Les problèmes les plus fréquemment observés sont :
- chez les garçons : délinquance (vol, vandalisme, mensonges, tricherie, absentéisme scolaire …) et non-communication (timidité,
refus de parler, isolement, tristesse, dépression, regard vide …)
- chez les filles : cruauté (destruction de ses biens personnels et de ceux des autres, cruauté envers les animaux, envers les autres enfants ;
agressivité …), dépression (retrait, timidité, refus de parler, dépression, lenteur …) et tendances schizoïdes (hallucinations auditives, regard vide, idées étranges, rêveries éveillées, comportement étrange …)

 

Pour approfondir l'enquête, le professeur Verhulst a réalisé des interviews de 132 adoptés de 14 ans et de leurs parents en les comparant à des enfants du même âge non adoptés. Les parents remplissaient le CBCL (Achenbach) et les adolescents le YSR (Achenbach). Ces questionnaires étaient ensuite revus par 3 psychiatres indépendamment pour poser d'éventuels diagnostics psychiatriques.
Il a retrouvé 22 % de troubles psychiatriques chez les filles et 36 % chez les garçons adoptés, soit une moyenne de 28 % par rapport à une population générale qui se situe suivant diverses études entre 17 et 21 %. Ces troubles sont essentiellement des troubles des conduites :
comportement antisocial (surtout chez les garçons), mauvaises relations avec les parents surtout et avec les pairs et problèmes affectifs (chez les filles surtout).

 

Trois ans après, il a revu la population d'adoptés qu'il avait étudiée. Ces jeunes avaient maintenant entre 13 et 18 ans. Il a constaté une augmentation globale des problèmes. Parmi ceux qui présentaient des difficultés lors de la première enquête, 51 % en présentaient encore,
43 % présentaient une amélioration légère et 6 % une amélioration évidente. Parmi ceux qui n'avaient pas de difficultés particulières lors de la première enquête, 77 % n'en présentaient toujours pas et 10 % présentaient des difficultés importantes.
Globalement, les parents signalaient des problèmes chez 29 % des garçons et 17 % des filles (moins de 10 % dans la population générale). 22 % des garçons reconnaissaient avoir des difficultés ainsi que 18 % des filles.
20 % des adolescents adoptés présentaient un comportement délinquant contre 2 % dans la population normale et 8,5 % des filles contre 1,3 %.

 


3. Benson, P et al : New Study Identifies Strengths of Adoptive families. Search Institute, 1994.

 

Le Search Institute (Etats-Unis) a mené une enquête en 1992-93 auprès de 715 familles de 4 états ayant adopté entre 1974 et 80 un enfant de moins de 15 mois né aux Etats-Unis. Lors de l'enquête, ces enfants ont entre 12 et 18 ans. Ils ont été comparés à des adolescents du même
âge non adoptés et à leurs frères et soeurs biologiques.
Ils n'ont relevé que peu de problèmes d'identité, 54 % de ces adolescents étaient bien attachés aux 2 parents, 30 % à un parent et 16 % n'étaient pas attachés.
Ils ont remarqué que les familles adoptives étaient plus stables que la moyenne des familles des mêmes états (11 % de divorces contre une moyenne de 28 %) et que 75 % des enfants n'avaient pas de problème de santé mentale.
D'après eux, ces excellents résultats sont dus :
- à l'adoption précoce (avant 15 mois)
- au soutien en post adoption assuré par les organismes d'adoption et par divers autres organismes bénévoles ou d'état
- à l'attachement très fort entre les parents et l'enfant et entre l'enfant et les parents
- à une bonne qualité d'ajustement de l'adopté à sa famille
- à une éducation efficace
- à une approche positive des questions propres aux familles adoptives
- à la gestion efficace par les parents de ce qui peut menacer le bienêtre du jeune adopté.

 

Ces résultats peuvent aussi se lire à l'envers : 25 % des jeunes évalués présentent des problèmes de santé mentale et 16 % des troubles de l'attachement importants, ce qui rejoint les études précédentes. De plus dans cette étude, on a sélectionné les situations où l'adoption
pose le moins de problèmes : enfants adoptés très jeunes, en interne, ce qui signifie pour la plupart peu ou pas de négligence ou de maltraitance, et aucun problème culturel.

 

4. Hjern, A et al : Suicide, psychiatric illness, and social maladjustment in intercountry adoptees in Sweden : a cohort study. Lancet, 2002, 360:443-448. 

 

Cette étude scandinave concerne 11.320 adultes vivant en Suède, adoptés à l'étranger nés entre 1971 et 1979. Ils ont été comparés à leurs frères et soeurs nés en Suède, à 4.000 immigrants et à 853.419 Suédois de la même tranche d'âge.

 

On observe par rapport à la fratrie biologique et aux autres Suédois 3 à 4 x plus de tentatives de suicide et de décès par suicide, 3 à 4 fois plus d'admissions en milieu psychiatrique, 2 à 3 fois plus de toxicomanie, d'alcoolisme et d'actes criminels chez ces jeunes adultes adoptés.

On retrouve des chiffres semblables en ce qui concerne les troubles mentaux et l'inadaptation sociale dans la population immigrante.

 

5. Hallet, F : Enquête PETALES, 2002

 

Dans une enquête réalisée auprès des parents de l'asbl PETALES en Belgique, F. Hallet a analysé les réponses à un questionnaire de 37 familles, comptant de 1 à 9 enfants de 8 à 38 ans, soit 116 enfants dont 49 étaient considérés par leurs parents comme présentant des troubles de l'attachement, soit 42 % (mais cela ne reflète pas nécessairement la population générale, puisque ne viennent dans l'association que des parents en difficulté; cependant ceux-ci ont souvent d'autres enfants adoptés ou non qui ne posent pas de problème).

 

Parmi ces enfants, 39 sont ou ont été adolescents : on observe chez eux 62 % de toxicomanie occasionnelle ou régulière, 25 % de consommation régulière de boissons alcoolisées, 46 % de relations sexuelles précoces régulières ou occasionnelles, dont 13 % relèveraient de la prostitution, 33 % de conduites délinquantes (vols, agression, conduite automobile sans permis, armes en poche …)

 

Sur l'ensemble des enfants, 80 % ont consulté un psychiatre ou un psychologue et 29 % ont été hospitalisés dans un service de psychiatrie. 40 % sont suivi par les services d'aide à la jeunesse et 35 % ont rencontré le juge de la jeunesse, 12 % ont séjourné en Institutions Publiques de la Protection de la Jeunesse (IPPJ) et 24 % vivent ou ont vécu en Institut Médico-Pédagogique (IMP).

 

+ Une étude française abandonnée, non-publiée.

 

x % des enfants adoptés finissent par être replacés en institution.  Direction générale à l'action sociale (DGAS) et le Ministère de la Santé. 2004.

 

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+ Hypothèse


L'on pourrait aussi retourner la question du titre aux parents et formuler l'hypothèse suivante : "Les parents adoptifs & adoptants sont plus fragiles que les autres (parents)."

Sur base d'études et de recherches, ce serait intéressant de voir si :
- les parents adoptifs & adoptants ont plus de contact avec des professionnels de la santé mentale (consultation pour eux-mêmes et non pour leurs enfants) que les autres parents;
- les parents adoptifs & adoptants présentent plus de difficultés psychologiques que les autres;
- les études et les recherches mettent en évidence pour les parents des troubles du comportement, troubles de socialisation, troubles d'attachement, d'anxiété et de dépression, etc ...