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09/07/2009

"La vergüenza" de David Planell

la_verguenza.jpgPepe et Lucia, un couple trentenaire, aisé et moderne, ont adopté une jeune péruvien de 8 ans, Manu. Mais après les six mois d’enfer qu’ils viennent de subir, ils sont obligés d’avouer à leur assistante sociale qu’ils n’arrivent pas à gérer leur fils adoptif au point que cela met leur couple en péril. La nounou qui s’occupe de l’enfant observe avec prudence l’évolution d’une situation qui ne la laissera pas indifférente. Ce matin-là, Pepe et Lucia ont décidé de rendre l'enfant. Mais une telle décision ne se prend pas sans de graves conséquences…Le questionnement sur la relation de parents-enfants dans le cadre de relation d’adoption, s’inscrit ici dans le lien qui unit l’Espagne avec les pays d’Amérique Latine.


La vergüenza: " L'illusion de nos désirs"


Pepe et Lucia sont la parfaite publicité de la jeune bourgeoise madrilène. Ils sont jeunes, beaux et comble de la modernité suprême ils ont adopté Manu, un enfant péruvien. Mais voilà, on ne s'improvise pas parents par seul désir de conformisme social. Incapables de tisser la moindre relation avec leur fils, ils envisagent de rendre l'enfant à l'assistance.



Le jour de la visite de l'assistance sociale à son domicile, Pepe veut annoncer à celle-ci, sa décision de renoncer à l'adoption de Manu, mais Lucia va subitement violemment s'y opposer. Instinct maternel soudain? Regain d'amour pour l'enfant tant désiré ? Non, c'est le sentiment de honte qui l'étrangle. Le poids du regard de l'autre, le jugement moralisateur de la société la condamnerait sur le champ et elle ne peut s'y résoudre.



Manu, quant à lui, ne parvient à communiquer véritablement qu'avec Rosa, sa nounou, péruvienne comme lui. C'est elle qui l'habille, le nourrit ou encore l'emmène à l'école. C'est surtout la seule qui, contrairement à ses propres parents, ne soit pas terrifié à l'idée de rester seule avec lui.



"La verguenza" est bien évidemment une fable sur l'adoption, le film questionne ce "désir d'enfant" banalisé par la société. Pose la question de l'instinct parental, peut-il exister dans le fond sans la somme de nos égoismes? Il met en lumière la lien difficile entre parent-enfant, souligne également le chemin de croix absurde de l'adoptant. Mais le film est surtout une critique assassine de la bourgeoisie du XXIème avec ces jeunes trentenaires hyperactifs, sacrifiant tout sur l'autel de leur jouissance personnelle. Ces bobo ayant perdu tout sens des priorités.



Il y a une finesse remarquable dans l'écriture de David Planell, un oeil sans concession. La justesse des dialogues y est extraordinaire, malgré la lenteur peut-être de certaines. Le film est clairement maîtrisé, l'impact émotionnel ne cesse de croître tout le long de film avant qu'il vous assomme pour de bon. C'est un film qu'on pourrait qualifier de "moeurs" sans la lourdeur du genre.

Le film a été présenté dans le cadre du Brussels Film Festival et sortira prochainement dans les salles.


Source : Indymedia.

 

Rire de ce que l’on ne dit pas


Samedi, à Flagey, on pourra découvrir "La vergüenza". Comédie douce-amère sur un sujet douloureux : un couple prêt à rendre l'enfant qu'ils voulaient adopter.


L’adoption a souvent été traitée au cinéma, souvent du point de vue de l’enfant ou des démarches des parents, comme dans "Lola" de Tavernier. Présenté en compétition du Festival du film de Bruxelles ce samedi à 22 h, "La vergüenza" ose une autre approche plus délicate. Ce matin, Pepe et Lucia ont en effet pris une grave décision : à l’assistante sociale qui vient voir si tout se passe bien avec Manu, le petit Péruvien de 8 ans qu’ils souhaitaient adopter, ils vont dire qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils veulent abandonner les démarches et rendre l’enfant.



Pour le coup, voilà bien un sujet inédit, que l’Espagnol David Planell traite avec tact dans son premier long métrage. Il y a quelques semaines, le réalisateur et ses deux comédiens Natalia Mateo et Alberto San Juan faisaient escale au Madrid de Cine, rendez-vous du cinéma espagnol avec la presse et les acheteurs internationaux. "Ce qui m’a intéressé dans le processus d’adoption, c’est d’abord le fait que quelqu’un d’autre vienne examiner la capacité de quelqu’un à être parent. Mais il était moins intéressant de parler de parents qui veulent un enfant que de parents qui souhaitent le rendre. Cette deuxième option me donnait plus de possibilités pour développer une histoire", déclare le réalisateur espagnol.



La possibilité de se séparer d’un enfant existe d’ailleurs, même après que l’enfant a été légalement adopté "En réalité, même ton enfant biologique, tu peux l’emmener à la police en déclarant que tu ne peux pas faire face. C’est un phénomène moderne. Ce n’est heureusement pas fréquent mais cela peut arriver. Avec un enfant adopté, c’est donc possible aussi ".



Si le sujet est très sérieux, le ton adopté dans "La vergüenza" est très espagnol, tirant souvent vers la comédie, ce qui risque de rendre peut-être difficile une éventuelle sortie en Belgique. "Le ton est réaliste, corrige l’acteur Alberto San Juan. L’homme ne perd pas son sens de l’humour, même dans les situations dramatiques. Il trouve toujours le côté amusant, pour lutter contre le désespoir." "L’humour permet au drame de se développer, complète David Planell. C’est plus facile de retourner au drame en passant par l’humour, parce que l’on se sent soulagé. Et puis, la vie n’est ni blanche ni noire ".



A ce titre, les scènes avec l’assistante sociale sont franchement réussies, l’humour de situation fonctionnant à plein, tout en maintenant un équilibre avec le côté douloureux de la thématique. "Ces scènes sont l’embryon du film. Le film part de cette situation, que l’on peut voir du côté du drame, mais aussi de la comédie. Car quand quelqu’un vient te juger, tu te construis une façade; c’est un instrument classique de la comédie. Tu dois montrer que tu es un parent capable. Tous les parents adoptifs ont ressenti cette pression face à cette situation. Même si cela reste évidemment très important que l’on vienne juger la capacité de quelqu’un d’adopter." Et pourtant, il ne faut pas de diplôme pour être parents naturels "Une mère biologique est enceinte pendant 9 mois. La procédure d’adoption est un peu la période de gestation pour les parents adoptifs. Ce temps est nécessaire et très important ".



En filigrane, "La vergüenza" aborde également un autre thème, l’immigration venue d’Amérique latine, dont la réalité se fait sentir dans beaucoup de films espagnols ces derniers temps. Ce père et cette mère de la bonne société espagnole, plutôt bobos, souhaiteraient être parfaits. Pourtant, face à leurs difficultés, et contre leur gré, ils développent un racisme larvé contre les Péruviens, notamment envers leur femme de ménage "Bien sûr il y a du racisme, explique David Planell. Ce n’est peut-être pas une violence explicite, elle est plus discrète. Ce qui m’intéressait, c’était le racisme venant de gens qui s’identifient à la gauche, qui se veulent progressistes. Je suis sensible aux causes sociales et je peux voir les conséquences de l’immigration dans la société espagnole. L’immigration massive est neuve, depuis une quinzaine d’années seulement. Heureusement, il n’y a pas trop de violence, même s’il y a eu quelques faits divers horribles. On remarque le manque de tradition multiculturelle en Espagne, contrairement à Londres ou Paris Même si le racisme est toujours réactualisé face à l’arrivée de communautés différentes. Tout le monde peut devenir raciste, face à la peur ".



Malgré quelques invraisemblances - l’arrivée notamment de la mère biologique, qui donne vraiment l’impression que le film se devait d’aborder le sujet de l’adoption de tous les points de vue -, "La vergüenza" séduit par l’originalité de son propos et par sa légèreté. Remportera-t-il un prix au Festival de Bruxelles, qui se clôt ce week-end ? Réponse dimanche, lors de la remise des prix à Flagey


Source : La Libre Belgique. Hubert Heyrendt.

 

 

Ceci n'est pas une fiction

 

The number of adopted children who have been returned to care homes because their new parents cannot cope with them has doubled in the past five years.

 

Data obtained under the Freedom of Information Act show that the number has increased by a third in the past year alone as parents struggle with often challenging children who have suffered years of neglect or abuse in their natural families.

 

Going back into care after living with an adoptive family is a traumatic experience for children, and for the adoptive parents who have to accept their only chance of having a family has gone. It is also a huge cost to an already over-stretched system with the children likely to need expensive specialist care.

 

The increase in breakdowns comes despite a fall in the number of children being adopted. Only 4,637 children were adopted in 2007, the lowest number since 1999.

 

 

 

 

20:41 Écrit par collectif a & a dans Film & documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adoption, adopté, espagne, david planell | |  del.icio.us

22/04/2009

Les perdants de "Qui veut jouer à Slumdog millionnaire ?"

Rubina Ali.jpgCe qui était un film décalé et palpitant a viré au psychodrame. Le piège tendu par le News of the world au père de la petite Rubina Ali, l'heroïne de Slumdog Millionaire, vient nous rappeler qu'en Inde comme ailleurs, la realitée dépasse souvent la fiction. S'il suffisait de quelques gouttes d'eau de rose pour parfumer ce bas monde...

 

Casting. II y a d'abord Rubina Ali, 9 ans, un visage d'ange, héroïne on l'a dit du film aux huit Oscars de Danny Boyle. II raconte la vie d'un gosse des bidonvilles de Mumbai (Bombay), vainqueur enrichi de "Qui veut gagner des millions ?" Rafiq Qureshi ensuite, son pere biologique, qui cherchait "à garantir l'avenir de sa fille", information arrivée par un vent favorable a News of the World. Un journaliste du tabloïd britannique enfin, déguisé en cheik de Dubai, et qui « ému par tant de pauvreté» s'en vint offrir une forte somme (310.000 euros) pour « adopter» la petite. Et le père d'accepter...

 

Tout ceci n'est pas un mauvais film. La rencontre a bien eu lieu la semaine dernière, à Mumbai. News of the worlds diffuse une vidéo de la rencontre. Confondant.

 

Vous me direz : c'est quoi ce monde ou l'on vend son gosse pour le prix d'une quatre-facades en Brabant wallon ? On appelle ça le tiers monde et ce genre de transaction motivé ou non par la survie n'est pas rare, l'usage local défiant à l'occasion la loi...

 

Dès avant la rencontre avec le faux cheik (mais vrai journaliste), le papa de Rubina Ali s'etait plaint de ne pas avoir bénéficié financièrement de la gloire de sa fille. II devait être très pressé, Rafiq Qureshi, car les producteurs de Slumdog Millionaire se sont bien engagés a verser 744.000 dollars en faveur des enfants des bidonvilles de Mumbay. Jai Ho Trust a été crée pour subvenir aux besoms des deux enfants du film, Azharuddin Mohammed Ismail et bien sûr Rubina Ali.

 

Cupidité crasse ? Malgré ses démentis, tout laisse penser que le père de la gamine a voulu profiter du battage médiatique fait autour de Slumdog pour réaliser la bonne affaire. « Si vous vous mettez d'accord avec Rajan (le beau-père) sur une somme, je l'accepterai ", a-t-il soufflé au journaliste qui le piègeait, sans se préoccuper davantage de savoir à qui, exactement, il allait confier sa progéniture.

 

Les révélations du News of the World ont plongé le bidonville où Rubina vit toujours dans l'effervescence. Divorcée de Rafiq Qureshi, la maman de la petite en réclame désormais la garde. Les familles s'en sont mêlées et la presse locale exhibe des photos qui attestent d'un sacré crêpage de chignons. Commentaire du Mumbai Mirror: « Rubina s'effondre alors que la prise de bec continue.»

 

Au moment de tirer le rideau sur cette tragicomédie digne d'Ettore Scola, les perdants sont nombreux. Une petite fille devra se relever de cette histoire sordide. Un père indigne restera discredité. Danny Boyle aura tout le loisir de méditer sur les dommages collateraux du succès. Et il y a l'«Inde qui brille» bien sur, celle des Tata et des Mittal, l'Inde émergente qui travaille depuis des années à se donner une image autrement reluisante que celle d'un «pouilleux millionnaire», puisque tel est le titre francais de Slumdog.

 

Un seul gagnant: le tabloïd News of the world qui, en empruntant à ce bon vieux Walraff ses ruses journalistiques, a realisé un scoop planétaire, fendant l'air du temps d'un grand coup de rapière facon chevalier blanc. Et vlan!

 

Source: Le Soir. 21.04.2009

Repères


- Je n’aime pas Slumdog. Arundhati Roy.
Architecte de formation et romancière acclamée pour son Dieu des petits riens en 1997, Arundhati Roy est désormais essayiste et militante. Elle œuvre pour les droits des plus défavorisés et écrit régulièrement dans la presse.
Courrier International. Mars 2009.


- Arundhati Roy : "I Don't Like Slumdog Millionaire"
The night before the Oscars, in India, we were re-enacting the last few scenes of Slumdog Millionaire. The ones in which vast crowds of people – poor people – who have nothing to do with the game show, gather in the thousands in their slums and shanty towns to see if Jamal Malik will win. Oh, and he did. He did. So now everyone, including the Congress Party, is taking credit for the Oscars that the film won!
Do follow net.


- Un million de « Slumdogs » bientôt expulsés de Dharavi. Après les contes de fées, la dure réalité ...
A Bombay, le bidonville où Danny Boyle a tourné son film doit être rasé et reconstruit. Un projet qui ne réjouit pas ses habitants.  « L'opportunité du millénaire ». Dans tous les grands journaux, des publicités la vantaient. Le gouvernement a décidé de vendre Dharavi, terrain de 215 hectares occupé par un million de personnes, à cinq promoteurs étrangers chargés de reconstruire entièrement la zone : nouveaux immeubles, écoles, hôpitaux, égouts, assainissement des eaux... Dans moins de sept ans, Selwyn et toute sa famille se verront offrir un appartement de 25 mètres carrés, avec électricité et eau courante. Ils ne vivront plus au milieu des mouches, des rats et des scorpions. L'opportunité du millénaire. Promesse d'un avenir meilleur. Et pourtant, rares sont les habitants de Dharavi à souhaiter ce plan. En réalisant ce plan, c'est toute l'économie du bidonville qui sera anéantie. Selon la Société de promotion des enquêtes territoriales (SPARC), Dharavi génère un chiffre d'affaires annuel de plus 340 millions d'euros. Les gens vivent sur leur lieu de travail, la famille de Selwyn en est un bon exemple. L'oscar à Hollywood ne retiendra pas les bulldozers Quatre Golden Globes, oscar du meilleur film parmi huit récompenses, ‘Slumdog Millionnaire’ sort Dharavi de l'ombre. Accoudé à la table d'un café chic de Bombay, Irrfan Khan, l'un des acteurs majeur du film, me fixe en soupirant. Il ne pense pas que le film puisse changer le cours des événements. Il a visité ces ruelles, décors d'enfance de Latika et Jamal. Il ne sait pas si, dans trois ou quatre ans, elles ne seront plus que des images d'archives. Il a goûté à cette joie qui vous prend au tripes quand vous parcourez ces rues, quand vous rencontrez ces habitants qui ont une envie extraordinaire d'avancer malgré leur dénuement.
Source: Rue89. 31 mars 2009.

 

 

19:29 Écrit par collectif a & a dans Film & documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, slumdog millionaire | |  del.icio.us

04/01/2009

Spécial Adoption Enfant

13:32 Écrit par collectif a & a dans Film & documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour | |  del.icio.us

30/10/2008

L'adoption internationale devient de plus en plus difficile

adoptions-internationales-90%.jpgVoix off


Anaïs est originaire de Colombie, comme elle, environ 350 à 400 enfants sont adoptés chaque année, mais la presque majorité, soit 90 %, sont des adoptions internationales. Les enfants sont le plus souvent originaires de Chine, de Russie, de Colombie, de Madagascar, ou encore d'Éthiopie. La Communauté française poursuit ses prospections aussi dans d'autres pays, mais de manière générale, il faut constater que les pays d'adoption sont de plus en plus exigeants.

 

Véronique Wauters, Directrice service d'adoption « Croisée des chemins »

 

Les pays d'où viennent les enfants, beh eux aussi ils évoluent, et eux aussi ils réglementent, ils légifèrent, ils essaient de trouver des solutions chez eux. Ils ne sont pas tellement heureux que leurs enfants partent à l'étranger, ce qui est logique. Et donc, vous avez effectivement une situation qui devient plus réglementée chez nous, mais dans les pays avec lesquels on travaille aussi. Et au-delà de tout ça, vous avez des règles éthiques internationales à respecter.

 

Voix off

De fait, chez nous (en Belgique) aussi la procédure d'adoption est devenue beaucoup plus lourde avec le risque que des candidats excédés finissent par se laisser tenter par les méthodes plus expéditives, comme celle de l'Arche de Zoé


Véronique Wauters, Directrice service d'adoption « Croisée des chemins »

 

J'invite vraiment les gens qui pensent à faire ce genre de choses à bien bien réfléchir à ce qu'ils font, parce que si l'enfant arrive en Belgique, ce sera à ce moment-là illégalement, et c'est l'enfant qui va quelque part payer ces dérives.

 

Voix off

De manière générale, le modèle pays riche qui vient en aide aux enfants du sud a du plomb dans l'aile, car la cause des enfants, eh bien c'est aussi un enjeu politique.

 

Yves Willemot, Directeur général d'Unicef-Belgique

 

Certains pays pourraient bien aujourd'hui attacher une importance plus grande à la cause des enfants qu'ils ne le faisaient il y a quelques années sur base du constat que, dans leurs relations internationales, ça ne leur fait que du bien.

 

Voix off

Une évolution qui se heurte de plein fouet à une autre tendance, le nombre de familles riches qui veulent adopter un enfant n'a fait qu'augmenter ces 30 dernières années.

 
Reportage vidéo Francopolis 2007 avec transcription.

23/10/2008

Opération Moïse : rapatrier les Falashas

OperationMoise.jpgDocumentaire historique sur le rapatriement d'Ethiopie vers Israël.

 

On m'a emmené quand j'avais 11 ans. Je n'ai pas pu dire aurevoir à mes parents.
Quand j'ai découvert Jérusalem, je ne pouvais pas accepter qu'elle soit comme ça. Où était mon rêve?
Ils nous on fait rentrer dans un drôle d'immeuble, vétuste. ILs nous ont fait prendre un bain et puis essuyé. Et ils ont fait saigner nos sexes. Une véritable atteinte à la pudeur. Je comprenais qu'il se produisait quelque chose d'anormal.
Il a fallu longtemps pour comprendre que ce que l'on me disait, c'était : "Tu n'es pas Juif."

 

A partir de 1977, et jusqu’en 1985, Israël et les Etats-Unis réussissent à emmener des milliers de Juifs éthiopiens (Falashas) en Terre Sainte, via le Soudan, pays musulman frappé par la Charria où tout Juif est en danger de mort.

 

En pleine période de famine, ces gens sont sauvés, leur statut de Juifs, longtemps controversé, leur étant enfin reconnu. Cette incroyable opération clandestine fut appelée "Opération Moïse".

 

Un film documentaire émouvant et poignant, réalisé par Radu Mihaileanu (Réalisateur du film "Va, vis et deviens"). Des images d’archives inédites et de nombreux témoignages exceptionnels des acteurs de cette opération : pilotes, hommes politiques, agents secrets, Juifs éthiopiens… permettent de saisir l'importance de l'opération et ses répercussions.

 


Source : RTBF - La Une - 23.10.08 - 22h.

09:27 Écrit par collectif a & a dans Film & documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opération moïse, ethiopie, israël | |  del.icio.us

25/08/2008

Mimie Mathy, en mission en Asie, sur les traces de Yen.

MimieMathyEnMission.jpgQuelques jours après le départ au Cambodge de Madame Adoption, Clémence Fournier, engagée dans les Peace Corps de Rama Yade pour le réseau de volontaires de l'adoption internationale.

 

TF1 diffuse ce 25 août l'épisode "Sur les traces de Yen", de la série télévisée française "Joséphine, ange gardien.
Pour l’occasion, Mimie Mathy (Joséphine) s’est rendue en Asie pour venir en aide à un couple français, venu adopter une petite fille, et se retrouvant mêler à un trafic d’enfants.
Il n'y a pas de hasard.


Le sujet


Joséphine est en Asie pour aider un couple à adopter une fillette et démanteler un réseau de trafiquants d'enfants pour Occidentaux en mal de famille.

«Enfin des vacances bien méritées !», se dit Joséphine lorsqu'elle pose le pied sur le sol asiatique.
Malheureusement pour elle, le Ciel en a décidé autrement. Elle n'est pas là pour se reposer mais pour remplir une nouvelle mission : aider Emilie et Victor, un jeune couple d'une trentaine d'années, venus adopter une petite fille. Lorsqu'ils se présentent à l'agence d'adoption, on leur annonce que leur dossier a été égaré. La petite fille qui leur était promise a finalement été adoptée par un autre couple. Pour Emilie et Victor, c'est la fin du monde. Mais Joséphine ne se décourage pas. Derrière le prétexte d'erreurs administratives, elle découvre un véritable trafic d'enfants...

 

16/08/2008

"Foster Child" et Cherry Pie Picache gagnants au Festival international du film de Durban en Afrique du Sud.

Foster-Child.jpgBest Film: Foster Child (Philippines), directed by Brillante Mendoza …”delving with remarkable skill into the everyday lives of his extremely well-developed characters, the director fuses documentary and drama to create a brave, humane and unconventional film.”

Best Actress:
Cherry Pie Picache in Foster Child (Philippines) …”delivering a spectrum of emotions and revealing a natural and authentic understanding of her character, Cherry Pie Picache is remarkable as a foster mother in Foster Child.”




"Foster Child," a film about a poor family hired by a local foster care facility to provide temporary care and shelter for abandoned children waiting for adoption, won the Best Film at the 29th Durban International Film Festival in South Africa recently.


In a dispatch to the Department of Foreign Affairs, Philippine Ambassador to South Africa Virgilio A. Reyes, Jr. said the film's lead actress Cherry Pie Picache also won the Best Actress award during the Festival held from July 23 to August 3, 2008 in Durban, KwaZulu-Natal province.


It was Picache's second straight Best Actress award from the Durban Festival. She won the Best Actress award last year for her performance in "Kaleldo (Summer Heat)," an indie film directed by Brillante Mendoza, also the director of "Foster Child."


In the Osians Cine Fan Filmfest in New Delhi, India in 2007, Picache was also named Best Actress for "Foster Child."


"Foster Child" also won the Special Jury award in the 4th Eurasia International Film Festival held in Sept. 23-29, 2007 in Almaty, Kazakhstan .


Reyes said that "Foster Child" was praised by the festival's International Jury in Durban for "delving with remarkable skill into the everyday lives of its extremely well-developed characters, and for fusing documentary and drama to create a brave, humane and unconventional film."


The Durban International Film Festival is organized by the Centre for Creative Arts of the University of KwaZuiu-Natai, and is funded by the National Film & Video Foundation, South African Broadcasting Corporation, and the City of Durban , among others.

Source : The Good News.



Foster Child de Brillante Mendoza.


Drame. Film philippin en couleur, 2007, tous publics. Titre de l'édition française "John John".
Thelma, son mari Dado et leurs deux fils adolescents Gerald et Yuri vivent dans un quartier pauvre de Manille. Ils sont chargés par un service social local de garder des enfants abandonnés avant leur adoption officielle. Le film raconte le moment où John-John, le dernier enfant gardé par Thelma, doit être remis à ses parents adoptifs américains. A mesure que la journée passe, chaque moment avec le petit garçon de trois ans devient de plus en plus précieux.



Les critiques.

- Le tarif d’une mère.


Petite fiction animée de modestes ambitions documentaires, ce film philippin s’avère un peu handicapé par ces dernières, pour lesquelles il se donne des allures de reportage sur un fait de société. Les quelques promesses cinématographiques qui rendent son début intéressant finissent par se diluer dans un propos trop généralisant et balisé pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter. Dommage.

À Manille, des bidonvilles aux quartiers bourgeois, on suit la dernière journée du petit John John au sein de sa famille d’adoption transitoire, avant son accueil dans un foyer d’Occidentaux... Le réalisateur Brillante Mendoza déclare avoir été inspiré par un reportage télévisé sur l’« adoption transitoire », pratique consistant à confier à des familles défavorisées - et rémunérées pour ce travail - des enfants à adopter, dans l’attente de leur trouver des parents plus fortunés et plus aptes à subvenir à leurs besoins. Son film trahit bien cette inspiration-là, habité d’un souci prépondérant de retranscrire dans le détail une réalité pour le grand public. Le parcours, assez linéaire, de John John d’une famille à l’autre sera le prétexte à une exposition des démarches administratives, des institutions sociales et religieuses à l’œuvre dans l’adoption aux Philippines. Or John John peine à être autre chose que cela : « un film sur l’adoption », le traitement d’un sujet de société à l’usage des salles de cinéma, au détriment de toute autre perspective. Le titre-prénom même est trompeur : le petit garçon éponyme, pratiquement muet durant tout le film et qui n’a d’existence à l’écran que par son entourage, s’avère plus un personnage-prétexte qu’un véritable sujet.

Les premières minutes, où la caméra se fraie un chemin dans les bidonvilles, promettent pourtant une exploitation cinématographique plus inspirée du contexte social du récit. On y arpente le dédale d’allées étroites parcourues de câbles électriques sinueux, on y rencontre des habitants porteurs chacun d’une histoire, et surtout l’espace réduit aide à entrer dans l’intimité de l’entourage de John John, où les longues scènes promettent de soulever avec plus de force l’enjeu dramatique attendu - la séparation prochaine du « tout petit ». À ce titre, certains passages où un des membres de la famille évolue seul et silencieux ont quelque chose d’intriguant : plans de solitude perturbant l’harmonie des activités familiales, semblant porter une masse de non-dits peut-être en rapport avec l’échéance d’un départ pas si bien vécu. Dommage que cet intérêt dramatique et sociologique s’étiole au fur et à mesure qu’on s’éloigne de ce berceau à la fois précaire et rassurant, qu’on découvre avec John John et sa mère le fonctionnement des agences d’adoption, le rôle bienveillant des communautés religieuses, et pour finir les hôtels de luxe où vivent des Occidentaux surprotégés, sans que cette fois le modeste dispositif de mise en scène de Mendoza - caméra portée, non-jeu apparent - enrichisse véritablement le regard.

Ce qu’il y a de plus regrettable avec l’aspect documentaire du film, c’est que non seulement l’intérêt de la part de réel qui y est montrée est assez limité, mais qu’il affecte même négativement l’intérêt dramatique de son récit familial. L’adoption est montrée comme un processus globalement bien rodé, mené d’un bout à l’autre par des personnes dévouées - tutrices, employées, bonnes sœurs -, où tout le monde trouve le compte. Même si les « mères de passage » ont évidemment du mal à se séparer de leurs petits protégés après tant d’années de vie commune. De toutes les généralités édifiantes et peu révolutionnaires exposées, cette dernière est la plus dommageable au reste du film, car elle en étouffe, en le banalisant, le principal enjeu dramatique déjà bien attendu - le déchirement de la séparation d’une mère et d’un enfant condamné à ne jamais être le sien. Que reste-t-il alors à se mettre sous la dent ? Au mieux la confrontation sous-jacente entre riches et défavorisés dans l’hôtel de luxe où s’achève le voyage. Le film y atteint son pic d’intensité dans une scène de désarroi de la mère face au confort moderne, mais le réalisateur se montre décidément moins inspiré sur ce terrain que dans les bidonvilles, et sa réflexion sur le profit tiré de ce marché de l’adoption dans un pays en voie de développement par des Occidentaux en mal d’enfants tourne court. Achevant de rendre John John pas désagréable, pas inintéressant, mais pas indispensable.

Critikat. Benoît Smith. 26.02.2008.

 

- "John John" : le courage d'une mère nourricière dans l'enfer de Manille
Il n'y a guère de films notables, aux Philippines, qui ne campent pas dans les bidonvilles. C'est en filmant ces bicoques de tôle que le grand Lino Brocka, disparu depuis, s'était révélé au monde, via Insiang (1976), histoire d'un affrontement entre une mère et sa fille dans le marasme social des taudis.

Aujourd'hui, Brillante Mendoza résout à son tour le problème posé par l'exiguïté des lieux à tout homme muni d'une caméra. John John commence par un plan-séquence virtuose qui nous fait parcourir le dédale de ces ruelles caillouteuses, semées de câbles électriques à ciel ouvert, croiser toute une population grouillante vaquant aux tâches domestiques, franchir d'improbables coursives.

Condamnés à la promiscuité

Ce qu'il dépeint, avec le néoréalisme d'un documentariste, tissant une frontière infime entre reportage et fiction, c'est l'abnégation d'une femme vivant dans ces quartiers pauvres de Manille et élevant, avec l'aide d'un service social, des enfants abandonnés qu'elle doit confier au bout d'un certain temps à des parents adoptifs américains.

Assez répandus aux Philippines depuis les années 1980, organisés par des institutions privées, ces réseaux d'adoption travaillent avec des familles d'accueil sélectionnées en fonction de la qualité de l'ambiance au foyer. Mère courage compensant sa misère par un inlassable altruisme, Thelma se révèle une admirable nourrice qui, évidemment, s'attache aux enfants qui sont chez elle en transit. Mais, en digne héroïne d'un cinéaste qui évite de se vautrer dans le mélodrame, elle contient son émotion, veille à faire bonne figure.

Brillante Mendoza donne ici une leçon de cinéma. Un travelling glissant des gratte-ciel de Manille à l'enchevêtrement de logements condamnés à la promiscuité, un va-et-vient entre le dedans étriqué et le dehors fourmillant de personnages en mouvement, la rencontre au foyer d'adoption de deux mômes soumis au même placement provisoire, le rendez-vous de Thelma dans un hôtel de luxe où elle va devoir abandonner son faux fils à un couple huppé : ces scènes lui permettent de suggérer l'écart entre riches et pauvres, la violence des rapports Nord-Sud, sans discours politiques, en usant du décor, des regards, de l'espace. Le drame de l'exclusion des miséreux et de l'intrusion des nantis (fussent-ils de bonne volonté) est distillé en filigrane de scènes qui se refusent à tout pathos.

Ce savoir-faire culmine à l'instant du dénouement. Le dépaysement de Thelma dans l'hôtel où l'attendent les Américains traduit (par l'ellipse) le déracinement de John John, qui va être certes choyé, mais chez des inconnus. La violence de la dépossession de la mère nourricière est évoquée de façon feutrée.

Son sentiment d'arrachement est exprimé métaphoriquement par la crise qui l'étreint lorsque, sur le chemin du retour, elle se rend compte que le petit garçon a oublié son doudou.

Tirant profit de l'impact dramatique de cet objet, substitut de l'enfant, et suggérant le déchirement affectif qu'il déclenche autant par l'ultime impulsion maternelle que par le désarroi non dit du gamin, ce dénouement prouve que Mendoza est un grand cinéaste.
Le Monde. Jean-Luc Douin. 26.02.08

 

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AdoptionHurts.jpgPlaying "adoption hurts - truth ignored".

Tina. Great video mate. Another real talent.
Pound Pup Legacy.