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11/07/2007

Adoption : la fin du secret ?

Le dimanche 15 juillet 2007 à 23h00, une émission sur Canal-Vie.

0eef959c213f9277488d8de77ac7bc30.jpgDocumentaire mettant en vedette trois personnages en quête de leurs parents naturels : un adopté d'origine canadienne, un autre d'origine amérindienne et un dernier d'origine internationale. Trois différents types d'adoption communs au Canada qui, chaque fois, permettront de faire la lumière sur un pan du dossier.

 

Diffusions de cette émission :
Mardi 10 juillet 2007 à 20h00
Mardi 10 juillet 2007 à 3h00
Dimanche 15 juillet 2007 à 23h00
Dimanche 15 juillet 2007 à 2h00

 

Le documentaire a été préparé par la firme Médiatique et le Mouvement Retrouvailles a collaboré et participé à ce documentaire.

 

Source : Canal-Vie

 

11:40 Écrit par collectif a & a dans Film & documentaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : émission, adoption, secret | |  del.icio.us

02/07/2007

Nestor et les Oubliés - Benoît Pilon

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 Télévision Québec

 

Dans les années 1940 à 1960 au Québec, les mères célibataires étaient forcées de donner leur bébé en adoption.

C’est ainsi que le destin de Louis-Joseph Hébert, alias Nestor, s’est retrouvé lié à celui des centaines d’enfants abandonnés qu’on appellera «les orphelins de Duplessis».

Depuis plusieurs années, Nestor et ses compagnons d’infortune mènent un combat quotidien afin d’obtenir, auprès du gouvernement, réparation pour les nombreux sévices physiques et abus sexuels dont il ont été victimes pendant leur enfance, aux mains des prêtres.

Alors qu’il visite les vestiges de l’orphelinat d’Huberdeau, en compagnie de son ami Émile Quenneville, l'irréductible Nestor raconte son dur parcours pour retrouver sa dignité perdue.

Nestor et les oubliés est un film-documentaire touchant et juste, donc qui ne pèche pas par excès de sentimentalisme ou par condescendance - c'était les pièges à éviter.

De son véritable nom Louis-Joseph Hébert, Nestor fait partie de ces enfants qui ont été «recueillis» à l'orphelinat d'Huberdeau dans ces années où le Québec vivait sous la coupe de l'église catholique et traitait comme il se doit (!) les enfants du péché.

N'ayant pas été, comme bien d'autres, enfermés dans un institut psychiatrique - mais n'ayant pas moins subi de sévices - Nestor et ses compagnons n'ont pas reçu d'indemnisation du gouvernement du Québec. Mais ils ne baissent pas les bras.
Un combat de David contre Goliath où rires, larmes et fraternité s’entremêlent quotidiennement.

Les faits sont révoltants mais les témoignages, douloureux de sobriété. Car Benoît Pilon, plutôt que de prendre le mors aux dents, présente les drames avec la mesure du documentariste. L'effet et l'impact ne sont que plus réussis.

Source : Le Devoir


Le site officiel

14/11/2006

Baby-Exporting-Nation:The Two Faces of Inter-Country Adoption

Dans ce qui suit, il s'agit du premier documentaire critique sorti en Corée au sujet de l'adoption internationale.
Diffusée en mai 2005 en Corée. Sous-titré en anglais.



Un reportage d'investigation de la KBS



KBS synopsis:

Une mère célibataire de 20 ans a demandé à l'équipe de In-Depth 60 minutes à l'aider à trouver son bébé. Selon elle, le bébé a été pris par une agence d'adoption sans son consentement, immédiatement après sa naissance à Ob Gyn & Clinic. La transaction à l'arrière-plan reliée à cela a été retracé entre la clinique et l'agence d'adoption. Pourquoi l'argent est-il impliqué pour obtenir des bébés pour l'adoption?

À chaque année, 2300 enfants sont adoptés à l'étranger sur un total de 3800 adoptions. Les organisations des droits humains critiquent le gouvernement d'encourager l'exportation des bébés. Les adoptions outre-mer ont particulièrement beaucoup de problèmes en raison de l'absence d'un système adéquat à fournir des services post-adoption. Il s'agit d'un portrait honteux de la Corée, la 10e puissance économique mondiale et membre de l'OCDE. In-depth 60 Minutes enquête sur la vérité des rumeurs au sujet de l'adoption à l'étranger à travers des histoires choquantes de mères célibataires qui ont été privées de leur nom de «mère» et à travers la voix des adoptés qui reviennent à la Corée.



Source : Fabriquée en Corée

 


Sur le même sujet

 

-> Adoption, visage méconnu : pratiques "mafieuses" de trafic de bébé destiné à l'adoption.
Tanguy Verraes'Blog



-> This is the first critical documentary to come out of Korea about inter-country adoption.

KBS synopsis: A 20-year-old unwed mother asked the In-Depth 60 minutes team to help her find her baby. According to her, the baby was taken by an adoption agency without her consent, as soon as she gave birth at an Ob&Gyn Clinic.

The transaction of money in the background was traced between the clinic and the adoption agency related to this.

Why is money involved to secure babies for adoption?

2300 children are adopted abroad among a total of 3800 adoptions annually. Human rights organizations criticize the government's encouragement of exporting babies.

Especially, overseas adoptions have a lot of problems due to the lack of a proper system to provide post adoption services. This is a shameful portrait of Korea, the world's 10th biggest economy and a member of OECD.

In-depth 60 Minutes is investigating the truth of rumours regarding overseas adoption through shocking stories of unwed mothers who were robbed of their name of "mother" and through the voices of adoptees who are returning to Korea



Pound Up Legacy


26/01/2005

Holy Lola. Tavernier fait une apologie du supposé droit à l'enfant.

HolyLola.jpg«C'est un des plus beaux films que j'ai vus sur le désir, jusqu'à l'hystérie du désir.»
Alain Resnais, réalisateur, monteur et scénariste français.
 

A la direction générale de l'Aide à la jeunesse, service Adoption, de la Communauté française de Belgique, comment « Holy Lola » a-t-il été perçu ?
Nous avons rencontré son directeur, Didier Dehou, et Anne-Marie Crine, attachée au service ayant une expérience de consultante sur le plan international. Après qu'ils eurent vu le film, précisons-le.


Comment avez-vous reçu le film de Bertrand Tavernier ?


C'est un très bon film, mais nous sommes déçus et inquiets. On attendait plus de Tavernier sur ce sujet. Qu'il traite l'adoption sous plusieurs angles. Or, il déplie le sujet de façon remarquable mais sous un seul angle, celui des candidats adoptants.


À nos yeux, le système français d'adoption est extrêmement libéral et défend plus le droit des adoptants que celui des enfants. Tavernier montre combien ce laxisme se retourne contre les malheureux parents, pris en otage par ce système qui permet des choses terribles comme d'aller choisir soi-même un enfant dans les institutions. Faire croire qu'on aide les gens ainsi est honteux et faux. C'est une irresponsabilité des pouvoirs publics. Car ces parents le paieront cash : comment expliquer à l'enfant qu'à la signature des papiers d'identité - qui sont faux -, ils ont dû choisir entre « enfant né de parents inconnus » ou « enfant né de parents décédés », alors que le gosse a sans doute été acheté par des intermédiaires locaux. Quelle relation parents-enfant est-elle possible sur de telles bases ? Cette conception-là de l'adoption internationale a des relents de colonialisme.


Tavernier démontre bien toutes les horreurs qu'on fait vivre à ces adoptants. Mais, réputé cinéaste engagé, voilà qu'il se met au seul niveau des adoptants (ce qui est rendu avec une extrême finesse et une connaissance parfaite du terrain, je le répète ; les acteurs sont d'une crédibilité étonnante), sans aller plus loin. Il effleure les trafics d'enfants, les esquisse, mais jamais de façon ouverte et franche. Il ne va pas voir de l'autre côté du miroir, du côté des familles d'origine. Il reste au bord de cela, comme les candidats adoptants qui ont évidemment peur de voir cette réalité - et je le comprends. Dans le film, Gamblin le dit très bien quand il y est confronté : « Ne me demande pas ce que j'en pense. »


Mais Bertrand Tavernier affirme ne pas avoir fait un film sur l'adoption !


Il est d'une ambiguïté magnifique ! Il dit cela alors que « Holy Lola » ne parle que de ça. Pour lui, comme de toute façon les familles vendraient leurs enfants, autant les vendre aux gentils adoptants plutôt qu'aux méchants trafiquants, pédophiles ou réseaux de prostitution chinois. Le raisonnement est court, cynique et un peu pervers.


Que reprochez-vous à Tavernier ?


À partir du moment où il revendique de faire une fiction et pas un reportage, il décide de l'orientation de son récit et de son « happy end ». Il se dit cinéaste engagé. Ici, il ne s'engage pas assez. Même en se mettant à 100 % du côté des adoptants, il lui aurait suffi d'avoir, à côté de ses héros, un couple doutant, refusant le principe et repartant en France sans gosse. C'était une manière de montrer que l'amour peut aussi être de dire « non ». Or, dans « Holy Lola », tout le monde repart content avec son enfant. Tavernier montre que le désir est tout-puissant. Son film fait une apologie du supposé droit à l'enfant contre lequel on se bat.


Dans une société du « tout, tout de suite », beaucoup considèrent qu'avec leur agrément l'enfant est un dû. Malgré l'éthique, malgré la loi. Qu'en est-il vraiment du droit de l'enfant ? De ses besoins ? C'est d'autant plus grave que c'est Tavernier, que « Holy Lola » est un bon film ! Pour nous, « Holy Lola » risque d'avoir des retombées plus négatives que l'affaire Johnny Hallyday.


On a eu des demandes d'adoption dans l'institution Holy Baby où le film fut en partie tourné. La MAI (Mission de l'adoption internationale du ministère des Affaires étrangères français) nous a confirmé que, dans cette institution-là, des Cambodgiens étaient venus réclamer leur enfant qui était déjà parti en adoption internationale. Ces parents auraient retiré leur plainte à la suite de pressions policières !


En voyant « Holy Lola », des Belges qui veulent adopter vont rêver de partir au Cambodge. Que leur dire ?


La Belgique est encore au Moyen Age pour la régulation des choses au niveau fédéral. Comme elle n'a pas une prise active sur les adoptions internationales, même avec des pays connus pour les trafics d'enfants comme le Cambodge ou le Guatemala, elle n'a arrêté l'adoption avec aucun pays. Tout ça devrait changer grâce à la réforme sur l'adoption qui devrait entrer en vigueur en septembre 2005. Cette réforme impliquera que toutes les adoptions seront contrôlées et encadrées. Cette loi a avant tout une fonction structurante : elle doit border le désir des adultes et protéger les droits des enfants.



Source: Le Soir.