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17/08/2010

Les enfants perdus de Corée

Fabriquee en Coree.jpg

Korea's Lost Children

Korea's Lost Children, un documentaire de la BBC diffusé le 6 août 2010.


«Le documentaire explore les points de vue des personnes qui ont été personnellement touchées par l'adoption internationale.» Ellen Otzen, productrice de BBC World Service.


Chaque année, environ 1 000 enfants sud-coréens sont donnés en adoption aux pays occidentaux. Le programme d'adoption internationale a commencé dans les années 1950 comme réponse du gouvernement appauvri face aux masses d'orphelins métis de la guerre de la Corée.


Tout compte fait, environ 200 000 enfants coréens ont été adoptés à l'étranger au cours des 60 dernières années. Environ 300 d'entre eux sont depuis retournés vivre en Corée - et beaucoup sont maintenant impliqués dans la tentative pour modifier les lois sur l'adoption.


Dans ce programme, la journaliste de la BBC, Ellen Otzen, rencontre Jane Jeong Trenka et Suki Leith, qui ont été adoptées par des familles américaines, afin d'explorer l'impact que l'adoption étrangère a eu sur elles.


Les gouvernements successifs se sont engagés à mettre fin à la pratique de l'adoption transnationale. La Corée du Sud est aujourd'hui l'un des pays les plus développés du monde, et a un des taux de natalité les plus faibles dans le monde, alors pourquoi des enfants coréens sont toujours renvoyés?



Aujourd'hui, 89% des enfants coréens envoyés à l'étranger pour l'adoption sont nés de mères célibataires, qui disent qu'elles sont abordées par des agences privées d'adoption pendant leur grossesse qui les poussent à donner leurs enfants en adoption.


L'un des principaux acteurs, Holt International Adoption Agency, a souvent été critiqué par les adoptés coréens pour le non-respect des droits des mères célibataires et la mise en place d'un système qui rend possible «la vente de bébés coréens par correspondance».


Le chef de l'Agence, Molly Holt, affirme que l'objectif principal de l'organisation est tout simplement de donner aux bébés coréens «non désirés», «une famille permanente et aimante permanente et aimante.»


Les adoptés disent qu'il est temps que le gouvernement coréen fassent des lois qui favorisent la préservation de la famille au lieu de l'adoption internationale.



Source : Fabriquée en Corée.

 

 

 

11/08/2010

Un Allemand, Arun Dohle, cherche l'aide de la Cour Suprême pour localiser sa mère biologique indienne

Arun Dohle comes back for motherGerman seeks Supreme Court help in locating biological Indian mother.
Adopted German continues search for Indian roots.

 


New Delhi:  Thirty five years after he was adopted by a German couple, the Supreme Court on Tuesday agreed to examine the plea of a man claiming to be the offspring of the brother of a union minister seeking a direction to help him locate his biological mother.

 

A Bench of Justices Markandeya Katju and T S Thakur initially expressed reluctance to pass any direction but later adjourned the matter till Thursday after making some observations.

 

According to the petitioner Arun Dohle, he was born on July 31, 1973, at Sassoon Hospital in Pune. A German couple, Michael and Gertrude Dohle, adopted him four weeks later from the Kusumbai Motichand Mahila Seva Gram (KMMSG) after his mother reportedly abandoned him.

 

He settled in Germany but later came back to India to locate his biological mother.

 

Arun says he was actually kidnapped from his mother and given away for adoption to a German family. He claims to be in fact the son of the brother of a powerful NCP leader in the UPA cabinet.

 

The lanky German national said he suspected the institution had kidnapped him as a baby and separated him from his mother.

 

He suspects that the abandonment theory was a ploy to facilitate his adoption.

 

Arun, through counsel Senthil Jagadeesan in the apex court, alleged that for the past eight years he has been rebuffed by Kusumbai Motichand Mahila Seva Gram, an institution for destitute women where his mother was last known to reside. The Bombay police too refused to help him in tracing his biological mother, he alleged.

 

The Bombay High Court had earlier in 2005 dismissed his plea, following which he appealed in the apex court. In 2005, the apex court had asked the Maharashtra Director General of Police to place in a sealed cover a report on Arun's biological connection.

 

However, when the matter came up today for hearing the sealed letter could not be traced in the files of the registry, forcing the Bench to adjourn the matter till Thursday.

 

But during the arguments, Justice Katju said the Supreme Court cannot convert itself into Parliament and legislate as otherwise the latter too would start deciding judicial matters.

 

"The Supreme Court cannot convert itself into Parliament. Otherwise, let Parliament be closed and let this court start legislating. If we start legislating, tomorrow Parliament would also start deciding cases saying courts are taking 20-30 years to decide litigations," the Bench said.

 

The Bench made the remarks when counsel for Arun argued that the authorities were bound to disclose the identity of his biological mother and cited a 1984 ruling of the apex court in the Laxmikant Pandey case.


Sources : Press Trust of India | 10 août 2010 - Daily News & Analysis | 11 août 2010

 

- Je ne serai pas satisfait tant que je n'ai pas trouvé ma mère de naissance
I won’t be satisfied till I find my birth mother’ Arun Dohle 
DNA India. 18 août 2010.

 

- La recherche de la vérité pour Arun
Le Charabia de Moushette. 13.08.2010.

 

- India. National Consultation on Countering Challenges in Adoption: Combating Child Trafficking.
India: 10 & 11.01.2009 Nationale consultatie over adoptie en trafficking van children.
Better Care Network.



- L'origine en héritage.
Sylvia Nabinger, psychothérapeute. Mai 2008.

19/05/2010

Les experts demandent que les enfants adoptés à l'étranger maintiennent le contact avec leurs familles biologiques

[Via Fabriquée en Corée]

Logo Fabriquee en Coree.jpg

 

L'Espagne a près de 50.000 enfants adoptés et un grand nombre d'entre eux devenant adultes s'interrogent sur leurs origines. Il y a au monde 13 millions d'orphelins de père et de mère et 95% d'entre eux sont âgés de plus de cinq ans. "Il ne faut pas chercher des enfants pour les familles adoptives, mais des familles pour les enfants."

 

Quinze ans après le début des adoptions internationales en Espagne, il est temps de faire le point. Il y a près de 50.000 enfants adoptés et un grand nombre d'entre eux devenant adultes s'interrogent sur leurs origines. Les restrictions imposées par les pays d'origine et la crise économique dans une moindre mesure ont ralenti le baby-boom de l'adoption , et conduisent maintenant à la réforme et la redéfinition de certaines pratiques. Les experts demandent un contrôle plus important sur les enfants qui sont offerts pour l'adoption et proposent un modèle "d'adoption ouverte" qui permette plus de transparence et plus de contact avec les origines biologiques.

 

Diana Marre, anthropologue à l'Université Autonome de Barcelone (UAB), note qu'à présent "il n'y a pratiquement pas d'orphelins, mais que des orphelins sociaux". L'UNICEF le dit aussi, qui tout en parlant de l'existence de 132 millions orphelins en Afrique sub-saharienne, Asie, Amérique latine et les Caraïbes, reconnait que seulement 13 millions d'entre eux ont perdu leurs deux parents, ce qui serait la donnée la plus juste en accord avec le concept d'orphelin le plus répandu. Et de ces enfants, 95% ont plus de cinq ans et la plupart vivent avec leurs grands-parents ou d'autres parents. La deuxième remarque est qu'il faut changer la tendance actuelle d'aller chercher des enfants pour les familles qui veulent adopter pour une autre idée: celle de chercher des familles appropriées pour des enfants ayant des besoins spéciaux. Diana Marre l'explique: "Il y a des familles qui ne sont pas préparées pour l'accueil d' enfants avec certaines circonstances familiales, tels que ceux qui gardent une mère biologique, ou ceux qui ont certaines séquelles, qu'elles proviennent d'abus ou de maladies. Ce sont des réflexions qui font partie du projet de recherche sur l'interaction familiale et sociale des mineurs adoptés (Perspectives interdisciplinaires et comparatives développées par l'équipe UAB qu'elle dirige elle-même). Ce travail a reçu l'appui du Ministère des Sciences et des Innovations qui vient de renouveler son soutien pour trois ans avec une aide de 150.000 euros. La première partie du projet a été présentée lors de journées organisées par ce groupe de recherche hier et aujourd'hui à Barcelone.

 

Barbara Yngvesson, anthropologue au Hampshire College, a ressorti, lors de ces journées, la réaction des enfants adoptés devenus adultes et l'expérience des mères de Corée et d'Inde qui se sont rassemblées pour pouvoir rencontrer les enfants qu'elles ont abandonné un jour, comme deux indications de changement dans les perspectives de l'adoption internationale. Yngvesson, mère adoptive d'un garçon né en Afrique du Sud, a défendu le principe de l'adoption ouverte et de l'amélioration des relations avec les parents biologiques. "Pas tous les enfants adoptés, ni toutes les familles adoptives le veulent, a-t-elle ajouté, parce qu'il est plus aisé de se réduire à une seule famille." A côté de çà, elle a expliqué qu' il y a de plus en plus de parents qui abandonnent leurs enfants dans les pays les plus pauvres, généralement pour des raisons économiques, mais ne veulent pas perdre le contact avec eux. C'est ce que lui ont dit beaucoup de mères de Colombie, du Chili ou d' Inde qu'elle a interviewées. "En Afrique du Sud, nous avons vu des cas où l'amour pour un enfant implique la séparation, comme le cas d'une mère qui disait rechercher de bons parents qui garantiraient à son enfant une bonne éducation et une bonne vie qu'elle n'avait pas et ne pouvait pas offrir. Il y avait même le cas d'une autre mère, également en Afrique du Sud, dont le fantasme était d'être une amie de la mère adoptive.

 

Pour cette chercheuse, il ne fait aucun doute que la recherche des origines peut être complexe et problématique. Elle a rappelé des cas où retrouver la famille biologique aboutissait au sentiment d'avoir à financer son avenir avec des envois d'argent. Pour cette raison elle a défendu la nécessité de rechercher des formules plus souples, sans cadres rigides, permettant à chaque adopté de connaître ses origines.

 

Diana Marre regrette "la hâte dans la recherche d' enfants à adopter" qu'ont parfois les ECAI, les organismes officiels d'inter-médiation, et estime que cet aspect devrait également être revu pour éviter les échecs.

 

Beatriz San Román, membre du comité exécutif du CORA, une fédération de 26 associations d'enfants adoptés, dans le dernier numéro de la revue Afín demande clairement une "réforme urgente" de l'adoption internationale. À son avis, le déséquilibre entre "l'offre" des enfants adoptables et la "demande" des familles, n'a pas seulement allongé les délais d'attente (en Chine, ça peut prendre jusqu'à trois ans), mais a aussi fait proliférer les cas de corruption. Des recherches récentes menées par l'UNICEF et Terre des Hommes au Guatemala et au Népal et par les États-Unis sur le Vietnam, décrivent le phénomène pervers de la "fabrication d' orphelins". San Román remarque que ce sont plus les pays pauvres qui ont ralenti l'adoption (Brésil, Ukraine, Lettonie, Pologne, Mexique) alors que les pays d'adoptions n'ont pratiquement pas révisé leurs contrôles. CORA a demandé maintenant un moratoire pour adopter d'Éthiopie devant toutes les plaintes pour falsifications de documents. L'adoption "n'est pas un moyen de satisfaire le désir de paternité ou de maternité des citoyens Occidentaux" rappellent-t-ils.

 

Traduit de l'article Los expertos piden que los niños adoptados en el extranjero mantengan contactos con su familia biológica publié sur le site lavanguardia, le 8 mai 2010.

16:05 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : adoption | |  del.icio.us

04/12/2009

Indiens d'Amérique adoptés de force déchirés entre cultures.

Forcibly adopted American Indians torn between cultures.jpgForcibly adopted American Indians torn between cultures.

 

Even in third grade, Susan Devan Harness knew she didn't belong in the white world. She already was being called "squaw girl" by classmates. Harness drew suspicious stares and was followed by employees every time she entered a store in the Montana town where she was raised. But it wasn't until she was 14 that she realized how estranged she was from the dominant culture she had been pushed into. Harness was among the 395 or so American Indian children forcibly adopted into white families as part of a national social experiment conducted from 1958 through 1967.

Harness, now a Colorado State University cultural anthropologist, has written a book about the experiences of those swept up in the Indian Adoption Project.

She found that like her, many of the adopted children were ostracized and belittled in both white and American Indian communities.

Harness, now 50, recalls being a teenager sitting on her front porch, listening to radio reports of the rising clamor caused by the American Indian Movement in the early 1970s. "I heard my dad say, 'What are those drunken war whoops up to now?' " Harness said.

"I thought to myself, 'If my dad was saying this to my face, what are other people saying about me?' "


Inspiration for change

 

Her book — "Mixing Cultural Identities Through Transracial Adoption" — describes how the project started as a handshake agreement between the Bureau of Indian Affairs and the Child Welfare League.

The idea was to rescue American Indian children from poverty and challenging social conditions and give them access to the resources of the white middle class.

But in reality, activists say, it was another effort by the white U.S. government to eradicate the American Indian population.

"So many things happened to the Indian people under so many federal policies," said Evelyn Stevenson, a longtime lawyer for the Confederated Salish and Kootenai Tribes. "First there was annihilation and extermination, and then a period of assimilation and forced adoption, and then the idea of getting rid of reservations. It's made us all a little wacky."

Stevenson's Salish mother was taken from her family and forced to attend boarding school. After Stevenson earned her law degree, she helped pen the 1978 Indian Child Welfare Act in an effort to preserve what was left of American Indian families.

The law gives tribal governments a stronger voice in American Indian child-custody proceedings, including adoptions. The act blocks state courts from having any jurisdiction over the adoption or custody of Indian children residing within their own reservations.

 

Good intentions gone bad

 

Stevenson and others say the Indian Adoption Project may have been well-intentioned. But mostly it allowed non-Indians to pass judgment on reservation families and break them up as they saw fit, said Sandra White Hawk, who was taken from the Rosebud Sioux Reservation when she was 18 months old.

In many cases, missionaries working on reservations would call local authorities to complain about housing conditions. A social worker would then do a home study and, more often than not, build a case recommending a child be taken away, White Hawk said.

Families felt they were powerless to stop the process and allowed white authorities to take over, she said.

Most of the forced adoptions were based on prejudices, White Hawk said. Many
Susan Harness with her adoptive mother Eleanor Woods Thies in a 1961 photo. (Photo provided by Susan Devan Harness )
children lived with extended families — including aunts and uncles — and often did not have a room to themselves. Many of the homes also did not have running water or electricity.

"I think it's interesting that the state would be more interested in yanking a child away from his home than in helping to try to get utilities and other services to these homes," White Hawk said.

White Hawk's parents — both missionaries — viewed her biological family as part of a dangerous social and religious subculture.

"My adoptive mother constantly reminded me that no matter what I did, I came from a pagan race whose only hope for redemption was to assimilate to white culture," White Hawk said.

White Hawk helped form the First Nations Orphans Association, which helps forced adoptees get re-acquainted with their biological families.

"Our job is to help these people heal," she said.

The Child Welfare League has acknowledged the damage it inflicted during the forced-adoption period, issuing a public apology in 2001.

In many instances, American Indian children "were deprived of their culture, their language, connections to their families, their tribe, and in many instances it caused such hurt and sorrow and deprived them of so much happiness in their lives," said Shay Bilchik, president and chief executive of the Child Welfare League.


Different opportunities


Like many of the other adoptees, Harness concedes the white household she was raised in gave her better opportunities for traditional success than the one from which she was taken at 18 months old.

"I was given access to voice lessons and music lessons and other things I wouldn't otherwise have a chance at," Harness said. "I'm like the other adoptees who said that even though their households were sometimes abusive, they never would have become the person they've become today" without being adopted.

But there was a cost.

"We were, in many ways, required to be grateful and thankful that we weren't raised with that other family," Harness said.

Also a member of the Confederated Salish Kootenai Tribes, from the Flathead Reservation in western Montana, Harness was removed from her home by a social worker because of "neglect."

She was adopted at age 2 by a white couple — Eleanor and Jed Devan. While her mother simply wanted a child, her dad, Harness said, bought into the noble idea of "saving" an American Indian girl from her ancestry.

Soon others were adopting American Indian children, including church families across the country, she said.

"At the time it was considered the 'in' adoption," Harness said. "If you could save a poor Indian child, you were a good person."

 

Identity crises

She talked to 25 adoptees in her research and found that, like her, many of them uncomfortably straddled the cultural fence between American Indian and white societies.

Some said they were considered inferior to their white siblings because of their American Indian DNA. "I think that, for instance, when I would get in trouble, it would be because of my genes, because of the bad genes passed onto you," said one adoptee.

Later, many adoptees ran into resentment from tribal members when they returned to the reservation of their birth. They were called "apples" — red on the outside but white on the inside.

"How did I cross from being Indian to be white?" wondered another adoptee. "I lived somewhere in the middle, racially blank."

Several struggled with depression and early drug use. Some committed suicide, Harness said.

Some adoptees' stories didn't end so badly, however. Suzie Fedorko was handed over to Minnesota social workers by her grandmother, after Fedorko's mother left for high school one morning.

Fedorko's adoptive parents — strong Catholics — were loving and gave her a good home, and she went on to start her own family.

Fedorko later learned that her mother — Cathee Dahmen — became a supermodel in the 1970s and hung out with the likes of Mick Jagger and Andy Warhol.

"If I had stayed with my mom, I don't know if she would have had the success she did with her life," Fedorko said.

Harness also has reunited with her biological family and is at peace, somewhat.

She is still angry about times when upon learning she was American Indian, people's assessment of her plummeted. A college professor, for instance, told her she would be better suited for vocational education courses.

"I know that the expectations — or lack of expectations perhaps — that were placed on me as I was growing up and trying to find my place in the world really caused me to limit my abilities, for a long time," Harness said. "But I think I've got my footing in this world at last."

Monte Whaley: 720-929-0907 or mwhaley@denverpost.com


Source: Denverpost.

 

22/07/2009

La Corée continue de nier accès aux adoptés coréens de l'étranger

TRACK COREE.jpg[Via le blog Fabriquée en Corée, publié par Kim Myung-Sook]

 

Traduit de l'article Korea Continues to Deny Overseas Adoptees Access publié dans Korea Times Opinion, le 17 juillet 2009, par Jennifer Kwon Dobbs et Jane Jeong Trenka.

 

Le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a ouvert un centre de service de renseignements central d'adoption mercredi afin de fournir des services post-adoption aux adoptés à la recherche de leur famille d'origine. Cependant, il y a un problème important que le ministère n'a pas tenu compte: l'accès des adoptés.

 

Ce centre est destiné à répondre à l'exigence d'une "autorité centrale" exigée par la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Cliquez sur le nouveau site Web de l'autorité centrale (www.kcare.or.kr), avec des images des adoptés dont leurs familles de naissance les cherchent et vous trouverez qu'il est entièrement en langue coréenne. Est-ce qu'un adopté de l'étranger dont la première langue est le français ou l'anglais peut le lire ou l'utiliser?

 

Depuis 1953, la Corée du Sud a envoyé plus de 160.000 enfants coréens à l'étranger, dans 14 pays occidentaux. C'est le plus vieux et le plus grand programme d'adoption au monde, malgré le miracle économique de la Corée du Sud.

 

La réunion avec les familles de naissance est l'une des principales raisons pour laquelle les adoptés retournent en Corée. De 1995 à 2005, le ministère a indiqué que 78.000 adoptées sont venus en Corée pour chercher leurs familles. Pourtant, seulement 2,7 pour cent ont été réunis. Qu'est-ce qui explique ce faible taux de réussite?

 

Mads Them Nielsen, ancien directeur de services post-adoption auGlobal Overseas Adoptees' Link (GOAL) de 2001 à 2003, a déclaré: "En une année, j'ai reçu environ 240 demandes, y compris les requêtes par email. J'ai réuni seulement 10 cas. Le principal problème est l'obtention d'informations de la part des agences."

 

Le manque d'accès pour les adoptés ne comprend pas seulement les dossiers et la traduction, mais aussi la représentation active des adoptés.

 

Bien que l'autorité centrale ait une représentation importante des agences d'adoption, un adopté de l'étranger qui vit à Séoul, qui était un candidat potentiel pour le conseil d'administration, a été abandonné sans explication.

 

Son remplaçant, Steven Morrison, est un adopté qui vit aux États-Unis qui est le chef de Mission to Promote Adoption in Korea (mission pour promouvoir l'adoption en Corée). En raison de son séjour à l'étranger, il ne peut pas assister régulièrement aux réunions ou événements de Séoul qui sont importants pour le processus de prise de décision du centre de service de renseignements.

 

Au niveau institutionnel, le ministère continue à voir les adoptés dans leur ensemble comme des enfants et à les discriminer à leur encontre comme des "orphelins" et des "étrangers" qui ne peuvent pas représenter leurs propres intérêts et qui ne devraient pas prendre de décisions à propos d'eux-mêmes.

 

Toutefois, les adoptés continuent de lutter pour faire entendre leur voix. La deuxième audience, tenue le 1er juillet, du ministère sur la révision des lois sur les adoptions domestiques et internationales de la Corée du Sud, parrainée par la Korean Women's Development Institute (KWDI), a marqué la première fois en 56 ans de l'adoption internationale de la Corée qu'une masse importante d'adoptés coréens de l'étranger ont été en mesure de communiquer directement leurs propres intérêts dans une instance gouvernementale. La KWDI a fourni des services professionnels de traduction simultanée.

 

Cette audition publique était à l'origine destinée à être la dernière avant que le ministère envoie les révisions proposées à l'Assemblée nationale de la loi sur l'adoption.

 

Toutefois, après avoir vu le nombre des adoptées et des supporters qui ont exprimé leurs opinions, Park Sook-ja, la directrice du ministère du bureau de la politique familiale, a annoncé qu'une autre audience publique pourrait être nécessaire pour examiner plus en détail les préoccupations des et des mères monoparentales.

 

Mais le ministère n'a pas publié d'informations sur une troisième audience publique. En revanche, elle a précipité l'ouverture du centre de service en ligne et sur place, sans consulter les adoptés de l'étranger et sans aucun égard pour les commentaires qu'ils ont donnés à la dernière audience publique.

 

Le ministère envisage pour le centre, d'emmener la Corée du Sud en conformité avec la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.

 

Conformément à la convention, il doit tenir les registres des adoptés et les aider dans leurs recherches des familles de naissance. Il devrait également servir en tant que organisme de surveillance des agences. Toutefois, le centre est inscrit comme une entité privée, et non un organisme gouvernemental avec un contrôle suffisant.

 

Les fonctions et les problèmes du centre sont les mêmes que l'ancien centre de renseignements d'adoption GAIPS (Global Information and Post Adoption Services Center).

 

En fait, il est situé dans l'ancien bureau de GAIPS - ils ont encore à changer le signe à la porte. GAIPS n'a pas réussi à établir une relation de travail avec les adoptés de l'étranger parce qu'il n'était pas disposé à fournir l'accès linguistique.

 

Malgré de son apparence de faire des améliorations, le gouvernement sud-coréen continue de refuser un accès authentique et les services à la communauté d'adoption. Cinquante-six ans de l'histoire d'adoption, les adoptés attendent toujours.

 

Jennifer Kwon Dobbs, professeure d'anglais à St. Olaf College dans le Minnesota, est l'auteure du livre Paper Pavilion. Jane Jeong Trenka est l'auteur de The Language of Blood, Fugitive Visions et co-rédactrice en chef de Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. Elles sont membres de TRACK- Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée), un groupe militant pour la transparence dans les pratiques d'adoptions du passé et du présent pour améliorer la vie des familles et des adoptés coréens.

* * *

 

Le 15 juillet 2009 à Séoul, TRACK a effectué une action artistique appelée "A Game of Living Ghost", à l'extérieur de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle autorité centrale de la Corée du Sud, KCARE.

 

South Korea's new central adoption authority

 

TRACK = Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) et nous croyons que tous les adoptés et leurs familles doivent faire partie du processus démocratique de la révision des lois de la Corée du Sud. Ces modifications sont notamment celles de créer et de réglementer l'autorité centrale.

 

Message sur la vidéo:


Nous, les adoptés coréens de l'étranger et nos familles, sommes des gens invisibles que le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ignore alors qu'il prétend représenter nos meilleurs intérêts. Parce que le ministère ne nous a pas inclus dans le processus de recherche, de développement et d'administration de l'autorité centrale, il a fait de nous des fantômes vivants. 

Aujourd'hui, nous donnons cette représentation en face de la cérémonie de l'inauguration de l'autorité centrale pour montrer comment le ministère omet de nous reconnaître en tant que des humains avec un droit moral de parler pour nous-mêmes.
Sur chaque masque, nous avons écrit nos numéros de dossiers d'adoption. Ces numéros sont les noms que la Corée du Sud nous a donnés pour nous envoyer à l'étranger pour l'adoption.

Déformés et oubliés, nous nous sommes tournés vers un mauvais usage des cérémonies que les Coréens connaissent bien. Vivants, mais socialement morts, il n'y a pas de place pour nous, pas de reconnaissance formelle ou de souvenir.
Nous avons fait du noble et de la mariée, deux personnages immortels de la communauté de masques de danse, des caractères sans parure de joie qui jouent inhabilement à Go-Stop à leurs propres funérailles.

Comme les fragments de l'histoire de la Corée d'après-guerre, nous sommes plus de 1.600.000 de fantômes vivants: les adoptés, nos parents et nos grands-parents.

Nos spectres continueront de hanter la Corée du Sud jusqu'à ce que nous soyons reconnus comme des êtres humains.

08:30 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée, la voix des adoptés, track | |  del.icio.us

13/06/2009

Perdue à Delhi, adoptée aux États-Unis, Janaki Hedstrom recherche sa famille

Janaki Hedstrom.jpg[Via Fabriquée en Corée, un article traduit en français par par Kim Myung-Sook]



Comme dans le film Slumdog Millionaire, Janaki Hedstrom, âgée de 17 ans, a échappé à une vie de pauvreté à travers des circonstances sur lesquelles elle n'avait aucun contrôle. Quand elle a vu le film, cette élève moyenne d'une école de la Floride a pleuré sa mère en Inde, mais a caché ses émotions à sa mère américaine. Maintenant, elle veut absolument revoir sa famille d'origine.



Il y a près de 10 ans, Janaki a été séparée de sa famille à Delhi après qu'elle ne puisse pas retrouver son chemin et qu'elle ait été adoptée par une famille aux États-Unis. Mais le souvenir vif qu'elle a de sa famille du Bengale-occidental ou du Bangladesh (elle ne se rappelle pas où) a veillé à ce qu'elle ne s'installe jamais comme une adolescent américaine moyenne. Avec l'aide d'une tante, Janaki a fait une annonce dans une brochure de temple bengalî pour demander l'endroit où se trouvait sa sœur Photima, qui affirme-t-elle travaillait comme femme de ménage pour une famille à Delhi.



Mais ses parents adoptifs ont été tenus dans l'ignorance au sujet de sa quête, parce que, comme sa tante Martha Kalsey le dit: "Les mères seront des mères et sont souvent réticentes à laisser les enfants partir."



Janaki comprend toujours sa langue maternelle, le bengalî, quoiqu'elle ne la parle plus. Lorsque TOI l'a contactée à son domicile en Floride, circonspecte de réveiller la colère de ses parents adoptifs, elle s'est offert de parler en hindi. Elle a parlé hésitante, mais la nostalgie était évidente. Lorsqu'elle s'est fait demandé sur ce qu'elle aimait de l'Inde, elle a dit: "Sab Kuch (tout)". Et sur ce qu'elle n'aimait pas de l'Amérique, où, de son propre aveu, est-elle heureuse? La réponse est à nouveau "Sab Kuch."



Martha dit que Janaki a été adoptée d'un orphelinat de Delhi par la sœur de Martha il y a environ sept ou huit ans. Elle avait alors 10-11 ans et avait des souvenirs vifs souvenirs de sa famille, y compris la façon dont elle était partie pour une crème glacée avec son frère aîné qui, quand il a repéré certains garçons jouant un match de cricket, lui a demandé de rentrer à la maison par elle-même. Elle a perdu son chemin, seulement pour finir dans l'orphelinat où elle a passé deux ans avant l'adoption.



L'adoption première de Janaki n'a pas fonctionné. Selon Martha, "J'ai le sentiment que l'une des raisons est qu'elle était trop vieille quand elle est arrivée ici et elle arrivait d'une famille très unie, qui fait qu'il a été très difficile pour elle de s'adapter."



Quatre et demi ans plus tard, la sœur de Martha a organisé sa ré-adoption par une famille en Floride. "Mais elle continue de parler de sa famille indienne de tous le temps, ce qui m'a incité à prendre ce recours (en plaçant une annonce). Elle a des souvenirs vifs, mais nous ne sommes pas prêts à parler de tout cela ou des noms des membres de sa famille parce que nous en avons besoin pour vérifier les assertions. Janaki dit que si elle réussit à trouver sa famille, elle voudrait qu'ils viennent tous aux États-Unis."



En grandissant dans une famille de 20 enfants, Janaki n'a pas souvent le temps de poursuivre ses propres intérêts, mais beaucoup de ceux-ci restent généralement indiens. Elle aime beaucoup la danse - alors qu'avec sa première famille d'adoption, elle a pris le Kathak - aime beaucoup Hrithik Roshan en particulier et des films de Bollywood en général, et aime beaucoup la cuisine indienne - plus c'est épicée, meilleur c'est.



Janaki a dit à sa famille que sa sœur Photima travaillait dans une maison avec de grandes portes et un gardien et gardait un bébé là-bas. Pour Martha, c'est la seule piste pour réunir avec sa nièce favorite - "c'est une petite fille adorable et je souhaite qu'elle vive avec moi", dit-elle - avec la famille pour laquelle elle est née et qu'ne peut pas oublier.



Traduction de l'article Lost in Delhi, adopted in US, girl hunts for her family (publié dans Times of India, le 6 juin 2009).

08:26 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : janaki hedstrom, inde, usa, adoption, origine | |  del.icio.us

07/01/2009

MAM. Retour vers ma mère de naissance au Surinam.

16:15 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : surinam, origine, voyage | |  del.icio.us