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07/02/2012

Ratés et fraudes à l'adoption. Quelles sanctions ?

En Belgique francophone, depuis le 1er septembre 2005, plus question d’adopter un enfant à l’étranger sans suivre, au préalable, des cours de préparation à l’adoption, et sans obtenir un jugement déclarant le demandeur « apte » à assumer le statut de candidat adoptant. Deux sésames indispensables, avant d’adresser une demande à un organisme agréé d’adoption ou à l’autorité centrale compétente, en Communauté française.


Pas d’autre possibilité : la « filière libre » n’existe plus. 

N'empêche que certains candidats à l'adoption contournent les nouvelles conditions qu'impose la loi.
En effet, selon Catherine Fonck: "Nous avons cependant constaté que dans la pratique, que certains candidats à l'adoption engage de bonne foi une procédure à l'étranger sans respecter les étapes de la procédure légale."

Sous prétexte de "régulariser" une dizaine de cas difficiles, il y a le risque de rétablir les “filières libres” d’adoption à l’étranger, et ce malgré les garde-fous. Quelles sont les sanctions prévues dans la nouvelle loi sur l'adoption ?

Source: Le Soir 7.02.2012.

28/11/2011

Grande-Bretagne. Retour sur les enlèvements d'enfants par les services sociaux britanniques.

Via le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfant de Bobigny "Le scandale des « enfants volés » de Grande Bretagne"

... ...

A en croire deux émissions « Transversales » diffusées sur la RTBF – l’une il y a un an, l’autre ce samedi 26 – il en irait tout autrement à quelques encablures de chez nous, en Grande Bretagne.

On sait que jusqu’à la fin des années 90, le dispositif anglais était très préoccupant. Un service social pouvait proprio motu retirer ses enfant à une famille. Un scandale à Manchester où une psychologie faisait en permanence le diagnostic d’enfant maltraités sexuellement, notamment sodomisés, au point d’avoir enlever plus d’une s d’enfants à leurs parents, avait conduit au Children’s Act qui introduisait un processus judicaire dans le retrait d’enfant. On pouvait penser que la Grande Bretagne était rentrée dans le rang.

A en croire le reportage de Florence Bellone, récompensée pour son premier reportage du Prix européen Lorenzo Natali attribué chaque année à des journalistes de presse écrite, de radio et de télévision engagés pour le développement, la démocratie et les droits de l’homme il n’en serait rien. Il y aurait même matière à forte interpellation d’un pays qui lui aussi se targue d’être la patrie des droits de l’homme.

Je n’ai pas vu le reportage, mais j’ai pu accéder à sa présentation part RTBF en visitant son site.

Je le reproduis volontiers pour inciter au débat et à une comparaison avec ce qui se passe en France. Je ne doute pas que des témoignages viendront confirmer, nuancer, infirmer, mettre en perspective.

En tous cas l’accusation est grave. Il faudra la tirer au clair dans les meilleurs délais. Qu’on en juge :

« En novembre 2010, la diffusion du reportage de Florence Bellone sur la problématique de l’adoption forcée en Grande-Bretagne avait suscité l’émoi. Les mots "adoption forcée" évoquent des scandales comme celui de "l'Arche de Zoé" dans lequel des Occidentaux embarquent des enfants étrangers sous prétexte de les extraire à leur misère, et sans vérifier s'ils sont vraiment abandonnés, pour les placer sur le marché de l'adoption internationale.

Mais le fait qu'un pays européen tel que le Royaume-Uni enlève sciemment les enfants de ses propres familles et les fasse adopter sans le consentement des parents de naissance demeure un phénomène peu connu, car les familles touchées n'ont pas le droit d'évoquer leur cas en dehors de la cour de justice familiale, encore moins d'en parler à un journaliste, sous peine d'emprisonnement.

Le Royaume-Uni a pourtant une histoire douteuse en matière de "protection de l'enfance" depuis le 19ème siècle. L'un des épisodes les plus dramatiques a duré 70 ans : les enfants volés aux familles pauvres étaient envoyés en Australie dans le cadre du programme d'état "Migrant Children" pour y créer "une bonne souche blanche" ! 40 ans après la fin du programme, au début de l'année 2010, Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg ont produit des excuses publiques à la Chambre des  Communes pour ce désastre historique.

La reconnaissance en elle-même de cet exil forcé, malgré plusieurs décennies de campagne par les familles de victimes, n'a pratiquement fait l'objet d'aucune couverture médiatique et ses responsables n'ont jamais été punis. Aujourd'hui, le "gagging order" (ordre de bâillonnement) protège l'état, non seulement de la liberté de la presse, mais aussi de la liberté d'expression. Les parents en sont venus à utiliser les médias alternatifs pour décrire leur calvaire et surtout, retrouver leurs enfants.

Ces dernières années, ce n'est plus la misère matérielle mais les accusations de maltraitance qui préludent au retrait des enfants par les services sociaux. Dans un premier temps, Florence Bellone a écouté les explications de députés désireux d'abolir l'adoption forcée, celles des associations de défense des familles et les témoignages de parents. Il lui est vite apparu que des parents réellement maltraitant ne passeraient pas 10 ou 15 ans à rechercher leurs enfants et à faire tous les tribunaux y compris la Cour Européenne de Justice pour obtenir leur retour… Et surtout, il y a ces milliers de femmes accusées de "future négligence" ou "futur dommage émotionnel" de leur enfant, dès les premiers jours de la grossesse… On leur enlève le nourrisson à la naissance et on leur enlèvera ainsi chaque nouveau bébé, sur la seule foi d'un psychiatre payé par les services sociaux. Leur crime : avoir été victime de violence domestique, soit par leurs parents, soit par leur partenaire, et très souvent par la famille d'accueil ou l'orphelinat ou elles-mêmes avaient été placées. Plusieurs centaines de ces mères, seules ou en couple, ont fui à l'étranger afin de pouvoir garder leur bébé.

Les histoires et dossiers légaux de ces familles lui ont fait connaître l'étendue et la variété des tactiques utilisées par les services sociaux pour piéger les parents. Par la suite, en devenant "MacKenzie friend" (soutien légal auxquels les parents ont droit lorsqu'ils n'ont plus d'avocat), Florence Bellone a pu assister à des audiences dans les tribunaux ainsi qu'aux interrogatoires des parents par les services sociaux. Très souvent, ce qui apparaît d'abord comme des fausses preuves ne sont que des affirmations non vérifiées à la Cour et acceptées par le juge comme faits incontournables. Il en est de même pour les "gardiens" légaux des enfants enlevés, qui représentent l'enfant à la Cour !

L’enquête continue…

Dans un second reportage – celui diffusé le 26 novembre 2011 - sur les « Enfants Volés », Florence Bellone ne donne plus la parole aux parents qui ont perdu leurs enfants mais aux enfants qui ont été eux-mêmes adoptés de force ou du moins, arrachés de force à leur famille. Certains sont aujourd’hui adultes, d'autres n'ont que 11 ou 13 ans. Un raid de la police pour prendre un nourrisson et un entretien d'une femme enceinte avec une assistante sociale donneront aussi une idée des situations cauchemardesques générées par "l'aide sociale à l'enfance". Enfin nous aborderons la question des enfants étrangers dont les familles, se trouvant sur le territoire Britannique, sont tombées dans le piège : Matilde, une fillette française de 11 ans enlevée avec sa petite sœur Louison en juin, a réussi à téléphoner à son père, fin août - trompant la surveillance de sa famille d'accueil - puis à nous-même. Elle raconte "leur vie comme en prison", et surtout demande de l'aide pour retrouver leur père et quitter l'Angleterre…

Shoking à coup sur !

La cour européenne des droits de l’homme CEDH est compétente à plus d’un titre, une fois épuisé les recours nationaux en l'espèce semble-t-il inexistants,  si l'on se réfère à la convention européenne des droits de l’homme:

- art. 3 : traitement inhumain ou dégradant... à l'égard des souffrances imposées aux enfants et à leurs parents;

- art. 5 : droit à la liberté : en l’espèce, des enfants sont enfermés, avec interdiction de communiquer;

- art. 6 : droit à un procès équitable. Ici, des procédures se déroulent en l'absence des intéressés. Les parents ne sont pas appelés dans la procédure d'adoption et ne sont pas tenus informés;

- art 8 : respect de la vie privée : on change le nom et le prénom des enfants adoptés); de la vie familiale (et pour cause....)

- art. 9 et 10 : libertés de conscience et d'expression : les "bagging order" interdisent de manifester son opposition et à quiconque, y compris la presse d'évoquer les cas de familles;

- art. 13 : droit à un recours effectif;

- art. 1er du Protocole n°4 : liberté d'aller et venir; les enfants sont empêchés de circuler;

La Cour européenne des droits de l’Homme a déjà eu l’occasion de se prononcer sur ces « adoptions », reconnaissant une violation des articles 6 et 8 (droit au procès équitable, droit au respect de la vie familiale : Affaire P., C. ET S. c. Royaume-Uni, 16/07/2002 (Requête no 56547/00).

Des avocats anglais ont décidé de soutenir les familles et de saisir la CEDH, mais un journaliste du Daily Telegraph a fait l'objet de poursuites parce qu'il avait diffusé une information, laquelle était susceptible de permettre de reconnaître une famille soumise au "bagging order"...

Le Comité des droits de l'enfant, instance plus politique que judiciaire, pourrait aussi être saisi.

Certains penseront à ce qui a pu se passer dans l’histoire française – comme des enfants « déportés » de métropole à la Réunion – ou tenteront des comparaisons avec le droit français sur la déchéance devenue retrait d’enfant qui peut porter sur les enfants nés, mais aussi à naître. Ayons encorei en mémoire le (récent) projet Morano consistant à rendre rapidement adoptables les enfants confiés à l'ASE par les juges des enfants .... pour résoudre le problèmpe posé par des demandes d'adoption supérieures en nombre aux enfants adoptables : 15 à 20 000 demandes pour 2 235 pupilles del'Etat (pour 150 000 en 1900) !

On peut réagir à ce qui se passe en Grande-Bretagne; on doit rester vigilents sur ce qui se joue ici..


Source : Droit des enfants - Analyser la société à travers le prisme des droits de l'enfant

16/11/2011

On n'adopte pas un enfant pour le sauver

on adopte pas un enfant pour le sauver.jpgUn colloque organisé samedi 19 novembre à Vincennes (94) par la Fédération Enfance et Familles d'adoption explore les liaisons dangereuses entre l'action humanitaire et l'adoption internationale. La Vie est partenaire et publie une enquête sur le sujet dans son numéro du 17 novembre.

 


 
Tsunami en Thaïlande, famine en Somalie, guerre au Darfour, séisme en Haïti... A chaque catastrophe, le même phénomène se produit : une hausse des demandes de renseignements sur l'adoption internationale. Dans l'esprit du grand public, adopter relèverait d'un élan du coeur face à un enfant souffrant et surtout orphelin. Or, entre la démarche humanitaire et le désir d'enfant en vue d'établir un lien de filiation, il existe une différence fondamentale que la Fédération  Enfance et Familles d'adoption a décidé d'éclaircir lors de son colloque annuel.

La Vie publie dans son numéro du 17 novembre une enquête de Corinne Soulay intitulée "Adoption et humanitaire, les liaisons dangereuses" avec une interview de Barbara Monestier, adoptée à 4 ans et demi par un couple français. Elle explique en quoi le mythe de l'acte humanitaire qui sous-tendait son adoption par ses parents a longtemps pesé sur sa construction.

Lors de ce colloque, Dominique Fonlupt, rédactrice en chef adjointe à La Vie, animera une table ronde sur "Les enfants vulnérables dans le monde" samedi 19 novembre de 11h à 12h30, au Centre culturel Pompidou, 142 rue de Fontenay à Vincennes. Cette table ronde sera en ligne à partir du 21 novembre sur www.lavie.fr

09/11/2011

Ce que l’Europe peut faire pour les enfants de régions ravagées par un désastre naturel et en situation de crise: les exemples d’Haïti et de l’Afghanistan

Conseil de l'Europe.jpgLes catastrophes naturelles et les crises politiques se produisent fréquemment dans le monde entier. Même s'ils ne sont pas toujours directement concernés, les Etats membres du Conseil de l'Europe devraient assumer leur responsabilité de fournir une aide humanitaire et de promouvoir la protection des droits humains, en particulier dans les cas où existent des interdépendances sociales, économiques et culturelles. Cette responsabilité entre plus particulièrement en jeu lorsqu'il s'agit d'enfants, dont les droits fondamentaux, l’intégrité physique et le développement sont particulièrement en danger dans des situations d'instabilité et qui devraient donc faire l'objet d'une attention spéciale dans toute politique nationale et internationale en la matière.

Les exemples d'Haïti et de l'Afghanistan montrent comment l'action européenne visant à aider les enfants au lendemain de situations de crise ou de catastrophes naturelles pourrait être améliorée. Au niveau législatif, les Etats membres devraient veiller à ce que leurs législations ne facilitent pas par inadvertance de nouvelles violations des droits humains, par exemple dans le cadre de procédures d'adoption internationale. Les Etats membres devraient également soutenir les réformes pertinentes dans les pays concernés et améliorer l'efficacité de l'aide humanitaire grâce à une action coordonnée respectant pleinement la culture locale. Les pays concernés devraient être soutenus dans la reconstruction de leurs structures de gouvernance, y compris des mécanismes de protection de l'enfance, ce qui nécessite souvent une aide internationale octroyée de manière fiable dans la durée.

... ...


Conclusions et recommandations

26. L’action future requise des Etats membres du Conseil de l’Europe concerne seulement dans une moindre mesure des activités législatives. Elle est surtout d’ordre politique et doit viser une plus forte
coordination internationale face à des catastrophes naturelles et des situations de crise politique. C’est seulement par des actions cohérentes et ciblées de la communauté internationale, qu’un soutien efficace peut être apporté aux enfants dans les situations de crise. Les exemples d’Haïti et de l’Afghanistan, et notamment les informations recueillies lors de l’audition d’experts et des missions entreprises par moi-même en tant que rapporteure, soutiennent cet argument.

27. Face aux situations de crise, les enfants sont confrontés à de nombreux dangers. Dans des pays comme Haïti, les lois et les mécanismes destinés à assurer leur protection pleine et entière manquent
souvent. Dans une telle situation, les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent d’abord intervenir d’urgence tout en appliquant leurs propres standards élevés en matière de démocratie et de droits de la
personne humaine dans le cadre de l’aide immédiate fournie. Ceci concerne, par exemple, les règles à respecter en matière d’adoption internationale, de transparence des flux financiers ou de surveillance des
actions du personnel humanitaire. A moyen terme, l’Europe a également la responsabilité d’apporter son soutien au renforcement de l’Etat de droit et de la législation dans les pays concernés.

28. Concernant des domaines particuliers, les Etats membres du Conseil de l’Europe peuvent également être appelés à renforcer leurs propres législation ou mécanismes légaux, par exemple dans le domaine des
adoptions internationales: à défaut de procédures sécurisées sur place, certains pays européens, comme l’Allemagne, l’Autriche ou la France, ont suspendu l’accueil d’enfants d’Haïti par la voie de l’adoption
internationale pendant un certain temps.

29. Les deux exemples, Haïti et Afghanistan, montrent encore une fois que les standards les plus élevés en matière de protection de l’enfance sont loin d’être respectés dans tous les pays. Il appartient aussi aux Etats membres du Conseil de l’Europe de les promouvoir partout où ils en ont la possibilité, tout en respectant le contexte social et culturel d’un pays donné.

30. De manière générale, la protection des enfants contre les menaces à leur intégrité (enlèvement, trafic, violences physiques et sexuelles, exploitation pour travail domestique, etc.) doit être une priorité de l’action nationale et internationale. Les besoins spécifiques des enfants et leur droit à une protection particulière ne doivent pas être «oubliés» dans la multitude d’autres problèmes à aborder en même temps mais être au contraire une constante permanente de chaque action humanitaire entreprise.

Rapporteure: Mme Françoise HOSTALIER, France, Groupe du Parti populaire européen


Doc. 12783 | 3 novembre 2011 | Rapport 1 | Commission des questions sociales, de la santé et de la famille | Conseil de L'Europe

 

08/01/2011

Québec. Les adoptions d'enfants haïtiens toujours suspendues

Le Soleil Quebec.jpgLes Québécois qui souhaitent adopter un enfant haïtien devront prendre leur mal en patience. Alors qu'aucune nouvelle inscription n'est permise depuis le tremblement de terre il y a un an, l'organisme Soleil des Nations mise plutôt sur le parrainage. En espérant que la situation se règle le plus vite possible.

Dans les semaines suivant le séisme, environ 200 enfants haïtiens sont arrivés en sol canadien. Mais il s'agissait de jeunes dont le dossier était très avancé. Ils avaient déjà été jumelés à une famille d'ici, et leur arrivée était imminente, séisme ou non.

Depuis, tout est suspendu. Et avant que les adoptions au Québec reprennent, il faudra que le Sénat haïtien entérine une nouvelle loi sur l'adoption. Une procédure qui peut paraître bien longue dans le contexte où le pays en pleines élections peine à restructurer son administration.

«Le projet de loi a été adopté par l'assemblée des députés, et on attend que ce le soit aussi par le Sénat haïtien. Quand l'ensemble des conditions seront réunies et que leur projet de loi sera adopté par le Sénat, le Québec sera prêt à poursuivre la collaboration», explique Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, dont relève le Secrétariat à l'adoption internationale.

Responsable des adoptions en Haïti pour l'organisme Soleil des Nations, basé à Trois-Rivières, Brigitte Bonneau comprend la situation. Mais elle connaît aussi les besoins dans les crèches. «On comprend que tout doit se faire dans le respect, qu'on doit s'assurer de la provenance des enfants pour les protéger, dit-elle. Mais à la veille du tremblement de terre, il y avait aussi des centaines de parents en attente.» Mme Bonneau reconnaît toutefois que le Québec «peut être fier» de la rapidité avec laquelle il a été chercher les petits Haïtiens fin janvier 2010. Dans certains pays, en France notamment, certains sont arrivés seulement avant les Fêtes, soit près d'un an après le séisme, explique celle qui assure que son organisme serait prêt à reprendre son boulot au plus vite. «Quand Haïti va donner son go, on va avoir des parents, indique Mme Bonneau. Si, demain matin, une crèche propose huit enfants, nous on a huit familles.»

Or, la réouverture des dossiers n'a pas grand chance d'être demain matin. Si aucune personne interrogée ne veut avancer de date, tous parlent en termes de mois, voire d'années. «Haïti n'est pas capable de mettre de date non plus», explique pour sa part Louise Quintin, attachée de presse de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, de qui relève le Secrétariat à l'adoption internationale.

Une note positive toutefois, elle indique que les élections en cours en Haïti ne devraient pas retarder l'adoption du projet de loi. «Une presque certitude est que nonobstant un changement de gouvernement, cette loi continuerait à suivre son cours.»

Solution parrainage

En attendant, Soleil des Nations mise sur un autre volet de sa mission : le parrainage dont la responsable est Julie Légaré, elle-même mère adoptive d'une petite Haïtienne . Pour 40 $ par mois, une personne d'ici peut parrainer un enfant de l'école Enfant-Jésus dans le village de Lamardelle.

Plus récemment aussi, la Fondation Enfant-Jésus a ouvert un refuge pour des adolescentes victimes du séisme et particulièrement vulnérables depuis.

«Les jeunes filles ont un toit où elles sont en sécurité. Elles ont aussi un support psychologique, des soins de santé, énumère Mme Bonneau. Elles ont aussi accès à une formation où elles peuvent apprendre un métier.»

On peut en savoir plus sur le programme de parrainage au www.soleildesnations.com/haiti.

 

Source: Le Soleil |08.01.2011

03/12/2010

Roumanie. La bataille des adoptions internationales atteint le sommet.

La Commission européenne a falsifié un rapport officiel, publié partiellement il y a un an, pendant la Conférence de Défis dans les Procédures d'Adoption en Europe, à Strasbourg du 30 novembre au 1 décembre 2009. Exclusivement pour Jurnalul National plusieurs experts ont apporté le témoignage de la pression mise sur leur travail par des hauts fonctionnaires de la Comission Européenne, afin d'arriver à la conclusion de la nécessité de l'établissement d'une "Agence Européenne de l'Adoption". L'enjeu de cette nouvelle agence : la création d'un "marché" pour des adoptions européennes par laquelle la Roumanie serait forcée de rouvrir les adoptions internationales.
Derrière cette décision, des groupes de pression pro-adoption de la France, d'Italie, d'Espagne et des États-Unis.

 

Battle of international adoptions reaches peak
The European Commission Forges Official Report


The European Commission has falsified an official report, released only partially exactly one year ago, during the Conference on Challenges in Adoption Procedures in Europe, in Strasbourg from 30 November to 1 December 2009.  Exclusively for Jurnalul National several experts testified about the pressure put on their work by high-rank European Commission officials, in order to get to the conclusion that there is a need for the establishment of a European Adoption Agency. The stake of the new agency: creating a "market" for European adoptions in which Romania would be forced to reopen international adoptions. Behind this decision are pro-adoption lobbies from France, Italy, Spain and the United States.


On December 1, in Strasbourg - France, the European Commission and the Council of Europe organized a conference on adoptions. Originally it was to take place behind closed doors, but it became public after Jurnalul National revealed the backstage games behind it and the attempt to invite only the adoption lobby, through the mediation of the Italian EC official Patrizia De Luca. Surprisingly, at the end of the conference the conclusion of a report were presented, which recommended the need for establishing a European Adoption Agency. The long awaited report did not become public and was kept secret at the conference in Strasbourg. It was not made public until spring 2010, after pressure from several non-governmental organizations. Even so, the details of the report were never made public. One of the aims of the report, which needed the consent and approval of all Member States of the EU, was to reopen international adoptions at European level and thus forcing Romania to repeal the law 274, which forbids the adoption of Romanian children by foreigners.


One year after the scandal of this conference, Jurnalul National has been able to reveal what is hidden behind the report but, much worse, to also reveal pressure from the European Commission on the Belgian law firm, which drafted the report, in order to falsify data. The study has cost 250,000 euros, European public money, and consisted of interviews with more than 500 experts, lawyers, social workers, adoptive parents and adopted children. The study focused on the state of play of adoptions in the 27 EU member states. The final conclusion of the report was that clearly there was an urgent need to establish the European Agency for Adoption.


In reality, however, this conclusion proved to be a factual lie, for which officials of the European Commission signed, under the pressure of lobby groups in several Western countries with direct interest in the reopening of international adoptions from Romania. The study and the report were prepared by the law firm DBB - Demolin - Brulard – Barthelemy in Brussels, an associate of the French law firm PDGB.


Here is the stupefying testimony of one of the experts who prepared the country studies and the European Commission's report. "We were asked to conduct a study and a report identifying the needs of children, social services, the needs of the adopters and solutions for each country in order to improve the adoption and care system. We developed a questionnaire for each EU country. Then we interviewed over 500 subjects. Most of them answered they want better social protection, support for adopted children, post adoption assistance for adoptive parents after adoption, and some country-specific problems. There was only one question on whether it is necessary to establish a European Agency for adoptions. Only a few lawyers, out of the 500 subjects considered the new agency as necessary. Finally, we presented the conclusions and the report to the European Commission. When they saw the results they went mad at us and refused to acknowledge the study and its recommendations. They said the study would only be accepted if we would follow their main recommendation of setting up a European Agency for Adoption. Or, in reality, only a few had said such an agency would be good. Our firm’s prestige was at stake. We have been forced in the end to accept this conclusion, although it is not the reality. However they added whatever they wanted. We have been put in a situation with no alternative, because our company has several contracts with the European Commission and other European institutions. We could also risk losing these as customers. If we did not do it, they would have gone to another company and get the result they were looking for. "If you don’t make the recommendation about the new agency, you do not get your money” - this was the message of the European Commission ", Jurnalul National was told, on condition of anonymity, by one of the experts directly involved in the realization of the research and the report.


Lying was necessary for the lobby groups and adoption agencies in order to establish the "adoption market." "European States would have a limit, for example of two years, in which the children can stay in care, after which they would become adoptable. First in their country, and after a period of time they get on the European list. If not adopted this second time, then the children are put on the international adoption list. Such a system would take away the responsibility of the Member States to provide care for children temporarily or permanently deprived of parental care (UN Convention Rights of the Child). A European Adoption Agency – as EU institution staffed by EU civil servants – would take all responsibility away from national Member states and would create a full fledged free market. Adoption agencies from all over the world would be competing to get the children. Member States will have less incentives to create appropriate care for children, or to place children back into their own families, invoking that having the children adopted will save a lot of money on child protection and social protection costs. It is important to realize that children in care, foster and residential, have families and mostly are in contact with them. Adoption changes identity and cuts permanently all family ties”, said European official Roelie Post, seconded to the NGO Against Child Trafficking. She says the number of children legally adopted internationally has declined. Since Romania's accession to EU, the number of children available for adoption decreased worldwide from 40,000 to 20,000 per year. A future European Adoptions Agency will also have the problem of legality, because the EU has no legal powers on the issue of international adoptions, which are directly regulated by protocols between the Member States, and work under national competence.


Roelie Post followed this phenomenon and she believes that the report was meant to be used in the EU Strategy on the Rights of the Child. Without success so far, the EU strategy on children's rights, announced since 2006, but not yet finalized. The initiative was called "the Frattini strategy”, then Vice President of the European Commission, and who concretized the fake report of the EC in 2010. Roelie Post wrote a book about the export of Romanian ‘orphans’ until the introduction of Law 273 and 274 of 2004 that stopped the business with adoptions from Romania.

The book and more information can be found at: http://www.romania-forexportonly.eu
http://againstchildtrafficking.org

 

Source: Jurnalul National | 3 décembre 2010


L'Europe veut plus d'adoptions.
La baisse de l'offre d'enfants pour ceux-qui-veulent-devenir-parents mène à une nouvelle politique européenne.
Via United Adoptees International.

 

 

ENQUÊTE POUR ABUS DE POUVOIR DE LA COMMISSION EUROPEENNE

 

Nine Kooiman.jpgSP-Tweede Kamerlid Nine Kooiman en SP-europarlementariër Dennis de Jong willen opheldering over het bericht dat de Europese Commissie over de hoofden van adoptiekinderen probeert meer macht naar zich toe te trekken. Een Roemeense kwaliteitskrant onthulde vandaag dat de Europese Commissie onderzoekers onder druk heeft gezet om te concluderen dat er behoefte bestaat aan een Europees Adoptie Agentschap terwijl het onderliggende onderzoek die conclusie niet staaft. Kooiman: 'We kennen allemaal de zucht naar meer middelen en meer macht van de Europese Commissie, maar dat de problemen rond adoptie daarvoor gebruikt worden, zou ik verschrikkelijk vinden. Juist adoptiekinderen verdienen extra bescherming en zorgvuldigheid.'

 

Adoptieschandalen in het verleden zijn voor Roemenië aanleiding geweest te stoppen met interlandelijke adopties. Nu zouden er pogingen worden ondernemen Roemenië te dwingen de grenzen voor adopties weer te openen. De geruchten over het tot stand brengen van een Europees adoptiebeleid zijn er al langer. Kooiman: 'Ik heb daar recent nog een aantal kritische vragen over gesteld maar die zijn nog niet beantwoord. Maar deze onthulling van vandaag gaat nog verder dan wat ik al vermoedde.'

 

De SP is er geen voorstander van interlandelijke adopties Europees te gaan stimuleren, omdat het uitgangspunt moet zijn dat kinderen zoveel mogelijk in hun oorspronkelijke omgeving op kunnen groeien. Adoptie uit het buitenland is bovendien een kwetsbaar proces. Kooiman: 'Als het waar is dat de Europese Commissie onderzoeksresultaten manipuleert hebben we een probleem. Niet alleen omdat het onacceptabel is dat onderzoeken worden aangepast zodat Europa meer macht naar zich toe kan trekken. Maar vooral omdat het hier gaat om kwetsbare kinderen. Het belang van het kind moet voorop staan, niet het belang van de Europese Commissie.'

 

Kooiman heeft schriftelijke vragen gesteld aan de staatssecretaris van Buitenlandse Zaken en de staatssecretaris van Justitie, die over adoptie gaat.

 

Bron : SP. Socialistische Partij. Nederland. 03-12-2010.

 

 

SP vraagt opheldering over mogelijk machtsmisbruik Europese Commissie inzake adoptiebeleid
Europa nu  3.12.2010

 

European Adoption Agency
De Wereld is van Iedereen, 4.12.2010

Beaucoup de documents dans "Comparative study on adoption procedures in the Member States of the European Union - 16/12/2009" pour finalement arriver à 1 seule conclusion : la possibilité d'une Agence européenne de l'adoption.
Tout les citoyens européens peuvent consulter les documents de cette étude comparative sur  "European Judicial Network in civil and commercial matters"
A la page 209 du rapport de synthèse : "Creation of a European adoption agency".

En novembre 2006, lors d'un colloque à Bruxelles organisé par l'Alliance des Libéraux et Démocratiques d'Europe, Mme Claire Gibault et Mr Jean-Marie Cavada (Députés européens) préconisaient déjà une "Agence Européenne de l'Adoption".

 

02/12/2010

Protection de l'enfance | Les adoptions forcées au Royaume-Uni. Un scandale que la Convention de La Haye ignore.

Abolish Forced Adoption.jpgLes services sociaux britanniques enlèvent des milliers d'enfants par an à leurs familles. Sans raisons apparentes, ces enfants sont remis à l'adoption. Des assistants sociaux qui n'ont "pas besoin d'avoir une raison, ils ont seulement besoin d'une excuse". 

Un article provenant de RTB-INFO | 27.11.10 - 12:25.



Un reportage « choc » de Florence Bellone, correspondante de la RTBF à Londres.
Source : Transversales, magazine de reportages de la RTBF | 27.11.2010.


Abolish Forced Adoption !!

Resist those social workers !! You Can Win!! 
Ian Josephs website  


Les S.S. n’ont pas disparu en 1945
Parfois on se dit que plus rien ne peut nous surprendre, qu’avec les nombreuses affaires qui émaillent la vie politique jour après jour, on a sans doute atteint un point culminant dans l’absurdité et que ça ne peut qu’aller mieux.
Puis, au détour d’un fil d’actualité, on tombe sur un titre d’article qui relève de la science-fiction, du surréalisme le plus flippant. Des mots invraisemblables qui incitent à vérifier la date, pour s’assurer qu’on n’est pas victime d’une très mauvaise plaisanterie du 1er avril.
Source: Ceci n'est pas un blog | Faskil | 27.11.2010


R e p è r e s

- Forced adoption: social workers' surreal investigation recalls 'satanic abuse' scandals
In one ongoing case, social workers are pursuing the most surreal inquiries, says Christopher Booker
The Telegraph | 14 Aug 2010


- Britain's forced adoptions: the hidden scandal we can't ignore
Our social workers normally hit the headlines when some Baby P-type horror story comes to light, showing how they failed to intervene when a child was so maltreated by its parents that it died.
The Telegraph |  07 Aug 2010


- Mother whose children were taken for adoption joins class action
More than 100 British families who say they have been treated unfairly by social services departments and the family courts are preparing to launch an unprecedented case at the International Criminal Court in The Hague, arguing that their human rights have been breached.
The Telegraph | 19 Jun 2010


- Royaume-Uni. Un enfant sur 15 ne réussit pas à créer des liens avec sa famille adoptive.
Le nombre d'enfants adoptés dont les nouvelles familles se décomposent ont doublé au cours des cinq dernières années, indiquent les nouveaux chiffres d'aujourd'hui.
Ils suggèrent que près d'un enfant sur 15 qui sont adoptés par les nouveaux parents ne parviennent pas à créer des liens avec leurs familles et finissent par retourner dans le système des soins et de placement.
a & a | Juillet 2009.


- Les services sociaux trop zélés agissent-ils sur ordres afin de rencontrer des quotas d'adoption ?
Are over-zealous social services acting on orders to meet adoption quotas?
Pauline Goodwin's daughter was taken into care before she'd even left hospital. She says she'll fight to get her baby back.
The Independent | 14 October 2007