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11/05/2011

Ces enfants volés par les autorités chinoises et placés pour adoption

chine-ces-enfants-voles-par-les-autorites-et-places-pour-adoption.jpg(De Pékin) Un magazine chinois révèle comment, dans la province du Hunan, dans le Sud de la Chine, les autorités « enlèvent des enfants » au nom de la mise en œuvre de la politique de l'enfant unique, et les placent dans des circuits internationaux d'adoption.

La fille de Yang Libing devrait aujourd'hui avoir sept ans. Mais ce travailleur migrant du compté de Longhui, dans la province du Hunan, ne l'a pas vue depuis 2005, date à laquelle les autorités de sa région l'ont enlevée, puis placée dans un orphelinat. Tout ça parce que les parents n'avaient pas pu payer l'amende de 6 000 yuans (640 euros) qu'ils devaient à l'Etat pour avoir enfreint la loi sur l'enfant unique.

A l'époque, Yang Libing et sa femme avaient laissé leur fille à leurs proches ; eux travaillaient dans une autre ville. Quand ils sont revenus, la petite Yang Libing avait disparu. Et le temps qu'ils retrouvent sa trace dans un orphelinat de la région, elle avait été adoptée par des parents américains.


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CHINE. Trafic d’enfants au Hunan


Des enfants ont fait l'objet d'un trafic dans une préfecture pauvre du Hunan où des fonctionnaires chargés du planning familial les enlevaient de force à leurs parents pour les placer dans un orphelinat. C'est ce qui ressort d'une enquête du très sérieux magazine économique Xinshiji Zhoukan, à la suite de recherches menées par des parents de ces enfants. Les faits se sont déroulés entre 2002 et 2005. Afin de faire pression sur leurs familles pour récolter des amendes, les fonctionnaires en charge du planning familial de la préfecture de Longhui, à Shaoyang, dans le Hunan, ont emmené de force près d'une vingtaine d'enfants. Contre la somme de 1000 yuans chacun [environ 100 euros], ils les ont placé à l'orphelinat de Shaoyang,  en leur donnant à tous le nom de famille "Shao". Une partie de ces enfants auraient été adoptés, dont certains aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. Les 3000 dollars américains payés par les familles adoptantes revenaient à l'orphelinat. L'affaire a pris place dans une préfecture très pauvre où la politique de l'enfant unique a été appliquée de manière très brutale au cours des années 80 et 90. Au passage, certains enfants "saisis" n'auraient même pas été des enfants nés "hors quota", souligne le magazine.

Courrier International | 11.05.2011

 


Suivi de l'article de Caixin sur le traffic d'enfants par les responsables de la planification familiale

Caixin Magazine, Beijing, has published another article about the family planning officials taking over-quota children with more details about the case of Yang Ling, whose father Yang Libing is still looking for her, showing fabricated and forged documents created by the family planning officials to justify taking the baby to the orphanage.

 

Août 2009,  Ina HUT, la directrice de l'organisme d'adoption "Wereldkinderen" au Pays-Bas démissionnait après des pressions du gouvernement néerlandais l'ordonnant de se tenir à l'écart des scandales d'adoptions en Chine.
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La Chine reste connue pour la brutalité sans pitié de sa politique anti-nataliste et de ses dérives, avec de nombreux cas recensés de destruction des habitations des familles ayant plus d’un enfant, de refus de réception de plaintes pour des cas similaires, de pression sur l’emploi, voire de stérilisations et d’avortements forcés. Pour avoir notamment dénoncé ces dernières pratiques dans sa province du Shandong, l'avocat Chen Guangcheng aura ainsi passé quatre années en prison, avant d’être à présent assigné à résidence.


15/02/2011

Internet est le meilleur moyen d’acheter un enfant en Chine

chineDepuis l’instauration de la politique de l’enfant unique en 1979, la vente d’enfants n’a cessé d’augmenter : aujourd’hui, internet est au cœur de ce marché.
Ce n’est pas un phénomène récent en Chine et des sursauts dans les médias rappellent le problème qui sévit aussi bien dans les campagnes que dans les grandes villes. Le vol, la vente et l’achat d’enfants est courant, et ce malgré un risque d’emprisonnement de 10 ans pour les trafiquants. Pourquoi ?


Parents en détresse

Certains couples achètent des enfants, souvent des garçons, pour assurer que la lignée ne se termine pas avec eux. Cela peut être des couples stériles qui sont désespérés de ne pas avoir un héritier. Seulement, passer par une agence peut prendre beaucoup de temps.

Par ailleurs, il arrive que des jeunes mères non mariées n’aient malheureusement pas les moyens d’élever leur bébé et même si elles souhaiteraient le garder, ce n’est souvent pas une option envisageable.

C’est pour cela que, sur le net, les propositions défilent, que ce soit des gens qui veulent un enfant ou d’autres qui cherchent une famille correcte pour que leur enfant soit élevé dans de meilleures conditions.

En allant sur le site internet Baidu Tieba, les annonces pour ‘donner’ son enfant sont très nombreuses. « Je ne suis pas mariée et je suis enceinte de 8 mois. Je ne sais pas si c’est une fille ou un garçon, mais j’aimerais que le bébé soit élevé par des intellectuels. Je ne souhaite recevoir que 10 000 yuan (1 110 euros) » explique une internaute, anonymement, ne laissant pour contact qu’une simple adresse de messagerie instantanée.

A contrario, une femme de 34 ans, qui cherche à adopter un enfant, explique anonymement au Global Times : « j’ai visité des orphelinats, mais les seuls enfants qui restaient étaient handicapés. Si je dois payer 20 000 yuan (soit 2 220 euros) à une agence, pourquoi ne pas payer 30 000 yuan (soit 3 330 euros) directement à une famille ? C’est l’enfant qui compte avant tout ! ».

La double action d’internet

Il est également possible d’obtenir des certificats de naissance avec les informations souhaitées. Les sites internet proposent un service après-vente pour une somme qui oscille entre 3 000 et 6 000 yuan (entre 330 et 660 euros) : date de naissance, nom des parents…, tout ce qui donnera une nouvelle identité à l’enfant.

Par ailleurs, la faible fiabilité d’internet permet aux trafiquants d’enfants de se faire passer pour des parents : ils volent ensuite des enfants qui correspondent aux attentes d’un couple qui attend d’adopter.

Le problème que rencontrent les parents qui souhaitent adopter par voie légale est le nombre de papiers requis pour la procédure : par exemple, des preuves de stérilité et des états de finances et souvent, une longue file d’attente une fois les papiers procurés.

Zhang Zhiwei, une consultante de l’association « Baby Come Home » qui aide à retrouver les enfants qui ont été kidnappés, explique qu’au-delà de la pauvreté et les faiblesses d’un planning familial, c’est l’absence de voies officielles et légales de transfert d’enfant qui mène aux problèmes liés au commerce sur internet.

Mais il faut souligner par ailleurs qu’internet peut jouer un rôle positif lorsqu’il s’agit de retrouver un enfant. C’est le cas pour Peng Gaofeng dont le fils avait disparu il y a trois ans. Nous l’avions d’ailleurs filmé dans ses recherches : retrouvez ici notre reportage.

Le père avait ouvert 13 blogs en mettant des photos de son fils. Il a fini par recevoir un message anonyme incluant une photo de son enfant. Il a retrouvé son fils avant-hier et c’est sans doute la première fois que ce genre de retrouvailles a lieu grâce au microblogging.


Source : Aujourdhui la Chine | 10.02.2011

09:57 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine | |  del.icio.us

08/02/2011

Espagne. Trafic de bébés, l’autre visage du franquisme

Ninos Robados Espagne.jpgL’Espagne a bien du mal à regarder en face son passé. Le ministère public espagnol a rejeté début février la demande d’une association qui demandait l’ouverture au niveau national d’une enquête sur le vol organisé à grande échelle d’enfants. Initié sous la dictature de Franco le sinistre trafic aurait perduré jusqu’à la fin des années 1980.

 

 

C’est tellement gros qu’on se demande naturellement dans un premier temps s’il ne s’agit pas d’un canular. Et pourtant non. L’association Anadir (association nationale des victimes d’adoptions illégales) appuie ses affirmations sur un décret datant de 1940, qui permettait au régime franquiste de placer les enfants sous sa garde si leur “éducation morale” était en danger.



Mediapart | La Mouette |  Henry Moreigne 7 février 2011

25/01/2011

Démantèlement d'un trafic de bébés bulgares en Grèce.

Des bébés bulgares proposés à l'adoption faisaient en réalité partie d'un trafic, qui vient d'être démantelé.

Les polices bulgare et grecque ont démantelé mardi un trafic de bébés bulgares en Grèce, a annoncé le ministre de l'Intérieur Tsvetan Tsvetanov à Sofia. Cinq personnes ont été arrêtées à Varna, dans l'est de la Bulgarie, et neuf en Grèce dans cette opération préparée depuis six mois par les autorités des deux pays, a-t-il précisé.

Le procureur régional de Varna, Vladimir Tchavdarov, cité par l'agence BTA, a indiqué que les arrestations avaient été effectuées dans la ville grecque de Lamia (sud-est), ainsi que dans trois villes de l'est de la Bulgarie - Varna, Bourgas et Yambol.

Les autorités ont constaté 14 cas où des femmes enceintes, notamment d'origine Rom, vendaient leurs enfants, a déclaré le procureur.

Enfants offerts à l'adoption

La police grecque a découvert un nouveau-né offert à l'adoption illégale lors d'une perquisition dans un logement de Bulgares à Lamia, a-t-il ajouté.

Les enfants étaient mis au monde dans un hôpital à Lamia pour être vendus dans cette même ville, ainsi qu'à Athènes, à Thessalonique (nord) et à Patra (sud-ouest).

«Le prix des bébés dépendait de leur sexe et de la couleur de leur peau», selon le procureur. Un garçon coûtait 25'000 euros aux parents adoptifs désirant contourner la procédure légale et une fille de 18'000 à 20'000 euros. Dans la plupart des cas les mères ne touchaient qu'une part minime de cette somme, a-t-il ajouté.

La Bulgarie a demandé l'extradition de six des personnes arrêtées en Grèce dont une avocate bulgare qui y travaillait, selon le procureur Tchavdarov.

Des cas de trafic de bébés, issus de familles roms bulgares plongées dans la misère, sont régulièrement révélés en Grèce.

En octobre la police bulgare avait démantelé dans la région de Sliven (est) un autre réseau de trafic de nouveaux-nés vers la Grèce. Six femmes enceintes de la région avaient été conduites en Grèce pour y donner naissance à leur bébé. L'enfant était alors reconnu par un père fictif grec pour court-circuiter la procédure d'adoption internationale.

Par ailleurs onze cas de trafic de bébés roms de la région de Pechtera (sud de la Bulgarie) avaient été dévoilés en 2005 en France.

 

Source: 20 Minutes.ch | 25.01.2011

 

- Trafic de bébés bulgares vers la Grèce:...

2009-10-22 14:17:00 La police a arrêté un couple de Bulgares soupçonnés d'avoir fait adopter illégalement en Grèce une dizaine de bébés bulgares, [...] [...] Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. 
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- Trafic d'enfants à adopter 
2006-11-10 10:05:00 Cinq Albanais ont été arrêtés jeudi à Ionnina, au nord-ouest de la Grèce, soupçonnés de participer à un réseau de trafic d'enfants, [...] (AFP) - Grèce : le business de l’adoption d’enfants En Grèce, beaucoup de parents ne [...] 
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- La vie en Bulgarie. Le trafic d’êtres humains. 
Il faut aussi noter que ce qui fait de la Grèce un pays privilégié pour ce type de délinquance est la loi en matière d’adoption y est extrêmement libérale. [...] Kréména Sirakova Source: Radio Bulgarie 
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- France. Trafic de bébés bulgares : procès de...
en région parisienne, de « provocation à l'abandon d'enfant » et de dissimulation de l'état civil des bébés. [...] Contraintes à se prostituer Les parents adoptifs, également tziganes, [...] mises au jour en Italie, au Portugal et en Grèce. 
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- Des bébés bulgares abandonnés à des familles...
Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. [...] avoir d'enfant et ont envie de contourner les procédures longues de l'adoption. [...] Il rétribue alors la jeune femme et retourne vivre ne Grèce avec [...] 
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06/01/2011

Les enfants volés du fascisme catholique espagnol

Parti de gauche Midi Pyrenees.jpgReportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne

Entre les années 40 et 50, plus de 30 000 bébés auraient été soustraits dès la naissance à leurs mères républicaines. L’objectif était de "rééduquer" ces enfants en les plaçant dans des orphelinats religieux ou en les confiant à des familles proches du régime franquiste.Espagne : reportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne.

Visionner la vidéo de la télé suisse tsr.ch

Le fascisme catholique espagnol pratiquait couramment le viol d’enfants

L’historien Ricard Vinyes chiffre à 21 000, rien que pour 1942 et 1943, les enfants enlevés de force à des mères républicaines par le régime franquiste avec la complicité active de l’église catholique.

Un document d’une institution religieuse, cité par Baltazar Garzon, chiffre à 30.960 au cours de la décennie 1944-1954 le nombre d’enfants de prisonnières politiques placés sous tutelle de l’Etat. Selon ce magistrat, c’est "un nombre indéterminé" d’enfants qui, de manière "systématique, préconçue et avec une volonté véritablement criminelle", auraient été soustraits à des familles "qui ne s’ajustaient pas au nouveau régime [franquiste]". Des milliers de femmes républicaines venues accoucher dans les hôpitaux ressortent sans bébés. ("La madre biológica entraba por un lado y la adoptiva salía con un bebé por otro"). Tous, sont déclarés morts nés. En fait, l’enfant, bien vivant, est placé sous la tutelle d’une famille proche du régime franquiste, pour être rééduqué. Ce sont les religieuses qui sont chargées de voler les enfants, elles utilisaient leur influence et l’autorité de l’Eglise pour faire taire les plaintes des mères. C’étaient elles aussi qui venaient annoncer « votre enfant est mort ».

Garzon relate cet épisode du début des années 40 basé sur le témoignage de espagne milicienne guerre civile espagnoleFélix Espejo, ancien mineur des Asturies : "Un jour, les mères [prisonnières] sortirent avec leurs enfants dans la cour [de la prison de Saturraran]. Les religieuses leur dirent que les enfants devaient rester à l’intérieur pour une révision médicale. Il y en avait une centaine. Lorsque les mères rentrèrent, ils n’étaient plus là. Concepcion [une prisonnière], qui n’avait pas d’enfant, fut impressionnée par les scènes de douleur et par les cris des mères qui réclamaient leurs petits. Ils les menacèrent en leur disant de se taire si elles voulaient rester en vie. Une femme d’Oviedo libérée peu après vit sa fille dans une maison de militaires, à Valence, mais on ne sait pas si elle a pu la récupérer ou non".

Cette politique d’enlèvements, pour rechristianiser les enfants de mères rouges, s’est ensuite, avec toujours la complicité des « bonnes sœurs » et de leur hiérarchie, transformée en véritable trafic d’enfants. « Ce qui commence comme une sorte de vengeance politique et de mise au pas de la société se transforme au fil des années en un vrai « commerce » qui aurait perduré y compris jusqu’au début des années 80 », explique Hector Rojo (revue Diagonal). Ainsi Isabel, mineure et enceinte, dans la très catholique Espagne de 1974, a dû obéir à ses parents : accouchement discret et un bébé qui disparaît, confié par les religieuses, sous une fausse identité, à une famille bien sous tous rapports.
[Enquête sur les vols d’enfants dans l’Espagne franquiste]
 
Cette église franquiste, loin de tout repentir, continue d’afficher son cléricalisme avec la même morgue, pour tenter de bloquer les lois qui lui déplaisent. Le soutien du Vatican ne lui a jamais fait défaut. La radio contrôlée par la Conférence épiscopale espagnole prend très systématiquement position contre le gouvernement de Zapatero, défend, sur un ton souvent très violent, des positions proches du PP. [Argentine-Espagne : une église pas très catholique]


L’Espagne prête à faire la lumière sur les enfants perdus du franquisme ?

Par Elodie Cuzin, Journaliste à Rue 89

Le célèbre juge Baltasar Garzon continue de mettre le doigt là où ça fait mal en Espagne.

Alors que sa hiérarchie l’a empêché de mener personnellement l’instruction sur les crimes du franquisme il y a près de deux mois, il vient de transmettre à sept tribunaux la responsabilité d’enquêter, ou non, sur plus de 30 000 enfants de républicains qui furent placés dans des centre pour être « rééduqués ». Une manière de tourner les projecteurs sur cette page noire pourtant peu connue des Espagnols.

Selon les informations réunies par le juge, 30 960 enfants, la plupart fils et filles de républicains exilés, incarcérés ou fusillés, auraient été envoyés dans des internats religieux entre 1944 et 1954. Certains médias espagnols avancent en outre que 12 042 autres avaient déjà été mis sous tutelle de l’Etat franquiste avant 1944. Un chiffre colossal. Et pourtant, nombre d’Espagnols connaissent souvent mieux le drame des « enfants perdus » d’Argentine que le leur.

Le professeur de sciences politiques à l’université Pompeu Fabra et ancien exilé, Viçens Navarro, écrivait ainsi dans les colonnes d’El Pais récemment :

« L’une des surprises au retour de mon long exil fut de constater que mes étudiants (jeunes, éveillés, curieux intellectuellement, épouvantés par les actes barbares commis par les dictatures chiliennes et argentines […]) ignoraient que toutes ces horreurs s’étaient produites également en Espagne sous la dictature franquiste, y compris le vol d’enfants aux mères républicaines assassinées par l’armée responsable du coup d’Etat. »

Des enlèvements auraient eu lieu en France

Dans les années 90, l’une des émissions les plus populaires de la télévision espagnole était une sorte de « Perdu de vue » ibérique. Des familles d’anciens enfants « disparus » étaient alors passées sur le plateau sans que cela ne perturbe outre mesure la soirée des téléspectateurs, se souvient, encore surpris, Emilio Silva, le président de l »Association pour la récupération de la mémoire historique.

« On présentait leur cas à côté des histoires du fiston qui n’a plus donné signe de vie après être parti à la plage et les neuf millions de téléspectateurs ne réagissaient pas différemment, comme si ce qui s’était passé pendant la guerre relevait du destin implacable, et non d’un délit. »

S’ils sont peu commentés en Espagne, les faits sont pourtant loin d’être secrets. Un documentaire, « Les Enfants perdus du franquisme », a été réalisé par Montse Armengou et Ricard Belis pour la télévision catalane mais sa diffusion est restée limitée.

Un artiste originaire d’Alicante et vivant aujourd’hui en France, Saülo Mercader, a lui écrit un livre en français, « Les Chants de l’ombre », dont on avait parlé en France au moment de sa publication, en 2000, mais qui n’a pas encore été traduit en castillan.

Enfin l’assemblée parlementaire duConseil de l’Europe a évoqué explicitement le sort de ces enfants entre 2005 et 2006 pendant l’élaboration de sa condamnation du franquisme, en ajoutant en outre que « des enfants réfugiés ont aussi été enlevés en France par le service extérieur de “rapatriement” du régime et placés ensuite dans des institutions d’Etat franquistes ».


Source : Parti de Gauche Midi-Pyrénées 06.01.2011

 

R e p è r e s

- Les enfants volés du franquisme réclament justice
Près de 300.000 enfants pourraient avoir fait l’objet d’adoptions frauduleuses depuis les années 1940 jusqu'aux années 1990. La justice espagnole commence à entendre les victimes de ce juteux marché.
myeurop.info | 06.01.2011

- The 30,000 lost children of the Franco years are set to be saved from oblivion
Pressure is growing to illuminate the fate decreed by the Spanish dictator to the families of his Republican enemies
The Independent | 2.1.2011

- Espagne. Niños robados. Enfants volés
Historiquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences:  il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent.  Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.
Greg sur a & a  | 21.12.2010

21/12/2010

Racket d'adoption découvert à New Delhi. Quatre arrestations.

Adoption racket unearthed in Delhi; four arrested.
Delhi Police today claimed to have blown the lid off an adoption racket in the capital with the arrest of four persons, including a doctor and two women, and rescue of an 11-day-old girl and an eight-month-old boy.


The gang allegedly used to prepare forged documents showing that the woman who bought the child was admitted to a hospital and delivered the baby. The women were running NGOs and allegedly indulging in selling infants to couples.

"The gang used to charge around Rs 1.8 lakh for a child out of which Rs 30,000 were given to the parents," Ashok Chand, Deputy Commissioner of Police (Crime), said.
Pawan Sharma (38), Ranjeeta Bhasin (48), Shobha Gupta and Dr Atul Kumar were arrested from various parts of the city after investigations following a tip-off.

The first to be arrested were Sharma and Bhasin from Shivaji Vihar when the former came to hand over an eight- month-old boy. Their interrogation led to Gupta while Kumar who allegedly helped forge some documents was also arrested.

"Sharma told us that two months ago, a man from West Bengal had given him the boy which he gave to Bhasin for finding a customer. He also told us that he procured an infant girl from East Delhi for Rs 30,000," Chand said.

Bhasin has been running two NGOs 'Nav Roshini Chetna Mahilla Samiti' and 'Nav Jyoti Anathalaya' in Raghubir Nagar from 1998. She told police that ten days ago she gave an infant girl to Gupta.

Gupta was apprehended from Dwarka. She was running an NGO 'Child Care' in Vashistha Park from 2004.

"She told us that she was introduced by one Anupama Lal to a young woman who wanted a child. Gupta told her that she could arrange her a girl for Rs 1.80 lakh.
"The reasons given for the demand of money was that it would be required for completion of legal formalities. The money was paid and Gupta gave the girl to the woman. The girl has been recovered," Chand said.

Gupta then took the woman to a medical centre in Prashant Vihar where Kumar got prepared certain "forged" documents, Chand said.

"Kumar was also contacted by Bhasin and Gupta for preparing false documents regarding the infant girl. He showed the lady as admitted in his medical centre on December 11 and discharged next day and that she delivered the girl," Chand said. Kumar was allegedly paid Rs 20,000 in this case.

Out of the Rs 1.80 lakh they get from the buyer, Sharma used to take Rs 25,000 while Bhasin's share was Rs 10,000, Gupta's Rs 75,000, Anupama Lal's (of Bal Vihar) Rs 20,000 and the doctor's Rs 20,000. Lal is yet to be apprehended.

Both the infants have been handed over to SOS Upvan Home in Safdarjung Enclave for their care.

The four arrested were produced before a court here which sent the doctor to 14 days judicial custody and other three to police remand till December 23 for further interrogation.


Source: Times of India. 20 décembre 2010.

09:53 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, adoption illégale | |  del.icio.us

02/12/2010

Protection de l'enfance | Les adoptions forcées au Royaume-Uni. Un scandale que la Convention de La Haye ignore.

Abolish Forced Adoption.jpgLes services sociaux britanniques enlèvent des milliers d'enfants par an à leurs familles. Sans raisons apparentes, ces enfants sont remis à l'adoption. Des assistants sociaux qui n'ont "pas besoin d'avoir une raison, ils ont seulement besoin d'une excuse". 

Un article provenant de RTB-INFO | 27.11.10 - 12:25.



Un reportage « choc » de Florence Bellone, correspondante de la RTBF à Londres.
Source : Transversales, magazine de reportages de la RTBF | 27.11.2010.


Abolish Forced Adoption !!

Resist those social workers !! You Can Win!! 
Ian Josephs website  


Les S.S. n’ont pas disparu en 1945
Parfois on se dit que plus rien ne peut nous surprendre, qu’avec les nombreuses affaires qui émaillent la vie politique jour après jour, on a sans doute atteint un point culminant dans l’absurdité et que ça ne peut qu’aller mieux.
Puis, au détour d’un fil d’actualité, on tombe sur un titre d’article qui relève de la science-fiction, du surréalisme le plus flippant. Des mots invraisemblables qui incitent à vérifier la date, pour s’assurer qu’on n’est pas victime d’une très mauvaise plaisanterie du 1er avril.
Source: Ceci n'est pas un blog | Faskil | 27.11.2010


R e p è r e s

- Forced adoption: social workers' surreal investigation recalls 'satanic abuse' scandals
In one ongoing case, social workers are pursuing the most surreal inquiries, says Christopher Booker
The Telegraph | 14 Aug 2010


- Britain's forced adoptions: the hidden scandal we can't ignore
Our social workers normally hit the headlines when some Baby P-type horror story comes to light, showing how they failed to intervene when a child was so maltreated by its parents that it died.
The Telegraph |  07 Aug 2010


- Mother whose children were taken for adoption joins class action
More than 100 British families who say they have been treated unfairly by social services departments and the family courts are preparing to launch an unprecedented case at the International Criminal Court in The Hague, arguing that their human rights have been breached.
The Telegraph | 19 Jun 2010


- Royaume-Uni. Un enfant sur 15 ne réussit pas à créer des liens avec sa famille adoptive.
Le nombre d'enfants adoptés dont les nouvelles familles se décomposent ont doublé au cours des cinq dernières années, indiquent les nouveaux chiffres d'aujourd'hui.
Ils suggèrent que près d'un enfant sur 15 qui sont adoptés par les nouveaux parents ne parviennent pas à créer des liens avec leurs familles et finissent par retourner dans le système des soins et de placement.
a & a | Juillet 2009.


- Les services sociaux trop zélés agissent-ils sur ordres afin de rencontrer des quotas d'adoption ?
Are over-zealous social services acting on orders to meet adoption quotas?
Pauline Goodwin's daughter was taken into care before she'd even left hospital. She says she'll fight to get her baby back.
The Independent | 14 October 2007