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22/10/2010

Affaire de l’arche de Zoé. « Certains enfants ont pu perdre leur sécurité affective », dit Sandrine Dekens, ethnopsychologue.

ZOE-CADY.jpgPour les enfants enlevés, ce n’est pas le retour dans leur famille qui pose problème mais le fort sentiment d’abandon qu’ils ont dû éprouver.

Quelles répercussions ont pu avoir l’affaire de l’arche de Zoé sur les enfants ?

Il est difficile de faire de la psychologie clinique sans avoir vu ces enfants et avec le peu d’informations dont on dispose. Mais il est probable qu’ils aient éprouvé un fort sentiment d’abandon. Ils vivaient dans leur famille et se sont retrouvés confiés à des étrangers très étranges, car blancs (il est possible que certains n’en aient jamais côtoyé). 

Arrachés de leur milieu affectif habituel, dans un milieu inconnu, avec des inconnus. Il est probable qu’ils n’aient par ailleurs rien compris de ce qui leur arrivait. Car les familles africaines n’expliquent pas toujours aux enfants ce qu’ils vivent avec des mots. Et ils se sont retrouvés avec des adultes dont ils ne comprenaient pas la langue, qui ne leur ont sans doute pas expliqué grand-chose, voire leur ont menti.

Quels ont pu être les effets de cet « abandon » ?

Plus l’enfant est petit, plus il risque d’être dans le non-sens total, et plus la séparation peut avoir des répercussions sur son développement. Le bébé est juste centré sur la perte : il va essayer de retrouver une figure d’attachement stable et déprimer s’il n’en trouve pas une rapidement. 

Plus l’enfant est grand, plus il va essayer de se raconter une histoire sur ce qui lui arrive pour lui donner du sens. Si la séparation n’a pas été trop longue, on peut imaginer que certains ont dû attendre qu’une mère, une tante, une voisine vienne les chercher.

Les personnes qui s’occupaient de ces enfants n’étaient pas nécessairement leur « mère »…

Au Soudan et au Tchad, ce qu’on appelle chez nous « la mère » n’existe pas : il n’y a pas de figure unique qui aurait à la fois accouché de cet enfant et serait sa figure de référence. Les fonctions maternelles peuvent être réparties sur plusieurs personnes. Les enfants peuvent avoir une mère du ventre, une mère de lait, une mère d’éducation, une petite mère de la journée. 

C’est donc un argument ethnocentré de légitimer la rupture du lien en disant « ce n’était pas vraiment sa mère ». Et il est erroné de penser que si l’enfant n’avait plus sa mère biologique ou ne vivait pas avec elle, la rupture serait moins grave. Ce n’est en tout cas pas cela qui doit motiver le recours à une adoption internationale, même légale.

Il existe d’ailleurs peu de pays d’Afrique qui acceptent qu’on adopte leurs enfants, même de façon « légale »…

Ces pays veulent prendre en charge leurs enfants eux-mêmes et qu’on leur en donne les moyens. Si les familles ont du mal à les nourrir, elles ne vont absolument pas demander qu’on leur retire leurs enfants. Elles vont chercher un lieu où on délivre des soins, de la nourriture, des médicaments. 

C’est là qu’il y a eu un marché de dupes, qui consiste à présenter l’adoption comme un moyen de secourir les populations pauvres en les soulageant de leurs enfants ! Les enfants plus grands ont pu être dupés eux aussi, si on leur a fait miroiter qu’on allait les « sauver », ou que l’adoption allait leur permettre de manger, d’aller à l’école, de se construire une nouvelle vie… qui sont en réalité des enjeux de migration et non de filiation. 

L’adoption, même faite dans un cadre légal, n’est pas une opération de « sauvetage », ni un geste humanitaire, ni une migration. C’est l’établissement d’une filiation. Or ces enfants-là ne semblent pas avoir été en attente de parents.

Comment ont-ils pu vivre ensuite le retour dans leur famille ?

Ce n’est pas le retour qui pose problème, mais la séparation, le sentiment d’abandon et les perturbations qu’ils entraînent : certains enfants ont pu perdre leur sécurité affective, peuvent ne plus supporter des séparations ultérieures, avoir des problèmes de sommeil, beaucoup pleurer, être considérés comme « difficiles ». 

Les familles n’ont ainsi pas forcément retrouvé l’enfant qu’elles ont laissé. De leur côté, ces familles ont pu éprouver un fort sentiment de culpabilité. Certaines ont pu être considérées comme des victimes par leur communauté, mais d’autres être rendues responsables d’avoir abandonné leur enfant et considérées comme de « mauvais parents ». 

 

Source: La Croix. 22/10/2010

 

- Les enfants oubliés de l’Arche de Zoé

Trois ans après la révélation de l’affaire, que sont devenues les victimes ? Le 25 octobre 2007, plusieurs membres de l’Arche de Zoé étaient arrêtés au moment d’embarquer 103 enfants tchadiens vers la France. Notre reporter a retrouvé quelques-unes de ces victimes, à la frontière soudanaise.

Le dossier complet sur le devenir de ces enfants sur Osi Bouaké

 

18:07 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : arche de zoé, tchad, france, sandrine dekens | |  del.icio.us

15/09/2010

Une enquête exclusive révèle comment des fonctionnaires du Département d'État (USA) ont découvert la corruption systémique dans le système d'adoption vietnamien - et comment ils ont lutté pour faire quelque chose.

Anatomy of an Adoption Crisis - By E_J_ GRAFF icles_2010_09_07_anatomy_of_an_adoption_crisis_page=full.jpgAnatomy of an Adoption Crisis.


An exclusive investigation uncovers how State Department officials uncovered systemic corruption in the Vietnamese adoption system -- and how they struggled to do something about it.


It seemed like a nightmare right out of Kafka. In late 2007 and early 2008, Americans with their adopted babies in arms, or pictures of babies to come, were being stonewalled by faceless U.S. bureaucrats. The U.S. government refused to issue visas that would allow those babies to come home from Vietnam -- and wouldn't explain why.

Thirteen families, supported by dozens of other parents-to-be, desperately did what they could to attract publicity, calling in the New York Times, ABC News, and members of Congress. They launched campaigns on the web, sent petitions to friends and neighbors, and barraged the relevant offices with pleas for help. And still, for months, the State Department and U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS) refused to issue their babies the requisite visas -- for reasons that seemed irrelevant. One couple from Queens, New York, said they were told that the baby they had legally adopted in Vietnam would not be able to come home with them for what they called a "bewilderingly minute point": A Tam Ky Orphanage guard in Vietnam's Quang Nam province had failed to note the child's arrival in his logbook.

But inside their fog of secrecy, the faceless bureaucrats were also agonizing about the well-being of the children and their families. Based on hundreds of pages of documents received via Freedom of Information Act requests, this article gives a never-before-seen glimpse at how the State Department discovered what it believed to be a gray market in "adoptable" babies and debated what to do about it, trying each of its inadequate tools in turn.

According to these internal documents, the State Department was confident it had discovered systemic nationwide corruption in Vietnam -- a network of adoption agency representatives, village officials, orphanage directors, nurses, hospital administrators, police officers, and government officials who were profiting by paying for, defrauding, coercing, or even simply stealing Vietnamese children from their families to sell them to unsuspecting Americans. And yet, as these documents reveal, U.S. officials in Hanoi did not have the right tools to shut down the infant peddlers while allowing the truly needed adoptions to continue. Understanding how little the State Department and USCIS could do, despite how hard they tried, helps reveal what these U.S. government agencies need to respond more effectively in the current adoption hot spots, Nepal and Ethiopia -- and in whatever country might be struck by adoption profiteering next.


Read more

 

- Adoption agencies considered U.S. Embassy too active in fighting corruption in Vietnam


This week, E.J. Graff published a long article called Anatomy of an Adoption Crises, in which she describes the shut down of adoptions from Vietnam in 2008. The article is based upon the release of several government documents obtained through the Freedom of Information Act. I am not going to rehash the story as told by E.J. Graff, instead I'd like to focus on the players in this drama.

The first released documents is dated July 2007 and details several visits made by members of the US. Embassy in Hanoi, to several orphanages in Vietnam. Unfortunately the document doesn't provide any detail into the findings of the investigations, since most of it is redacted in accordance with the Privacy Act of 1974.

Source : Pound Pup Legacy.

 

- Vietnam. Rapport d'évaluation du SSI sur l'adoption internationale et domestique.

Une évaluation a été effectuée par Hervé Boéchat, Nigel Cantwell et Mia Dambach du Service Social International (SSI).  Novembre 2009.

14/09/2010

Adoption : Une vente d’enfants mis au jour par Enquête en direct sur Radio One (Maurice)

adoption-une-vente-d-enfants-mis-au-jour-par-enquete-en-direct-sur-radio-one-mu.jpgUne sordide histoire de vente d’enfants a été mise au jour par Radio One, quand une mère a d’abord proposé d’offrir son bébé en adoption. Avant de réclamer Rs 350 000 d’un couple intéressé à prendre l’enfant en charge.

 

Les faits remontent dans cette affaire à la semaine dernière. Une jeune femme et sa mère se présentent ce jour-là à Radio One avec un bébé de sexe masculin, après avoir entendu une émission lors de laquelle une Française faisait état de son intention d’adopter un enfant. La femme explique à Valérie Lemaire, journaliste à Radio One, qu’étant déjà maman de trois autres enfants qu’elle a du mal à élever convenablement, elle cherche à faire adopter son dernier né, qui a un mois.
Apprenant cette histoire, une jeune femme, prénommée Audrey, manifeste son intérêt pour cet enfant. Son mari et elle, couple sans enfant, essaie depuis quelque temps déjà à trouver un bébé susceptible d’être adopté. Le couple prend contact avec la maman et consulte un avoué pour que soient rédigés les documents légaux nécessaires.

Dès jeudi, une fois les contacts établis avec la mère biologique, celle-ci se dit enchantée de leur intérêt pour l’enfant, et qu’il pourrait avoir «enn bon lavenir». L’enfant se retrouve donc chez Audrey à partir de jeudi dernier, mais samedi dernier, la mère se présente chez le couple pour annoncer qu’elle doit aller voir un médecin. La grand-mère, elle, reprend possession du bébé.

Le couple découvre alors l’aspect mercantile de cette affaire. La grand-mère insiste pour que le couple débourse Rs 350 000. Selon ce qu’a appris Valérie Lemaire, d’autres parents se seraient adonnés à ce trafic d’enfants. Un bébé de sexe féminin coûterait dans les Rs 300 000.

Estimant que cela équivaut ni plus ni moins à un trafic d’enfant, le couple décide d’alerter la Child Development Unit (CDU) et d’aller consigner une déposition au poste de police de Quartier-Militaire. La CDU décide d’intervenir sur le champ dans l’intérêt du bébé.

Selon Wendy Rose, coordinatrice à la CDU, cette agence est intervenue à partir des témoignages du couple et a soustrait le bébé à la garde de sa mère. Désormais, le couple désireux d’adopter l’enfant va s’engager dans des démarches auprès des autorités.

Ce mardi 14 septembre, lors de l’émission Enquête en direct, Audrey explique à Finlay Salesse qu’elle voudrait offrir une famille accueillante à un bébé. Elle ajoute que selon ses médecins, il lui sera très difficile d’avoir un bébé alors qu’elle éprouve un «besoin viscéral» d’accueillir un bébé dans son foyer.

Elle explique ensuite comment la voie vers l’adoption est compliquée. A l’Adoption Council, raconte-t-elle, on lui explique que les enfants ne sont pas adoptables et que le seul moyen de trouver un enfant à être adopté, il lui faut faire le tour des crèches. Cela n’aboutit à rien et on lui conseille de s’adresser directement à des parents désireux de faire adopter leur enfant.
Dans un enregistrement diffusé sur Radio One, on peut entendre la mère expliquer à Valérie Lemaire qu’il lui faut vendre son enfant pour sauver sa maison. «Si mo pa vann li, lakaz-la pou sezi».Elle ajoute : «Donn larzan, lerla nou al fer papier kot avoué. Rs 350 000 pa ser pou enn zanfan». «Si nou pa gagn ou, nou pou gagn enn lot», ajoute-t-elle, insistant pour que l’argent lui soit remis le lundi 13 septembre.


Source : lexpress.mu, 14 septembre 2010

10:17 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maurice, trafic d'enfants | |  del.icio.us

02/09/2010

Trafic de bébé démantelé en Pologne.

Pologne trafic bebe.jpgUn homme a été arrêté par la police dans la région de Wielkopolska (ouest de la Pologne). Il  servait d'intermédiaire entre des femmes qui ne désiraient pas leurs bébés avec des femmes dans l'impossibilité de concevoir.

 

L'homme effectuait ses recherche sur internet, recherchait des femmes puis effectuait la transaction.  Il a offert entre 7.500  et plus de 17 000 euros aux femmes enceintes et prenait une large commission a déclaré Andrzej Borowiak de la police dans l'ouest de Poznan. L'homme est soupçonné d'avoir réalisé au moins douze "transactions de bébé" il risque jusqu'à cinq ans de prison.

 

Le trafic de bébé est assez fréquent en Pologne, il existe de nombreux site internet qui proposent cette pratique illégalea indiqué Beata Dolegowska qui es a la tête de la Fondation de l'adoption de bébé. Elle ajoute qu'il est difficile d'assembler des preuves suffisantes et que ces cas ne vont que très rarement devant les tribunaux:


«Souvent, les parents biologiques n'ont pas d'argent ou ne peuvent pas offrir de conditions satisfaisantes pour l'éducation d'un enfant», nous dit Beata Dolegowska. "D'autre part, généralement les gens préfèrent adopter un bébé, pas un enfant, et il n'y a pas beaucoup de bébés prêts pour l'adoption en Pologne, ce qui porte sur la conjoncture pour le trafic de bébés."

 

Source: Varso-vie.

09/07/2010

Kind en Toekomst : une agence néerlandaise d'adoptions impliquée dans un trafic au Malawi?

Logo-UAI-News.jpg

MALAWI - Dutch Agency involved in Trafficking ?
Orphanage sells Malawian children to Dutch Agency


Kondanani Orphanage at Bvumbwe in Thyolo district is in partnership with Kind end Toekomst-a Dutch licensed adoption agency which systematically violates Malawian law and the Dutch Ministry of Justice and “buys” orphans from Malawi.

 

Kind en Toekomst (Foundation Child and Future) officially started an adoption programme from Malawi in 2006 through the partnership with Kondanani Orphanage which is under a Dutch lady Annie Chikhwaza.

 

Eye of the Child, a local Non Governmental Organization, says Malawi Laws rule that adopters must reside 18 months in Malawi before the adoption.

 

But that is not the case with the Dutch agency which buys children from Kondanani Orphanage.

 

“In March 2007 Kind en Toekomst started cooperating with the Malawian children home Kondanani which is led by the Dutch Annie Chikwaza (married to a Malawian). According to Kind en Toekomst, Dutch adopters will only need to stay five weeks in Malawi,” reads update report accessed from one of the websites used by Chikhwaza and her Dutch partners.

 

Chikhwaza confirms the partnership in her Dutch communication on 29-08-2007 at 21.45 pm which was translated into English.

 

It reads, “…shared with you in my last newsletter that we had entered into an agreement with a Dutch Adoption Organisation. The first parents are here at present and staying with us on the property in one of the houses. They are adopting a set of twins.”

 

According to EO TV program a Dutch couple Jan en Esther Ekkel-Vorstenbosch adopted a two year old Malawian boy within 36 hours of their arrival in Malawi on 15 November 2008.

 

“36 hours after arriving in Malawi they already have a court appointment and the adoption is finalized. They have to stay some weeks in Malawi, guest house Kondanani, to wait for the visa to be provided by the Dutch Embassy in Zambia

.

“They meet the grandmother of the child. Her daughter died and she hadno money to pay for milk powder. Only one of the adoptive parents is allowed to meet the grandmother and the child is not allowed to come. The programme does not make clear if the grandmother knows the childis leaving the country,” reads the site.

 

Chikhwaza further boasts, “ Several Dutch couples have changed their adoption country to Malawi now. Some are keeping blogs.

 

On this blog, it is announced that the first Dutch couple got a child proposed in April/May of “this year”.

 

Another blog, Malawiaantje, Kind en Toekomost says after a very quick procedure, for African principles, the first Dutch couple comes back on 26 August. Everything went well.

 

Kondanani Orphanage is where pop diva Madonna also adopted a child-Mercy James.

 

According to Dutch newspaper Trouw dated 27 June 2007, Kind en Toekomst pays between 12 000 and 25 000 euros for an adoption.

 

The paper adds that Agency Wereldkinderen (Children of the World) that intermediated in 2005 for 475 children from 15 different countries and one of the largest agencies, calculates between 12 000 to 30 000 euros depending, inter alia, of the country, with or without travel and adoption of one child or three.

 

The paper adds that for the adoption of a child from Brazil nearly 11 000 euros and the legal fees are 1 810 euros, the country fee is 3 695 euros, the agency costs is 4 410 euros while other expenses are budgeted at about 1 000.

 

The Children Adoption Act section 3 (5) reads, “an adoption order shall not be made in favour of any applicant who is not a resident in Malawi or in respect of any infant who so resident.”

 

The Law Commission in its 2001 Review concluded that inter country Adoptions are prohibited in Malawi.

 

According to US Department of State, “adoptive parents must be resident in Malawi" to adopt according their communication earlier.

 


Source: Malawi news | NyasaTimes breaking online news source from Malawi | 6 juillet 2010

06/05/2010

USA. Le côté sombre des adoptions chinoises.

la face sombre des adoptions chinoises.jpgWhen Americans adopt babies from China, most assume they've been abandoned. But a scandal in 2005, in which 6 orphanages were found to be buying babies, threw that in doubt. Scott Tong reports that baby selling may be more widespread.

 

KAI RYSSDAL: A key Russian politician said this week there's been no formal ban on U.S adoption of Russian children. There is, though, a new agreement being worked out between the two sides. Last month, a Tennessee woman sent her Russian-born son back to Moscow unaccompanied.

Russia is the number three source of international adoptions for American parents. China has been at the top of that list for years. Beijing is generally assumed to run a clean program -- orphanages that are above board and children who've actually been abandoned. But a scandal five years ago shook a lot of that confidence. Six orphanages were found to have been buying babies who were then adopted by families from other countries. One of the convicted middlemen in that case is now out of jail. He and his mother spoke to our China correspondent, Marketplace's Scott Tong.

SCOTT TONG: As Chen Zhijing tells it, her family stumbled into the baby-selling business.

In the late '90s, she worked at an orphanage in Hunan province, and every so often, she would find a baby abandoned on a street corner, or at a bus stop and bring it to the orphanage.

Chen would get maybe a dollar to cover her travel costs. But then, around the year 2000...


CHEN ZHIJING: The orphanage asked for more babies. It started paying $120 dollars each. Then $250. Then $500 by 2005.

At that time, China's international adoption program was booming. In 2005, the government decided to approve more adoption requests than ever before. Nearly 8,000 hopeful families came from the U.S. alone that year. For each baby, an orphanage gets $3,000 from the adopting parents. That's Chinese policy.

Chen Zhijing's son, Duan Yueneng, says all that foreign money created a lucrative baby market.

 

DUAN YUENENG: We sold babies to orphanages. Others did, too. They bought them because foreigners wanted them, and then made big profits when the babies were adopted.

To meet the demand, Duan says he enlisted his wife and sisters to locate more babies. They started buying infants from a supplier in Guangdong province 600 miles away. They say this woman systematically collected unwanted babies from local hospitals.

The babies were then transported by train to Hunan. But it all ended in late 2005, when Duan and his family were arrested and convicted on charges of trafficking 85 infants. Duan got five years in jail. He's just out. His wife got eight years, his sister 15.

Duan shows us court papers, documenting his baby trade: receipts, bank transfers, orphanage logs. They're consistent with his claim that his family sold far more than 85 infants; he reckons he trafficked 1,000 or more. Duan says the orphanages falsified foreign adoption papers for each of the trafficked babies.

In China, every orphan has a file -- listing where it was found, when, and by whom. Duan says in many cases the babies were not found locally, as the adoption papers say. They were bought from far away. The documents we saw indicate at least one went to American parents.


YUENENG: Sometimes the orphanages listed my sister as the finder, or they just put down a fake name. For Americans who adopted babies, let me put it this way: When were the kids really born? Who really found them?

Duan makes no apology for selling babies. The money, he says, encouraged him to deliver kids to orphanages, and to a better life.

Brian Stuy rejects that argument. His company, Research China, investigates Chinese orphans and their history. Stuy says the money orphanages get paid for each adoption invites corruption. Three grand in China, he says, has the buying power equivalent to $40,000 in the States.

 

BRIAN STUY: There's the potential for tremendous dark side activity. People kidnapping kids to bring them to the orphanages. People having babies simply to give them to the orphanages. If the international adoption program was not there, these children probably would not have ended up in the orphanage to begin with.

Stuy says baby selling is systemic in China, and he says it's still happening today. He just investigated 20 kids from one orphanage, and he says in more than half the cases...

 

STUY: The information as it relates to their finding was fabricated. Everything about the origin of the child was fiction.

We got one orphanage director on the phone. She told us she's willing to pay $150 for a healthy baby girl. Chinese media report at least 88 baby trafficking convictions since the Hunan trial. But many parents and social workers in the U.S. say that trial was an aberration in China's otherwise clean program.

 

Chuck Johnson represents adoption agencies at the National Council for Adoption in Washington.


CHUCK JOHNSON: China is considered one of the premier inter-country adoption programs. They have a very strong system of laws and an extremely involved, authoritative central authority.

Johnson says China's adoption ministry -- the CCAA -- investigated the Hunan scandal, and according to its findings...

 

JOHNSON: None of the children were adopted by American families.
That seems to conflict with the court documents we saw, which indicate that at least one was. Johnson's response...


JOHNSON: I'm not going to comment on that because I have not seen the documents. And also, we've had to rely on the investigation completed by the CCAA.

So we tried to contact the CCAA on this. It didn't respond.

American Cathy Sue Smith in Shanghai sometimes wonders where her adopted daughter was really born. She discovered through DNA matching that her 8-year-old Janna Mae has a biological sister. And here's the thing: the blood sisters were adopted from different provinces, Hunan and Guangdong. The exact route used by the Duan family trafficking network.


CATHY SUE SMITH: It adds to the whole possibility of trafficking.

Smith knows her daughter is not the child court documents show as having been trafficked by Duan. That girl went to another American family. But Smith says she's not surprised by these goings on. She's been in China nine years. Long enough, she says, to know rules get bent.

In Hunan, central China, I'm Scott Tong for Marketplace.


RYSSDAL: Scott's assistant Cecilia Chen helped report that story.


Via : Pound Pup Legacy.

10:47 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, chine | |  del.icio.us

26/03/2010

L’Ethiopie retire les autorisations de neuf organisations caritatives

logo Afrique Avenir.jpg

 

L’Ethiopie a révoqué les licences de neuf orphelinats qu’elle accuse d’être mêlés dans des activités ‘illégales’ de violations des droits de l’enfant, a appris APA mercredi à Addis-​Abeba, la capitale.
Ces neuf organisations de bienfaisance travaillent de puis quelques années à l’adoption d’enfants par des familles en Europe et en Amérique.



Mais le bureau qui est en charge de l’enregistrement des organisations caritatives au ministère éthiopien de la Justice a refusé de fournir des détails sur les activités ‘illégales’ dans les quelles ces organisations seraient impliquées, et qui porteraient sur des violations des droits des enfants.


Le trafic d’enfants est très répandu en Ethiopie, où chaque année, un grand nombre d’enfants serait adopté illégalement.


La décision d’annuler les licences des neuf œuvres de bien faisance a été prise, alors qu’au même moment, le gouvernement procédait au renouvellement de l’enregistrement des organisations de charité et d’autres ONG présentes en Ethiopie.


Source: Afrique Avenir | 25 mars 2010.


Trafic d’enfants éthiopiens : la main qui anime le berceau brisé

Trafic d enfants ethiopiens la main qui anime le berceau brisee.jpgL’Ethiopie est le lieu d’un scandaleux trafic d’enfants, note Alemayehu G. Mariam. Une pratique dans laquelle les agences et les autorités éthiopiennes conspirent afin de rassembler des enfants autochtones destinés à l’adoption à l’étranger. Les conditions dans lesquelles ces enfants sont «récoltés» en masse et soumis à la marchandisation font qu’ils sont des millions à travers le monde à pleurer d’avoir été arrachés à leurs familles et à leur pays, dénonce Mariam.

Source: Pambazuka News

 

 

Ethiopia: The Hand That Rocks the Broken Cradle, Part II

When I wrote Part I of "The Hand That Rocks the Cradle" nearly a year and eight months ago[1], the heartbreaking and outrageous scandal in the broken adoption system in Ethiopia was a shocking molestation crime committed against two recently adopted Ethiopian children -- one barely 2 and the other 4 years old -- by their French parents. The father was jailed for rape and violence, and the mother for failure to report a crime. The attitude of the Ethiopian adoption officials interviewed in that case was a nauseatingly indifferent, "S_ _ t happens!"

Suite sur le site The Huffington Post.