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24/11/2009

Enfants à naître à vendre en Corée du Sud.

Unborn children for sale in S Korea.jpg


Unborn children for sale in South Korea


The illegal sale of children makes up more than half of all the cases of human trafficking around the world, according to recent estimates.

 

Traditionally it has involved the exploitation of children in poorer nations, but an Al Jazeera investigation has found that it is also happening in developed countries, such as South Korea.

 

For four months, Al Jazeera surfed community boards on popular Korean internet sites, and found an underground trade where pregnant women can sell their unborn children.

 

The few cases that have surfaced have alarmed the government so much that it is believed to have formed a special task force to bring human-trafficking laws up to date, Al Jazeera's Steve Chao says.

 

One of the challenges is how to give authorities the power to better police the murky world of the internet.

 

Twenty years ago the United Nations adopted the Convention of the Rights of the Child. The CRC or UNCRC, sets out the civil, political, economic, social and cultural rights of children.

 

As of December 2008, 193 signatories had ratified it, including every member of the UN except the US and Somalia.

 

The treaty restricts the involvement of children in military conflicts and prohibits the sale of children, child prostitution and child pornography.

 

The UNCRC has been used as a blueprint for child protection legislation around the world.

 

However, the treaty's promise to protect children has not always been kept.

 

Onus on government

Lisa Laumann, from the Save the Children charity, says it is up to both the government and the community to protect children.

 

"Intergovernmental organisations like the United Nations provide the framework around which governments can come together to agree on what good practice is and how governments should behave legally on behalf of their citizens," she told Al Jazeera.

 

"But it's up to the governments themselves to draft that legislation, develop the systems and institutions that guarantee those rights.

 

"There also has to be an effort made to help communities, families and children themselves, to understand what rights mean for them and how they can support them."

 

Source: Aljazeera.

 

L'article a été traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.

 

09/11/2009

Corruption au Vietnam. Un nouveau trafic de bébés.

nouveau_trafic_de_bebes_au_vietnam.jpgDeux Vietnamiens ont été arrêtés. Ils auraient acheté 20 bébés à des hôpitaux locaux pour les revendre pour des montants de 150 à 455 euros.

 

La police a arrêté samedi deux Vietnamiens soupçonnés du trafic de 20 bébés depuis 2007 dans le pays communiste, rapporte lundi 9 novembre le site VietnamNet. Les deux suspects, un homme et une femme arrêtés dans la province de Dong Nai (sud), auraient avoué avoir acheté les bébés à des hôpitaux de la province, de celle de Soc Trang et de Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon. Ils les auraient ensuite revendus à une autre Vietnamienne pour des montants allant de 4 à 12 millions de dongs (150 à 455 euros).
VietnamNet ne précisait pas le sort réservé aux nouveaux nés - adoption internationale ou non. La police de Dong Nai n'était pas joignable pour confirmer l'information lundi soir.

 

Plusieurs cas de corruption

 

En septembre, six Vietnamiens impliqués dans un scandale de falsification de documents dans des procédures d'adoption internationales avaient été condamnés à de la prison ferme dans le nord du pays. Dans cette affaire, des dossiers d'abandon avaient été montés de toute pièce pour faire adopter plus de 200 enfants par des étrangers entre 2005 et 2008, avaient indiqué les médias du pays. Des centres vietnamiens travaillant avec la France, l'Italie et les Etats-Unis étaient impliqués. Après ce scandale, révélé il y a plus d'un an, et un rapport accablant des Américains dénonçant en avril 2008 des cas de corruption et, déjà, des rapports frauduleux d'abandons, plusieurs pays avaient remis en question l'adoption au Vietnam. En septembre 2008, les adoptions américaines avaient notamment cessé.
Quelques années plus tôt encore, les risques de trafic avaient déjà entraîné la suspension des procédures d'adoption internationale au Vietnam. Elles avaient repris au compte-gouttes après la signature d'accords bilatéraux censés protéger davantage les enfants.

 

Source : NOUVELOBS.COM

 

Vietnamese adoptions face scrutiny


...


The second report was prepared by UNICEF’s International Social Service (ISS), and is as yet unpublished and in draft form. It has been seen by The Irish Times.

 

It describes the “complex and dysfunctional nature” of the adoption system in Vietnam, and highlights its main concerns. These include that intercountry adoptions from Vietnam are essentially demand-driven, meaning that the availability of children who are “adoptable” corresponds more to the existence of foreign adopters than to the actual needs of “abandoned” or orphaned children.

 

It adds that the circumstances under which babies become “adoptable” are invariably unclear and disturbing. It criticises “a remarkably unhealthy relationship between agencies and specific residential facilities”. Receiving countries have been sending out mixed messages, it states, thereby undermining Vietnam’s efforts to sign up to the Hague Convention. It describes the country’s commitment to doing so as “a highly positive perspective”.

 

The Molisa report does not go into detail about the humanitarian aid aspect of adoption, but identifies as a serious problem the fact that authority for intercountry adoptions has been dispersed to commune level committees.

 

It also criticises the fact that there is no clear statement in law that international adoption shall be used only as a last resort, once all options for placement within the country have been considered, and that there are no systematic procedures for finding a suitable domestic family. It is also critical of the absence of any requirement that birth parents be given counselling and be clearly informed of the consequences of adoption before giving consent.

 

Source : Irish Times.

22/10/2009

Trafic de bébés bulgares vers la Grèce: arrestations en Bulgarie.

carte-bulgarie.jpgLa police a arrêté un couple de Bulgares soupçonnés d'avoir fait adopter illégalement en Grèce une dizaine de bébés bulgares, a annoncé le ministère de l'Intérieur jeudi.


L'homme, âgé de 38 ans, a été interpellé dimanche alors qu'il s'apprêtait à franchir la frontière avec la Grèce. Sa femme, également âgée de 38 ans, a été arrêtée mercredi dans sa ville de Nova Zagora, dans le sud de Bulgarie.

 

Ils sont accusés d'avoir organisé le départ en Grèce d'une dizaine de femmes tziganes bulgares sur le point d'accoucher. A la naissance, le bébé était reconnu par un père fictif, ce qui permettait de contourner les voies légales d'adoption internationale.

 

Chaque bébé était vendu huit mille euros en moyenne dont cinq mille reversés aux parents génétiques, a précisé la police.

 

Selon le directeur de la police régionale de Sliven (Est), Tchavdar Bojourski, cité par l'agence bulgare Focus, "des employés, des avocats et des juges grecs étaient impliqués" dans la filière.


Source : RTBF-Info.

 

Repères

 

- Bulgaria arrests 'baby smugglers'
Bulgarian police have arrested a couple suspected of trafficking pregnant women into Greece, where they gave birth and sold their babies for adoption.
BBC News. 22/10/09.



- Des bébés bulgares abandonnés à des familles...
2008-11-25 Reportage STARA ZAGORA (Bulgarie). [...] Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. [...] Ces gens ne savent pas avoir d'enfant et ont envie de contourner les procédures longues de l'adoption.

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- Affaire TODOROVA c. ITALIE - Requête no 33932/06 - Arrêt Strasbourg 13.01.2009 - CEDH
2009-01-16 Twins adopted: Italy condemned by the European Court EUROPE-ITALY-ECHR. The European Court of Human Rights yesterday condemned Italy for allowing the adoption of two twins, 27 days after their birth, [...]

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- La vie en Bulgarie. Le trafic d’êtres humains.
Le problème qui est d’actualité pour la Bulgarie aussi, touche surtout les économies émergentes et les pays de transition [...] Diana Hristakiéva Version française : Kréména Sirakova Source: Radio Bulgarie

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- France. Trafic de bébés bulgares : procès de parents acheteurs et d'intermédiaires.
en région parisienne, de « provocation à l'abandon d'enfant » et de dissimulation de l'état civil des bébés. [...] L'histoiore commence en Bulgarie. [...] Contraintes à se prostituer Les parents adoptifs, également tziganes, ne pouvaient avoir d [...]

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- Ruth-Gaby Vermot : "Des nouveau-nés disparaissent à des fins d'adoption illégale. Il faut agir!"
Son rapport a été adopté ce jeudi 24 janvier à Strasbourg. Les disparitions de nouveau-nés à des fins d'adoption illégale dans certains pays de l'Est inquiètent Ruth-Gaby Vermot. [...] Le trafic de bébés existe aussi en Bulgarie.

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18/10/2009

Haïti : quand l'adoption internationale rime avec business.

Haïti est un des principaux « fournisseurs » d’enfants adoptables. Une filière quasi commerciale s’y est installée, basée sur la loi du marché plus que sur une logique d’aide à l’enfance. Beaucoup d’enfants adoptés ont encore leurs parents…


Sur le tarmac surchauffé de l’aéroport Toussaint Louverture à Port-au-Prince, pas un jour ne passe sans qu’un enfant d’Haïti n’embarque sur un vol international, accompagné de ses parents adoptifs ou d’un représentant d’un organisme d’adoption. Beaucoup partent vers l’Europe : Haïti est en effet devenu un gros «fournisseur » d’enfants adoptables : le premier pour la France, un des principaux pour la Belgique et la Suisse. Plus de 400 petits Haïtiens sont adoptés chaque année en France et une cinquantaine en Belgique. Dans ce pays, leur nombre est en baisse, « notamment à la suite d’une campagne qui dénonçait les mauvaises pratiques d’adoption en Haïti », explique Gerrit De Sloover, le vice-consul honoraire de Belgique en Haïti, consultant sur les questions liées à l’adoption internationale.
De 300 à 400 dans les années 1990, le nombre de dossiers d’adoption internationale d’enfants haïtiens déposés par an à Port-au-Prince, à l’Institut du bien-être social et de la recherche (IBESR) est aujourd’hui compris entre 1 000 et 1 500. Exactement 1 367 pour la période d’octobre 2007 à octobre 2008. Cette augmentation résulte du fait qu’Haïti est un des rares pays à n’avoir pas encore ratifié la Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale, qui fixe un cadre éthique clair et pose comme principe qu’un enfant n’est adoptable que lorsque aucune famille ne peut l’accueillir dans le pays même.


Business


Souvent portée par un vrai désir d’enfant du côté des parents, l’adoption internationale apparaît sur le terrain comme un véritable business. En 2005, la procédure pouvait coûter aux adoptants entre 5 000 et 6 500 $ US en moyenne, selon l’Unicef, y compris les frais d’avocats engagés par les crèches et ceux de procédure. Aujourd’hui, on approche des 10000 $ US. L’offre a toujours existé du côté haïtien, témoigne Geerit De Sloover, mais la demande a augmenté récemment. Les maisons d’enfants ont dès lors pullulé dans le pays. En 2008, 66 crèches étaient accréditées par l’IBESR (contre 47 en 2005), dont une majorité à Port-au-Prince. Mais leur contrôle par l’Institut est problématique, compte tenu du manque de moyens de l’institution et du manque de volonté de sa part. Aux dires du directeur adjoint de l’IBESR lui-même, M. Casseus, les crèches seraient beaucoup plus nombreuses que celles accréditées par l’Institut, « près de deux cents», lâche-t-il, sans en avoir l’air très certain.
Selon l’Unicef, « l’adoption internationale via des organisations privées qui n’ont pas reçu l’autorisation est malheureusement possible ». « Je connais des cas où des crèches non reconnues sous-traitent à des crèches accréditées», affirme Gerrit De Sloover. Car « parfois, certains n’ont pas assez d’enfants ‘en stock’, explique X. V., directrice depuis dix ans d’une crèche à Port-au-Prince. Ils vont donc en chercher ailleurs » pour répondre aux désirs des parents adoptifs. « J’ai reçu nombre de courriels de parents, toujours les mêmes : [nous avons l’autorisation d’adopter, nous cherchons un enfant, une fille]», poursuit-elle.


Contrôle de pure forme


Les petits qui présentent des «défauts » ne sont guère prisés : les plus âgés et les malades ont peu de chance d’être adoptés et certaines crèches tournées exclusivement vers l’adoption internationale ne les acceptent pas. De plus, la majorité des enfants adoptés en Haïti ont toujours des parents en vie, soit les deux, soit l’un d’eux, une tante, une grand-mère... à qui ils sont littéralement « achetés » pour être confiés aux adoptants. « Il semblerait que certaines crèches donnent de l’argent à la famille », reconnaît M. Casseus. Le plus fréquent est que des gens liés à la crèche recherchent activement des mères pauvres et leur proposent de mettre leurs petits en adoption. « Une fois les papiers signés, on va leur expliquer ce qu’est l’adoption. Ce n’est pas illégal, mais illégitime et abusif », explique Gerrit De Sloover, qui estime cependant que ces cas seraient moins nombreux qu’en Inde.
Parfois, l’initiative vient des parents. On a beaucoup parlé de vente d’enfants en Haïti. Le cas d’une maman ayant vendu les deux siens pour 500 gourdes (10 €) a fait du bruit. « Les parents, dans l’incapacité de s’occuper de leurs enfants, viennent les placer », explique X. V. L’absence de sécurité sociale, de garantie pour les vieux jours, le haut taux de mortalité infantile poussent les parents à avoir beaucoup d’enfants dans l’espoir que quelques-uns s’occuperont d’eux plus tard. Pour le directeur adjoint de l’IBESR, de nombreux parents sont conscients de ce qu’ils font lorsqu’ils placent leur enfant dans une crèche, et se bercent d’illusions en se disant qu’un jour celui-ci les fera voyager... La législation haïtienne, en effet, ne reconnaît pas l’adoption dite plénière qui implique une rupture des liens de filiation avec les parents biologiques. Elle entre ainsi en contradiction avec nombre de législations étrangères. Au moment de donner leur consentement, beaucoup de parents ne sont pas bien informés, et de plus, une majorité signent des documents qu’ils ne savent pas lire (Voir encadré « On a signé pour 18 ans »).


Limiter l’adoption individuelle…


Selon la législation haïtienne actuelle, l’IBESR n’a pas l’obligation de vérifier la véracité du consentement des familles avant qu’une décision d’adoption ne soit prise en justice. Seule la présence dans les dossiers des documents administratifs et judiciaires est vérifiée, ce qui vaut également pour les consulats qui interviennent avant le départ. «C’est un travail purement administratif à la fin du processus », rappelle Gerrit de Sloover. « Durant des années, les critères n’ont pas été appliqués. Aujourd’hui, la procédure est assez lente, car ils ont tendance à l’être plus strictement. On a commencé à demander plus de papiers pour l’adoption, ce qui a avant tout été source de plus de corruption », déclare X. V. De six mois à un an auparavant, le délai peut aujourd’hui atteindre deux ans et demi. « Une part importante est laissée à l’interprétation personnelle des juges et fonctionnaires dans la gestion des cas, explique Gerrit De Sloover. Le concept de ‘faciliter le dossier’ est assez élastique. » X. V. soupire : « Les crèches subissent tellement de pressions... Si vous ne payez pas, le dossier traîne des mois et des mois, et les parents adoptifs vous reprochent de ne pas être aussi rapide que d’autres crèches. Aucun responsable de crèche ne vous dira évidemment qu’il paie... »
Les ambassades aussi exercent des pressions sur les autorités haïtiennes, non pour augmenter les contrôles, mais pour accélérer les procédures. Un projet de loi correctif a été déposé au Parlement, mais il a peu de chances d’être adopté à court terme. Pourtant, la responsabilité relève aussi des pays adoptants. Certains, comme la France, acceptent les démarches faites individuellement par les futurs parents, qui s’adressent directement à une crèche haïtienne. 90 % des enfants “exportés” d’Haïti vers l’Hexagone suivent cette filière.
Ailleurs, l’adoption individuelle est limitée et les parents sont obligés de passer par des organismes d’adoption agréés (OAA), où la procédure est réputée plus longue. « Mais ce qu’il faut, c’est plus de contrôles sur place », explique une autre directrice de crèche. L’IBESR estime qu’il faut aussi « renforcer la procédure du consentement pour que les parents haïtiens soient bien conscients de ce qu’implique l’acte qu’ils posent ». Mais, paradoxe, le salaire du personnel de l’Institut est payé, pour partie, grâce aux recettes issues des dossiers d’adoption déposés : 5 000 gourdes (100 €) par dossier. Même incomplets ou problématiques, ceux-ci sont acceptés en nombre…


« On a signé pour 18 ans »


Kettelie Wesh vit à Soleil 17, à Port-au-Prince. En 2005, la violence ronge le quartier. Kettelie entend parler de femmes dans le quartier qui ont « placé » leur enfant en crèche pour l’adoption internationale. C’est ainsi qu’elle a rencontré le blanc (l’étranger) qu’elle montre sur une photo jaunie avec sa fille, Jenny. Il est pasteur, soutenu par un réseau d’Églises aux États-Unis pour gérer en Haïti une crèche orientée vers l’adoption internationale, mais qui aide aussi un peu les familles à s’occuper de leurs enfants. « Si j’avais pu, j’aurais placé tous mes enfants. » En octobre 2005, elle y amène la plus jeune, Jenny, 4 ans, qui a plus de chances d’être adoptée parce que c’est une fille, encore petite.
« Le Blanc nous a expliqué que même si l’enfant part, vous restez sa maman. Que vous serez toujours en communication avec lui, même si vous ne pouvez pas le voir et qu’à 18 ans, il reviendrait faire votre connaissance. Il ajoutait que quand les Blancs viendront prendre votre enfant en Haïti, ils auront la courtoisie de venir vous rencontrer et vous expliquer quelle va être la vie de l’enfant. Que vous aurez toujours de ses nouvelles .»
En octobre 2007, Jenny part pour les États-Unis. Kettelie reçoit quelques photos. Mais depuis un an et demi, plus aucune nouvelle. Le pasteur blanc est parti sans qu’elle le sache et son ancien chauffeur transformé à son tour en pasteur a repris les rênes de la crèche. « Quand nous venons demander des nouvelles de nos enfants et que nous faisons un esclandre devant sa porte, il nous envoie la police. J’ai déjà été arrêtée. »
Les enfants adoptés en Haïti ont, pour la plupart, des parents encore en vie, mais qui ne peuvent plus s’en occuper. Ceux-ci signent un consentement à l’adoption, sans souvent avoir conscience de ce que cela implique. « On a signé pour 18 ans, clame Lucienne Ophelia, dont la fille est partie pour l’Allemagne à l’âge de 5 ans. Elle est restée un an dans la crèche. J’allais la voir de temps en temps. J’ai reçu une photo dans les six premiers mois après son départ. Ensuite, plus rien : ni photo, ni nouvelles. Elle va avoir 16 ans. » Lucienne attend son retour, dans deux ans : « Dans mon quartier, tout le monde dit que j’ai vendu mon enfant ». « Nous avons voulu rechercher une vie meilleure pour notre enfant, mais nous n’avions jamais imaginé que nous allions le perdre », témoigne Kettelie.
Et quand, exceptionnellement, des photos arrivent, les crèches changent les enveloppes avant de les remettre aux parents, « pour qu’on ne retrouve pas la trace de l’enfant », souffle d’une voix éteinte Emilio Rafael, père de deux petits adoptés en France en 2001 et dont il est sans nouvelle depuis 2003.



Source : Syfia.info | Maude Malengrez | 15 octobre 2009.

26/09/2009

Le mythe de l'adoption en Chine plus loin démêlé.

Chinese babies stolen by officials for foreign adoption.jpgDes parents chinois disent que leurs bébés ont été volés pour l'adoption.


[Via Romania For Export Only. Roelie Post]



Dans certaines zones rurales, au lieu de prélever les amendes pour les violations des politiques de l'enfance en Chine, des fonctionnaires avides et cupides a pris les bébés. Chacun auraient perçu 3000 $ dans les adoptions.



Reportage depuis Tianxi, en Chine.
L'homme du planning familial aimait rôder autour du village de montagne, cherchant des couches-culottes sur les cordes à linge et écoutant le cri d'un nouveau-né affamé. Un jour , au printemps de 2004, il se présenta aux portes de Yang Shuiying et ordonna: "Fais sortir le bébé».  ...


Article source : Chinese babies stolen by officials for foreign adoption. Los Angeles Times. September 20, 2009.
Cet article a été entièrement traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée : Bébés chinois volés par les fonctionnaires pour l'adoption internationale.

 

Le système d'adoption de la Chine inquiète une maman canadienne.

 

Une mère qui a adopté un bébé de la Chine dit qu'elle est hantée par des questions de savoir si sa petite fille - et d'autres adoptés chinois au Canada - pourrait avoir été enlevée de ses parents de naissance, ou vendue pour l'argent.
Article source : China’s adoption system worries Canadian mom. Canada.com September 25,2009.
Traduction en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.

 

Repères

 

- Child Trafficking Folo
For the last few nights, we've been telling you about the problems with international adoptions in China. You've heard stories of Chinese parents who had their children taken from them by corrupt officials, out to profit from the money paid up by foreigners wanting to adopt. And you've heard about adoptive parents who are often unaware that the babies they take home may have been stolen.
But this issue isn't unique to China. Roelie Post monitors the international adoption business for the non-profit group Against Child Trafficking. We reached her in Brussels.
CBC Radio - Canada.
You can listen to it here - starting at around 8.30 minutes

 

- Adoptions en Chine. Les autorités enlèveraient...
ChristenUnie veut un débat urgent avec le ministre Hirsch Ballin de la Justice au sujet de cette affaire et estime que les adoptions venant de la Chine [...] Les organisations d'adoptions aux Pays-Bas sont préoccupées depuis plusieurs années [...]
Lire la suite


- A propos de la politique de l'enfant unique ...
A propos de la politique de l'enfant unique Le Monde consacre un article à la question des retraites en Chine, [...] affirme que "la Chine va avoir un problème pour financer sa transition démographique" : d'ici à 2050, [...]
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- Bébés de la Chine vendus pour l'adoption
Des dizaines de bébés-filles dans le sud de la Chine auraient été enlevés de leurs parents qui avaient enfreint les lois de la [...] Un orphelinat au sud-ouest de la Chine a été accusé de retirer des enfants de leurs [...]
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- Chine: L'industrie de l'abandon des nourrissons
Décrit la façon dont le programme d'adoption internationale est détourné par les autorités locales qui arrachent à leurs parents des nouveaux-nés à la [...] Research-China.Org translated an article, Manufacturing abandon infants, [...]
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12/09/2009

Guatemala. L'armée a volé des enfants et les a vendus pour adoption, conclut un rapport du gouvernement.

Guatemalan army stole children for adoption, report says.JPGBeaucoup de ces enfants volés, puis adoptés, ont été retrouvé aux États-Unis, en Suède, en Italie et en France, a déclaré l'auteur du rapport et chercheur principal, Marco Tulio Alvarez.
Dans certains cas, "les parents ont été tués pour leur prendre leurs enfants et permettre aux agences gouvernementales de les faire adopter à l'étranger". Dans d'autres, "les enfants ont été enlevés sans faire de mal aux parents".




The Guatemalan army stole at least 333 children and sold them for adoption in other countries during the Central American nation's 36-year civil war, a government report has concluded.



Around 45,000 people are believed to have disappeared during Guatemala's civil war, 5000 of them were children.



Many of those children ended up in the United States, as well as Sweden, Italy and France, said the report's author and lead investigator, Marco Tulio Alvarez.



In some cases, the report said, parents were killed so the children could be taken and given to government-operated agencies to be adopted abroad. In other instances, the children were abducted without physical harm to the parents.



"This was a great abuse by the state," Alvarez told CNN on Friday.



Investigators started examining records in May 2008 for a period that spanned from 1977-89, said Alvarez, the director of the Guatemalan Peace Archive, a commission established by President Alvaro Colom.



Of 672 records investigators looked at, Alvarez said, they determined that 333 children had been stolen. The children were taken for financial and political reasons, he said.



Alvarez acknowledges that many more children possibly were taken. Investigators zeroed in on the 1977-89 period because peak adoptions occurred during that time frame, particularly in 1986. They will investigate through 1995 and hope to have another report ready by early next year, he said.



A presidential ministry has determined that about 45,000 people disappeared during the nation's civil war, which lasted from 1960 to 1996. About 5,000 of those were children, the ministry said. Another 200,000 people died in the conflict between the leftist guerrillas and right-wing governments.



The nation's public ministry and attorney general's office will determine whether anyone is prosecuted over the abductions, Alvarez said.



Asked if he would like to see prosecutions, Alvarez answered, "I hope so."



Alvarez said he has attended several reunions of abducted children -- now adults -- and family members.



"I can't tell you how happy that makes me," he said.



Adoption has served as a source of income in Guatemala for decades. The war just made it easier for abuses at the hands of soldiers to occur.



Guatemala has the world's highest per capita rate of adoption and is one of the leading providers of adoptive children for the United States. Nearly one in 100 babies born in Guatemala end up with adoptive parents in the United States, according to the U.S. consulate in Guatemala.



Adoptions can cost up to $30,000, providing a large financial incentive in a country where the World Bank says about 75 percent of the people live below the poverty level. Officials fear that often times mothers are paid -- or coerced -- into giving up their children.



Some unscrupulous lawyers and notaries, who have greater power in Guatemala than they do in the United States, have taken advantage of the extreme poverty and limited government oversight over adoptions to enrich themselves. Alvarez said corrupt lawyers and notaries were the driving force behind many of the army abductions of children.



The problem is confounded because many Guatemalan parents can't provide for their children. The United Nations' World Food Programme says Guatemala has the fourth highest rate of chronic malnutrition in the world and the highest in Latin America and the Caribbean. Chronic undernutrition affects about half of the nation's children under the age of 5, the U.N. agency said.



Guatemalan President Alvaro Colom Caballeros declared a state of national calamity this week because so many citizens do not have food or proper nutrition.



Despite the nation's problems, Alvarez hopes some good will come of the report, which was released Thursday.



"We have to tell the truth about what happened," he said. "Guatemalan society must know what happened and must never allow it to happen again."



Source : Guatemalan army stole children for adoption, report says. CNN.

 

Guatemala: des enfants volés puis vendus à l'étranger par des soldats.

Publié et traduit en français par Kim Myung-Sook sur le blog Fabriquée en Corée.

01/09/2009

3 Jours pour 3 Filles. Une grève internationale de la faim pour ramener les filles au Guatemala.

Olga Lopez.jpgImaginez que votre enfant a été enlevé.

Imaginez lorsque vous avez rapporté ce fait aux autorités, vous avez été ignorée, malmenée et rejetée.

Imaginez en pensant que vous ne verrez plus jamais à nouveau votre enfant.
Et que vous ne pouvez rien faire à ce sujet.

 

Trois Jours pour Trois Filles est une grève internationale de la faim qui se tiendra les 1, 2 et 3 septembre.
La grève est nommée d'après le nom des trois filles qui ont été enlevées au Guatemala à leur trois mères. Ces mères, comme des centaines d'autres mères et pères dans les pays en voie de développement, attendent sans réponses, de l'aide ou de la justice.

 

Dans le prolongement de la grève de la faim qui a été lancée le 15 juillet par Norma Cruz et la Fundacion Sobrevivientes au Guatemala, nous sommes en grève pour trois jours, une journée pour chaque fille, pour  demander justice pour les mères au Guatemala, et pour attirer l'attention sur le problème du trafic d'enfants en adoption internationale.

 

 

Imagine if your child was kidnapped.

Imagine when you reported this to authorities, you were ignored, bullied and dismissed.

Imagine thinking you would never see your child again. And that you could do nothing about it.

 

Three Days for Three Daughters is an international hunger strike to be held on September first, second and third. The strike is named after three girls who were kidnapped from their three mothers in Guatemala. These mothers, like hundreds of other mothers and fathers in developing nations, wait without answers, help or justice.


In continuation of the hunger strike that was started by Norma Cruz and Fundacion Sobrevivientes in Guatemala on July 15, we are striking for three days, one day for each daughter, to seek justice for the mothers in Guatemala, and to bring attention to the problem of child trafficking in international adoption.

 

End !!! Thank You !!!
Thank you to all of the participants in the fast for the three daughters that were stolen in Guatemala.


Voir aussi le blog de Roelie Post.

 

Repère

- Pour satisfaire la demande d'adoption, le Guatemala exporte ses enfants.
Le Courrier. 17 novembre 2007.