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17/03/2009

Au moins 100 orphelins mineurs du Kirghizistan transportés illégalement.

kyrgyzstan.jpgAt least 100 underage orphans illegally transported from Kyrgyzstan


16/03-2009 12:29, Bishkek – News Agency “24.kg”, By Daniyar KARIMOV


“According to preliminary data, about 100 underage orphans were illegally transported from Kyrgyzstan,” chief of the special investigation department under Kyrgyz Prosecutor General’s Office Uchkun Karimov said.



Kyrgyz Prosecutor General’s Office investigates over 12 criminal cases on illegal adoption and transportation of underage orphan children abroad.



Adoption of children by foreigners is possible only through the court in Kyrgyzstan. The Kyrgyz Prosecutor General’s Office is aware of the facts when positive verdicts were returned on the basis of fictive papers - copies of documents submitted to the justice whereas it is necessary to submit the originals, Uchkun Karimov said.



Some similar decisions were made by the daughter of Abdygany Erkebaev. Karimov said if the judge and some of her colleagues are found guilty, the Prosecutor General’s Office will consider the issue of bringing them to trial.


Source: Russian News Agency eng.24.kg

* * *


Adoption : les coulisses d'un trafic.  Mardi 17 mars 2009 à 22h05. W9 Mag.

Ces dernières années l'adoption ultra-rapide de certaines célébrités comme Madonna ou Angelina Jolie a révélé l'existence de réseaux parallèles pour l'adoption. S'agit-il de trafics d'enfants? Profitant de la défaillance des pouvoirs publics et de l'ignorance des parents biologiques ou adoptants, certains pays sont devenus de véritables marchés de l'adoption... Quels pays sont les plus touchés ? Comment les parents biologiques sont-ils trompés ? Que deviennent les enfants adoptés illégalement ?
W9MAG fait le point sur un commerce révoltant.

 

10/03/2009

Trafic d'enfants au Népal.

Dessin de Danziger.jpgPlusieurs enfants népalais auraient été adoptés illégalement par des familles espagnoles. Leurs parents, dont certains cherchent aujourd'hui à les récupérer, auraient été manipulés, dénonce le quotidien madrilène El País.
 
 
 
 
A la mort de son mari, Nirmala Thapa, une Népalaise de 35 ans, a dû confier ses trois plus jeunes enfants à un centre pour mineurs qui lui proposait de s'en occuper et de les élever pendant qu'elle réglerait ses problèmes financiers. Mais, lorsqu'elle a voulu les récupérer, elle a découvert qu'ils avaient été donnés en adoption à une famille espagnole. Il s'agit de l'un des cas enregistrés par CWIN, une ONG népalaise pour la protection de l'enfant.

 

"Elle cherche à récupérer sa progéniture depuis déjà trois ans, mais ce n'est pas facile : elle a en effet signé une lettre dans laquelle elle consent à abandonner son autorité parentale. Mais elle a été trompée : elle ne sait pas lire", raconte Madhav Pradhan, le directeur de CWIN. Cette ONG a aidé Thapa à dénoncer cet abus devant le gouvernement du district de Katmandou. L'organisation a également apporté son soutien à cinq autres familles népalaises qui réclament sept enfants adoptés par des familles espagnoles. Selon Madhav Pradhan, "la majorité des adoptions internationales au Népal sont irrégulières".

 

Selon une étude réalisée l'an dernier par l'UNICEF et l'ONG suisse Terre des hommes (TDH), le manque de contrôle a favorisé la vente, l'enlèvement et le trafic d'enfants, ainsi que le développement d'une industrie "fondée sur l'attrait du gain plutôt que sur le bien-être des mineurs". Les parents adoptifs paient jusqu'à 25 000 dollars (environ 20 000 euros) par enfant. Le directeur d'un centre reconnaît que beaucoup profitent de la situation "des gens pauvres des campagnes en leur conseillant d'amener leurs enfants dans un pensionnat de Katmandou, pour finalement les donner en adoption à des étrangers". Selon le rapport, sept parents sur neuf ont signé la lettre de consentement sans en comprendre le contenu.
UNICEF et TDH ne précisent pas quel pourcentage des enfants ramenés en Espagne ont été adoptés de cette façon, mais les organisations soulignent que les irrégularités sont monnaie courante. Jusqu'à 80 % des enfants auraient pu rester au Népal "et être recueillis par des membres de leur famille", affirme le délégué de TDH [pour le Népal], Joseph L. Aguettant.

 

C'est en Espagne qu'ont été adoptés le plus d'enfants népalais depuis l'an 2000 (681 sur 2 314). Cent soixante-dix d'entre eux sont arrivés l'an dernier. Des sources de l'ambassade d'Espagne à New Delhi affirment que le rôle des fonctionnaires se limitait à délivrer des passeports aux enfants pour lesquels tous les papiers étaient en ordre.

 

Les Espagnols interrogés par El País ont de leur côté déclaré connaître l'existence des parents biologiques des enfants qu'ils ont adoptés. Ils croient cependant que certaines familles népalaises sont si pauvres qu'elles sont prêtes à abandonner leur enfant pour lui offrir une vie meilleure à l'étranger. Les témoignages des parents espagnols coïncident tous sur la rectitude de la procédure.

 

Mais les défenseurs des droits des enfants ont pour leur part une vue très différente du bonheur des enfants. "C'est très condescendant de penser qu'on peut offrir un meilleur avenir à ces enfants simplement parce que nous sommes plus riches. Les enfants seront toujours mieux avec leur famille ou dans leur propre pays. Nous ne sommes pas contre l'adoption internationale, mais nous croyons qu'elle ne doit être employée qu'en dernier recours", souligne le délégué de TDH. La représentante de l'UNICEF au Népal, Joanne Doucet, est également de cet avis. "Nous devons promouvoir l'adoption au niveau national", estime-t-elle. Seuls 4 % des enfants sont adoptés par des familles locales. Pendant ce temps, quelque 15 000 enfants vivent dans les centres infantiles et les orphelinats du Népal. Nombreux sont ceux dont les parents sont toujours en vie et qui sont arrivés là frauduleusement ou sous la contrainte. Les irrégularités se sont multipliées à partir de 2000, lorsqu'un gros orphelinat a perdu le monopole [de l'adoption internationale] et que ses employés "ont créé leurs propres centres de mineurs dans l'espoir de faire des affaires", raconte le responsable de TDH. Les enfants y vivent dans de très mauvaises conditions.

 

Quant aux mineurs népalais qui vivent en Espagne et qui "ne sont pas orphelins au sens strict du terme", les experts estiment qu'il y a peu de chances qu'ils retournent dans leur pays. "Il est trop tard maintenant. A partir du moment où l'adoption est déclarée, ils sont considérés comme des citoyens espagnols", déplore le délégué de TDH.

 

Source: Courrier International.
 

Repères

- Fin 2007, l'affaire de L'Arche de Zoé avait souligné en France les dérives de certaines associations humanitaires.
Et la grâce du président Idriss Déby dont ont bénéficié, le 31 mars 2008, les membres de cette association – 6 bénévoles français qui avaient tenté d'enlever 103 enfants au Tchad, condamnés à huit ans de travaux forcés par un tribunal de N'Djamena début décembre 2007 –avait défrayé la chronique africaine. Le magazine sénégalais Nouvel Horizon écrivait à cette occasion : "La lamentable équipée des membres de L'Arche de Zoé prouve que, plus de quarante ans après les indépendances, l'Afrique reste un immense terrain de jeux où une bande de pieds nickelés, au nom d'une fumeuse morale humanitaire, peuvent kidnapper 103 gosses sans risquer grand-chose."


- NÉPAL: Inquiétude grandissante face aux adoptions illégales.
IRIN News - 3 septembre 2008

 

02/02/2009

Ventres à louer, trafic d'ovules...

Coulisses TV.jpgMagali Lunel présentera, mardi 3 février à 23:10 sur TF1, un nouveau numéro du magazine « Enquêtes et révélations » consacré au trafic d'enfants.

 

L'industrie de la fertilité est en plein boom. Ces vingt dernières années, le nombre de naissances tardives a triplé. Du coup, de plus en plus de couples en mal d'enfant recourent à la fécondation in vitro ou au ventre d'une mère porteuse.  Ils sont prêts à payer le prix fort pour un bébé.

 

Pour quelques milliers d'euros et quel que soit leur âge, des couples traversent les frontières pour contourner la loi française.

 

En ce qui concerne les bébés-éprouvettes, l'Espagne, précurseur en Europe, est ainsi devenue en quelques années la destination privilégiée de nombreux couples. Les cliniques offrent, moyennant finances, des donneuses d'ovocytes, jeunes et bien rémunérées.

 

Aux Etats-Unis, chaque année, ils seraient quatre cent couples français à "faire leur marché" sur les catalogues d'agences proposant des mères porteuses. Une pratique interdite en France. Les couples homosexuels représentent aussi une forte clientèle. Des agences florissantes favorisent ainsi le boom des enfants nés de couples gays.

 

D'autres couples, enfin, choisissent l'adoption. Pourquoi est-ce si difficile d'adopter en France ? L'adoption internationale coûte cher : offre-t-elle toutes les garanties ? Exemple : après quelques années de boycott en raison de trafic d'enfants, la France a réouvert le Cambodge aux Français désirant adopter. Les pratiques ont-elles vraiment changé dans ce pays ? Une enquête inédite, surprenante et émouvante entre le cœur et la raison.

 

Source: Les Coulisses de la télévision


- En quête et en mal d'enfants.
Le magazine «Enquêtes et révélations» passe au crible la question de l'adoption et les dérives du «bébé business».
Le Figaro.


- D'autres articles sur Abandon & adoption.

 

30/01/2009

La vie en Bulgarie. Le trafic d’êtres humains.

Radio Bulgarie.jpg

 

 

 

 

Le plus souvent victimes du trafic d’êtres humains sont les personnes les plus vulnérables et sans protection, notamment les femmes et les enfants. Le problème qui est d’actualité pour la Bulgarie aussi, touche surtout les économies émergentes et les pays de transition. Attirées souvent par des offres d’emplois bien rémunérés et tentées par les perspectives d’une vie meilleure, les jeunes filles se retrouvent victimes du trafic d’êtres humains. Ainsi elles perdent non seulement leur liberté mais aussi leur dignité et leur identité. Il n’est pas rare de les voir se transformer en machines d’argent ou de se trouver contraintes de vendre contre leur gré leurs propres organes.

 

On a identifié rien que pendant l’année dernière 197 victimes de la traite d’êtres humains qui ont témoigné contre des trafiquants de chaire humaine. Parmi elles, 23 étaient des mineurs. C’est le parquet qui a fourni ces données. « Un des défis dans notre travail est justement de pouvoir identifier les victimes et de les inclure ensuite dans des programmes de protection et de rétablissement » explique Mme Antoaneta Vassileva, secrétaire de la Commission nationale de lutte contre le trafic d’êtres humains auprès du Conseil des ministres.

 

Très souvent les enfants qui ont vécu la violence au sein de leurs familles, deviennent victimes de la traite d’êtres humains. Un groupe à risque est celui des enfants abandonnés dans les orphelinats et les foyers sociaux. Cela s’explique par le contexte en Bulgarie.
Une autre explication en est leur manque d’expérience sociale et l’absence de parents pour leur expliquer le danger. Le trafic a pour principales destinations la Grèce et la Grande Bretagne. Il existe quelques cas de trafic d’enfants en France et en Autriche. Avec nos collègues autrichiens, nous avons mis en place un très bon mécanisme de coopération pour prévenir un tel trafic d’êtres humains, mais malgré tous nos efforts nous continuons à nous heurter à cette pratique. Le plus triste est quand des enfants qui ont été sauvés une première fois, se retrouvent de nouveaux dans les filets des trafiquants. Souvent ces enfants sont Roms. Une fois que leurs familles les ont récupérés, elles-mêmes les livrent au trafic d’êtres humains et souvent leurs enfants partent à l’étranger avec leur consentement. Pour quitter la Bulgarie les enfants doivent être accompagnés par un adulte. Mais quand ils se font arrêter pour vol et mendicité dans un pays étranger, les enfants déclarent qu’ils n’ont personne pour s’occuper d’eux. Personne ne s’intéresse à leur destin, et on nous les rend comme des enfants non accompagnés. Les parents se manifestent seulement après qu’on les a installés dans des centres de crise pour exercer leurs droits.

 

On a eu sept cas de bébés vendus dans la Grèce voisine :
"La Grèce est un pays qui se heurte à un grave problème démographique pendant ces dernières années. La demande de bébés dans ce pays est très grande, d’où le business très développé et rentable de trafic de femmes enceintes dans l’objectif de vendre leurs bébés dans ce pays. Un nouveau né est vendu entre 5 mille et 15 mille euros. Souvent les femmes sont abusées de la façon la plus atroce. On les fait venir en Grèce soit disant pour travailler et quand elles donnent naissance à leurs enfants, on leur dit que le bébé est décédé à la naissance. Nous avons de telles plaintes déposées par des femmes qui ont demandé l’assistance des autorités bulgares. Il faut aussi noter que ce qui fait de la Grèce un pays privilégié pour ce type de délinquance est la loi en matière d’adoption y est extrêmement libérale. Un père peut reconnaître comme sien un enfant en allant à la police et en déclarant tout simplement que c’est lui le père de l’enfant en question. Aucune autre formalité n’est exigée pour classer l’affaire."

 

Diana Hristakiéva
Version française : Kréména Sirakova
 

Source: Radio Bulgarie

 

 

- D'autres articles sur Abandon & adoption

 

 

 

15:10 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bulgarie, grèce | |  del.icio.us

26/01/2009

L'Autriche arrête les adoptions provenant de l'Ethiopie.

Ethhiopian mother.jpg

 

 

 

 

 



[Via Romania for export only. Roelie Post]


Au cours des dernières années, l'Éthiopie est devenu l'un des plus grands pays d'émigration d'enfants.
Ceci est principalement le résultat de la fermeture de la Roumanie, du Guatemala, du Cambodge et d'autres pays qui ont fermé leurs portes en raison de la corruption.


Malheureusement, mais compréhensible, cela est inhérent au système de l'adoption aujourd'hui, l'Ethiopie semble rencontrer le même problème: faux documents, enfants quittant leur pays mais qui ne sont pas «orphelins».


Mais le pire de tout, c'est qu'un système de protection des enfants se met en place qui dépend entièrement de l'argent provenant de l'adoption internationale (en espèces ou en projet d'aide, de coopération).


Pour ceux qui ont lu "Romania, For Export Only", sachez que la Convention de La Haye ne réglera pas ce problème ...


Traduction non officielle, l'article original peut être lu sur TT.com


En savoir plus

- Adoption agency in child kidnap probe
The Vienna-based organisation, Family For You, is suspected of "illegal adoption procedures'', the prosecutor's spokesman Gerhard Jarosch told APA, adding that the investigation would help clear up whether the allegations were true.

- Adoptionsskandal um äthiopische Kinder: Zwei äthiopische Kinder Mütter klagen an
Ihre Kinder seien nach Österreich verkauft worden. Zwei Mütter vermissen ihre Kinder.

 

- CBS News enquête sur de graves questions à propos de la légitimité de certaines adoptions éthiopiennes
Enfant: "L'agence américaine m'a achetée".
Traduction de l'article "Child: U.S. Adoption Agency Bought Me"

 

 

 

10:11 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : autriche, ethiopie, adoption illégale | |  del.icio.us

02/01/2009

Les dérives de l'adoption au Cambodge.

Cambodge derive adoption.jpgEnquête au Cambodge sur le trafic d'enfants. Malgré la mise en place d'une législation plus stricte, le problème persiste avec, d'un côté, des couples occidentaux désireux d'adopter et de l'autre, la misère des familles.




D'un côté, des familles occidentales qui souhaitent adopter un bébé et qui se heurtent à des procédures bien trop lourdes dans leur pays. De l'autre, des familles particulièrement touchées par la pauvreté qui n'ont plus d'autres choix que celui de donner leur enfant en adoption.


C'est le cas au Cambodge, un pays très pauvre et donc spécialement exposé aux dérives et aux trafics des plus jeunes.
En effet, les couples en mal d’enfants affluent dans ces régions, espérant trouver enfin la joie d'être parents. Faute de réglementation, l'adoption internationale y avait été gelée depuis 5 ans.


Le gouvernement français, sous l'impulsion de Rama Yade (cfr. les Peace Corps de l'adoption internationale), secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme, a décidé de faire du Cambodge un pays pilote en matière d'amélioration des conditions d'adoption.


De nouvelles règles ont été mises en place comme pour les démarches individuelles, qui sont désormais interdites. Chaque couple d'adoptants français doit obtenir un agrément en France avant de pouvoir se rendre dans les orphelinats cambodgiens.


Mais la situation économique du Cambodge n'a pas changé et en l'absence de ressources et d'avenir, certaines familles n'ont plus d'autre choix que de recourir à des trafiquants dans l'espoir que leurs petits soient recueillis par des couples plus aisés désireux d'accélérer les procédures.


Michael Sztanke est allé enquêter à Phnom Penh.


Source: France 24.




-  Au Cambodge, l’adoption reste souvent monnayée.
La Croix.

-  Au Cambodge, les scandales n’ont toujours pas servi de leçon.
La Croix.

18:14 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cambodge, adoption internationale | |  del.icio.us

17/12/2008

Arche de Zoé : le retour d’Eric Breteau sur le web

Eric Breteau Arche de Zoe.jpgC'est une information France Info : Le président de l'Arche de Zoé relance aujourd'hui le site de l'association qui voulait sauver des orphelins du Darfour... et cherche à régler des comptes.


Installé en Provence, libre mais placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de la fin de plusieurs procédures, Eric Breteau compte sur Internet pour mettre fin à ce qu'il estime avoir été "une vaste campagne de désinformation".


Il a donc compilé des vidéos sur son site, "pour qu'éclate la vérité" à travers ce qu'il appelle un "livre multimédia". Problème : ces vidéos sont issues de quelque 18 heures de "rushes" tournés par Marie-Agnès Pelleran, qui a suivi l'affaire depuis le début. Et la journaliste de France 3, par ailleurs membre de l'association, n'a jamais donné d'autorisation à Eric Breteau pour utiliser ce travail...

 

L’arche de Zoé (voir l'affaire ADZ) refait parler d’elle avec un nouveau site internet qu’Eric Breteau fondateur de cette association humanitaire préfère appeler livre multimédia. Raconter, expliquer, justifier et parfois régler des comptes avec les médias, c’est l’objectif d’Eric Breteau qui revient sur les raisons de l’opération Darfour.

Un an après l’opération manquée Eric Breteau conteste les accusations d’amateurisme portées contre son association. Il pose aussi des questions : que sont devenus les 103 enfants qui devaient être accueillis en France, que se passe-t-il au Darfour aujourd’hui ? Pourquoi tant d’acharnement à discréditer ce que certains ont appelé « l’Arche des zozos ».

A ces questions, Breteau et son équipe répondent en construisant leur livre multimédia comme "un thriller humanitaire". Le Darfour, l’Opération Children Rescue, l’affaire tchadienne, la dérive des médias…en sont les têtes de chapitre. Mais ce qui d’abord intéresse, c’est la somme de photos et de vidéos inédites. Tournées pour certaines par une journaliste de France 3, ces images que la chaîne n’a pour la plupart jamais diffusées permettent de se faire une idée de l’état d’esprit et du dispositif humanitaire mobilisé par l’arche de Zoé à l’époque des faits. Breteau y développe sa vision du Darfour.

On découvre aussi sur le site la fiche individuelle détaillée des 103 enfants qu’Eric Breteau et son équipe voulait faire accueillir en France. Hissein, Djamos, Atom, autant d’enfants présentés au départ comme orphelins et qui selon Breteau ont soudainement retrouvé leurs parents quand le scandale a éclaté.

Le site est aussi une réponse aux « médiamensonges » selon l’expression de Breteau, ces médias qu’il accuse d’avoir participé à une manipulation de l’opinion oubliant qu’à son retour en France il en a parfaitement joué pour faire valoir sa part de vérité. Ici pas d’autocritique ou de regrets. Eric Breteau explique qu’il a d’abord ouvert ces pages à destination des familles qui lui ont fait confiance. Et lorsqu’on lui demande si cette nouvelle version du site est un point final ou un point de départ, il reste évasif, comme s’il n’avait jamais renoncé à repartir, au Darfour ou ailleurs.


Source: L’arche de Zoé surfe sur le web... David Abiker. France Info.


-  Arche de Zoé: "Eric Breteau est un adepte de la théorie du complot"

Marie-Agnès Peleran est l'une des trois journalistes qui ont suivi L'Arche de Zoé lors de la tentative malheureuse de ramener en France des "enfants du Darfour". Eric Breteau, président de l'association, la prend nommément à partie sur son site Internet, rouvert ce mercredi, lui reprochant d'avoir menti lors de la diffusion de son reportage sur France 3, dans lequel elle exprime les doutes qu'elle a pu avoir pendant l'opération. Jointe par LEXPRESS.FR, elle réagit contre ce qu'elle qualifie de "manipulation".