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04/07/2008

Un médecin arrêté au Guatemala pour adoptions frauduleuses

Un médecin a été emprisonné ce jeudi 3 juillet au Guatemala sur décision d'un tribunal qui le soupçonne d'être impliqué dans des cas d'adoptions illégales, a informé jeudi la presse guatémaltèque.
 
 
Le médecin, César Juarez, a été placé en détention préventive car il délivrait de faux actes de naissance et les transmettait à des avocats spécialisés dans les processus d'adoption, selon le juge chargé de lutter contre la traite des enfants, Alex Colop.


L'an dernier, les autorités ont découvert un orphelinat illégal qui abritait 46 enfants destinés à une adoption illégale par des familles américaines, dans la ville touristique d'Antigua.


En 2007, 5.100 enfants guatémaltèques ont été adoptés, contre 4 496 en 2006, dans 95% des cas à des citoyens des Etats-Unis, selon la justice guatémaltèque.


Le marché de l'adoption représente 200 millions de dollars par an au Guatemala, ou la majorité de la population vit dans la pauvreté. Des vols d'enfants sont dénoncés.


Une nouvelle législation est entrée en vigueur début 2008 au Guatemala pour réguler plus fermement les procédés d'adoption.


Source : Cyberpresse.


Quelques rappels

 

->  Adoptions américaines alimentées par les enlèvements guatémaltèques.
La demande d'enfants guatémaltèques est si élevée que le kidnapping de bébés est effréné.
Traduction de l'article U.S. "Adoptions Fueled by Guatemalan Kidnappings" paru dans ABC News
Fabriquée en Corée.

-> Pour satisfaire la demande d’adoption, le Guatemala exporte ses enfants.
Le Courrier. 17.11.2007


-> Adoption: entre amour et trafics.
Des intermédiaires véreux tentent d’exploiter le désir de couples du Nord d’adopter un enfant abandonné au Sud. Afin de «moraliser» l’adoption internationale, une convention spécifique lie à ce jour 25 pays.
Le Courrier de l'Unesco. 1999.


->  Adoption internationale et intérêt de l’enfant.
Positionnement. Ni l’adoption ni le parrainage ne font partie du mandat de l’Unicef. Nous privilégions autant que possible les solutions consistant pour les enfants à rester dans leur environnement "naturel" c'est-à-dire leur famille, leur famille élargie ou leur communauté.
UNICEF France.

28/04/2008

Bébés vietnamiens volés, vendus pour l'adoption dans l'ouest.


Ce qui suit est une traduction non officielle de l'article intitulé "Stolen Vietnamese babies sold for adoption in west: report" , paru dans Theage.com

Lire la suite en langue française sur le blog "Fabriquée en Corée"


Sur le même sujet


-> Adoptie Vietnam niet in orde

Hanoi, 25 april. Vietnam houdt onvoldoende toezicht op de adoptie van Vietnamese kinderen, zegt de Amerikaanse ambassade in Hanoi.

In een rapport meldt zij voorvallen waarin adopties duidelijk strijdig zijn met de Vietnamese wet. Het onderzoek is gebaseerd op honderden adopties door Amerikanen sinds 2006.

Weeshuizen zouden moeders onder druk hebben gezet om hun baby’s af te staan in ruil voor ongeveer 285 euro, een jaarsalaris voor velen in Vietnam. In een geval heeft een ziekenhuis een baby overgedragen aan een adoptiebureau omdat de moeder de – vervalste – rekening niet zou kunnen betalen. Ook wordt beschreven hoe een grootmoeder een kind liet adopteren zonder toestemming van de moeder.

Het departement voor Internationale Adopties in Vietnam noemt de beschuldigingen „ongefundeerd”. Het erkent dat omkoping van weeshuisdirecteuren voorkomt, maar er zouden geen problemen zijn met kidnapping of het verkopen van baby’s.

Vorig jaar verviervoudigde het aantal geadopteerde Vietnamese kinderen. De meesten worden aangenomen door Amerikanen, 828 in het afgelopen jaar.


Source : NRC-Handelsblad


->  U.S. Embassy accuses Vietnam of selling babies

HANOI, Vietnam - Vietnam has failed to police its adoption system, allowing corruption, fraud and baby-selling to flourish, the U.S. Embassy says in a new report obtained by Ben Stocking, The Associated Press.


Source : United Adoptees International - News portal

 

-> Vietnamese 'Orphans' - For Export Only
 
The US have investigated the Vietnamese adoption system. The outcome is devastating, but to me no surprise. I recognised much of the Romanian 'orphans', created 'For Export Only'.

Since Vietnam and the US sigened a Memorandum of Understanding in 2005 to re-open adoptions (suspended since 2002 because of corruption), the number of adoptable 'oprhans had exploded. Now why was that ?


Source : Romania, for export only - Roelie Post.

 

-> Vietnam adoptions banned for Americans

Claims that babies were being unlawfully removed from their natural mothers and sold to agencies in Vietnam have caused a ban on all Vietnamese adoptions to the US from July.

Leaked by The Associated Press last Thursday, the US Embassy document cited cases of fraud, corruption and baby-selling in the Vietnamese adoption system. Days later, the Vietnamese authorities announced that it would be stopping all adoptions to the US from July onwards. The United States has been a major adoptive country, having relocated around 1,200 Vietnamese children in the past 18 months.


Source : United Adoptees International - News portal

 

03/04/2008

L'épilogue de l'affaire Arche de Zoé fait grincer des dents en Afrique.

Qui paiera les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts dus aux familles des victimes ? demande la presse africaine, unanime pour critiquer vertement la grâce accordée par le président tchadien Idriss Déby aux six membres de l'association.


1614685525.jpgLes six bénévoles de l'association L'Arche de Zoé qui s'étaient illustrés dans une tentative rocambolesque d'enlèvements de 103 enfants au Tchad ont été graciés le 31 mars par le président Idriss Déby et sont sortis des différentes prisons françaises où ils étaient détenus. Condamnés à huit ans de travaux forcés par un tribunal de N'Djamena en décembre 2007, ils sont toujours redevables de 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts à verser aux familles des enfants.

 

"L'affaire de L'Arche de Zoé a révélé à quel point cette bête immonde qu'est la Françafrique est coriace. Elle a tellement la peau dure que, chaque fois qu'on la croit atteinte à jamais, elle revient toujours à la charge", souligne l'hebdomadaire Le Bénin aujourd'hui, qui s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy et à ses promesses de rupture. "Après de tels marchandages, qui feraient honte au plus vénal des épiciers, osera-t-on encore nous rebattre les oreilles avec la fameuse rupture", insiste pour sa part le magazine sénégalais Nouvel Horizon , qui ajoute que "la lamentable équipée des membres de L'Arche de Zoé prouve que, plus de quarante ans après les indépendances, l'Afrique reste un immense terrain de jeu où une bande de pieds nickelés, au nom d'une fumeuse morale humanitaire, peuvent kidnapper 103 gosses sans risquer grand-chose."

 

Pour le quotidien burkinabé Le Pays, le Tchad est le grand perdant. Si Sarkozy peut se frotter les mains, car les intérêts des Français sont saufs, Idriss Déby n'a pas les moyens de faire pression sur Paris pour récupérer les quelque 6 millions d'euros de l'amende infligée aux accusés, que ceux-ci ne peuvent pas payer. Quant au gouvernement français, il a été clair, "pas un kopeck du contribuable français ne sera engagé dans cette affaire". Et pourtant, rapporte le quotidien, "le président tchadien a tenté de lier le paiement des indemnités à la grâce, en vain". Il ne pouvait pas en être autrement quand on se rappelle qu'au mois de février dernier Paris a sauvé le régime tchadien "contre la horde des rebelles qui tentaient de le renverser".
Alors qui indemnisera les 103 victimes et leurs familles ?

 

Source : Courrier International


Sur le même sujet


-> Les familles tchadiennes doivent saisir la justice française.
Les démarches en France pour récupérer les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts dus par les six Français de l'Arche de Zoé doivent être menées par les familles tchadiennes lésées, et ne concernent pas les gouvernements, a indiqué jeudi le ministère français de la Justice.

-> Le grand bazar de l’humanitaire
Les exhortations de Bernard Kouchner et consorts sont en partie responsables de la crise, estime un chercheur britannique.

-> AFRIQUE. Que faisons-nous pour nos orphelins ?
Au-delà du scandale et de son exploitation politique, remarque Le Pays, l’affaire de l’Arche de Zoé pose la question de la réglementation de l’adoption dans les sociétés africaines.

-> Tchad. L'affaire Arche de Zoé.
L'historique.

-> L’Arche de Zoé encore ...
Blog "Les droits des enfants vus par un juge des enfants"

-> Le président de l'Arche de Zoé affirme avoir voulu "créer un incident international".
S'exprimant pour la première fois à la radio depuis sa libération, le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, a affirmé qu'il n'avait aucun regret sur sa mission menée au Tchad. "Sur la légitimité de l'opération, le bien fondé d'organiser cette évacuation, je n'ai aucun regret et si c'était à refaire, je le referai parce que je souhaite faire bouger la cause du Darfour", a-t-il expliqué sur France Info. "Nous avons voulu mener une action concrète et politique parce que l'objectif était de créer un incident international qui oblige la communauté internationale à intervenir sur le sujet du Darfour", a-t-il poursuivi.

Dans une interview accordée au Figaro, Eric Breteau a également affirmé que les responsables gouvernementaux français avaient connaissance de son projet. "Bernard Kouchner était parfaitement au courant de notre opération puisque j'ai rencontré personnellement son conseiller politique et qu'il a partagé mon analyse de la situation au Darfour et surtout mon analyse sur l'impact d'une telle opération qui, forcément, aurait créé une crise internationale avec le Soudan", a-t-il affirmé. Il a dit avoir rencontré "un assistant direct de Catherine Pégard qui est une conseillère très proche du président Nicolas Sarkozy".

"Il était même prévu que Cécilia Sarkozy et [la ministre de la justice] Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les cent trois enfants à l'aéroport de Vatry", dans la Marne, affirme le président de l'Arche de Zoé, en précisant qu'il compte réclamer "la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises".

ATTAQUE EN DIFFAMATION

Eric Breteau s'est aussi dit "résolu" à attaquer en justice la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, pour ses critiques sur son opération au Tchad. "Je suis résolu à porter plainte contre elle pour diffamation ainsi que pour atteinte à la présomption d'innocence, car elle s'est montrée indigne de sa fonction", a affirmé Eric Breteau dans son entretien au Figaro. Le 26 octobre 2007, au lendemain de l'arrestation au Tchad des membres de l'Arche de Zoé, Rama Yade avait déclaré que le fait d'"enlever" une centaine d'enfants – que l'association disait originaires du Darfour – était "illégal et irresponsable".

Les six Français de l'Arche de Zoé, graciés par le président tchadien après une condamnation à une peine de 8 ans d'emprisonnement, ont été libérés le 31 mars. Dans une procédure judiciaire distincte à Paris, quatre d'entre eux, dont Eric Breteau, ont été mis en examen pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France", un délit passible d'un an de prison et 15 000 euros d'amende.

11:59 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, tchad, arche de zoé, humanitaire | |  del.icio.us

11/03/2008

Adoptions en Chine. Les autorités enlèveraient les enfants de leurs parents.

471379203.jpgWeer ophef rond adoptie uit China. Overheid zou kinderen weghalen bij ouders.

Er zijn aanwijzingen dat de Chinese overheid kinderen afpakt om de één-kindpolitiek af te dwingen. Soms worden deze kinderen geadopteerd door westerse stellen.

 

De 7-jarige Zeng Hong uit de Chinese provincie Hunan heeft een tweelingzus. Maar zij en haar ouders hebben geen idee waar het meisje is. In april 2002 werd Zengs zusje namelijk afgepakt door een ambtenaar, omdat haar ouders de boete niet konden betalen. Die boete vloeit voort uit de één-kindpolitiek, die het aantal kinderen beperkt dat Chinese echtparen mogen krijgen.

 


De ouders van het afgepakte meisje vertellen hun verhaal vanavond in het tv-programma ’Netwerk’. Toen vader en moeder later alsnog het boetebedrag bij elkaar hadden gespaard, eisten ze hun dochter terug. Maar de lokale overheid zei dat het kind in het buitenland geadopteerd was en onvindbaar zou zijn.

 

Netwerk’ kreeg nog twee andere Chinese paren voor de camera, met een vergelijkbare geschiedenis: ook hun (klein)kind werd afgepakt door iemand van het bureau voor gezinsplanning. Die bracht het onder in het Shaoyang Social Welfare Institute in Hunan, waar vanuit het vermoedelijk werd geadopteerd door een buitenlands stel. Zonder instemming of medeweten van de ouders.

 

Twee Nederlandse adoptieorganisaties deden in 2003 zaken met het Shaoyang kinderhuis. Via Wereldkinderen kwamen er zeven kinderen uit dit tehuis naar Nederland, via Meiling tien. Het is niet gezegd of bewezen dat het in deze gevallen om afgepakte kinderen gaat.

 

Vorig jaar berichtte Trouw over een ander adoptieschandaal in de provincie Hunan: kinderhandelaren verdienden er jarenlang grof geld met de verkoop van vermoedelijk vele honderden kinderen. China heeft steeds verzekerd dat er geen verhandelde kinderen in Nederland terecht zijn gekomen.

 

Het is echter zeer de vraag wat deze Chinese verklaringen waard zijn, zegt adoptiedeskundige René Hoksbergen: „China wil z’n gezicht niet verliezen, helemaal niet met de Olympische Spelen in het vooruitzicht.” Hij noemt de getuigenissen van de drie Chinese paren in ’Netwerk’ schokkend en vindt dat Nederland de adoptie van Chinese kinderen moet opschorten. „Er is gerede twijfel over de betrouwbaarheid van de Chinese overheid. Daarom moet Justitie de moed hebben om te zeggen: we gaan dit eerst tot de bodem uitzoeken”, aldus René Hoksbergen.

 

Bron : Trouw - deVerdieping

 

Résumé

 

Les Pays-Bas obtiennent des enfants adoptés d'un foyer chinois par des enfants qui sont pris à leurs parents. Les enfants sont retirés à leurs parents suite à la politique chinoise de l'enfant unique. Selon le journaliste d'investigation Deng Fei, ces enfants sont tombés dans les chaînes de l'adoption. Netwerk a effectué une enquête concernant les adoptions de la province chinoise d'Hunan.
ChristenUnie veut un débat urgent avec le ministre Hirsch Ballin de la Justice au sujet de cette affaire et estime que les adoptions venant de la Chine doivent être suspendues.

 

Ina Hut, directrice de l'organisme d'adoption Wereldkinderen, dit qu'il n'est pas exclu que des enfants enlevés soient aussi arrivés aux Pays-Bas. Les organisations d'adoptions aux Pays-Bas sont préoccupées depuis plusieurs années au sujet de la Chine. Mais elles, n'obtiennent pas d'informations du CCAA, l'organe d'adoption central de la Chine.

 

En mai 2006, le ministère de Justice avait déjà demandé à la Chine des clarifications lorsque le grand scandale des trafics d'enfants d'Hunan fut découvert. Le gouvernement chinois répondi qu'il n'est seulement question d'erreurs de procédures et qu'aucun enfants n' ont été envoyés vers les Pays-Bas. Ceci ressort du rapport de la visite de la délégation de Justice, que Netwerk dispose. Mais, selon le journaliste Deng Fei et l'avocat des commerçants soupçonnés de trafic d'enfants, les propos rassurants du gouvernement chinois ne sont pas exacts : il s'agirait de centaines et voir jusqu'à des milliers d'enfants qui sont enlevés, négociés, commercialisés.

 

"Il est permis de s'interroger sur la valeur de ces déclarations chinoises", affirme René Hoksbergen, expert en adoption internationale.
"La Chine ne veut pas perdre la face, surtout pas alors que les Jeux Olympiques sont en vue. Les témoignages des trois couples chinois à Netwerk sont  choquants, j'estime que les Pays-Bas devraient suspendre les adoptions d'enfants chinois. Il y a un doute raisonnable quant à la fiabilité des autorités chinoises. C'est pourquoi la Justice doit avoir le courage de dire: nous allons d'abord enquêter pleinement sur cette affaire ", selon Hoksbergen.

 

 

A lire aussi

 
-> Les enfants perdus de la Chine.
Sur les milliers d'enfants enlevés en Chine, beaucoup sont adoptés par des étrangers
Traduction de "China's Lost Children" paru à ABC News. Fabriquée en Corée

->  Adoptions chinoises dans l'actualité, de Fabriquée en Corée

->  Bébés volés en Chine, Doctissimo forum grossesse

->  China - Breaking News on Intercountry Adoption, de Roelie Post

-> UAI standpunt in zake Netwerk uitzending van 11 maart 2008

12/02/2008

Pratiques douteuses d’adoption d’enfants

Une question parlementaire de Madame la députée Nancy Arendt à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration et à Monsieur le Ministre de la Justice du Grand-Duché du Luxembourg.

 

ffe06c2faca540951744b05bb5789cd5.jpgJ’ai l'honneur de vous informer que, conformément à l'article 80 du règlement de la Chambre des Députés, je souhaiterais poser une série de questions à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration et à Monsieur le Ministre de la Justice concernant certaines pratiques douteuses d’adoption d’enfants.

 

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe vient d’adopter une Recommandation (n°1828)  dans laquelle elle donne libre cours à ses inquiétudes concernant la disparition de nouveaux-nés dans certains pays de l’Est aux fins d’adoption. Elle constate que dans certains pays, l’enfant fait de plus en plus l’objet d’un véritable marché régi par l’argent.

 

Dans sa Recommandation, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a vivement condamné la pratique de plus en plus courante de l’utilisation de circuits parallèles et de trafic ainsi que tout le commerce et les pressions psychologiques ou économiques qu’ils entraînent. Ces pratiques auraient été favorisées par l’ouverture des frontières à l’Est qui a vu de nombreuses femmes enceintes originaires de ces pays se rendre dans les pays européens pour y accoucher et donner leur enfant en adoption. Par ailleurs, l’Assemblée cite dans sa recommandation précitée des évènements qui se seraient déroulés dans plusieurs pays où des nouveaux nés ont disparus après leur naissance et où les autorités faisaient croire à leur parents que l’enfant était né mort, alors qu’il était vendu et emmené à l’étranger. Dans ce contexte, l’Assemblée a rappelé la nécessité de mettre en place un cadre législatif commun à tous les pays afin d’éviter l’instauration de disparités qui seraient contraires à l’intérêt des enfants.

 

Dans ce contexte, j’aurais aimé savoir de Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration et de Monsieur le Ministre de la Justice :

Le gouvernement a-t-il connaissance de ces pratiques condamnables ?
Dans l’affirmative, le Luxembourg est-il concerné par celles-ci ? Y a-t-il au Luxembourg des adoptions d’enfants originaires des pays de l’Est ? Quelles sont les garanties dont disposent les parents que ces adoptions aient été faites en respectant les droits de l’enfant et en toute légalité ? 
En tout état de cause, quelles sont les mesures que le gouvernement a d’ores et déjà prises respectivement entend prendre afin de lutter contre les adoptions illégales ? 

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma parfaite considération.

 

Nancy Arendt
Députée

Source : Christlich Soziale Volkspartei Luxemburgs

 

Ruth-Gaby Vermot : "Des nouveau-nés disparaissent à des fins d'adoption illégale. Il faut agir!"

 

25/01/2008

Ruth-Gaby Vermot : "Des nouveau-nés disparaissent à des fins d'adoption illégale. Il faut agir!"

Pour le Conseil de l'Europe, la Bernoise Ruth-Gaby Vermot a enquêté sur des pratiques douteuses, en Moldavie et en Ukraine notamment, où des enfants sont enlevés à leur mère dès la naissance.
Son rapport a été adopté ce jeudi 24 janvier à Strasbourg.
 
 

fffc323c2c36b73c9248e64385f9bf73.jpgLes disparitions de nouveau-nés à des fins d'adoption illégale dans certains pays de l'Est inquiètent Ruth-Gaby Vermot. Elle a mené pendant plus de deux ans une enquête sur le sujet. Le rapport de la Bernoise, conseillère nationale socialiste jusqu'en octobre dernier, a été adopté jeudi par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg. 


 
 
Le Temps: Vous vous êtes rendue en Ukraine et en Moldavie pour enquêter sur la disparition de nouveau-nés. Qu'est-ce qui vous a le plus marquée? 


 
Ruth-Gaby Vermot: J'ai recueilli des témoignages extrêmement bouleversants et douloureux. En Ukraine, des mères m'ont assuré avoir, en 2002, mis au monde des bébés en parfaite santé qui leur ont été enlevés immédiatement après la naissance. A l'Hôpital de Kharkov, les médecins leur ont dit qu'ils étaient morts, mais aucune de ces femmes n'a pu voir le corps de leur enfant sous prétexte qu'elles seraient choquées ou qu'ils étaient déjà enterrés. A une autre femme, à Kiev, le médecin a présenté le corps sans vie d'un garçon de 6 mois, alors qu'elle venait d'accoucher d'une fille... Les parents ont porté plainte, sans résultat. 


 
Mais comment être en mesure d'affirmer que ces bébés ont été enlevés pour être adoptés? 


 
C'est la thèse la plus probable car il existe depuis longtemps un marché de l'adoption international. D'autres rumeurs circulent. Une ONG a laissé entendre que ces enfants avaient été utilisés dans le cadre d'un trafic d'organes, or les organes de nouveau-nés ne peuvent pas servir à des transplantations. Il a aussi été dit que les fœtus et bébés ont servi à des essais pharmaceutiques. Dans cette affaire, la seule chose avérée est la disparition de nouveau-nés vivants. Pour moi, il est primordial que les parents aient le droit de voir leur bébé, vivant ou mort, tout de suite après la naissance. 


 
Avez-vous constaté le même phénomène en Moldavie? 


 
La situation est différente. De fortes pressions sont exercées sur des femmes célibataires et pauvres pour qu'elles abandonnent leur enfant dans un orphelinat. Et cela vraisemblablement à des fins d'adoption, car les mères qui voulaient voir leur bébé plus tard ont appris qu'ils avaient déjà d'autres parents. J'ai aussi eu vent d'annonces dans les journaux pour inciter ces femmes à vendre leur enfant pour 3000 euros. C'est catastrophique. L'Etat devrait défendre les parents et les enfants. En 2006, 61 cas de trafic d'enfants ont été portés au pénal et l'on a dénombré cinq cas de sortie illégale du territoire.


 
On m'a parlé de cette pratique alors que j'enquêtais dans le pays sur 47 jeunes hommes qui ont vendu leur rein pour des transplantations illégales. Le trafic de bébés existe aussi en Bulgarie. Le cas des 22 femmes bulgares victimes d'un trafic et qui ont accouché de leur bébé en France pour qu'ils soient vendus – les intermédiaires ont empoché 5000 euros pour les filles, 6000 pour les garçons – a aussi marqué les esprits. Il a donné lieu à un procès. La Roumanie est maintenant un peu moins concernée par ces déviances: elle a imposé en 2005 un moratoire sur les adoptions internationales, en attendant de se doter de lois efficaces.


 
Justement: que revendiquez-vous pour éviter ces trafics?


 
– Le droit des parents de voir tout de suite leur enfant est très important. Les bébés doivent aussi être déclarés dès la naissance, ce qui n'est très souvent pas le cas dans les pays de l'Est. Nous voulons que ces pays revoient leurs lois, qu'ils adoptent des mesures très strictes en matière d'adoption nationale et internationale. Et qu'ils ratifient la Convention sur la traite des êtres humains. Mais pour moi, de nouvelles lois ne suffisent pas: la justice doit ouvrir des enquêtes pour chaque cas dénoncé. Les victimes doivent obtenir des explications claires, savoir ce qui s'est vraiment passé. Ces femmes sont traumatisées. Je me souviens d'une femme dont un jumeau a «mystérieusement» disparu deux jours après la naissance, soi-disant mort parce qu'il était mal formé. Son médecin traitant, échographies à l'appui, a pu prouver que les jumeaux étaient viables et en parfaite santé. Cette femme est maintenant dans un état de désespoir extrême. Elle ne cesse de chercher son second enfant, qu'elle sait vivant.


 
Ces pays sont-ils vraiment prêts à mettre fin à ces pratiques?


 
'ai obtenu des promesses, du ministre de la Santé et du procureur général d'Ukraine notamment. Mais jusqu'à maintenant, rien n'a vraiment été fait. Je me battrai jusqu'au bout pour ces victimes. 


 
Un gel des adoptions dans ces pays serait-il un bon moyen pour faire pression?


 
Je ne pense pas. Mais les adoptions doivent être plus transparentes et contrôlées, et surtout répondre aux normes prévues par la convention qui règle les adoptions internationales. Les parents adoptifs doivent passer par des organisations fiables et se montrer très attentifs aux procédures.


 
Avec l'ouverture des frontières à l'Est, le phénomène des femmes venant accoucher à l'étranger pour donner leur enfant en adoption a augmenté. La Suisse doit-elle pour ces raisons craindre l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie?


 
Non, mais il faut être vigilant. Ces femmes vendent leurs enfants parce qu'elles sont pauvres et qu'elles ont besoin de vivre. Et en Europe, bien des parents sont d'accord de dépenser de l'argent pour satisfaire leur désir d'enfant. C'est un cercle vicieux! La Suisse doit donc contrôler son système d'adoption internationale et tout faire pour lutter contre le trafic d'êtres humains. Elle doit être beaucoup plus active qu'aujourd'hui.


 
C'est-à-dire?


 
Elle devrait enfin ratifier la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.  Et assurer une protection à ses victimes, y compris pour les femmes qui n'osent pas porter plainte par crainte de représailles. Mais le climat actuel est plutôt à la tendance inverse: tout est fait pour que l'accès à la Suisse soit le moins attractif possible...


 
Source : Le Temps


- Rapport du 07.12.2007 de Ruth-Gaby Vermot au Conseil de l’Europe, Commission des questions sociales, de la santé et de la famille: "Disparition de nouveau-nés aux fins d’adoption illégale en Europe".

+ + +

Et maintenant, la partie la plus étonnante !

 

Le 24 janvier 2008, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a discuté des conclusions de l 'enquête de Mme Gaby Vermot-Mangold et a présenté son projet de recommandation, intitulé "Disappearance of newborn babies for illegal adoption in Europe». 

 

A lire, l' ahurissant communiqué de presse, dans lequel le Conseil de l'Europe annonce son avis sur la manière de prévenir la vente et le trafic d'enfants: pour des règles plus strictes, notamment dans le suivi post-adoption ... Mais ce n'est pas là que se situe le problème: c'est dans la façon dont les enfants sont "libérés" pour l'adoption, c'est là que les choses vont très mal.

 

Et qu'en est-il du titre accrocheur du communiqué de presse ?
Des règles plus strictes, non : "Assembly calls for easing of adoption rules" 

 

Voir aussi l'article de Roelie Post sur son blog



 

08/11/2007

Tu veux du poisson ou un enfant?


 
Les professionnels de l'humanitaire mesurent les dégâts causés par l'opération commando de L'Arche de Zoé: des années d'efforts dans le sens de la rigueur éthique décrédibilisées. Réactions en Suisse. 
 
  
 
  
C'était il y a quelques jours à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Bernard Boëton, le responsable du secteur droits de l'enfant à Terre des hommes (Tdh), se promenait sur le port après une journée de travail à la mission. Il raconte: «Un pêcheur m'a montré ses poissons espérant m'en vendre un ou deux et puis, tout à coup, il a attrapé un gamin et il a ironisé: vous êtes peut-être venu chercher un enfant mauritanien?» Choc, stupeur et fin de la balade. «C'est là que j'ai vraiment mesuré les dégâts causés par l'affaire de L'Arche de Zoé, dit-il. Dans la plupart des pays d'Afrique, le chef de l'Etat est le père de la nation. Ce qu'il dit est vérité. Quand le président tchadien Idriss Déby parle de pédophilie ou de trafic d'organes, le peuple y croit. Cela va être extrêmement dur à récupérer. Vouloir par exemple ouvrir maintenant un programme de soutien aux enfants des rues revient à remonter aussitôt dans l'avion. Quarante années de travail humanitaire ont été en partie décrédibilisées par la faute d'un commando de sapeurs-pompiers.»

 

Bernard Boëton ne pardonne pas les mensonges de l'association L'Arche de Zoé qui a tenté de faire sortir du Tchad 103 enfants en toute illégalité. Terre des hommes travaille dans les camps au Darfour ouest depuis trois ans. Les expatriés ont vu arriver Eric Breteau, le directeur de LArche de Zoé, «circulant entre les camps»: «Il s'est probablement vite rendu compte qu'il était difficile de prendre comme ça un enfant du côté soudanais, relate Bernard Boëton. Alors il est allé du côté tchadien parce qu'en France 300 familles qui avaient versé de l'argent attendaient. Il s'est mis lui-même dans une logique infernale.»

 

«Seul contre tous», fanfaronnait Eric Breteau en reprenant un discours connu affirmant que rien n'est fait sur place pour sauver les enfants du Darfour. «Faux, s'insurge-t-on à Tdh. Treize mille acteurs humanitaires sont sur place, c'est l'une des plus grosses opérations de secours jamais menée.» «Je suis furieux, confie Bernard Boëton. Ces vingt dernières années, on a su surmonter nos erreurs, nos carences, nos perversions, nos échecs. L'humanitaire s'est professionnalisé, a intégré les lois internationales et les applique. On croyait s'être mis ensemble à l'abri d'erreurs éthiques, mais une bande d'amateurs se comportant comme des néo-colonialistes a prouvé le contraire.»

 

Un vrai gâchis. Les donateurs pourraient perdre confiance. Sur le terrain, il faudra à nouveau expliquer, convaincre. Un enfant doit toujours être toujours considéré, parmi les réfugiés, comme «peut-être orphelin». «Là-bas, il y a toujours un parent, on peut le trouver dans la minute ou cinq ans plus tard», dit Bernard Boëton. Chez Terre des hommes, on se souvient de l'année 1997, la sale affaire de pédophilie impliquant un expatrié en Ethiopie. «On a cherché la faille, on en a tiré les leçons et on a rédigé un code de conduite appliqué dans toute la maison et pour toutes les ONG partenaires.» Le texte fait aujourd'hui référence dans le monde humanitaire et au-delà. Par exemple, un policier lausannois parti en Afrique former des collègues vient de le parapher.

 

«Et les 103 enfants dans tout cela? Que deviennent-ils? Je suis surprise d'en entendre si peu parler», s'inquiète la psychothérapeute Christine Piffaretti qui dirige l'Espace Adoption à Genève. L'association, qui évalue chaque année une cinquantaine de couples candidats à l'adoption (il y a 500 adoptions annuelles en Suisse), qualifie d'«horreur» l'affaire de L'Arche de Zoé: «Elle va faire mal aux gens concernés comme les adoptants. Il est donc essentiel de ne pas faire l'amalgame entre parents adoptifs et trafiquants d'enfants. De plus, sortir un enfant d'un conflit, fût-il orphelin, et le précipiter dans une famille occidentale représente un traumatisme potentiel.» Les professionnels de l'adoption rappellent que l'on ne devient pas parent adoptif en une heure mais qu'il s'agit d'un processus long. «Le désir d'enfant n'est pas le droit à l'enfant, ajoute Christine Piffaretti, citant Simone Veil. Nous, on fait un travail de fourmi, on accompagne des gens qui ne savent pas où ils vont, on les éclaire, c'est un sacré cheminement. Est-on prêt par exemple à ouvrir son cœur et sa vie à un enfant qui n'est pas celui dont on rêvait, qui n'a pas l'âge ou le sexe souhaité, qui est peut-être malade ou handicapé?»

 

Rien ne prouve que l'avenir de ces enfants soit dans nos pays, souligne par ailleurs Espace Adoption, qui rappelle que l'enfant qui ne peut pas être réintégré dans sa famille d'origine a le droit d'être adopté de préférence dans son pays d'origine. «La prévention de l'abandon, la réintégration familiale des enfants placés, le parrainage ont priorité par rapport à l'adoption», relève la psychothérapeute.

 

La pédiatre Geneviève André, responsable de la mission Adoption au sein de Médecins du monde, abonde dans le même sens: «L'adoption internationale n'est pas liée à l'urgence et elle doit rester la dernière alternative. La priorité est de laisser au maximum l'enfant dans son milieu, dans sa famille élargie. Il reste que, devant l'explosion des demandes des pays d'accueil et la diminution des offres dans les pays d'origine, les risques de dérive sont importants. Il faut exclure ce qui se réalise dans le non-droit, même au nom des bons sentiments.»

 

Source : Le Temps