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12/08/2013

Un guide propose des pistes de réponse face à l’avenir des enfants majeurs fragilisés

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C'est le chauchemar avec lequel vivent tous les parents concernés : que deviendra leur enfant "différent" - qu'il souffre d'un handicap, d'une maladie mentale, de troubles du comportement, d'une assuétude .... - quand ils ne seront plus là ?

Une foule de questions se posent déjà au moment où ce jeune atteint 18 ans, cap de la majorité légale. Devenu officiellement adulte et, aux yeux de la loi, responsable de ses actes, il est, en principe, libre de gérer sa vie comme il l’entend alors que, d’évidence, il n’en est pas (encore) capable. Il s’agit souvent de difficultés profondes et durables. A terme, c’est l’avenir de cet enfant devenu adulte qui se pose.

Ce sont généralement les parents et les proches (frères et sœurs, parrain, ami de la famille…) qui interviennent en cas de souci majeur : dépression, tentative de suicide, expulsion du logement, dérive financière… Mais les parents savent qu’ils ne sont pas éternels. Avec une question qui taraude : qui prendra le relais le jour où ils ne seront plus là ? Soit parce qu’ils seront décédés. Soit parce qu’ils seront eux-mêmes devenus dépendants.

La Fondation Roi Baudouin (FRB) et la Fédération royale du notariat belge viennent de sortir une brochure (*) particulièrement utile pour aborder la problématique de "l’après-parents" et tracer des éléments de réponse.

Pas de case juridique

La démarche est d’autant plus importante qu’il n’existe pas de "case juridique" pour les enfants majeurs fragilisés. C’est une problématique complexe, vécue par des milliers de familles, qui recouvre des réalités très variées, depuis le handicap mental avéré jusqu’à des troubles psychiques plus ou moins graves (névroses, psychoses, autisme, troubles bipolaires) en passant par "les personnalités borderline", les troubles graves du comportement, les personnes sous influence ou les diverses formes d’assuétudes.

Point commun entre tous ces adultes : la fragilité, ou la vulnérabilité qui inquiète les parents et les pousse à envisager une protection.

La Fondation Roi Baudouin et le notariat le rappellent à propos : la limite entre protection et ingérence n’est pas toujours simple à tracer. Le respect de l’autonomie individuelle doit rester un principe fondamental. Mais ce qui caractérise les (jeunes) adultes fragilisés, c’est leur inaptitude à se prendre en charge de manière autonome et à assurer la défense de leurs intérêts de manière adéquate.

Beaucoup de ces situations sont évolutives. Une relation sentimentale constructive avec un partenaire qui aide à avancer peut permettre de mobiliser des ressources jusque-là insoupçonnées, souligne la brochure. Ce guide se veut donc avant tout "un plaidoyer pour que les parents et les proches d’un adulte fragilisé imaginent avec lui des solutions à ses besoins spécifiques du moment, mais suffisamment flexibles et ouvertes pour pouvoir prendre en compte son développement ultérieur" .

"Enfants majeurs fragilisés : comment assurer leur avenir à long terme ?" est disponible ou peut se commander gratuitement via les sites : www.kbs-frb.be et www.notaire.be

Source : La Libre Belgique 

28/05/2013

La Convention de La Haye est impuissante à prévenir les abus dans le domaine de l'adoption internationale

20 ans de la Convention de La Haye - La Fédération Internationale de Terre des Hommes dresse le bilan

 

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La Fédération Internationale de Terre des Hommes (FITDH) dresse le bilan des 20 ans de la ratification de la Convention de La Haye (CLH). Dans un communiqué publié le 28 mai 2013, la FITDH estime que la CLH est, en elle-même, impuissante pour prévenir les pratiques abusives dans le domaine de l’adoption internationale. La faute au manque de volonté politique des Etats parties qui rechignent à changer leurs législations et à mettre en place des procédures adéquates pour renforcer les contrôles.

 

 

Lire l'article complet.

 

 

 

03/03/2013

Au regard de la théorie de l'attachement, vivre l'attachement au quotidien

Le CREAI de Picardie, lieu de réflexions, de débats et de rencontres des professionnels du secteur social et médico-social propose une conférence-débat sur la théorie de l’attachement.

 

Date de la conférence : le lundi 11 MARS 2013, de 14 h À 17 h

Lieu : CREAI DE PICARDIE/IRFFE
Amphithéâtre Alain Segret
12 rue des deux ponts
80044 AMIENS cedex 1

 

La théorie de l’attachement, élaborée par Bowlby puis ses pairs, explique la création du lien qui amène l’attachement entre le bébé et celui (ou ceux) qui s’occupe(nt) de lui (figure(s) d’attachement). Cette théorie donne une part importante aux épisodes de séparation qui peuvent mettre en danger ce processus d’attachement.

Parler d’attachement, c’est parler du sentiment de sécurité (on parle d’attachement sécure ou insécure). Les situations ne permettant pas un attachement sécure et pouvant générer des difficultés d’attachement, voire des troubles de l’attachement sont l’abandon, la négligence, la maltraitance, la séparation de longue durée (hospitalisation, par exemple).

Lorsqu’un enfant présente des troubles du comportement, les difficultés d’attachement ne sont pas l’explication unique de ces troubles. Mais, la qualité de l’attachement (de l’enfant mais aussi du parent ou autre donneur de soin) entrera en compte dans la façon de faire face aux difficultés, aux traumas de la vie.

Il est important de comprendre pourquoi et comment cet enfant s’est construit dans cette insécurité afin de l’aider au mieux en intégrant les conséquences de l’attachement insécure dans la prise en charge des comportements difficiles. C’est pourquoi cette conférence, tout en donnant une grande part aux échanges, abordera les thèmes suivants :

 la théorie de l’attachement ;

 les conséquences d’un attachement sécure ou insécure tout au long de la vie d'un individu ;

 l’implication de l'attachement insécure et des facteurs environnants face aux traumas ;

 les principales difficultés rencontrées au quotidien ;

 l’intégration de l'attachement insécure dans la prise en charge des difficultés du quotidien.

 

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :

Juliette HALIFAX
CREAI de Picardie
6, rue des deux ponts - 80044 AMIENS CEDEX 1
Tél. : 03.22.66.24.34 - Fax : 03.22.52.61.99
Email : juliette.halifax@irffe.fr

 

Source : l'Institut Régional de Formation aux Fonctions Educatives

 

27/10/2012

Adoption pour tous : psychiatres et associations tirent la sonnette d'alarme

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 Ils craignent que l'enfant ait du mal à combler sa blessure narcissique et que la loi ne vienne gommer les interdits familiaux.

 

Le désir de famille exprimé au travers de l'adoption par des couples d'homosexuels mariés est-il compatible avec "l'intérêt supérieur de l'enfant" protégé par la Convention internationale des droits de l'enfant ? "La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents. [...] Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant", précise son article 18.

Cette question interpelle les associations de protection de l'enfance. "Les promoteurs du projet se soucient avant tout de la revendication des personnes de même sexe à avoir droit à des enfants, et non pas de l'intérêt des enfants eux-mêmes", déplore la présidente du Collectif pour l'enfance, Béatrice Bourges. Mais en quoi la capacité d'éduquer l'enfant et de lui donner de l'amour dépendrait-elle de l'orientation sexuelle ? "Au-delà de l'amour et de l'éducation, l'autre besoin relationnel de l'enfant est de pouvoir s'ancrer dans une généalogie et dans une vérité de filiation", assure Béatrice Bourges.

 

"L'enfant est spontanément en mésestime de lui-même"


Un point de vue que partage le pédopsychiatre Christian Flavigny, responsable du département de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris. "Le fait d'envisager cette question sous le prisme de l'éducation ne peut occulter les sentiments profonds de l'enfant et cette blessure narcissique originaire : pourquoi n'ai-je pas mérité d'avoir mon père et ma mère ? Le mécanisme de pensée d'un enfant abandonné est de croire qu'il l'a été parce qu'il était un mauvais enfant. Il est spontanément en mésestime de lui-même. L'adoption par des couples d'hétérosexuels absorbe cette problématique au travers du message : nous t'attendions comme notre enfant."


Christian Flavigny va encore plus loin dans son argumentaire. "Dans la mesure où l'enfant sait qu'il est né d'un père et d'une mère, cette complétude entre les sexes va le restaurer dans sa blessure narcissique et donner un socle à sa construction psychologique. Or, s'il est adopté par exemple par deux femmes, il se demandera inévitablement : pourquoi n'ai-je pas mérité d'avoir mon père ?, et le fait qu'il n'ait pas mérité la voie royale va remonter à la surface. Or, le projet de loi actuel masque, voire banalise, cet enjeu de fond pour l'enfant. Il fait oublier cette privation essentielle de l'enfant qu'il est issu d'un père et d'une mère et que l'adoption par des célibataires parvient à éviter à l'aide de la figure relais des grands-parents de l'enfant."

Et de pointer l'autre "effet pernicieux" véhiculé par le projet. "En créant une indifférenciation généralisée des "parents" au nom de l'égalité, on risque de brouiller non seulement les repères de l'enfant sur ses origines, mais aussi les mécanismes régulateurs de la famille, la différence des sexes jouant un rôle fondamental dans les interdits familiaux (l'inceste notamment)."

 

Article complet dans Le Point | 23.10.2012 

 

 

08:33 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : homoparentalité | |  del.icio.us

11/09/2012

Haïti, deux ans après : et l’adoption ? Hervé Boéchat

revue humanitaire.jpgDossier - L'adoption internationale en pleine mutation


Tout début 2011, nous consacrions un dossier spécial à l’année passé depuis le tremblement de terre en Haïti. Et Hervé Boéchat tirait déjà un bilan plus que mitigé de l’adoption internationale dans ce contexte. Une nouvelle année a passé et nous avons demandé au même auteur, sous-secrétaire général du Service social international (SSI).

Source

Pour un accompagnement des adoptants à la hauteur des enjeux psychiques : analyse comparée en France et au Québec.

Mémoire de recherche en psychologie clinique sur l’imaginaire dans la construction de la parentalité adoptive.
Présenté par Marion Labaudinière.


De quelle façon le type de parcours choisi par les couples en démarche d'adoption peut faire varier de façon spécifique leur imaginaire, c'est-à-dire leurs représentations fantasmatiques de l'enfant adopté à venir ? C’est toute la question soulevée par l’auteur, impliquée à la fois dans des travaux universitaires et dans la mission Adoption de Médecins du Monde. Cet article prend appui sur des éléments de comparaison entre la France et le Québec, dont les systèmes d'accompagnement et de préparation à la parentalité adoptive à l'étranger, tant sur les aspects juridique que psychologique, diffèrent. Il démontre notamment comment ce travail d'élaboration psychique et d'accès à l'imaginaire parental s'avère parfois difficile mais essentiel pour prévenir les risques de l'adoption.


Source : Revue Humanitaire.

15/07/2012

Au fil du temps, de rencontres en séparations, d'attachements en détachements

Le vendredi 16 novembre 2012, l'équipe SOS Enfants de La Louvière (APEP du Centre) organisera  un colloque intitulé "Au fil du temps, de rencontres en séparations, d'attachements en détachements".

Où ? Institut Provincial des Arts et Métiers, rue Paul Pastur 1 à 7100 LA LOUVIERE, BELGIQUE.

Comment s'inscrire ? contactez directement l'équipe SOS Enfants : APEP du Centre, Avenue des Croix de Feu, 1/29 à 7100 La Louvière. Tél : 064/22 41 41. Mail : apeplalouviere@skynet.be

Participation aux frais ? 40 € avant le 17 octobre 2012 et 45 € à partir du 18 octobre 2012 (boissons et repas compris)


Source : Office de la Naissance et de l'Enfance.