22.06.2008
Les enfants toujours en marge du développement en Afrique
Omatayo Olaniyan, délégué de l’Union africaine (UA) à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a déclaré que la plupart des enfants africains sont toujours, les parents pauvres des processus de développement de leurs pays. C’est ce qu’a appris l’Agence de Presse Africaine à Lilongwe.
S’exprimant lors de la commémoration de la Journée de l’Enfant africain dans la capitale Lilongwe, il a indiqué que la paupérisation existe, malgré plusieurs politiques, déclarations et résolutions nationales, régionales, continentales et mondiales qui préconisent l’intégration des enfants dans les processus de développement.
Il a précisé qu’il y avait plus questions à résoudre, dans les domaines de la santé, du trafic et de la prostitution des enfants, des mariages forcés, de l’adoption illégale et du travail des enfants entre autres.
« Cela conduit à la désorientation et à un dysfonctionnement dans le développement des enfants avec des conséquences négatives très importantes sur le développement national », a-t-il souligné.
Des pays ont mis en place des politiques nationales à cet effet, a-t-il noté, ajoutant qu’au niveau continental l’UA avait élaboré des mesures adoptées par les Etats membres.
La ministre de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, Anna Kachikho à quant à elle, fait remarquer que même si les efforts visant à faire face à la situation des enfants ont été notés sur le terrain, leur participation effective au développement national n’était toujours pas effective.
La Journée de l’Enfant africain a été initiée par l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) qui est devenue l’Union africaine (UA) pour honorer la mémoire des enfants tués dans les rues de Soweto en Afrique du Sud en 1976.
La Journée est une occasion pour plaider pour la promotion, la protection et le respect des droits des enfants en Afrique, soulignent les observateurs.
Source : Agence de Presse Africaine.
07:39 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, enfance, trafic d'enfants, adoption illégale
17.04.2008
Les "enfants volés" en Australie ont-ils servi de cobayes ?
[Via "Courrier International"].
Kathleen Mills, qui témoignait devant une commission d'enquête sénatoriale sur la compensation financière des "générations volées", a fait une révélation retentissante le 15 avril, rapporte le quotidien Sydney Morning Herald. Pendant les années 1920 et 1930, assure cette Aborigène, les petits pensionnaires métis du centre Kahlin, à Darwin, ont reçu des injections de médicaments expérimentaux contre la lèpre, avec des conséquences dramatiques pour leur santé. Une deuxième personne est venue corroborer cette information, affirmant que des expérimentations sur des "enfants volés" ont également eu lieu à la léproserie de la ville, et ce jusqu'aux années 1960. "Ce que vous avez entendu aujourd'hui n'est pas le pire", a déclaré Kathleen Mills, qui demande au gouvernement d'ouvrir ses archives, qu'elle qualifie de "boîte de Pandore".
Children were guinea pigs, inquiry told
A STOLEN generations member's claim that Aboriginal children were taken from their families and used as "guinea pigs" to trial a leprosy drug has shocked the Federal Government into scouring its records for more information.
Aboriginal elder Kathleen Mills made the allegation yesterday in Darwin on day one of a Senate inquiry into compensation for the stolen generations.
She said some children held at the city's Kahlin Compound in the 1920s and '30s had been injected with a leprosy serum that made them sick and almost killed them. The compound, a holding house for half-caste Aborigines, closed after World War II.
While Ms Mills's claim was based on the recollections of her uncle, a medical orderly at the compound, it was given weight last night by another source, who confirmed a Darwin family had been subjected to similar testing at another institution in the city, the leprosarium, as late as the 1960s. This may suggest such experimentation was systemic.
"What you heard today wasn't the worst of all the stories," Ms Mills told the Herald last night. "Whether you're prodding them with sticks and needles, the actual removal of children from their mothers and their countries without any records is the issue."
She told the inquiry: "These are the things that have not been spoken about. As well as being taken away, they were used … there are a lot of things that Australia does not know about."
Ms Mills said information to do with the testing would be in health department archives and she called on the Government to assist "opening Pandora's box".
The Health Minister, Nicola Roxon, promised to do anything she could to get the facts. "These are obviously very serious allegations," Ms Roxon said. "I have requested my department to examine their archives to determine if there are any documents that can shed any light on this situation."
Ms Mills said her uncle had told her about the drug's effects. "It made our people very ill and he said the treatment almost killed them," she told ABC radio outside the inquiry.
The Greens Senator Bob Brown, who was at the inquiry, said: "It's clearly a matter that's worrying indigenous people so it should be investigated. First, we have to find out if there's any records of experimentation."
An expert on leprosy, Clem Boughton, said he had not heard of such claims but it was possible they were triggered by early uses of sulfone drugs which provided the first effective treatment of leprosy. A former professor of infectious diseases at Prince Henry Hospital in Sydney, now in his 80s, Dr Boughton said the claims should be treated with caution.
"It could be they were using preparations of sulfones to see how effective they were," Dr Boughton said. "This would not be deliberately targeted at Aboriginal people because there was a lot of leprosy around then. Patients themselves would want to have the treatment even if it was a bit experimental because it was their only hope."
Ms Mills said she raised it to highlight the problem Aborigines had accessing their records. But she worried last night it would detract from the bigger issue of compensation. "It was like throwing the cat among the pigeons and there's a lot of fluttering now."
with AAP and Mark Metherell
15:56 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, aborigènes, générations volées
25.03.2008
Le rapport Colombani veut encourager l'adoption nationale (Fr)
Mobiliser les réseaux diplomatiques français, mieux informer les parents, encourager l'adoption nationale : telles sont les principales propositions du rapport sur l'adoption remis à Nicolas Sarkozy.
Sa rédaction avait été confiée l'automne dernier à Jean-Marie Colombani, ancien président du directoire du Monde, lui-même père de deux enfants adoptés.
Sa mission est partie d'un constat : le déséquilibre entre le nombre de parents ou de futurs parents agréés et le nombre d'enfants réellement adoptés.
Il y a ainsi eu 4.000 adoptions en 2007 en France, où 30.000 à 35.000 personnes attendaient de pouvoir adopter.
"Il faut tout repenser en fonction de ce quoi être l'intérêt de l'enfant", a déclaré Jean-Marie Colombani lors d'une conférence de presse.
Il propose notamment de "rouvrir une voie qui s'est progressivement fermée et qui est l'adoption nationale", en déclin depuis plusieurs années.
Comme le souligne le rapport, l'adoption nationale est actuellement limitée aux seuls enfants nés sous le secret et à ceux qui ont fait l'objet d'une déclaration judiciaire d'abandon, soit au maximum 800 enfants par an.
Or, il y a en France quelque 2.100 jeunes enfants placés durablement qui pourraient faire l'objet d'un projet d'adoption, ajoute-t-on.
Le rapport propose de demander à l'Agence française de l'adoption, créée en 2005, de se pencher sur cette question.
Autre piste : une meilleure information des parents sur les exigences des pays concernés et sur la situation particulière des enfants adoptés.
EXIGENCES INTERNATIONALES
"Un enfant adopté est un enfant traumatisé et ce traumatisme l'accompagne toute sa vie. Il faut que les parents soient notamment préparés à l'adolescence de l'enfant qui sera, par exemple, confronté au racisme ordinaire", a expliqué Jean-Marie Colombani.
"Les conditions internationales changent très vite et deviennent infiniment plus exigeantes", a aussi rappelé l'ancien patron du Monde. "Il faut se mettre en accord avec ces exigences si on veut ne pas être largué".
Pour écrire son rapport, Jean-Marie Colombani a dit s'être inspiré de pays comme la Suède, l'Espagne et l'Italie "qui placent l'enfant au coeur du dispositif".
Les chiffres sont "inquiétants", estime Jean-Marie Colombani, qui rappelle la baisse de 24% du nombre des adoptions internationales depuis 2005, "ce qui n'est pas le cas dans tous les pays européens".
"Il peut y avoir moins d'agréments et en même temps davantage d'adéquation entre les personnes agréées et les enfants adoptés", a-t-il encore expliqué.
"Globalement on doit pouvoir augmenter le nombre d'enfants adoptés". (*)
Le rapport ne se prononce pas sur l'adoption des couples non mariés ou homosexuels.
Jean-Marie Colombani a qualifié à titre personnel d'"anomalie" le fait que des couples "pacsés" ne puissent pas adopter et "d'hypocrisie" le fait qu'un célibataire puisse adopter "sauf s'il révèle son homosexualité en cours d'enquête".
L'Elysée précise dans un communiqué que Nicolas Sarkozy "partage pleinement les analyses du rapport, en particulier sur la nécessité de revoir notre organisation en matière d'adoption internationale".
Le président a demandé à Jean-Marie Colombani d'évaluer, fin 2009 "la mise en oeuvre des pistes qu'il suggère".
(*) En 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, avait affiché la volonté de doubler le nombre d'adoptions en France en trois ans.
Source : Reuters
A lire aussi :
-> L'adoption en Europe : à quel prix ?
. "Terre des hommes" pointe les lacunes législatives des pays d'accueil.
. L'organisation fustige en particulier l'adoption privée.
. "Souvent, les parents ne sont pas conscients qu'ils sont piégés dans des situations de trafic d'enfants."
-> Dire la vérité sur l’adoption
Les droits des enfants vus par un juge des enfants, Jean-Pierre Rosenczveig.
-> "On ne va pas inventer les enfants adoptables !"
Marie-Hélène Theurkauff, membre de l'association Enfance et Familles d'adoption, et Christiane Sébenne, en charge de la communication et membre du conseil d'administration de l'association, expliquent que la chute de l'adoption est due davantage à la baisse du nombre d'enfants adoptables qu'à un dysfonctionnement du système.
-> Réjouissons-nous : il n’y a pas d’enfants adoptables !
Le rapport Colombani sur l’adoption a donc été remis le 19 mars au président de la République. Il est jugé comme sévère sur notre dispositif tant national qu’international. 32 propositions sont avancées pour apporter reméde. Le constat est intéressant quand la loi du 4 juillet 2005 abondant avec le discours du premier ministre Raffarin ambitionnait de doubler le nombre d’adoption. Las !
-> AFA. « Ne pas tout casser »
L’existence et le fonctionnement de l’Agence française de l’adoption (AFA), ont été remis en cause par le rapport Colombani. Sa directrice générale, Laure de Choiseul, s’explique.
-> L’AFA critique le rapport Colombani
Laure de Choiseul, directrice de l'Agence française pour l'adoption (AFA) a jugé le 20 mars 2008 le rapport Colombani sur l'adoption, "peu réaliste", "technocratique", "démagogique", et risquant de "déconcerter les pays d'origine des enfants adoptés". La directrice de l'AFA, organisme public créé par la réforme de 2005 et cible de critiques sévères de la part de l'ancien patron du Monde, juge "peu réaliste" de penser qu'"en réorganisant tout, le nombre d'adoptions internationales va progresser. On s'est fait piéger une première fois", dit-elle, avec la "promesse" du gouvernement en 2005 de doubler les adoptions. "Cela avait plombé le débat, on ne sait pas si c'est par démagogie ou méconnaissance que M. Colombani tient ce propos, mais des personnes très autorisées s'accordent à dire qu'on va vers une diminution du nombre d'adoptions internationales".
16:22 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : adoption, adoption internationale, rapport colombani
04.02.2008
Lettre ouverte d'EFA à Bernard Kouchner
La Fédération Enfance et Familles d’Adoption apprend qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge.
Ces conventions — comme le précisent très clairement le site du Ministère des affaires étrangères :
et celui de l’Agence française de l’adoption :
prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou OAA (à ce jour un seul est autorisé et habilité par le Cambodge), ce qui, dans ce cas, n’a pas été respecté.
EFA a remis, le 1er février 2008, une lettre publique adressée à Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, au cabinet de Rama Yade. Cette lettre souligne le risque que font courir de telles pratiques sur le regard porté sur nos enfants, sur la crédibilité des autorités françaises en matière d’éthique ainsi que le discrédit jeté sur la signature française de conventions.
EFA avait, déjà, le 15 décembre 2005, publié un communiqué « Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption » à propos d’adoptions illégales au Cambodge.
Paris, le 1er février 2008
Monsieur le Ministre
Le 15 décembre 2005 Enfance & Familles d’Adoption publiait un communiqué intitulé « Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption ». Nous attirions l’attention sur l’attitude de la France qui avait entériné des démarches entreprises par des familles françaises au Cambodge alors que ce pays était fermé à l’adoption « parce que de sérieux doutes planaient sur l’adoptabilité des enfants ».
Le 31 mai 2007, j’écrivais à Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République : « […] nous osons espérer de votre part une rupture claire avec des pratiques antérieures en matière de ‘visas de complaisance’. Il est insoutenable, pour des milliers de candidats qui suivent scrupuleusement les procédures et restent dans la légalité, au prix souvent de très longs délais, de constater que quelques-uns bénéficient de passe-droits, parce qu’ils ont des contacts, parce qu’ils instrumentalisent les médias. Cette inégalité de traitement est inacceptable, pour les familles mais aussi pour l’obligation d’éthique que nous imposent nos engagements internationaux.»
Le 17 novembre 2007, dans un message que vous adressiez à notre mouvement à l’occasion de notre congrès, vous écriviez : « La priorité que vous accordez aux droits des enfants et l’accompagnement des familles dans une démarche de responsabilité sont des valeurs auxquelles ce ministère croit profondément ».
Quelques jours auparavant, l’Agence française de l’adoption (AFA) organisait un colloque invitant les pays d’origine à faire part à la France de leurs attentes. Le 26 février 2008, l’organisation non gouvernementale Terre des Hommes rendra publique au Parlement européen une étude comparative sur l’éthique des pays d’accueil européens en matière d’adoption.
Or nous apprenons qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge, qui prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou par le seul organisme autorisé pour l’adoption habilité par le Cambodge.
Outre que de telles pratiques font porter sur nos enfants un regard qui n’est pas, pour le moins, facile à vivre, comment les autorités françaises peuvent-elles être crédibles quand elles exigent des candidats ne bénéficiant pas de passe-droits une éthique irréprochable ?
Aujourd’hui, nous vous demandons quelles dispositions vous comptez prendre afin de mettre fin à ce type de pratiques qui, au mépris des enfants qui en sont l’enjeu, au mépris des pays d’origine des enfants et se rajoutant à l’affaire Arche de Zoé, jettent le discrédit sur la signature française de conventions et le doute sur l’éthique dans la politique française en matière d’adoption.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.
Janice Peyré
Présidente d’Enfance & Familles d’Adoption
Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA)
Membre du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP)
Source : Fédération Enfance et Familles d'Adoption
18:00 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Cambodge, éthique, adoptions illégales, filière privée
01.02.2008
Les excuses aux aborigènes australiens seront-elles suffisantes ?
Le premier ministre australien Kevin Rudd, ouvrira la session parlementaire, le 13 février prochain, par un discours d'excuses à la communauté aborigène, comme il s'y était engagé avant la victoire des travaillistes fin novembre 2007.
Il présentera des excuses formelles aux "générations volées" qui désignent ces milliers d'enfants autochtones enlevés de force à leurs familles à partir des années 1930 et jusqu'aux années 70. Ces enfants étaient ensuite placés dans des institutions ou des familles adoptives européennes pour les assimiler à la culture blanche et leur donner une éducation occidentale.
Ce n'est seulement en avril 1997, quand paraît le rapport « Bringing them home » (Ramenez-les à la maison), que le pays réalise ce que son gouvernement a réalisé au cours du siècle précèdent.
A partir de 1950, chaque Etat australien disposait d’un arsenal législatif permettant à la police et aux agences gouvernementales d’enlever les enfants métis de la communauté aborigène, et de les confier à des institutions spécialisées.
Le but déclaré de ces placements d’office était de faciliter l’assimilation culturelle des métis dans la société australienne blanche.
Le rapport se conclut par des mots d’une rare violence : « Les communautés et familles aborigènes ont enduré des violations flagrantes de leurs droits fondamentaux. Ces violations continuent d’affecter les aborigènes aujourd’hui. Il s’agissait d’un génocide, destiné à anéantir les cultures, communautés et familles aborigènes, pourtant vitales au précieux et inaliénable héritage de l’Australie ».
De dix mille à cent mille enfants sont concernés dans l'ensemble de l'Australie, selon les évaluations. Le Réseau international pour les droits des Aborigènes australiens (Eniar, une ONG européenne) affirme qu'"entre 10 et 30%" des enfants aborigènes ont été enlevés. Beaucoup ont souffert de maltraitance et de sévices sexuels.
Jenny Macklin, la ministre des Affaires indigènes, a précisé que ses excuses nationales constitueraient la première tâche du nouveau Parlement désormais dominé par les travaillistes.
"Ces excuses seront présentées au nom du gouvernement australien et n'attribue aucune culpabilité à la génération actuelle du peuple australien", a souligné Macklin dans un communiqué.
Mais le gouvernement annonce aussi qu'il n' indemnisera pas les aborigènes pour leurs générations perdues. Il rejète toute compensation, craignant une avalanche de demandes.
Documents
- Bringing them home - Community guide
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Geen schadevergoeding voor Gestolen Generatie
De Australische premier, Kevin Rudd, heeft maandag 7 januari gemeld dat de zogenaamde Gestolen Generatie van Aboriginal kinderen geen schadevergoeding krijgt. De regering zal wel investeren in betere gezondheids- en onderwijsvoorzieningen voor de Aboriginals.
Inheemse leiders hadden 869 miljoen dollar schadevergoeding geëist voor de duizenden Aboriginal kinderen die tussen 1870 en 1967 bij hun familie weggehaald werden. De slachtoffers werden in weeshuizen of bij blanke families ondergebracht zodat ze zouden assimileren naar de normen van de blanke Australische bevolking.
Ondanks bewijzen van traumatische ervaringen en de aanbeveling voor een schadevergoeding in een rapport uit 1997 over de Gestolen Generatie, gaat de regering niet in op de eis van de Aboriginals. "Onze prioriteit is de kloof tussen de levensverwachting van inheemse en niet-inheemse Australiërs te dichten en de economische onafhankelijkheid van Aboriginals te verhogen. Daarom zullen we geld investeren in gezondheids-en onderwijsvoorzieningen", zegt Jenny Macklin, de Australische minister van Inheemse Zaken. Tijdens de volgende zitting van het parlement zal de premier als blijk van respect voor de Aboriginals een nationaal excuus uitspreken voor de Gestolen Generatie.
Naar de rechtbank
De actiegroep Stolen Generation overweegt om de zaak voor de rechtbank te brengen. Volgens voorzitster Christine King zijn verontschuldigingen van de regering niet voldoende. "Iedereen heeft recht op een schadevergoeding bij een schending van mensenrechten. Blijkbaar geldt dat niet voor Aboriginals", zegt King.
In augustus 2007 ontving Bruce Trevorrow (50) als eerste Aboriginal een schadevergoeding voor de mentale gevolgen van de abrupte scheiding van zijn familie toen hij dertien maanden oud was.
Oorsprong : Mondiaal Nieuws
Andere artikels
"Er ontstond door de kinderroof meer leed dan dat er iets positiefs gebeurde."
"I remember when lots of white people took the children away", Cecily Napanangka Granites
10:35 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, aborigènes, générations volées, eniar
26.01.2008
Geen geslachtsvoorkeur meer mogelijk voor adoptieouders
BRUSSEL - Ouders die een kind uit binnen- of buitenland willen adopteren, mogen niet langer kiezen of ze een jongen of een meisje willen. De maatregel komt er omdat opvallend veel ouders voor een meisje kiezen. Dat bevestigen Kind en Gezin en de Vlaamse adoptieambtenaar zaterdag in Het Belang van Limburg en Gazet van Antwerpen.
De Vlaamse Centrale Autoriteit inzake Adoptie besliste dat adoptieouders in spe geen geslachtsvoorkeur meer mogen opgeven in hun aanvraag. "Ouders denken dat meisjes gemakkelijker op te voeden zijn, of ze zijn bang dat - in het geval van buitenlandse adopties - jongens meer kans lopen op racisme dan een exotisch uitziend meisje", vertel Vlaams adoptieambtenaar Dorine Chamon.
De keuzemogelijkheid die Vlaamse adoptiebureaus tot nog toe boden, zorgt er volgens Chamon voor dat er meer jongens in buitenlandse weeshuizen blijven zitten. "We vonden dat we daartegen moesten optreden. Uiteindelijk zijn we op zoek naar ouders die een kind willen adopteren, en niet enkel een jongen of enkel een meisje. Wie via de natuurlijke weg zwanger wordt, heeft die keuzemogelijkheid trouwens ook niet."
Vele ouders die een kind willen adopteren, hebben nu al geen expliciete voorkeur voor een jongen of een meisje. Dat zegt Leen Du Bois, woordvoerster van Kind en Gezin. "Het is zeker niet zo dat alle kandidaat-adoptieouders expliciet een meisje of een jongen willen", zegt Du Bois. Ze geeft wel toe dat als er een expliciete keuze is, dat er dan meestal een meisje gevraagd wordt.
"Maar vaak heeft dat te maken met heel individuele zaken", luidt het. Een voorbeeld is een ouderpaar dat ooit een kindje verloor en nu enkel een kindje van het andere geslacht wil.
De woordvoerster van Kind en Gezin zegt voorts dat ook in de toekomst bij uitzonderlijke gevallen er nog een expliciete keuze kan zijn. De algemene regel wordt wel dat adoptieouders in spe geen geslachtsvoorkeur meer mogen opgeven in hun aanvraag.
In Vlaanderen waren er in 2006 162 adopties van kinderen uit het buitenland - vooral uit Ethiopië en China - en 22 binnenlandse adopties, zo blijkt uit het activiteitenverslag van Kind en Gezin. Cijfers van 2007 heeft Du Bois nog niet.
Oorspong : De Standaard
Les parents adoptifs flamands n'auront plus le choix du sexe
Les parents adoptifs flamands qui désirent adopter un enfant en Belgique ou à l'étranger ne pourront désormais plus choisir s'ils veulent une fille ou un garçon. La mesure intervient car de nombreux parents préfèrent adopter des filles, rapportent samedi les journaux Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. « Les parents adoptifs pensent que les filles sont plus faciles à éduquer ou ils ont peur, dans le cas d'adoption à l'étranger, que les garçons soient plus facilement victimes de racisme », explique pour sa part Dorine Chamon de l'autorité centrale flamande en matière d'adoption.
"Au final, nous sommes à la recherche de parents qui veulent adopter un enfant, et pas seulement un garçon ou une fille. Une mère qui devient naturellement enceinte n'a pas non plus la possibilité de choisir le sexe de son enfant", ajoute Dorine Chamon. En 2006, 162 enfants étrangers ont été adoptés en Flandre, principalement des enfants originaires d'Ethiopie et de Chine, pour 22 adoptions d'enfants belges.
13:25 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, racisme, dorinne chamon, vlaamse adoptiebureau, kind en gezin
19.07.2007
Un enfant avec plusieurs parents légaux
En janvier dernier, la Cour de l'Ontario a reconnu qu'un garçon pouvait avoir trois parents : le père et la mère biologique ainsi que la partenaire lesbienne de la mère. En avril dernier, c'est la Cour de Pennsylvanie qui reconnaissait qu'un donneur de sperme et deux lesbiennes qui venaient de se séparer étaient tous trois responsables de leurs deux enfants.
Il ne s'agit pas d'un phénomène uniquement américain. Des commissions d'experts en Nouvelle Zélande et en Australie ont proposé que les donneurs de sperme ou d'ovocyte deviennent aussi des parents légaux.
Source : Gène éthique - Revue de presse
11:19 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.06.2006
France. L'avenir de l'adoption repond au Parti Socialiste
Enfants orphelins ou abandonnés : simples OBJETS DE DROIT ?
Qui sunt regna, nisi magna latrocinia ?
Augustin d’Hippone, IVème siècle ;
Répondre au projet parental de couples de même sexe fait appel à notre conception de la filiation,
François Hollande, XXIème siècle.
Par L’Avenir de l’Adoption
C’est cette question fondamentale que l’ont peut se poser au regard de la proposition de loi du Parti Socialiste, qui souhaite permettre l’adoption par des couples de même sexe au nom du principe d’égalité, figurant dans la devise même de la République. Pour récupérer les voix de certains électeurs, on veut rallier les énergies et les bonnes intentions derrière le mot d’ordre apparemment facile et évident de la banderolle de tête, toujours très politique, d’une Marche des Fiertés – lesbiennes, gaies, bi & trans- que certains croient aujourd’hui seulement festive, veulent pousser leur monde derrière : « Vers l’Égalité » !
Ainsi pour le P.S. comme pour une frange de la communauté homosexuelle, l’adoption se résume à un droit pour celles et ceux qui en réclament le plein accès, et ce droit ne peut souffrir d’aucunes exceptions ni restrictions, au risque de provoquer des discriminations inadmissibles pour les personnes qui en seraient privées. La lutte contre la discrimination va trouver alors tous son sens grâce à cette proposition de loi, car au même titre que le droit pour tous de bénéficier d’allocations sociales, de dispositions fiscales, etc., le droit à l’adoption, c’est-à-dire le droit à l’enfant, ne pourra plus être réservé aux seuls couples hétérosexuels ou aux personnes seules hétérosexuelles.
Cette conception de l’adoption, participe en réalité au détournement, au piratage, au brigandage de cette institution, institution déjà entamée par le désir de certains couples hétérosexuels comme par des personnes seules « d’avoir un enfant » et ce, sans aucune considération première des besoins et des intérêts de ce même enfant.
En effet l’on constate depuis une bonne décennie l’existence d’une idéologie parentocentrée basée sur le droit à l’enfant qui ne prend en compte que les seuls besoins des adultes ne pouvant naturellement avoir d’enfant(s) et se tournent vers l’adoption comme vers un moyen légitime et naturel d’assouvir leur désir / besoin d’enfant(s), quand il ne s’agit pas de soigner leur parentalité blessée.
Ce fameux désir / besoin d’enfant de la part d’hétérosexuels comme d’homosexuels est compréhensible. Le drame de ne pouvoir naturellement procréer est pour certains, qui ne savent ou ne peuvent pas déplacer ou sublimer leur désir, une douleur immense.
Pour autant et jusqu’alors, l’institution de l’adoption ne consistait pas à permettre à des personnes d’accéder à la parentalité, mais bien aux orphelins et abandonnés, privés d’un père et d’une mère par les hasards de la vie ou du fait d’un rejet par les parents biologiques, d’obtenir par les soins de l’État, un père et une mère de substitution pour remplacer ses parents disparus.
Ce qui est surprenant dans la démarche du P.S. et de ses responsables qui se déclarent en principe et habituellement proches des préoccupations sociales des plus faibles et des plus démunis, c’est que jamais l’intérêt des orphelin(e)s ou des abandonné(e)s n’est avancé pour justifier cette forme d’adoption. On pouvait pourtant s’attendre à ce que les partisans de l’adoption par des couples homosexuels nous démontrent qu’ils ont débattu de ce sujet, qu’ils rencontré des personnes adoptées et découvert les bienfaits de l’adoption homoparentale pour des enfants qui souffrent de la perte de leur mère et de leurs père et partant qui, comme le dirait Lapalisse, s’ils n’étaient pas orphelins ou abandonnés, auraient, comme une majorité d’entre nous, un père et une mère… Or il n’en est rien.
Même Marie-Ségolène Royal déclare que « si les personnes seules homosexuelles peuvent adopter, les couples homosexuels peuvent alors aussi adopter ». Avec un tel syllogisme, on peut dire que si n’importe qui peut aller prendre un verre dans n’importe quel café du XIVe Arrdt de Paris, il faut ouvrir les portes de la prison de la Santé à l’heure de l’apéritif. Elle ne s’interroge pas une seule seconde sur le fait de savoir si l’adoption par une personne seule (quelle que soit son orientation sexuelle qui n’a rien à voir avec fond du débat au contraire de ce que prétendent les extrêmes-gays et leurs soutiens), privera ou non l’enfant d’une double figure paternelle et maternelle. Elle ne se demande pas si son choix démagogique (une étude de marché a dû lui prouver qu’une telle prise de position n’était pas défavorable à l’avancement de sa cotte dans l’opinion) n’est pas en définitive une mauvaise solution pour la personne adoptée, qui ne bénéficie pas au contraire d’ailleurs de l’adoptant, de la chance d’avoir un père et une mère de substitution pour remplacer de manière appropriée ses parents biologiques disparus.
Pourtant, même dans le cadre d’une adoption par des couples qui permette à l’enfant d’avoir un schéma parental polysexué, l’expérience nous prouve que la seule adoption n’est pas la fin des problèmes pour l’enfant et que ce dernier est confronté à de nombreux problèmes liés à sa particularité dramatique d’avoir un jour, contre toute logique, été privé de son père et de sa mère soit parce qu’ils sont décédés soient parce que ils ont rejeté cet enfant. Au risque de choquer, un orphelin ou un abandonné est un enfant « anormal », « handicapé » par le poids psychologique de la perte de ses parents, vécue comme une injustice inique, comme une différence subie marquée au fer rouge par rapport aux autres, différence que cet personne n’acceptera peut-être jamais complètement. L’institution de l’adoption, en lui offrant un père et une mère de substitution, permet, dans une moindre mesure, de manière évidement fictive, et souvent vécue comme telle, de « gommer » tant bien que mal et partiellement cette différence, d’atténuer ce handicap.
Lorsque Martine Aubry déclare que finalement seul l’amour apporté à l’enfant est nécessaire, elle prouve sa méconnaissance du sujet. Cette affirmation, digne pourtant des dames patronnesses d’un autre siècle qui aujourd’hui se trouvent le plus souvent à l’autre extrémité de l’échiquier politique, est une affirmation qui ne prend pas en compte la nécessité pour l’enfant orphelin ou abandonné d’avoir beaucoup plus que de l’affection ou une bonne éducation. Bien sûr l’amour comme une bonne éducation participe à l’apaisement des souffrances de l’enfant, et peut contribuer à estomper son sentiment différence. Mais ce n’est pas suffisant. Une personne qui a été adoptée sait qu’elle n’est pas « comme tout le monde ». Et les homosexuels qui ont connu la douloureuse expérience de vivre leur différence avec peine, sous le regard injurieux et méprisant des homophobes, savent au premier chef la réalité de vivre en étant différent. Pour une personne adoptée, il est très difficile d’oublier sa particularité .Tout lui rappelle qu’il est différent. Ne serait ce qu’une visite chez le médecin qui lui demande ses antécédents médicaux génétiques, ou la surprise d’un camarade de classe qui s’étonne que ses parents soient si petits et si bruns quand lui est grand et blond. L’adoption par un homme et une femme l’aide pourtant, parfois, à oublier qu’il a perdu son père et sa mère, et s’il a le pouvoir de mettre de côté sa douleur, à s’abandonner dans le bonheur simple d’avoir un père et une mère, « comme tout le monde », y compris ceux qui voudraient priver les enfants de cette chance, bref d’oublier cette cruelle vérité, et d’être enfin « normal ». Pour éclairer Madame Aubry, on pourra également lui opposer que lorsque un handicapé physique perd une des roues de son fauteuil, le fait de lui apporter de l’amour est certes pour lui bien réconfortant, mais n’enlève en rien l’absence de sa seconde roue et l’empêche tout simplement d’avancer.
Parmi les partisans de l’adoption par des couples homosexuels, certaines personnes tentent de la justifier en avançant l’argument « qu’il faut mieux être adopté par un couple homosexuel aimant que par un couple hétérosexuels violent à l’encontre de l’enfant ». Ce sophisme là encore, rencontre beaucoup de succès. Pourtant, il révèle une méconnaissance totale de la procédure d’adoption. Car les longues enquêtes des services sociaux à l’enfance sont justement faites pour éviter qu’un enfant ne soit confié, et ce mot est important, à des personnes dont ont aurait détecté les germes de la violence ou de la maltraitance.
Enfin, cet argument optimiste sinon rousseauiste tend à considérer que les homosexuels sont évidemment doux et bons au contraire des hétérosexuels. Nous pensons qu’un homosexuel n’est pas différent d’un hétérosexuel, tant dans sa capacité à être un bon parent, qu’un parent maltraitant. Autre argument, réfutable lui aussi, c’est celui d’expliquer qu’il faut mieux être adopté par des homosexuels que de rester orphelins. Cela revient à dire, qu’il faut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade, et même qu’il faut mieux avoir ses parents qu’être orphelin ou abandonné… Au-delà de ces puissantes arguties, il serait tout de même intéressant d’avoir de véritables arguments pour justifier l’adoption par des homosexuels, comme bienfait évident pour les orphelins ou abandonnés.
Et ce n’est pas l’affirmation que l’homoparentalité existe déjà et qu’elle ne pose aucun problème pour les enfants (« évidence » tellement évidente qu’on prépare minutieusement les esprits à cette évidence, à grand renfort d’interviews de filles hétéros normales de lesbiennes gentilles) qui va démontrer sérieusement et suffisamment les bienfaits de cette forme d’adoption. Car comparer l’homoparentalité de fait et l’adoption, c’est confondre deux situations très différentes. Se basant sur une étude américaine et une autre en provenance du Québec, ô combien imparfaites et tronquées dans leur douteuse méthodologie, les partisans de l’adoption par des homosexuels brandissent ainsi veulent comme argument ultime, qu’il existe bel et bien des enfants qui vivent avec des homosexuels et que ces enfants n’ont pas plus de difficultés que les enfants élevés par des hétérosexuels. Cette évidence encore évidente, que nous ne la rejetons pas, car nous ne doutons pas des qualités parentales des homosexuels ; mais nous pensons le schéma parental constitué par des homosexuel(le)s inadapté à l’adoption et ses particularités, considérant surtout, encore, la fragilité particulière de l’enfant à adopter.
Car les enfants qui vivent aujourd’hui avec des homosexuels, sont dans la majorité des cas des enfants de parents hétérosexuels divorcés ou séparés où l’un des deux à décidé de vivre ses sentiment amoureux et ses préférences sexuelles avec un autre homme ou avec une autre femme. Un homme et une femme ont donné naissance à un enfant (c’est pour l’instant le seul moyen de faire naître un être humain faut-il le rappeler)… la nature -même si ce mot presque choquant peut sembler douloureux à certain(e)s en raison de leur passé et des quolibets des petits camarades, est capricieuse (eh oui !)
Dans ce type de famille, après un jugement de divorce, l’enfant aura été confié à son père oui à sa mère qui aura décidé de vivre ses sentiments et sa préférence homosexuels. L’enfant vit donc avec son père et le compagnon de celui-ci, ou sa mère et la compagne de celle-là. Il n’empêche que cet enfant conserve « de l’autre côté », une référence maternelle ou paternelle plus que forte, en la personne de sa mère. Qu’importe alors que sa mère soit homosexuelle, qu’importe qu’elle vive avec une femme, ou que son père soit homosexuel et vive avec un homme : l’enfant, lui, aura toujours un père et une mère !
Alors qu’avec l’adoption monoparentale ou homoparentale, l’enfant est privé de manière irrémédiable et définitive d’une figure paternelle ou maternelle au sein de la cellule familiale, car on objecte aussi souvent qu’il pourra compter sur les membres rapportés de la famille ! La différence est de taille et mérite selon nous d’être soulignée.
En définitive cette proposition de loi du P.S., traduction politique du mot d’ordre de la Marche des Fiertés (lesbiennes, gaies, bi, trans, etc.) consacre la dramatique et très hédoniste notion de « droit à l’enfant ». En appréhendant l’adoption comme un droit pour l’adulte adoptant, c'est-à-dire par le mauvais bout de la lorgnette, le Parti Socialiste est solidaire de plusieurs conséquences inacceptables que son choix va immanquablement engendrer :
La première des conséquences est sans nul doute le fait que par l’application d’une telle loi qui rappelons le, consacre le droit à l’enfant pour tous ceux (et toutes celles, comme dit le solécisme contemporain) qui en font la demande, l’enfant devient un simple objet de droit pour autrui. En effet, l’institution de l’adoption, dans la logique de la proposition du P.S., est un instrument pour que les adultes puissent jouir du droit à avoir un enfant, réservé injustement aux seuls couples hétérosexuels. Dès lors les homosexuels doivent eux aussi jouir de ce droit. Mais en réalité quel est alors l’objet de ce droit ? L’enfant tout simplement. Et l’institution de l’adoption devient alors un simple instrument pour exercer ce droit. Ainsi, en 2006, un parti politique considère qu’un être humain est un droit pour un autre être humain, sous prétexte que le premier est disponible par sa situation d’orphelin(e) ou d’abandonné(e) et que le second en réclame la possession. Mânes de Schölcher, réveillez-vous, ils sont devenus fous !
La seconde conséquence, c’est que le P.S. viole la Convention des Droits de l’Enfant, qui dispose en son article 21, que les états parties qui autorisent l’adoption s’assurent que « l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale » en la matière. Or cette proposition de loi vise uniquement les intérêts des adultes qui souhaitent adopter ;
La troisième conséquence, dont nous avons déjà abordé quelques points, c’est la suppression définitive et irrémédiable pour l’enfant orphelin ou abandonné d’une référence paternelle et maternelle. L’enfant qui a perdu une première fois son père et sa mère, se voit priver de nouveau, et cela sans aucune justification, d’avoir la possibilité d’un père une mère de substitution. Q’importe que cette privation entraîne des difficultés pour l’enfant, que ses besoins de stabilité psychologique, sociale et personnelle soit mis à mal par cette forme d’adoption. L’ironie, c’est que celles et ceux qui veulent priver un orphelin ou un abandonné d’un père et d’une mère, ont généralement toujours leurs deux parents de sexe complémentaire…
Et enfin la dernière conséquence et non la moindre, est d’ordre plus philosophique et porte sur la conception de la filiation, c'est-à-dire en d’autres termes l’idée que tout un chacun retient pour déterminer la place de l’homme et de la femme par rapport à un enfant et dans la société. Car si l’on approuve l’affirmation des partisans de l’adoption homosexuelle qui est d’expliquer qu’un enfant en réalité peut se passer d’une figure féminine et maternelle par exemple, et que seul l’amour est important, ce qui justifie alors l’adoption par deux hommes, quelle est alors la place de la femme, la place de l’homme ?
Si comme le laissent à penser les partisans de l’adoption par des homosexuels, la femme n’est pas utile… que devient-elle donc ? Dans cette forme d’adoption, elle disparaît du schéma parental de l’enfant. En définitive elle n’aura été utile que pour… enfanter ! Alors même que notre société avait enfin amenuisé une certaine oppression « patriarcale » dénoncé en son temps par les féministes et que la femme, son identité et ses qualités propres, différentes et aussi importantes que celles de l’hommes, étaient reconnues, la logique de l’adoption par des couples homosexuels ramène cette dernière à sa seule qualité de procréatrice ! La femme est utile pour porter et enfanter, le phénomène redoutable des « mères porteuses » existe depuis longtemps. Ensuite cette femme peut disparaître puisque elle est devenue inutile ! Et si l’on considère finalement qu’une femme par son identité et par ses particularités est importante pour l’équilibre et la construction de l’enfant, pourquoi alors priver celui de cet atout ?
Cette logique est identique pour l’homme, qui de figure masculine et paternelle ne devient plus qu’utile par sa semence, et réductible à une sorte d’étalon qu’on laissera à l’écurie après qu’il aura servi… Les banques du sperme sont déjà là pour attester cette lugubre réalité en Belgique, où au mépris de l’éthique médicale française, un nombre grandissant de femmes seules, en couple lesbien ou hétérosexuel vont se faire inséminer.
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