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28/05/2013

La Convention de La Haye est impuissante à prévenir les abus dans le domaine de l'adoption internationale

20 ans de la Convention de La Haye - La Fédération Internationale de Terre des Hommes dresse le bilan

 

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La Fédération Internationale de Terre des Hommes (FITDH) dresse le bilan des 20 ans de la ratification de la Convention de La Haye (CLH). Dans un communiqué publié le 28 mai 2013, la FITDH estime que la CLH est, en elle-même, impuissante pour prévenir les pratiques abusives dans le domaine de l’adoption internationale. La faute au manque de volonté politique des Etats parties qui rechignent à changer leurs législations et à mettre en place des procédures adéquates pour renforcer les contrôles.

 

 

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13/06/2012

L'ONU s'inquiète de la multiplication des "boîtes à bébés" en Europe.

babybox.jpgL'ONU s'inquiète de plus en plus de la progression du nombre de «baby boxes» (boîtes à bébé), où les parents peuvent anonymement abandonner leur enfant, estimant que cette pratique «va à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui», rapporte le Guardian.

On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

11 PAYS EUROPEENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent.

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une de ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux". En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible". Or les bébés récupérés grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon". Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accoucher sous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec "l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.

Source : Slate, Le Monde, La Libre Belgique

 

08/11/2011

Lutter contre la pauvreté infantile en soutenant les familles et mobilisant leurs compétences

Eurochild.jpgLa pauvreté infantile est un frein pour le développement des potentiels et de l’autonomie des enfants et des adolescents. Elle a un impact direct sur leur santé, leur développement personnel, leur scolarité et leur bien-être général. La pauvreté infantile est souvent transmise de génération en génération avec un coût énorme pour la société à cause de la perte d’un capital social et humain. Eurochild défend l’idée que soutenir les familles qui sont le plus dans le besoin en mobilisant leurs compétences est crucial dans la lutte contre la pauvreté infantile et pour briser la transmission intergénérationnelle des inégalités.

30 Novembre- 2 décembre 2011, Mercure Holland House Hotel, Cardiff, Pays de Galle, Royaume-Uni


La 8ème conférence annuelle d'Euro child aura cinq objectifs globaux :
S’intéresser aux pratiques professionnelles de qualité, en Europe et au Royaume-Uni, concernant l’articulation et la complé-mentarité des différents services de soutien aux familles
Acquérir des connaissances et une meilleure compréhension du lien entre le soutien aux familles et la CIDE et comment ce soutien à des conséquences directes sur le bien-être et la réussite des enfants.
S’assurer que la parole des enfants et des parents qui ont bénéficié de ses services de soutien soient écoutées et enten-dues.
Renforcer la collaboration et l’échange sur les droits et bien-être des enfants au niveau européen parmi les responsables politiques, les professionnels de terrain et les chercheurs.
Apporter des éléments aux débats politiques européens sur la lutte contre la pauvreté, la promotion des droits et du bien-être des enfants ainsi que sur le soutien aux familles et la mobilisation de leurs compétences.

Eurochild – réseau d’associations qui défend les droits et le bien-être des enfants en Europe – à l’occasion de sa 8ème conférence annuelle va s’intéresser aux mesures de soutien s’adressant aux familles et comment elles influencent le bien être et la réussite des enfants. Nous allons particulièrement nous concentrer sur les familles et les enfants les plus vulnérables et com-ment mobiliser leurs compétences. La conférence repose sur les principes de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et est co-organisée par l’association « Children in Wales, un membre fondateur d’Eurochild.


Toutes les informations sont disponible en ligne (en anglais) sur www.eurochild.org dans la section « events».

Programme de la conférence d'Eurochild

04/08/2011

Lignes directrices relatives à la protection de remplacement pour les enfants.

Logo Nations Unies.jpgNations Unies. Résolution adoptée par l’Assemblée général des Nations-Unies.

L’Assemblée générale,

Réaffirmant la Déclaration universelle des droits de l’homme1 et la Convention relative aux droits de l’enfant et célébrant le vingtième anniversaire de la Convention en 2009,

Réaffirmant également toutes les résolutions antérieures sur les droits de l’enfant du Conseil des droits de l’homme, de la Commission des droits de l’homme et de l’Assemblée générale, dont les plus récentes sont les résolutions du Conseil 7/29 du 28 mars 20083, 9/13 du 24 septembre 20084 et 10/8 du 26 mars 20095, et sa résolution 63/241 du 24 décembre 2008.

Considérant que les Lignes directrices relatives à la protection de remplacement pour les enfants, dont le texte est annexé à la présente résolution,
énoncent des orientations souhaitables en matière de politique et de pratique dans le but de promouvoir la mise en oeuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant et des dispositions pertinentes d’autres instruments juridiques internationaux concernant la protection et le bien-être des enfants privés de protection parentale ou risquant de se retrouver dans une telle situation,


1. Accueille avec satisfaction les Lignes directrices relatives à la protection de remplacement pour les enfants, qui figurent en annexe à la présente résolution, en tant qu’ensemble d’orientations pouvant servir de fondement aux politiques et aux pratiques ;

2. Encourage les États à tenir compte des Lignes directrices et à les porter à l’attention des organes législatifs, exécutifs et judiciaires compétents de l’État, des défenseurs des droits de l’homme et des avocats spécialisés dans le domaine, des médias et du grand public ;


3. Prie le Secrétaire général, dans les limites des ressources existantes, de prendre des mesures pour diffuser les Lignes directrices dans toutes les langues officielles de l’Organisation et notamment de les communiquer aux États Membres, aux commissions régionales et aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales compétentes.


65e séance plénière
18 décembre 2009

Le texte complet

Repères

UN Guidelines for the Alternative Care of Children

14:36 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

09/02/2011

Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps

 

Extrait du film documentaire L'Enfant et la pirogue
[Alain Gilot]

 

10:19 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant, Film, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

25/01/2011

France. Feu l’intérêt de l’enfant. Jean-Pierre Rosenczveig

La commission de l’Assemblée nationale en charge d’examiner le projet de loi sur la bioéthique vient de se prononcer à la majorité contre la mesure phare avancée par le gouvernement qui voulait que  les enfants nés de procréations assistée avec donneur puissent désormais accéder, s’ils le souhaitent, à la connaissance de l’identité de ce donneur de sperme ou d’ovocyte qui leur a permis d’être. On se souvient que récemment le PS, après un débat délicat s’était déclaré contre la levée de l’anonymat, mais en l’espèce, le clivage n’est pas politique. Il est philosophique, la ligne de partage dépassant l’approche partidaire.

Les droits des enfants vus par un juge des enfants | 22.01.2011

05/09/2010

Le film "Cherche un enfant, paie cash. Le lobby de l'adoption." parmi les nominés Kindernothilfe 2010 !

Kindernothilfe _ Medienpreis 2010_ Die Nominierten stehen fest.jpgDouze journalistes nominés pour Kindernothilfe Prix des Media.
Remise des prix le 12 Novembre à Berlin.

 

 

(Duisburg, le 5 août 2010). Un jury de cinq membres indépendants a choisi parmi 65 candidatures provenant de l'Allemagne, d'Autriche et de la Suisse, douze journalistes qui ont publié ces dernières années des travaux sur les droits de l'enfant. Sous les auspices de Christina Rau nomme et honore les gagnants du Kindernothilfe avec de nombreuses célébrités  a Berlin. "Dans les quatre catégories de TV, radio, presse écrite et photographie, cette année, cette le thème de fuite des migrations» est traité, explique Sascha Decker, porte-parole du Kindernothilfe. "Les soumissions ont été pour la plupart très forte. Le jury n'a pas eu une décision facile à prendre "

 

Harald Biskup (Kölner Stadt-Anzeiger), Oswald Eggenschwiler (NZZ am Sonntag), Renate Friedrich (n-tv), Andreas Fritzsche (chrisme) et Renata Schmidt Kunz (ORF) ont nommé les journalistes suivants pour le prix Kindernothilfe "Droits de l'enfant dans un Monde”:

TV: Gabriele Probst, "Laisser seuls - les enfants du sida en Ukraine" (Rundfunk Berlin-Brandenburg), Golineh Ataï, «Cherche enfant, payer en cash – Le Lobby d’Adoption» (WDR)  , Kajo Fritz, "L’ange de Ghana" (RTL )

Radio: Rebecca Hillauer, "Les jeunes âmes - des produits bon marché, les enfants dans le tourisme sexuel" (Rundfunk Berlin-Brandenburg), Keno Verseck, «Laissé seul» (Allemagne Funk), Jens Jarisch, «Les enfants de Sodome et Gomorrhe - Pourquoi les jeunes Africains fuient vers l'Europe »(Rundfunk Berlin-Brandenburg)

Imprime: Gaby Herzog, «Les esclaves de la maison de Port-au-Prince" (Neue Zürcher Zeitung), Meike Dinklage, «Sauvé» (Brigitte), le fusil Nicolas, «L'avant-garde du bonheur» (Der Spiegel)

Photo: Martin Steffen, «Enfants Restavec » (NZZ, RP, WDR, etc), Christoph Gödan, "Les Mères grandes» (continents), Hartmut Schwarzbach, "Les braves enfants de Diwalwal Gold" (Continents / magazine Missio)

Kindernothilfe donne ce prix des médias depuis 1999, avec une valeur de 2500 € dans ces catégories. Les contributions journalistiques exceptionnelles contribueront à sensibiliser le public aux droits des enfants, en particulier les abus des droits des enfants.

Source: Kindernothilfe.