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04/05/2015

Une bourse des mères porteuses à Bruxelles. Aucune place n'est accordée à l'enfant.

Ce dimanche 3 mai 2015, un événement commercial est organisé à Bruxelles à l’intention des homosexuels célibataires ou en couple désireux d’avoir des enfants. L’organisation américaine "Men Having Babies" met ces couples en contact avec des organisations, des mères porteuses et des cliniques privées en vue de répondre à leurs questions et recevoir un soutien dans leurs démarches. Des experts belges estiment l'initiative suspecte et les associations holebi de Flandre refusent d'y participer.

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Stephanie Raeymaekers est la présidente de Donorkinderen, une association flamande d'enfants nés via des donneurs de gamètes (sperme ou ovocyte).
Elle est venue assister à la journée pour s'informer, puisque le sujet lui tient à coeur, et elle en ressort « choquée » : « Toute cette conférence est centrée sur le désir des parents. Je constate qu'aucune place n'est accordée à l'enfant. Aucun enfant né par gestation pour autrui n'est venu témoigner aujourd'hui. Ça en dit long ! C'est quand même le premier concerné, c'est lui qui subira toutes les conséquences !» La jeune femme sait de quoi elle parle : elle est elle-même née d'un donneur anonyme, car ses parents, hétérosexuels, ne pouvaient pas avoir d'enfant. « J'ai été achetée. Et aujourd'hui, mon association est parfois mal vue. Je suis un produit qui parle, et donc qui dérange. » Stephanie estime qu'elle a le droit de connaître ses parents biologiques et est visiblement très émue à l'idée de ne jamais réaliser ce besoin.
« Je dis toujours, on est dans un pays où c'est plus facile de tracer l'origine de la viande au rayon charcuterie, que celle du parent biologique d'un être humain ! » Si elle n'est pas venue à la conférence de Men having babies pour militer, elle avance qu'avec la gestation pour autrui, on crée des enfants en créant une souffrance. Elle se dit aussi écoeurée par tout le marketing et toute la publicité déployée par ces agences américaines. «Je ne comprends pas qu'on ait autorisé une telle conférence, on vient expliquer aux gens comment contourner le cadre légal »
Stephanie pointe aussi une certaine hypocrisie du système belge qui dénonce la venue de l'association américaine, puisque la Belgique rentre aussi dans le jeu, en aidant des mères lesbiennes d'autres pays à avoir des enfants par GPA.

Source: Le Soir

17:24 Écrit par collectif a & a dans Ethique, Mère porteuse, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

06/08/2014

A-t-on le droit de choisir son enfant ?

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Le sort du petit Gammy émeut la planète entière depuis quelques jours. Et pose la question des limites de la gestation pour autrui (GPA).
Gammy est ce bébé trisomique né d’une mère porteuse thaïlandaise que le couple de parents demandeurs n’a finalement pas emmené.

Qu’est-ce qui est le plus violent : des parents qui rejettent un enfant ou une mère porteuse qui décide in extremis de garder l’enfant ?
Michel Dupuis, philosophe à l’UCL et présidant du Comité consultatif de bioéthique.


Source : Le Soir

18:46 Écrit par collectif a & a dans Ethique, Mère porteuse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

14/01/2014

Pour des adoptions internationales plus éthiques

Irrégularités, manque de transparence, confusion avec l’humanitaire… Des voix s’élèvent pour stopper les dérives de l’adoption internationale qui ternissent son image.


Mercy, mercy («Pitié, pitié»), l’histoire vraie d’une adoption… Tel est le titre d’un documentaire danois, projeté en France, le 20 novembre dernier, lors du festival «Enfances dans le monde» organisé par le Bureau international catholique de l’enfance (BICE) et qui pourrait bien bouleverser notre regard sur l’adoption internationale, comme il est en train de bouleverser celui des Danois.

La réalisatrice (Katrine Riis Kjaer) a en effet filmé pendant quatre ans l’adoption de deux enfants éthiopiens par un couple danois. On y voit leurs parents «biologiques», malades du sida, céder à la pression d’une agence d’adoption, leur faisant espérer un avenir meilleur («c’est une chance pour vos enfants», «remerciez simplement Dieu de ce qui vous arrive. Ne vous inquiétez pas pour eux, ils vous oublieront.») ; puis, pris de remords, aller frapper désespérément aux portes de l’orphelinat pour réclamer, comme on leur a promis, des nouvelles de leurs enfants.

On suit surtout le parcours tragique de Ruba et de Masho (4 ans), qui ne comprend pas ce qui lui arrive, réclame sa maman, s’enferme dans des crises de violence… jusqu’à ce que ses parents adoptifs, désemparés, la confient aux services sociaux.

«C’est probablement l’un des documents les plus forts et les plus dérangeants sur les abus de l’adoption internationale, mais aussi sur nos rapports aux pays pauvres», souligne Alessandra Aula, secrétaire générale du BICE. Manipulation des parents d’origine, instrumentalisation des enfants, absence de préparation des parents adoptifs aveuglés par leur désir d’enfant, irresponsabilité de l’agence et des autorités danoises. «Ce film montre tout ce qu’il faudrait bannir pour qu’une adoption soit faite dans l’intérêt de l’enfant.» Le gouvernement danois a d’ailleurs depuis suspendu les activités de son agence Danadopt en Éthiopie. «Une adoption ne doit jamais s’apparenter à une vente ou à une pseudo-vente», insiste Alessandra Aula, qui rappelle aussi l’attachement du BICE aux principes énoncés par la Convention internationale des droits de l’enfant et par la convention de La Haye, qui régit l’éthique de l’adoption : «Il faudrait autant que possible le laisser dans sa famille élargie, en favorisant le développement communautaire sur place.» 

C’est aussi la position de l’Unicef. «L’adoption internationale peut être une solution pour l’enfant, quand elle est faite dans son intérêt. Mais dans certains pays, des réseaux se sont organisés, qui ont perdu de vue cet objectif», souligne Jean-Claude Legrand, conseiller régional en protection de l’enfance à l’Unicef (à Genève). Les pays d’accueil ont dans ce domaine une part de responsabilité. «Leurs ambassadeurs se retrouvent avec le mandat d’obtenir des enfants à adopter, et sont tentés de faire du chiffre, en compétition avec les autres pays.» «Il faut qu’on mette fin à ces dérives, insiste-t-il. C’est dans l’intérêt de tous. D’autant plus qu’un nouveau phénomène émerge : le nombre grandissant d’adoptions en échec, certains enfants ayant le sentiment d’avoir été “enlevés” ou “achetés”. De plus en plus d’adolescents adoptés sont placés dans les services sociaux, même si les gouvernements ne veulent pas publier leurs chiffres. La commission d’enquête mise en place par le gouvernement danois sur les adoptions en Éthiopie a également révélé que de plus en plus de familles adoptives européennes renvoyaient leurs enfants dans leur pays.» 

Sur ces zones sombres de l’adoption, on préférait ne pas lever le voile. Mais le silence commence à se briser. En France, les associations d’adoptés commencent à être mieux écoutées. Regroupées dans le Conseil national des adoptés (CNA), elles viennent de publier une «charte éthique», où elles demandent un plus grand respect de leurs parents d’origine, une totale transparence, et un encadrement plus rigoureux des procédures. «Si les adoptions frauduleuses restent minoritaires, les dérives sont encore trop fréquentes», regrette Cécile Février, présidente du CNA. «Les incitations à l’abandon et les manipulations des parents sont encore courantes dans les pays où on ne connaît pas l’adoption plénière : on leur fait croire qu’ils garderont des liens, que leurs enfants leur enverront de l’argent… On voudrait un meilleur contrôle des OAA (organismes agréés pour l’adoption) à tous les niveaux, car ils bénéficient jusque-là d’une certaine impunité.» Mais elle espère aussi faire changer les mentalités. «L’adoption n’est pas un geste humanitaire, insiste-t-elle. Et il faudrait faire comprendre qu’un enfant peut être heureux dans sa famille même si elle est pauvre, et qu’on n’adopte pas pour lui donner un niveau de vie meilleur.»

 

Lire la suite dans La Croix.


02/12/2012

Arche de Zoé : quelques leçons apprises…

arche-de-zoe.jpgA l’occasion du procès qui s’ouvre, en France, cette semaine (03.12.12), l’affaire de l’Arche de Zoé (en 2007) revient dans l’actualité et permet de rappeler quelques leçons apprises, à la lumière de cette pitoyable saga.

 

 

Y avait-il « exercice sans autorisation de l’activité d’intermédiaire en adoption d’enfants » ?

L’Arche de Zoé ne s’est jamais présentée aux familles comme ayant le statut légal d’intermédiaire en adoption. Mais, tant par écrit (dans les documents d’informations aux familles) qu’oralement (dans les conférences publiques) la possibilité de l’adoption est toujours mentionnée comme l’étape suivant l’accueil des enfants, mais sous la seule responsabilité des familles, celle de l’Arche de Zoé « s’arrêtant » à la remise des enfants aux familles dès l’arrivée sur sol français.

Un des critères de sélection des familles étant la capacité de prise en charge des enfants à vie, attestée si possible par un agrément de l’Aide Sociale à l’Enfance, des familles ont « naturellement » vu ainsi, de bonne foi, la possibilité de réaliser leur désir d’adoption, plus rapidement et pour moins cher que dans les procédures habituelles.

 

Les fondateurs de l’Arche de Zoé ont sciemment surfé sur l’appel d’air créé par la conjonction d’une situation d’urgence et d’une « demande » d’adoption, en proposant une procédure « accélérée » d’arrivée d’enfants présentés – qui plus est – comme orphelins et en danger de mort. Or l’adoption n’est pas une action d’urgence et seuls sont adoptables les enfants déclarés tels par les autorités de leurs pays.

La suite sur le blog de Bernard Boeton "Chronique de l'Abrincate"

Arche de Zoé : "Ma mère m'a dit que les Blancs nous auraient mangés"
Le Monde

Arche de Zoé: l'absence d'Eric Breteau, une "grande lâcheté"
RTL


Historique de l'affaire "Arche de Zoé" au Tchad

 

05/05/2012

La Cour suprême indienne demande de suspendre les adoptions internationales.

Via FirstPost.India, sous le titre, Baby Business?


The Supreme Court has issued notice to the union government and the Central Adoption Resource Agency (CARA)- an autonomous body under the ambit of the Ministry of Women and Child Development- based on a writ petition demanding suspension of inter-country adoption in the absence of a law monitoring such adoptions.

Pune based NGOs ‘Sakhi’ and ‘Advait Foundation’ had moved the apex court saying that inter- country adoption has turned into a lucrative business, as adoption agencies are giving undue preference to prospective adoptive parents in foreign countries over Indian couples in need of children.

The petition has sought a detailed investigation into the procurement of children through extortion, blackmail, threats and through bribery of government officials. It also asks the court to look into what it is calling the inhuman condition of children in various agencies.

“At present there are 5000 Indian families on the waiting list for adopting a child, whereas 600- 800 children are annually sent abroad by way of inter- country adoption from India. It is significant to note that though we have a population of 110 crore, we send these children abroad keeping our families without babies to nurture,” said Anjali Pawar of Sakhi.

The petition also alleges that many “missing” children reach adoption agencies from where they are shipped out to foreign destinations. “The CBI should probe the link between missing children and children going in inter- country adoption”, they said.

At present there is no enactment governing inter- country adoptions in India. The adoption of children bill, introduced in the Rajya Sabha in 1972, aimed at making a uniform country wide law for adoption. But it was dropped due to strong opposition from the Muslim community.

The Guardians and Wards Act, 1980, provides for the appointment of guardians, but does not regulate the adoption of children by Indians or foreigners.

A foreigner wanting to adopt an Indian child makes an application before the district court asking it to appoint him/her the guardian of the child. With the court’s permission, he/she can then take the child to another country. Hindu NRIs take recourse in the Hindu Adoption and Maintenance Act which is a much less stringent legal process governing the adoption of children by a Hindu adult.

The NGOs have demanded enactment of further legislation so that there is a shift from the current scenario where adoptions are supervised by courts on a cases to cases basis.

28/11/2011

Grande-Bretagne. Retour sur les enlèvements d'enfants par les services sociaux britanniques.

Via le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfant de Bobigny "Le scandale des « enfants volés » de Grande Bretagne"

... ...

A en croire deux émissions « Transversales » diffusées sur la RTBF – l’une il y a un an, l’autre ce samedi 26 – il en irait tout autrement à quelques encablures de chez nous, en Grande Bretagne.

On sait que jusqu’à la fin des années 90, le dispositif anglais était très préoccupant. Un service social pouvait proprio motu retirer ses enfant à une famille. Un scandale à Manchester où une psychologie faisait en permanence le diagnostic d’enfant maltraités sexuellement, notamment sodomisés, au point d’avoir enlever plus d’une s d’enfants à leurs parents, avait conduit au Children’s Act qui introduisait un processus judicaire dans le retrait d’enfant. On pouvait penser que la Grande Bretagne était rentrée dans le rang.

A en croire le reportage de Florence Bellone, récompensée pour son premier reportage du Prix européen Lorenzo Natali attribué chaque année à des journalistes de presse écrite, de radio et de télévision engagés pour le développement, la démocratie et les droits de l’homme il n’en serait rien. Il y aurait même matière à forte interpellation d’un pays qui lui aussi se targue d’être la patrie des droits de l’homme.

Je n’ai pas vu le reportage, mais j’ai pu accéder à sa présentation part RTBF en visitant son site.

Je le reproduis volontiers pour inciter au débat et à une comparaison avec ce qui se passe en France. Je ne doute pas que des témoignages viendront confirmer, nuancer, infirmer, mettre en perspective.

En tous cas l’accusation est grave. Il faudra la tirer au clair dans les meilleurs délais. Qu’on en juge :

« En novembre 2010, la diffusion du reportage de Florence Bellone sur la problématique de l’adoption forcée en Grande-Bretagne avait suscité l’émoi. Les mots "adoption forcée" évoquent des scandales comme celui de "l'Arche de Zoé" dans lequel des Occidentaux embarquent des enfants étrangers sous prétexte de les extraire à leur misère, et sans vérifier s'ils sont vraiment abandonnés, pour les placer sur le marché de l'adoption internationale.

Mais le fait qu'un pays européen tel que le Royaume-Uni enlève sciemment les enfants de ses propres familles et les fasse adopter sans le consentement des parents de naissance demeure un phénomène peu connu, car les familles touchées n'ont pas le droit d'évoquer leur cas en dehors de la cour de justice familiale, encore moins d'en parler à un journaliste, sous peine d'emprisonnement.

Le Royaume-Uni a pourtant une histoire douteuse en matière de "protection de l'enfance" depuis le 19ème siècle. L'un des épisodes les plus dramatiques a duré 70 ans : les enfants volés aux familles pauvres étaient envoyés en Australie dans le cadre du programme d'état "Migrant Children" pour y créer "une bonne souche blanche" ! 40 ans après la fin du programme, au début de l'année 2010, Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg ont produit des excuses publiques à la Chambre des  Communes pour ce désastre historique.

La reconnaissance en elle-même de cet exil forcé, malgré plusieurs décennies de campagne par les familles de victimes, n'a pratiquement fait l'objet d'aucune couverture médiatique et ses responsables n'ont jamais été punis. Aujourd'hui, le "gagging order" (ordre de bâillonnement) protège l'état, non seulement de la liberté de la presse, mais aussi de la liberté d'expression. Les parents en sont venus à utiliser les médias alternatifs pour décrire leur calvaire et surtout, retrouver leurs enfants.

Ces dernières années, ce n'est plus la misère matérielle mais les accusations de maltraitance qui préludent au retrait des enfants par les services sociaux. Dans un premier temps, Florence Bellone a écouté les explications de députés désireux d'abolir l'adoption forcée, celles des associations de défense des familles et les témoignages de parents. Il lui est vite apparu que des parents réellement maltraitant ne passeraient pas 10 ou 15 ans à rechercher leurs enfants et à faire tous les tribunaux y compris la Cour Européenne de Justice pour obtenir leur retour… Et surtout, il y a ces milliers de femmes accusées de "future négligence" ou "futur dommage émotionnel" de leur enfant, dès les premiers jours de la grossesse… On leur enlève le nourrisson à la naissance et on leur enlèvera ainsi chaque nouveau bébé, sur la seule foi d'un psychiatre payé par les services sociaux. Leur crime : avoir été victime de violence domestique, soit par leurs parents, soit par leur partenaire, et très souvent par la famille d'accueil ou l'orphelinat ou elles-mêmes avaient été placées. Plusieurs centaines de ces mères, seules ou en couple, ont fui à l'étranger afin de pouvoir garder leur bébé.

Les histoires et dossiers légaux de ces familles lui ont fait connaître l'étendue et la variété des tactiques utilisées par les services sociaux pour piéger les parents. Par la suite, en devenant "MacKenzie friend" (soutien légal auxquels les parents ont droit lorsqu'ils n'ont plus d'avocat), Florence Bellone a pu assister à des audiences dans les tribunaux ainsi qu'aux interrogatoires des parents par les services sociaux. Très souvent, ce qui apparaît d'abord comme des fausses preuves ne sont que des affirmations non vérifiées à la Cour et acceptées par le juge comme faits incontournables. Il en est de même pour les "gardiens" légaux des enfants enlevés, qui représentent l'enfant à la Cour !

L’enquête continue…

Dans un second reportage – celui diffusé le 26 novembre 2011 - sur les « Enfants Volés », Florence Bellone ne donne plus la parole aux parents qui ont perdu leurs enfants mais aux enfants qui ont été eux-mêmes adoptés de force ou du moins, arrachés de force à leur famille. Certains sont aujourd’hui adultes, d'autres n'ont que 11 ou 13 ans. Un raid de la police pour prendre un nourrisson et un entretien d'une femme enceinte avec une assistante sociale donneront aussi une idée des situations cauchemardesques générées par "l'aide sociale à l'enfance". Enfin nous aborderons la question des enfants étrangers dont les familles, se trouvant sur le territoire Britannique, sont tombées dans le piège : Matilde, une fillette française de 11 ans enlevée avec sa petite sœur Louison en juin, a réussi à téléphoner à son père, fin août - trompant la surveillance de sa famille d'accueil - puis à nous-même. Elle raconte "leur vie comme en prison", et surtout demande de l'aide pour retrouver leur père et quitter l'Angleterre…

Shoking à coup sur !

La cour européenne des droits de l’homme CEDH est compétente à plus d’un titre, une fois épuisé les recours nationaux en l'espèce semble-t-il inexistants,  si l'on se réfère à la convention européenne des droits de l’homme:

- art. 3 : traitement inhumain ou dégradant... à l'égard des souffrances imposées aux enfants et à leurs parents;

- art. 5 : droit à la liberté : en l’espèce, des enfants sont enfermés, avec interdiction de communiquer;

- art. 6 : droit à un procès équitable. Ici, des procédures se déroulent en l'absence des intéressés. Les parents ne sont pas appelés dans la procédure d'adoption et ne sont pas tenus informés;

- art 8 : respect de la vie privée : on change le nom et le prénom des enfants adoptés); de la vie familiale (et pour cause....)

- art. 9 et 10 : libertés de conscience et d'expression : les "bagging order" interdisent de manifester son opposition et à quiconque, y compris la presse d'évoquer les cas de familles;

- art. 13 : droit à un recours effectif;

- art. 1er du Protocole n°4 : liberté d'aller et venir; les enfants sont empêchés de circuler;

La Cour européenne des droits de l’Homme a déjà eu l’occasion de se prononcer sur ces « adoptions », reconnaissant une violation des articles 6 et 8 (droit au procès équitable, droit au respect de la vie familiale : Affaire P., C. ET S. c. Royaume-Uni, 16/07/2002 (Requête no 56547/00).

Des avocats anglais ont décidé de soutenir les familles et de saisir la CEDH, mais un journaliste du Daily Telegraph a fait l'objet de poursuites parce qu'il avait diffusé une information, laquelle était susceptible de permettre de reconnaître une famille soumise au "bagging order"...

Le Comité des droits de l'enfant, instance plus politique que judiciaire, pourrait aussi être saisi.

Certains penseront à ce qui a pu se passer dans l’histoire française – comme des enfants « déportés » de métropole à la Réunion – ou tenteront des comparaisons avec le droit français sur la déchéance devenue retrait d’enfant qui peut porter sur les enfants nés, mais aussi à naître. Ayons encorei en mémoire le (récent) projet Morano consistant à rendre rapidement adoptables les enfants confiés à l'ASE par les juges des enfants .... pour résoudre le problèmpe posé par des demandes d'adoption supérieures en nombre aux enfants adoptables : 15 à 20 000 demandes pour 2 235 pupilles del'Etat (pour 150 000 en 1900) !

On peut réagir à ce qui se passe en Grande-Bretagne; on doit rester vigilents sur ce qui se joue ici..


Source : Droit des enfants - Analyser la société à travers le prisme des droits de l'enfant

10/05/2011

"Ce mois-ci il y a une promo sur les garçons."

adoption - ce mois-ci il y une promo sur les garcons.jpg

09:02 Écrit par collectif a & a dans Ethique, People | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us