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15/11/2014

Film-enquête sur les vols de nouveau-nés dans les maternités sous le franquisme

rapt-bebe-espagne.jpgEnterrar y Callar, est un film terminé en 2014 par Anna Lopez Luna qui traite du rapt de nouveau-nés dans des hôpitaux publics. Les vols ont débuté à la fin de la guerre d’Espagne. Il s’agit au départ de soustraire des enfants à l’influence néfaste de combattantes républicaines, afin de les élever dans la “vraie foi” en les baptisant puis en les confiant à des couples catholiques.[2] Il se crée ainsi un vivier dans lequel dignitaires et familles pratiquantes en mal d’enfants vont puiser. Les guerres civiles ont cela de particulier qu’elles font s’affronter idéologiquement différentes fractions de la même population. D’un  côté il y a les tenants du pouvoir en place, de l’autre les républicains. L’autorité ecclésiastique et l’autorité séculière s’allient pour “sauver ces jeunes âmes” en perdition. Ce trafic commandé par la dictature a perduré bien après la chute de Franco. Les désastres de la guerre civile se sont poursuivis jusqu’à récemment… Si, dire que la moitié des Espagnols est en train de réaliser qu’elle a été adoptée illégalement par l’autre moitié est excessif, les familles décomposées et recomposées aux grès de cabales de notaires, médecins et religieuses sont légion.
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Mémoire, corruption, séquelles de la dictature en Espagne : Enterrar y Callar (2014) d’Anna Lopez Luna

 

15/12/2013

"100% cachemire" se moque de l'adoption

100pourcent_Cachemire.jpg

100% cachemire : le fr(ic) c’est chic !

Quelle mère adoptive n’a pas secrètement fantasmé d’abandonner son enfant parce qu’il ne lui convenait pas ? De le « rendre » au marchand de jouets comme une poupée cassée ? Sordide quand on sait qu’il s’agit d’un fait divers réel mais potentiellement drôle… au cinéma ! Bienvenue dans 100% cachemire : l’adoption sur mesure siglée Valérie Lemercier. Alors, l’étiquette est-elle le gage d’un film précieux ? Chic pour sûr car la mercerie Lemercier a depuis longtemps fidélisé une large clientèle fan de son audace. Mais si la comédienne Valérie nous fait rire, Lemercier peine à broder ses galons de scénariste et réalisatrice. Dans 100% cachemire les gags sont au rendez-vous et les dialogues souvent drolatiques mais cette fois la sauce de son « Ça vous plaît ? C’est moi qui l’ai fait ! » ne prend pas, faute de liant. Sa patte, radicalement imagée, s’attache plus à l’esthétiquement drôle, sacrifiant les vrais sujets du film.

 

20:15 Écrit par collectif a & a dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

28/06/2012

100% cachemire

Valérie Lemercier, Marina Foïs et Gilles Lellouche adoptent.

Valérie Lemercier repassera devant et derrière la caméra à l'occasion de 100% cachemire, une comédie sur l'adoption. Le tournage est prévu cet été.
Malgré son titre, 100% Cachemire, il ne sera heureusement pas question de tricot dans la quatrième réalisation de Valérie Lemercier. Inspiré d'un fait divers, le film abordera le thème de l'adoption internationale.

Inspiré par un étonnant fait divers, 100% cachemire raconte l'histoire d'une femme qui décide d'adopter un petit garçon en Russie avant de changer d'avis, visiblement déçue de ne pas avoir trouvé ce qu'elle attendait de la maternité. Annoncé l'été dernier, le film était décrit par l'actrice et réalisatrice comme l'histoire d'une "Américaine qui a adopté un enfant russe et l'a remis dans l'avion parce qu'il ne lui plaisait pas - il avait 7 ans. Ce sera une comédie."


Source : News Yahoo

18:02 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

09/02/2011

Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps

 

Extrait du film documentaire L'Enfant et la pirogue
[Alain Gilot]

 

10:19 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant, Film, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

07/12/2010

Mal de mère entre Naomi Watts et Annette Bening

mother-and-child-abandonnee-a-la-naissance.jpgAnnette Bening, Naomi Watts et Kerry Washington sont confrontées à d'importants choix de vie dans "Mother and Child", un drame émouvant placé sous le signe de la maternité et plus particulièrement des relations mère/fille. L'enfantement, la filiation, l'abandon et l'adoption sont les thématiques de ce film réalisé par Rodrigo Garcia.

 

Trois destins, trois femmes compliquées, abîmées, obsessionnelles, trois générations. Et des hommes compréhensifs, mûrs, simples. En un mot, des mecs bien. Le film confronte des choix et croise des destins. Cela donne un mélo attachant qui part d'un rapport inattendu à la maternité : la séparation voulue ou forcée.
S'y dessinent trois portraits de femme bouleversants qui se font écho dans leur destinée, leur lien à la maternité, leur souffrance. Doté d'une belle acuité de la sensibilité féminine, le réalisateur tisse ces parcours avec finesse, va au-delà des clichés et plonge dans l'humain et sa complexité. Cette intelligence et cette émotion à traduire les choses de la vie se retrouvent dans la subtile interprétation à fleur de peau des trois actrices.

Mother and child, c'est aussi un intéressant regard sur l'homme qui n'est pas source de frustration comme souvent dans les films mais libérateur. Et dans ce rôle-là, Samuel L Jackson assume le contre-emploi avec grandeur et élégance.


Question à R. GARCIA :  Dans ce film, les femmes sont à la fois « compliquées » et faciles à vivre. Est-ce votre vision de la femme contemporaine ?

Non. Mes deux héroïnes (la mère et la fille) sont le produit d'une séparation forcée, d'un vrai traumatisme. C'est ça que je voulais explorer, bien plus que la maternité, pourtant porteuse de vive émotion, ou l'adoption. Je voulais montrer combien ce genre de séparation peut déformer les êtres. C'est le genre de situation qui peut également parler directement au spectateur. Dans beaucoup de films où les femmes occupent les premiers rôles, l'homme est une partie du problème parce que souvent, il ne soutient pas sa partenaire. Ici, c'est presque le contraire. Il comprend. La femme se retrouve donc devant un plus gros problème encore : celui d'accepter qu'on la comprenne !

Source: Le Soir.


Critiques


Il est très impressionnant de constater comment le réalisateur Rodrigo Garcia arrive à lier naturellement trois histoires distinctes parlant d'adoption: une femme de la cinquantaine qui souffre encore d'avoir dû faire adopter sa fille, une avocate sévère (la révélation de Mullholland Drive, Naomi Watts) qui évite toute forme de contact relationnel comme la poste et une femme stérile (Kerry Washington de 'The Last King od Scotland) désire tellement avoir un enfant qu'elle décide d'adopter un bébé. Le film du prix Nobel Gabriel Garcia Marquez n'arrive pas à se retenir et devient ci et là trop littéraire (un clin d'oeil à son père?).
Cinenews


C’est le film qui a ému le jury du Festival de Deauville, en particulier sa présidente, Emmanuelle Béart. Au point de lui décerner le grand prix. Mother and Child, mélodrame orchestré par Rodrigo Garcia (fils de l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez), entrelace les destins de trois femmes autour du thème de la maternité. Karen (Annette Bening) a abandonné son bébé à la naissance lorsqu’elle avait 14 ans. Sa fille, Elizabeth (Naomi Watts), aujourd’hui trentenaire, ambitieuse et indépendante, n’a jamais éprouvé le besoin de connaître ses origines, de retrouver celle qui l’a mise au monde. Jusqu’au moment où elle tombe enceinte. Son chemin va croiser celui de Lucy (Kerry Washington), qui, souffrant de stérilité, se résout à engager une procédure d’adoption…
Impossible de rester de marbre face à ces portraits de femmes complexes, ambiguës, qui font des choix de vie différents et qui les assument. Rodrigo Garcia tricote ces parcours humains en déstructurant la narration à la manière de Paul Haggis ou Alejandro Gonzalez Iñarritu, et accorde de l’importance à chacune de ses héroïnes. Sa mise en scène manque parfois de finesse, le scénario a recours à quelques facilités pour tirer des larmes au spectateur.

Une maladresse compensée par l’interprétation sobre des comédiennes et par le fait que le réalisateur ne cherche jamais à enjoliver les situations, ni à prendre parti. Féru de psychologie, il essaie de comprendre comment une séparation peut (dé)former la personnalité d’un individu. Rongée par le regret et la culpabilité, Karen espère rencontrer sa fille pour obtenir son pardon. Elizabeth ne se remet pas d’avoir été rejetée par sa mère biologique. Quant à Lucy, elle est frustrée et obsédée par son désir d’enfant. "Elles sont confrontées au manque, note Rodrigo Garcia. Ce n’est pas évident de regarder la vérité en face, d’admettre qu’elles ont un vide dans leur existence. Pour le combler, elles doivent briser leurs habitudes, dans lesquelles elles se sont enfermées pour se punir. Souvent, on pense que le problème vient de soi, qu’on ne mérite pas le bonheur."
Annette Bening ne s’est pas fait prier pour jouer dans Mother and Child. "Le film est pragmatique, pas de happy end à l’américaine. Karen n’est pas sympathique, elle ne prend pas les bonnes décisions et repousse ceux qui tentent de l’aider. Mais elle apprend, elle change." La réalité a rejoint la fiction: Naomi Watts, sa partenaire, a accouché d’un petit garçon quelques semaines avant le tournage. "J’ai filmé son ventre à sept mois de grossesse, se souvient Rodrigo Garcia. Lorsqu’elle buvait de l’eau glacée, le bébé donnait des coups de pied. Elle m’a fait une démonstration en direct!"
Le Journal du Dimanche

14 ans, amoureuse, l’ingénue Karen attend un enfant de son gentil petit copain. Pour sa mère, pas question que l’adolescente garde le bébé. Alors, sitôt né, sitôt adopté. Trente-cinq années plus tard, Karen (Annette Bening) ne s’est toujours pas remise d’être « tombée » enceinte. D’ailleurs elle continue de chuter au fond d’un gouffre sans fin, car sans enfant. Savoir que sa fille vit quelque part sans qu’elles puissent se connaître la ronge, jour après jour, alors qu’elle veille sur sa propre mère agonisante qu’elle aime d’une haine farouche. Karen, aigrie, abîmée, ignore que le fruit de son amour de jeunesse est devenu une avocate brillante (Naomi Watts), une louve solitaire et cynique, qui ouvre son corps aux hommes qui lui plaisent, mais garde son cœur névrotiquement fermé à toute attache. Enchaînées, sans le savoir, l’une à l’autre, la mère et la fille gâchent, chacune de leur côté, leur vie. Lucy (Kerry Washington), quant à elle, ne tient pas à gaspiller la sienne en se lamentant de ne pas pouvoir avoir d’enfants. Bien décidée à en adopter un, elle est sur le point de réaliser son rêve. Il ne lui reste plus qu’une étape, convaincre la mère donneuse, une jeune femme très exigeante...

Avec, pour scénario, un efficace métier à tisser d’impossibles liens maternels, Rodrigo Garcia nous brosse, à la paille de fer, les portraits de trois femmes endolories, mais battantes. « Mother and Child » ne se résume pas à un film sur les femmes. Les hommes y tiennent de solides seconds rôles, incarnant différentes figures paternelles, rassurantes et plutôt positives. S’il se sert de l’humour comme d’une cravache pour fouetter les sentiments et faire avancer l’intrigue, Garcia s’applique à compléter sa grille de maux croisés avec les lettres du drame, en laissant quelques cases vides des rendez-vous manqués de la vie. Remarquable, Naomi Watts, réellement enceinte pendant une partie du tournage, arrive à être aussi sensuelle que froide, tendue comme le fil barbelé sur lequel son personnage traverse sa vie. Annette Bening apporte une belle richesse de jeu à son rôle complexe de mère empêchée et de femme en colère. Ce film, à la musique trop présente, mais à l’image soignée, devrait vous secouer comme un puissant cocktail d’eau de rose et de vitriol.
Paris Match

13:12 Écrit par collectif a & a dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us