19.10.2009

Cherche un enfant, paie cash. Le lobby de l'adoption (suite).

Marineta has lost her child.jpg





Le film-documentaire "Search a Child, Pay Cash - The Adoption Lobby." s'attache à examiner comment le système de l'adoption internationale fonctionne et comment des pressions politiques sont excercées afin de faciliter le business d'enfants.



Marineta Ciofu a perdu toute trace de son enfant. Il y a presque 10 années, la femme roumaine issue d'un milieu pauvre avait laissé sa fille illégitime dans une pouponnière - avec la ferme intention de la ramener dès que elle-même serait dans une meilleure situation. Mais soudainement, la jeune fille avait disparu. Presque dix ans plus tard, Marineta apprend la vérité. Son enfant avait été adoptée. En faveur d'une famille américaine.


Film : Part 1- Part 2- Part 3- Part 4- Part 5 Final.

 

Search a Child, Pay Cash - The Adoption Lobby, the documentary shows the preparation for a world market of children.

Because, a European Adoption Policy would lead that European children will be made available for the international adoption industry. Whereas the European Union asked from Romania to become like other EU countries, and not to export children, now the Adoption Lobby wants to reverse that and to have the whole of Europe to become like Romania was....


United Adoptees International - News.

 

Repères

 

- Romanian Government opposes resumption of international adoptions.
Romanian Times.


- The truth of what happened to Romania’s orphans.
Children's Rights and Human Rights. Brian Douglas.


- Haut niveau de pression externe sur la Roumanie. Les États-Unis et l'Union Européenne forcent pour la réouverture des adoptions internationales.
Publié dans le journal roumain "Jurnalul National".


- The international adoptions lobby: an insider's perspective.
Romania for export only - Roelie PostRomania - for export only, the untold story of the Romanian 'orphans' by Roelie Post.

 

- Romania’s orphans – millions of euro at stake.
Many European organizations involved in a forceful lobby for the resumption of international adoptions
sfin.ro | Saptamana Financiara | October 9, 2006.

17.10.2009

France. La Réunion. L'île des Enfants Perdus

Island of the Lost Children - France.jpg

 

Dans les années 60, des enfants de la Réunion ont été déportés vers la France rurale et contraints par le gouvernement français de travailler comme des ouvriers esclaves.

Source : Pound Pup Legacy.

 

Repères

- France's lost children fight back.
BBC News

 

- Le drame des enfants déportés de La Réunion : entre fiction et réalité.
En mars 2004, France 3 diffusait un télé-film de Francis Girod intitulé "Le pays des enfants perdus". Une fiction sur l’épisode, lui bien réel, des centaines d’enfants et d’adolescents réunionnais envoyés malgré eux dans l’hexagone durant les années 60 - 70. L’histoire de ces petits Réunionnais, trop longtemps restée muette, est aujourd’hui mieux connue en France comme à La Réunion où, paradoxalement, ce scandale est passé quasiment inaperçu auprès de toute une partie de la population.
Témoignages.

 

- Une enfance volée.
Jean-Jacques Martial fait partie de ces enfants qui ont été arrachés à leur île et déplacés vers la Métropole. En revendiquant son nom qui lui avait été confisqué, en portant plainte contre l'État pour déportation, Jean-Jacques Martial a mis fin au silence qui entourait ce scandale.
Une sélection d'articles permettant de découvrir cette affaire.

30.09.2009

Je suis heureux que ma mère soit vivante ***

je suis heureux que ma mere soit vivante.jpgNotre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ?
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une 'double vie'. Mais 'qui a deux maisons perd la raison ...' dit le proverbe.

 


A la base de film réalisé par Claude et Nathan, il y a cet article inspiré d'un fait divers d'Emmanuel Carrère paru dans L’Evénement du jeudi (1996) et intitulé: Je la recherche, le la tue, je l'aime ou la disparition de la mère. L’écrivain y relatait l’amour meurtrier d’un jeune homme pour la mère qui l’avait abandonné autrefois. Treize ans plus tard, c'est devenu un uppercut de 90 minutes qui laisse le spectateur troublé et bouleversé par un récit qui touche à l'identité, soit le matériau qui nourrit sans doute la majorité des créateurs en tout genre.

 

En quelques mots, nous suivons le parcours du jeune Thomas, qui remue ciel et terre pour retrouver sa mère biologique qui l'a abandonné lorsqu'il avait 4 ans. Et lorsqu'il la retrouve, il mène une espèce de double vie partagée entre la maison de sa vraie maman et celle de sa mère adoptive.

 

S'il y a bien quelque chose de troublant dans Je suis heureux que ma mère soit vivante, c'est cette tension latente et palpable  (Vincent Rottiers y est exceptionnel) qui est le plus douloureux. Bénéficiant d'une mise en scène très sobre et proche du documentaire, ce film permet à Claude Miller de revisiter un de ses thèmes de prédilection comme la gestion des enfants par leurs parents et des parents par leurs enfants. Thème qui était déjà bien présent dans Un secret ou La classe de neige.
Mais plus encore, parce que l'angle est finalement assez radical, le film pose beaucoup de questions sur l'adoption et les difficultés que rencontrent (très) souvent les familles d'accueil et adoptives.

 

Logique pour l'adopté de savoir un joure d'où il vient. C'est qui nous construit ou nous détruit. Et débouche sur des comportements extrêmes.

 


« L’adoption, c’est très complexe »

 

Claude Miller et son fils Nathan collabore ensemble depuis une vingtaine d’années. Pour la première fois, père et fils réalisent ensemble. C’est le poignant Je suis content que ma mère soit vivante qui sort ce mercredi. Inspiré d’un fait divers qu’avait relaté en 1996 Emmanuel Carrère – le projet est d’abord tombé dans les mains de Jacques Audiard –, ce film raconte l’histoire d’un jeune homme (Vincent Rottiers qui l’incarne est stupéfiant), abandonné par sa mère à l’âge de quatre ans. Adolescent, Thomas part à la recherche de sa mère biologique. Une quête d’identité qui traverse, en filigrane, la filmographie de Claude Miller.

 

Ce n’est pas votre premier film, où l’identité est au cœur du propos. Qu’est-ce qui vous touche tant ?


Claude : Je vais vous enfoncer une porte grande ouverte. Je pense que nous sommes cousus de notre enfance, qu’elle est fondatrice de la personne que nous sommes. J’ai tendance à me rappeler plus de mes souvenirs d’enfance (bons ou mauvais) que de mes souvenirs d’adulte. C’est comme ça. Je suis fait comme ça. C’est peut-être pour cela que j’ai autant de tendance à aborder des sujets avec des enfants.

 

La quête de Thomas prend une tournure radicale et pose, légitimement, la question de la complexité de l’adoption. Vous pensez que même si l’enfant est heureux dans sa famille adoptive, il fera tout pour retrouver ses parents biologiques ?


Claude : Je ne suis pas un cinéaste qui résout les problèmes qu’il pose. J’avoue que je n’ai pas de leçon à donner. Simplement, j’ai des émotions à faire partager. Peut-être que ça peut, dans le meilleur des cas une réflexion et amorcer des conversations comme que nous avons. Mais je me garde d’avoir un avis clôturé sur l’adoption. C’est un film à débat et d’accord pour le débat.

J’avais aussi envie de poser la question de savoir les conséquences d’un abandon chez un jeune enfant quand on sait que toutes les sensations avant quatre ans, par exemple, sont sensuelles.

Vous l’avez dit, l’adoption c’est un problème très complexe. L’adoption, en soi est très politiquement correcte. C’est magnifique pour l’enfant abandonné et pour les parents frustrés ou qui ou qui ont envie de faire un geste. Je crois que l’adoption multiplie les problèmes quand il y a problème. Et il y a toujours la possibilité pour l’enfant difficile ou difficile à élever de dire : « T’es pas mon père ». C’est déjà dur de gérer des enfants ou pour les enfants, de gérer leurs parents. Et l’adoption fait un effet loupe. Dans le bon ou le mauvais sens.

 

Est-ce que vos rapports à vous deux ont changé ?


Nathan : Nos fonctionnements de vie font que tous les cadavres ont été sortis du placard et hachés menus bien avant cette aventure. Il n’y a aucun interdit entre nous au niveau du dialogue. On se parle comme de vieux amis et ça aide dans la circonstance. Et du point de vue du cinéma, ça reste du travail. On travaille. Il n’y a pas de considération humaine à prendre. On pense jamais à qui est l’autre sur un plateau.

 

Un père et un fils qui coréalisent un film sur un tel sujet, c’est amusant, entre guillemets…

 

Claude : C’est peut-être l’inconscient parce qu’on se dit toujours avec Nathan qu’on n’était pas conscient du parallélisme entre le sujet. Peut-être parce qu’on ne voyait que le côté mère fils. Par contre, on savait qu’il y avait un très beau sujet à traiter et qu’on avait envie de travailler ensemble.

Nathan : Ceux qui étaient plus au courant de ce que vous dites, c’était le producteur, Jean-Louis Livi, qui nous connaît intimement.


Source: Le Soir. Philippe Manche. 30 septembre 2009.

 


"Je suis heureux que ma mère soit vivante" : ce fils qui aime si fort sa mère indigne
Critique. LE MONDE | 29.09.09

 

Quelle est la relation mère /fils exactement ? « J’ai mal à ma mère », ce mélange d’amour et de haine sur lequel on n’arrive pas à mettre un nom, qui rend mal à l’aise, agressif et bien davantage !

Ce film peu démonstratif, avare en mots instaure un climat efficace! J’ai par ailleurs retrouvé là où vit la mère de Thomas, barre d’immeubles un peu de l’univers des films d’Andrea Arnold, climat social compris !

Sur l’ensemble du film, une construction linéaire nous conduit surement vers le drame qui surgit quand on ne l’attend pas, nous en étions même à le croire évitable ! mais un gamin devenu jeune homme n’a toujours pas saisi pourquoi il y a si longtemps on l’a abandonné et surtout manqué à cette promesse de revenir le chercher !

Voila Les Miller Père et fils livrent un film impressionnant car sobre et psychologiquement juste! Quand en plus le dit film est porte par deux acteurs, Sophie Cattani (Julie Martino la mère biologique) exhibant une fragilité cependant exempte de remords, et pour finir le jeune Vincent Rottiers (Thomas), exceptionnel !!! Ce regard pénétrant de celui qui cherche à pardonner et se heurte à sa propre incompréhension basculant alors dans l’impensable ! 
Les Irréductibles. 6 octobre 2009.

 

 

 

05.09.2009

Cherche un enfant, paie cash. Le lobby de l'adoption.

Marineta Ciofu.jpgUn film de Golineh Atai sur la WDR.
Lundi 7 septembre 2009. 22h.
Jeudi 10 septembre 2009. 14h15.
Samedi 12 septembre 2009. 22h. ARD Digital TV.

 

 

 

Marineta Ciofu a perdu toute trace de son enfant. Il y a presque 10 années, la femme roumaine issue d'un milieu pauvre avait laissé sa fille illégitime dans une pouponnière - avec la ferme intention de la ramener dès que elle-même serait dans une meilleure situation. Mais soudainement, la jeune fille avait disparu. Presque dix ans plus tard, Marineta apprend la vérité. Son enfant avait été adoptée. En faveur d'une famille américaine.



L'histoire avait commencé, en fait, en 1989. A cette époque, les premières images de la Roumanie - les photos provenaient  des maisons d’enfants, qui étaient comme des chambres de torture. Famélique, des enfants souffrant de troubles mentaux. L'Occident était en état de choc, et voulait aider - peu importe comment. Des dizaines de milliers d'enfants roumains ont été donnés en adoption à l'étranger. Le monde de la charité internationale des enfants a créé le mythe des enfants perdus, qui n'ont personne dans leur patrie.



La Roumanie en 1989 fut le début de « l'industrie de l'adoption" des pays riches occidentaux et des cas comme celui de Marineta Ciofu dont l'enfant a disparu sans son consentement. Elle n'a même pas le droit de savoir où elle est allée.



L'histoire retrace la manière dont le système de l'adoption internationale fonctionne, et la façon dont la pression politique est exercée en vue de faciliter la marchandise avec les enfants.

Le film-documentaire est visible à cette page.


Source : „Suche Kind, zahle bar - Die Adoptionslobby“. Ein Film von Golineh Atai. WDR.

 

Zoek een kind, betaal contant: de adoptielobby, een film van Golineh Atai



Maandag, 07 september 2009, 22.00 - 22.45 uur WDR.
Donderdag, 10 September 2009, 14.15 - 15.00 uur (Wdh.)
Zaterdag, 12 september 2009, 22:00 - 22h45 uur   ARD Digital TV



Marineta Ciofu heeft elk spoor van haar kind verloren. Zo’n 10 jaar geleden moest de roemeense uit arme familie haar kind in een kindertehuis achterlaten, met de vaste overtuiging haar terug te halen als het haar beter ging. Maar plotseling was het meisje verdwenen.  Bijna 10 jaar later ervaart Marineta de waarheid. Haar kind werd geadopteerd door een amerkaanse familie.



Roemenie was in 1989 het begin van de „Adoptie industrie“ van rijke westerse landen en waarbij vrouwen zoals Marineta Ciofu hun kinderen zonder hun toestoemming verdwenen. Ze  heeft nog niet het recht te weten waar het naar toe ging.



Die story laat zien hoe het systeem van internationale adoptie functioneert, en hoe politieke druk wordt uitgeoefend om de business met kinderen te vergemakkelijken.



Bron : Better Care Network.

 

When Children Become a Commodity

"Search a child - pay cash. The Adoption Lobby" - report about so-called humanitarian foreign adoptions.

 

Cologne, "They should make their own children, as I have done it, just as my mother has made us. Have they not the same body
as us? "Marineta Ciofu is outraged. They just explained the woman from the North-eastern Romania that her daughter Mihaela was adopted by Americans. Ten years before Marineta brought the girl into a children's home because at that time she could not care for her. When her situation improved, she wanted to get her back, but the girl had disappeared. Without her consent, Mihaela had been given to an American family.

 

Marineta's child is just one of some 30,000 Romanian children that were 'mediated' abroad over the past 20 years. Why do international adoption have such influential advocates, what does it mean to those concerned, and who benefits from it? Golineh Atai looks for answers to these questions in her report "Search a Child - pay cash - The adoption lobby" which the WDR television broadcasts on Monday, September 7, at 22 clock.

 

For over four years, journalist Atai deals with the subject. She had noticed that the reports of international adoption are usually about the adoptive parents, who ardently wish for a child. But hardly anyone asked about the feelings of biological mothers or the children involved. In 2005 she received for the subject "International adoptions in the global children market", a research grant from the Otto-Brenner Prize, which allowed detailed investigations in India.

 

Behind the help for poor children in reality there are selfish businesses and motives,that also the Dutch Roelie Post knows. Whether it would not be better to help poor parents to help themselves, she wants to know. Roelie Post was from 1999 to 2005 responsible for children’s rights for the European Commission. She should see to it that the international adoptions in Romania would be discontinued. This was one of the conditions for the admission of Romania into the EU.

 

What Golineh Atai hears from Roelie Post and her former boss Guenter Verheugen, in interviews, is outrageous. Influential lobbyists practice high-level pressure. In particular, the Americans see their "right to adopt" threatened. In the eye of prospective adoptive parents the EU’s policy prevented that "thousands of Romanian children could come home'. That home, of course, was at the other side of the Atlantic.

 

Together with Roelie Post, Atai was on the road in Romania and visited, apart from Marineta Ciofu, two Romanian families, who adopted children from their own country. But this was a difficult battle, because the authorities and adoption agencies did not want them as parents. Money from abroad, often disguised as donations, were better for them. Police and prosecutors were under one blanket with the Mafia, says a father, who had to fight for five years for Ioana. Three weeks the family hid themselves because the child was already "booked". Roelie Post considers such international adoptions as legalized child trafficking. Golineh Atai’s film shows forcefully that much of what seems humanitarian, ultimately is just an inhumane business.


Monika Herrmann-Schiel (CBA) Monday, 7 September, 22 clock, WDR


Source : Wenn Kinder zur Ware werden.

 

09.07.2009

"La vergüenza" de David Planell

la_verguenza.jpgPepe et Lucia, un couple trentenaire, aisé et moderne, ont adopté une jeune péruvien de 8 ans, Manu. Mais après les six mois d’enfer qu’ils viennent de subir, ils sont obligés d’avouer à leur assistante sociale qu’ils n’arrivent pas à gérer leur fils adoptif au point que cela met leur couple en péril. La nounou qui s’occupe de l’enfant observe avec prudence l’évolution d’une situation qui ne la laissera pas indifférente. Ce matin-là, Pepe et Lucia ont décidé de rendre l'enfant. Mais une telle décision ne se prend pas sans de graves conséquences…Le questionnement sur la relation de parents-enfants dans le cadre de relation d’adoption, s’inscrit ici dans le lien qui unit l’Espagne avec les pays d’Amérique Latine.


La vergüenza: " L'illusion de nos désirs"


Pepe et Lucia sont la parfaite publicité de la jeune bourgeoise madrilène. Ils sont jeunes, beaux et comble de la modernité suprême ils ont adopté Manu, un enfant péruvien. Mais voilà, on ne s'improvise pas parents par seul désir de conformisme social. Incapables de tisser la moindre relation avec leur fils, ils envisagent de rendre l'enfant à l'assistance.



Le jour de la visite de l'assistance sociale à son domicile, Pepe veut annoncer à celle-ci, sa décision de renoncer à l'adoption de Manu, mais Lucia va subitement violemment s'y opposer. Instinct maternel soudain? Regain d'amour pour l'enfant tant désiré ? Non, c'est le sentiment de honte qui l'étrangle. Le poids du regard de l'autre, le jugement moralisateur de la société la condamnerait sur le champ et elle ne peut s'y résoudre.



Manu, quant à lui, ne parvient à communiquer véritablement qu'avec Rosa, sa nounou, péruvienne comme lui. C'est elle qui l'habille, le nourrit ou encore l'emmène à l'école. C'est surtout la seule qui, contrairement à ses propres parents, ne soit pas terrifié à l'idée de rester seule avec lui.



"La verguenza" est bien évidemment une fable sur l'adoption, le film questionne ce "désir d'enfant" banalisé par la société. Pose la question de l'instinct parental, peut-il exister dans le fond sans la somme de nos égoismes? Il met en lumière la lien difficile entre parent-enfant, souligne également le chemin de croix absurde de l'adoptant. Mais le film est surtout une critique assassine de la bourgeoisie du XXIème avec ces jeunes trentenaires hyperactifs, sacrifiant tout sur l'autel de leur jouissance personnelle. Ces bobo ayant perdu tout sens des priorités.



Il y a une finesse remarquable dans l'écriture de David Planell, un oeil sans concession. La justesse des dialogues y est extraordinaire, malgré la lenteur peut-être de certaines. Le film est clairement maîtrisé, l'impact émotionnel ne cesse de croître tout le long de film avant qu'il vous assomme pour de bon. C'est un film qu'on pourrait qualifier de "moeurs" sans la lourdeur du genre.

Le film a été présenté dans le cadre du Brussels Film Festival et sortira prochainement dans les salles.


Source : Indymedia.

 

Rire de ce que l’on ne dit pas


Samedi, à Flagey, on pourra découvrir "La vergüenza". Comédie douce-amère sur un sujet douloureux : un couple prêt à rendre l'enfant qu'ils voulaient adopter.


L’adoption a souvent été traitée au cinéma, souvent du point de vue de l’enfant ou des démarches des parents, comme dans "Lola" de Tavernier. Présenté en compétition du Festival du film de Bruxelles ce samedi à 22 h, "La vergüenza" ose une autre approche plus délicate. Ce matin, Pepe et Lucia ont en effet pris une grave décision : à l’assistante sociale qui vient voir si tout se passe bien avec Manu, le petit Péruvien de 8 ans qu’ils souhaitaient adopter, ils vont dire qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils veulent abandonner les démarches et rendre l’enfant.



Pour le coup, voilà bien un sujet inédit, que l’Espagnol David Planell traite avec tact dans son premier long métrage. Il y a quelques semaines, le réalisateur et ses deux comédiens Natalia Mateo et Alberto San Juan faisaient escale au Madrid de Cine, rendez-vous du cinéma espagnol avec la presse et les acheteurs internationaux. "Ce qui m’a intéressé dans le processus d’adoption, c’est d’abord le fait que quelqu’un d’autre vienne examiner la capacité de quelqu’un à être parent. Mais il était moins intéressant de parler de parents qui veulent un enfant que de parents qui souhaitent le rendre. Cette deuxième option me donnait plus de possibilités pour développer une histoire", déclare le réalisateur espagnol.



La possibilité de se séparer d’un enfant existe d’ailleurs, même après que l’enfant a été légalement adopté "En réalité, même ton enfant biologique, tu peux l’emmener à la police en déclarant que tu ne peux pas faire face. C’est un phénomène moderne. Ce n’est heureusement pas fréquent mais cela peut arriver. Avec un enfant adopté, c’est donc possible aussi ".



Si le sujet est très sérieux, le ton adopté dans "La vergüenza" est très espagnol, tirant souvent vers la comédie, ce qui risque de rendre peut-être difficile une éventuelle sortie en Belgique. "Le ton est réaliste, corrige l’acteur Alberto San Juan. L’homme ne perd pas son sens de l’humour, même dans les situations dramatiques. Il trouve toujours le côté amusant, pour lutter contre le désespoir." "L’humour permet au drame de se développer, complète David Planell. C’est plus facile de retourner au drame en passant par l’humour, parce que l’on se sent soulagé. Et puis, la vie n’est ni blanche ni noire ".



A ce titre, les scènes avec l’assistante sociale sont franchement réussies, l’humour de situation fonctionnant à plein, tout en maintenant un équilibre avec le côté douloureux de la thématique. "Ces scènes sont l’embryon du film. Le film part de cette situation, que l’on peut voir du côté du drame, mais aussi de la comédie. Car quand quelqu’un vient te juger, tu te construis une façade; c’est un instrument classique de la comédie. Tu dois montrer que tu es un parent capable. Tous les parents adoptifs ont ressenti cette pression face à cette situation. Même si cela reste évidemment très important que l’on vienne juger la capacité de quelqu’un d’adopter." Et pourtant, il ne faut pas de diplôme pour être parents naturels "Une mère biologique est enceinte pendant 9 mois. La procédure d’adoption est un peu la période de gestation pour les parents adoptifs. Ce temps est nécessaire et très important ".



En filigrane, "La vergüenza" aborde également un autre thème, l’immigration venue d’Amérique latine, dont la réalité se fait sentir dans beaucoup de films espagnols ces derniers temps. Ce père et cette mère de la bonne société espagnole, plutôt bobos, souhaiteraient être parfaits. Pourtant, face à leurs difficultés, et contre leur gré, ils développent un racisme larvé contre les Péruviens, notamment envers leur femme de ménage "Bien sûr il y a du racisme, explique David Planell. Ce n’est peut-être pas une violence explicite, elle est plus discrète. Ce qui m’intéressait, c’était le racisme venant de gens qui s’identifient à la gauche, qui se veulent progressistes. Je suis sensible aux causes sociales et je peux voir les conséquences de l’immigration dans la société espagnole. L’immigration massive est neuve, depuis une quinzaine d’années seulement. Heureusement, il n’y a pas trop de violence, même s’il y a eu quelques faits divers horribles. On remarque le manque de tradition multiculturelle en Espagne, contrairement à Londres ou Paris Même si le racisme est toujours réactualisé face à l’arrivée de communautés différentes. Tout le monde peut devenir raciste, face à la peur ".



Malgré quelques invraisemblances - l’arrivée notamment de la mère biologique, qui donne vraiment l’impression que le film se devait d’aborder le sujet de l’adoption de tous les points de vue -, "La vergüenza" séduit par l’originalité de son propos et par sa légèreté. Remportera-t-il un prix au Festival de Bruxelles, qui se clôt ce week-end ? Réponse dimanche, lors de la remise des prix à Flagey


Source : La Libre Belgique. Hubert Heyrendt.

 

 

Ceci n'est pas une fiction

 

The number of adopted children who have been returned to care homes because their new parents cannot cope with them has doubled in the past five years.

 

Data obtained under the Freedom of Information Act show that the number has increased by a third in the past year alone as parents struggle with often challenging children who have suffered years of neglect or abuse in their natural families.

 

Going back into care after living with an adoptive family is a traumatic experience for children, and for the adoptive parents who have to accept their only chance of having a family has gone. It is also a huge cost to an already over-stretched system with the children likely to need expensive specialist care.

 

The increase in breakdowns comes despite a fall in the number of children being adopted. Only 4,637 children were adopted in 2007, the lowest number since 1999.

 

 

 

 

22.04.2009

Les perdants de "Qui veut jouer à Slumdog millionnaire ?"

Rubina Ali.jpgCe qui était un film décalé et palpitant a viré au psychodrame. Le piège tendu par le News of the world au père de la petite Rubina Ali, l'heroïne de Slumdog Millionaire, vient nous rappeler qu'en Inde comme ailleurs, la realitée dépasse souvent la fiction. S'il suffisait de quelques gouttes d'eau de rose pour parfumer ce bas monde...

 

Casting. II y a d'abord Rubina Ali, 9 ans, un visage d'ange, héroïne on l'a dit du film aux huit Oscars de Danny Boyle. II raconte la vie d'un gosse des bidonvilles de Mumbai (Bombay), vainqueur enrichi de "Qui veut gagner des millions ?" Rafiq Qureshi ensuite, son pere biologique, qui cherchait "à garantir l'avenir de sa fille", information arrivée par un vent favorable a News of the World. Un journaliste du tabloïd britannique enfin, déguisé en cheik de Dubai, et qui « ému par tant de pauvreté» s'en vint offrir une forte somme (310.000 euros) pour « adopter» la petite. Et le père d'accepter...

 

Tout ceci n'est pas un mauvais film. La rencontre a bien eu lieu la semaine dernière, à Mumbai. News of the worlds diffuse une vidéo de la rencontre. Confondant.

 

Vous me direz : c'est quoi ce monde ou l'on vend son gosse pour le prix d'une quatre-facades en Brabant wallon ? On appelle ça le tiers monde et ce genre de transaction motivé ou non par la survie n'est pas rare, l'usage local défiant à l'occasion la loi...

 

Dès avant la rencontre avec le faux cheik (mais vrai journaliste), le papa de Rubina Ali s'etait plaint de ne pas avoir bénéficié financièrement de la gloire de sa fille. II devait être très pressé, Rafiq Qureshi, car les producteurs de Slumdog Millionaire se sont bien engagés a verser 744.000 dollars en faveur des enfants des bidonvilles de Mumbay. Jai Ho Trust a été crée pour subvenir aux besoms des deux enfants du film, Azharuddin Mohammed Ismail et bien sûr Rubina Ali.

 

Cupidité crasse ? Malgré ses démentis, tout laisse penser que le père de la gamine a voulu profiter du battage médiatique fait autour de Slumdog pour réaliser la bonne affaire. « Si vous vous mettez d'accord avec Rajan (le beau-père) sur une somme, je l'accepterai ", a-t-il soufflé au journaliste qui le piègeait, sans se préoccuper davantage de savoir à qui, exactement, il allait confier sa progéniture.

 

Les révélations du News of the World ont plongé le bidonville où Rubina vit toujours dans l'effervescence. Divorcée de Rafiq Qureshi, la maman de la petite en réclame désormais la garde. Les familles s'en sont mêlées et la presse locale exhibe des photos qui attestent d'un sacré crêpage de chignons. Commentaire du Mumbai Mirror: « Rubina s'effondre alors que la prise de bec continue.»

 

Au moment de tirer le rideau sur cette tragicomédie digne d'Ettore Scola, les perdants sont nombreux. Une petite fille devra se relever de cette histoire sordide. Un père indigne restera discredité. Danny Boyle aura tout le loisir de méditer sur les dommages collateraux du succès. Et il y a l'«Inde qui brille» bien sur, celle des Tata et des Mittal, l'Inde émergente qui travaille depuis des années à se donner une image autrement reluisante que celle d'un «pouilleux millionnaire», puisque tel est le titre francais de Slumdog.

 

Un seul gagnant: le tabloïd News of the world qui, en empruntant à ce bon vieux Walraff ses ruses journalistiques, a realisé un scoop planétaire, fendant l'air du temps d'un grand coup de rapière facon chevalier blanc. Et vlan!

 

Source: Le Soir. 21.04.2009

Repères


- Je n’aime pas Slumdog. Arundhati Roy.
Architecte de formation et romancière acclamée pour son Dieu des petits riens en 1997, Arundhati Roy est désormais essayiste et militante. Elle œuvre pour les droits des plus défavorisés et écrit régulièrement dans la presse.
Courrier International. Mars 2009.


- Arundhati Roy : "I Don't Like Slumdog Millionaire"
The night before the Oscars, in India, we were re-enacting the last few scenes of Slumdog Millionaire. The ones in which vast crowds of people – poor people – who have nothing to do with the game show, gather in the thousands in their slums and shanty towns to see if Jamal Malik will win. Oh, and he did. He did. So now everyone, including the Congress Party, is taking credit for the Oscars that the film won!
Do follow net.


- Un million de « Slumdogs » bientôt expulsés de Dharavi. Après les contes de fées, la dure réalité ...
A Bombay, le bidonville où Danny Boyle a tourné son film doit être rasé et reconstruit. Un projet qui ne réjouit pas ses habitants.  « L'opportunité du millénaire ». Dans tous les grands journaux, des publicités la vantaient. Le gouvernement a décidé de vendre Dharavi, terrain de 215 hectares occupé par un million de personnes, à cinq promoteurs étrangers chargés de reconstruire entièrement la zone : nouveaux immeubles, écoles, hôpitaux, égouts, assainissement des eaux... Dans moins de sept ans, Selwyn et toute sa famille se verront offrir un appartement de 25 mètres carrés, avec électricité et eau courante. Ils ne vivront plus au milieu des mouches, des rats et des scorpions. L'opportunité du millénaire. Promesse d'un avenir meilleur. Et pourtant, rares sont les habitants de Dharavi à souhaiter ce plan. En réalisant ce plan, c'est toute l'économie du bidonville qui sera anéantie. Selon la Société de promotion des enquêtes territoriales (SPARC), Dharavi génère un chiffre d'affaires annuel de plus 340 millions d'euros. Les gens vivent sur leur lieu de travail, la famille de Selwyn en est un bon exemple. L'oscar à Hollywood ne retiendra pas les bulldozers Quatre Golden Globes, oscar du meilleur film parmi huit récompenses, ‘Slumdog Millionnaire’ sort Dharavi de l'ombre. Accoudé à la table d'un café chic de Bombay, Irrfan Khan, l'un des acteurs majeur du film, me fixe en soupirant. Il ne pense pas que le film puisse changer le cours des événements. Il a visité ces ruelles, décors d'enfance de Latika et Jamal. Il ne sait pas si, dans trois ou quatre ans, elles ne seront plus que des images d'archives. Il a goûté à cette joie qui vous prend au tripes quand vous parcourez ces rues, quand vous rencontrez ces habitants qui ont une envie extraordinaire d'avancer malgré leur dénuement.
Source: Rue89. 31 mars 2009.

 

 

04.01.2009

Spécial Adoption Enfant

30.10.2008

L'adoption internationale devient de plus en plus difficile

adoptions-internationales-90%.jpgVoix off


Anaïs est originaire de Colombie, comme elle, environ 350 à 400 enfants sont adoptés chaque année, mais la presque majorité, soit 90 %, sont des adoptions internationales. Les enfants sont le plus souvent originaires de Chine, de Russie, de Colombie, de Madagascar, ou encore d'Éthiopie. La Communauté française poursuit ses prospections aussi dans d'autres pays, mais de manière générale, il faut constater que les pays d'adoption sont de plus en plus exigeants.

 

Véronique Wauters, Directrice service d'adoption « Croisée des chemins »

 

Les pays d'où viennent les enfants, beh eux aussi ils évoluent, et eux aussi ils réglementent, ils légifèrent, ils essaient de trouver des solutions chez eux. Ils ne sont pas tellement heureux que leurs enfants partent à l'étranger, ce qui est logique. Et donc, vous avez effectivement une situation qui devient plus réglementée chez nous, mais dans les pays avec lesquels on travaille aussi. Et au-delà de tout ça, vous avez des règles éthiques internationales à respecter.

 

Voix off

De fait, chez nous (en Belgique) aussi la procédure d'adoption est devenue beaucoup plus lourde avec le risque que des candidats excédés finissent par se laisser tenter par les méthodes plus expéditives, comme celle de l'Arche de Zoé


Véronique Wauters, Directrice service d'adoption « Croisée des chemins »

 

J'invite vraiment les gens qui pensent à faire ce genre de choses à bien bien réfléchir à ce qu'ils font, parce que si l'enfant arrive en Belgique, ce sera à ce moment-là illégalement, et c'est l'enfant qui va quelque part payer ces dérives.

 

Voix off

De manière générale, le modèle pays riche qui vient en aide aux enfants du sud a du plomb dans l'aile, car la cause des enfants, eh bien c'est aussi un enjeu politique.

 

Yves Willemot, Directeur général d'Unicef-Belgique

 

Certains pays pourraient bien aujourd'hui attacher une importance plus grande à la cause des enfants qu'ils ne le faisaient il y a quelques années sur base du constat que, dans leurs relations internationales, ça ne leur fait que du bien.

 

Voix off

Une évolution qui se heurte de plein fouet à une autre tendance, le nombre de familles riches qui veulent adopter un enfant n'a fait qu'augmenter ces 30 dernières années.

 
Reportage vidéo Francopolis 2007 avec transcription.

23.10.2008

Opération Moïse : rapatrier les Falashas

OperationMoise.jpgDocumentaire historique sur le rapatriement d'Ethiopie vers Israël.

 

On m'a emmené quand j'avais 11 ans. Je n'ai pas pu dire aurevoir à mes parents.
Quand j'ai découvert Jérusalem, je ne pouvais pas accepter qu'elle soit comme ça. Où était mon rêve?
Ils nous on fait rentrer dans un drôle d'immeuble, vétuste. ILs nous ont fait prendre un bain et puis essuyé. Et ils ont fait saigner nos sexes. Une véritable atteinte à la pudeur. Je comprenais qu'il se produisait quelque chose d'anormal.
Il a fallu longtemps pour comprendre que ce que l'on me disait, c'était : "Tu n'es pas Juif."

 

A partir de 1977, et jusqu’en 1985, Israël et les Etats-Unis réussissent à emmener des milliers de Juifs éthiopiens (Falashas) en Terre Sainte, via le Soudan, pays musulman frappé par la Charria où tout Juif est en danger de mort.

 

En pleine période de famine, ces gens sont sauvés, leur statut de Juifs, longtemps controversé, leur étant enfin reconnu. Cette incroyable opération clandestine fut appelée "Opération Moïse".

 

Un film documentaire émouvant et poignant, réalisé par Radu Mihaileanu (Réalisateur du film "Va, vis et deviens"). Des images d’archives inédites et de nombreux témoignages exceptionnels des acteurs de cette opération : pilotes, hommes politiques, agents secrets, Juifs éthiopiens… permettent de saisir l'importance de l'opération et ses répercussions.

 


Source : RTBF - La Une - 23.10.08 - 22h.

25.08.2008

Mimie Mathy, en mission en Asie, sur les traces de Yen.

MimieMathyEnMission.jpgQuelques jours après le départ au Cambodge de Madame Adoption, Clémence Fournier, engagée dans les Peace Corps de Rama Yade pour le réseau de volontaires de l'adoption internationale.

 

TF1 diffuse ce 25 août l'épisode "Sur les traces de Yen", de la série télévisée française "Joséphine, ange gardien.
Pour l’occasion, Mimie Mathy (Joséphine) s’est rendue en Asie pour venir en aide à un couple français, venu adopter une petite fille, et se retrouvant mêler à un trafic d’enfants.
Il n'y a pas de hasard.


Le sujet


Joséphine est en Asie pour aider un couple à adopter une fillette et démanteler un réseau de trafiquants d'enfants pour Occidentaux en mal de famille.

«Enfin des vacances bien méritées !», se dit Joséphine lorsqu'elle pose le pied sur le sol asiatique.
Malheureusement pour elle, le Ciel en a décidé autrement. Elle n'est pas là pour se reposer mais pour remplir une nouvelle mission : aider Emilie et Victor, un jeune couple d'une trentaine d'années, venus adopter une petite fille. Lorsqu'ils se présentent à l'agence d'adoption, on leur annonce que leur dossier a été égaré. La petite fille qui leur était promise a finalement été adoptée par un autre couple. Pour Emilie et Victor, c'est la fin du monde. Mais Joséphine ne se décourage pas. Derrière le prétexte d'erreurs administratives, elle découvre un véritable trafic d'enfants...

 

Toutes les notes