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11/09/2012

Haïti, deux ans après : et l’adoption ? Hervé Boéchat

revue humanitaire.jpgDossier - L'adoption internationale en pleine mutation


Tout début 2011, nous consacrions un dossier spécial à l’année passé depuis le tremblement de terre en Haïti. Et Hervé Boéchat tirait déjà un bilan plus que mitigé de l’adoption internationale dans ce contexte. Une nouvelle année a passé et nous avons demandé au même auteur, sous-secrétaire général du Service social international (SSI).

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09:12 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

Pour un accompagnement des adoptants à la hauteur des enjeux psychiques : analyse comparée en France et au Québec.

Mémoire de recherche en psychologie clinique sur l’imaginaire dans la construction de la parentalité adoptive.
Présenté par Marion Labaudinière.


De quelle façon le type de parcours choisi par les couples en démarche d'adoption peut faire varier de façon spécifique leur imaginaire, c'est-à-dire leurs représentations fantasmatiques de l'enfant adopté à venir ? C’est toute la question soulevée par l’auteur, impliquée à la fois dans des travaux universitaires et dans la mission Adoption de Médecins du Monde. Cet article prend appui sur des éléments de comparaison entre la France et le Québec, dont les systèmes d'accompagnement et de préparation à la parentalité adoptive à l'étranger, tant sur les aspects juridique que psychologique, diffèrent. Il démontre notamment comment ce travail d'élaboration psychique et d'accès à l'imaginaire parental s'avère parfois difficile mais essentiel pour prévenir les risques de l'adoption.


Source : Revue Humanitaire.

08:58 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Aide et soutien, Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

15/07/2012

Au fil du temps, de rencontres en séparations, d'attachements en détachements

Le vendredi 16 novembre 2012, l'équipe SOS Enfants de La Louvière (APEP du Centre) organisera  un colloque intitulé "Au fil du temps, de rencontres en séparations, d'attachements en détachements".

Où ? Institut Provincial des Arts et Métiers, rue Paul Pastur 1 à 7100 LA LOUVIERE, BELGIQUE.

Comment s'inscrire ? contactez directement l'équipe SOS Enfants : APEP du Centre, Avenue des Croix de Feu, 1/29 à 7100 La Louvière. Tél : 064/22 41 41. Mail : apeplalouviere@skynet.be

Participation aux frais ? 40 € avant le 17 octobre 2012 et 45 € à partir du 18 octobre 2012 (boissons et repas compris)


Source : Office de la Naissance et de l'Enfance.

18:18 Écrit par collectif a & a dans Aide et soutien, Avis d'expert, Colloque, Troubles DSM-IV | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

12/07/2012

En Afrique, le mot “adoption” n’existe pas

logo_SSI_CIR.jpgL'éditorial du bulletin mensuel n° 06/2012 du Service Social International (SSI/CIR) est consacré à la conférence africaine qui s’est tenue à Addis Abeba les 29 et 30 mai dernier. Elle avait pour thème « Adoption internationale : alternatives et controverses » et a réuni des centaines de participants concernés par cette question à travers tout le continent.

 

C'est à l’initiative de l’organisation non gouvernementale African Child Policy Forum (ACPF) que cette première conférence africaine consacrée à l’adoption internationale a eu lieu au cœur de la capitale éthiopienne. Plus de 500 personnes se sont rendues à Addis Abeba, parmi lesquelles plusieurs délégations nationales de très haut rang, Madame la Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, et Monsieur van Loon Secrétaire Général de la Conférence de La Haye, etc. Plusieurs pays d’accueil étaient également représentés (Etats-Unis, France, Pays-Bas, etc.), ainsi que la société civile, plusieurs experts internationaux et les organismes agréés.

Un point de vue africain

Tant les travaux préparatoires (dont les publications sont disponibles sur le site internet de l’ACPF), que les débats qui ont nourri ces deux jours de travaux, ont clairement souligné la nécessité et la volonté de voir les acteurs africains se réapproprier les questions liées à la protection de l’enfance. Le placement des enfants en institution ou leur adoption par des candidats occidentaux ne reflètent en effet pas les valeurs africaines traditionnelles qui privilégient les mesures de prise en charge informelles, par la famille élargie et par la communauté. Certes, les contraintes objectives auxquelles font face de trop nombreux pays (crises politiques, humanitaires, économiques sanitaires, etc.) affaiblissent ces mécanismes de protection sociale, mais la prise en charge informelle des enfants demeure la réponse la plus répandue et souvent la plus efficace à travers tout le continent. C’est dans le cadre de ce débat qu’un intervenant à souligné qu’en Afrique, le mot « adoption » n’existait pas, ce qui illustre bien le fait que ce mode de filiation reste perçu comme un modèle « importé » pour ne pas dire « imposé ». Une réflexion similaire a d’ailleurs été développée concernant les orphelinats, dont la multiplication a principalement été motivée par l’intervention d’acteurs étrangers (ONG pour la plupart), et qui échappent encore aujourd’hui à un strict contrôle étatique.

Trois rapports nationaux

Dans le cadre de la préparation de la conférence, le Malawi, le Nigeria et la République Démocratique du Congo ont tous les trois préparé un rapport national relatif à la situation de l’adoption dans leur pays respectif. Ces trois rapports se rejoignent dans leurs conclusions principales, qui soulignent la nécessité de renforcer les systèmes de protection de l’enfance, d’harmoniser le droit national avec les exigences internationales (Convention des Droits de l’Enfant, Charte Africain sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant, Convention de La Haye de 1993), de mieux surveiller les acteurs privés (dans le cadre de l’adoption et celui des orphelinats) et de lutter contre les gains matériels indus.

Les conclusions

Les conclusions adoptées par la conférence – disponibles en français et en anglais sur le site d’ACPF - ont repris les grands principes qui doivent gouverner la protection de l’enfance et l’adoption internationale, mais ont aussi insisté sur le nécessité de connaître les besoins (par le mise en place de base de données), de préparer les enfants à l’adoption, d’interdire l’adoption indépendante et privée et de combattre l’enrichissement illicite. D’un point de vue moins formel, cet évènement a surtout été l’occasion pour les professionnels du continent, d’échanger sur leurs pratiques et les problèmes qui y dont liés. Plusieurs initiatives de coopération sous-régionale ont été évoquées, et il est à espérer qu’elles se concrétiseront, et permettront ainsi aux pays africains de réaliser les mêmes progrès que les autres pays d’origine à travers le monde ont pu atteindre.


Source : Service Social International / Centre international de référence pour les Droits de l'enfant privé de famille - juin 2012


Un premier résultat, l'Australie a arrêté les adoptions de l'Ethiopie.
Save the Children a publié en Juin un 'Policy brief' sur l'adoption internationale.
 

15:01 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

28/06/2012

100% cachemire

Valérie Lemercier, Marina Foïs et Gilles Lellouche adoptent.

Valérie Lemercier repassera devant et derrière la caméra à l'occasion de 100% cachemire, une comédie sur l'adoption. Le tournage est prévu cet été.
Malgré son titre, 100% Cachemire, il ne sera heureusement pas question de tricot dans la quatrième réalisation de Valérie Lemercier. Inspiré d'un fait divers, le film abordera le thème de l'adoption internationale.

Inspiré par un étonnant fait divers, 100% cachemire raconte l'histoire d'une femme qui décide d'adopter un petit garçon en Russie avant de changer d'avis, visiblement déçue de ne pas avoir trouvé ce qu'elle attendait de la maternité. Annoncé l'été dernier, le film était décrit par l'actrice et réalisatrice comme l'histoire d'une "Américaine qui a adopté un enfant russe et l'a remis dans l'avion parce qu'il ne lui plaisait pas - il avait 7 ans. Ce sera une comédie."


Source : News Yahoo

18:02 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

14/06/2012

Une femme née d'un don de sperme demande à la justice des informations sur son origine.

Depuis plusieurs années, les adoptés revendiquent leur droit à l'identité. Aujourd'hui, comme il était à prévoir, les enfants conçus en cliniques de fertilité, de pères anonymes, veulent connaître leurs antécédents médicaux.
Orphelins génétiques. 

don de sperme.jpg

Les enfants nés d'un don de sperme anonyme ont échoué pour l'instant à convaincre les politiques de leur autoriser l'accès à leurs origines, ils portent désormais leur combat en justice. Pour la première fois en France, un tribunal doit se prononcer, ce jeudi 14 juin, sur la possibilité pour un enfant né d'un don de sperme de connaître l'identité du donneur. Il s'agit du tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), qui a été saisi par Agathe [le prénom a été modifié], une jeune femme âgée d'une trentaine d'années.

Elle ne réclame pas directement l'identité du donneur, mais demande qu'il soit interrogé pour savoir s'il est d'accord ou non pour se faire connaître. 'S'il refuse, je respecterai son choix', explique-t-elle. A défaut, elle demande des informations non identifiantes sur lui (antécédents médicaux, raisons du don, nombre d'enfants conçus à partir de l'échantillon). Elle souhaite également savoir si son frère, issu lui aussi d'une insémination artificielle avec donneur (IAD), a été conçu avec les mêmes gamètes qu'elle.

"METTRE UN VISAGE AU MILIEU DE CETTE USINE PROCRÉATIVE"

'Dès qu'on se regarde dans la glace, on se demande d'où on vient, décrit la jeune femme. Nous avons tous les mêmes mots pour décrire ce vide.' Elle a appris la façon dont elle a été conçue il y a un peu plus de deux ans. Ses parents avaient attendu que sa vie soit sur des rails. Ce fut un 'choc', suivi 'd'une perte de confiance' dans le monde qui l'entourait. Depuis, elle se sent 'en suspens' et mène l'enquête. 'Au milieu de toute cette usine procréative, je veux pouvoir mettre un visage, poursuit-elle. Tout ce que je veux, c'est savoir et continuer ma vie.' Ses parents la soutiennent. 'Ils sont en souffrance parce qu'ils voient que je le suis', dit-elle.

Elle est soutenue par l'association Procréation.

Lire la suite dans Libération  et Le Monde.

10:56 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orphelin génétique | |  del.icio.us

13/06/2012

L'ONU s'inquiète de la multiplication des "boîtes à bébés" en Europe.

babybox.jpgL'ONU s'inquiète de plus en plus de la progression du nombre de «baby boxes» (boîtes à bébé), où les parents peuvent anonymement abandonner leur enfant, estimant que cette pratique «va à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui», rapporte le Guardian.

On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

11 PAYS EUROPEENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent.

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une de ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux". En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible". Or les bébés récupérés grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon". Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accoucher sous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec "l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.

Source : Slate, Le Monde, La Libre Belgique

 

11:02 Écrit par collectif a & a dans Abandon, Droits de l'enfant, Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : boîte à bébés | |  del.icio.us