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12/08/2013

Un guide propose des pistes de réponse face à l’avenir des enfants majeurs fragilisés

enfant_majeur_fragilise.JPG

C'est le chauchemar avec lequel vivent tous les parents concernés : que deviendra leur enfant "différent" - qu'il souffre d'un handicap, d'une maladie mentale, de troubles du comportement, d'une assuétude .... - quand ils ne seront plus là ?

Une foule de questions se posent déjà au moment où ce jeune atteint 18 ans, cap de la majorité légale. Devenu officiellement adulte et, aux yeux de la loi, responsable de ses actes, il est, en principe, libre de gérer sa vie comme il l’entend alors que, d’évidence, il n’en est pas (encore) capable. Il s’agit souvent de difficultés profondes et durables. A terme, c’est l’avenir de cet enfant devenu adulte qui se pose.

Ce sont généralement les parents et les proches (frères et sœurs, parrain, ami de la famille…) qui interviennent en cas de souci majeur : dépression, tentative de suicide, expulsion du logement, dérive financière… Mais les parents savent qu’ils ne sont pas éternels. Avec une question qui taraude : qui prendra le relais le jour où ils ne seront plus là ? Soit parce qu’ils seront décédés. Soit parce qu’ils seront eux-mêmes devenus dépendants.

La Fondation Roi Baudouin (FRB) et la Fédération royale du notariat belge viennent de sortir une brochure (*) particulièrement utile pour aborder la problématique de "l’après-parents" et tracer des éléments de réponse.

Pas de case juridique

La démarche est d’autant plus importante qu’il n’existe pas de "case juridique" pour les enfants majeurs fragilisés. C’est une problématique complexe, vécue par des milliers de familles, qui recouvre des réalités très variées, depuis le handicap mental avéré jusqu’à des troubles psychiques plus ou moins graves (névroses, psychoses, autisme, troubles bipolaires) en passant par "les personnalités borderline", les troubles graves du comportement, les personnes sous influence ou les diverses formes d’assuétudes.

Point commun entre tous ces adultes : la fragilité, ou la vulnérabilité qui inquiète les parents et les pousse à envisager une protection.

La Fondation Roi Baudouin et le notariat le rappellent à propos : la limite entre protection et ingérence n’est pas toujours simple à tracer. Le respect de l’autonomie individuelle doit rester un principe fondamental. Mais ce qui caractérise les (jeunes) adultes fragilisés, c’est leur inaptitude à se prendre en charge de manière autonome et à assurer la défense de leurs intérêts de manière adéquate.

Beaucoup de ces situations sont évolutives. Une relation sentimentale constructive avec un partenaire qui aide à avancer peut permettre de mobiliser des ressources jusque-là insoupçonnées, souligne la brochure. Ce guide se veut donc avant tout "un plaidoyer pour que les parents et les proches d’un adulte fragilisé imaginent avec lui des solutions à ses besoins spécifiques du moment, mais suffisamment flexibles et ouvertes pour pouvoir prendre en compte son développement ultérieur" .

"Enfants majeurs fragilisés : comment assurer leur avenir à long terme ?" est disponible ou peut se commander gratuitement via les sites : www.kbs-frb.be et www.notaire.be

Source : La Libre Belgique 

02/12/2011

Tinan, auteur du récit "Magnitude 7.3" sur l'adoption en Haïti

Magnitude 7-3 Tinan.jpgMon livre Magnitude 7.3, publié chez Alma Editeur (http://www.alma-editeur.fr), est sorti depuis le 6 octobre. Il est disponible dans toutes les libraires au prix de 18€. Je vous invite à le découvrir, pas seulement parce que c'est moi qui l'ai écrit mais parce que je pense qu'il apporte un regard profondément utile sur la réalité de l'adoption, le déracinement, le multiculturalisme.


Voici le texte de la quatrième de couverture :

Tinan a quatre ans et demi lorsqu’il découvre le sol français. Il vient d’être adopté. Dix-huit ans plus tard, il part pour Haïti rencontrer sa famille. À la joie immense de retrouver sa mère et toute sa parentèle s’ajoute la découverte d’un pays, d’une culture et d’une langue qu’il tente de se réapproprier. Mais comment vivre en étant de deux mondes ? Comment admettre que si l’amour des siens en France lui semble corrompu, en Haïti il apparaît souvent dénaturé par l’égoïsme ou l’intérêt ? Avec beaucoup de pudeur et une grande lucidité, Tinan raconte ce voyage, cet apprentissage, le mélange d’enthousiasme et de doutes au terme duquel il affirme son identité : plus qu’à un pays, il s’appartient à lui-même et son avenir il le construira loin des mensonges, quel qu’en soit le prix.

Magnitude 7.3 est le récit d’un séisme intérieur : comment appartenir à deux cultures, deux terres, deux mondes ?
Voici un extrait du livre.

Tinan Leroy, 32 ans, grandit en France. Après avoir enseigné la physique-chimie, il est aujourd’hui musicien, chorégraphe et professeur de salsa.


Quelques liens :

http://www.salsatango.fr/2011/10/02/magnitude-7-3-lhistoire-haitienne-de-tinan-leroy/
http://www.liberation.fr/monde/01012328119-haiti-adoptions-a-but-lucratif
http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/tinan-temoignage-d-un-enfant-deracine-2010-02-18
http://www.alma-editeur.fr/


Au nom de tous les siens


Tinan

 

Vous avez interviewé Tinan Leroy, auteur du livre «Magnitude 7.3»
20 Minutes.fr  


27/11/2011

Aider les élèves en difficulté. Troubles de l’attachement et comportement en classe

aider les eleves en difficultes.jpgComprendre et réagir efficacement aux comportements difficiles à l’école.
Parution : mars 2012.

Heather Geddes nous propose une théorie de l’attachement en lien direct avec les difficultés comportementales et scolaires de l’élève. Un ouvrage qui concerne tous les enseignants, en particulier ceux des écoles à discrimination positive ou les zones d’éducation prioritaires (ZEP). Il présente de nombreux exemples (issus de l’expérience de travail de l’auteure avec les enfants, comme enseignante et psychopédagogue), des illustrations de cas, des expériences d’enseignants ainsi que des stratégies d’intervention, adaptées à chaque style de comportement.
La capacité d’un enfant à prendre part aux apprentissages et à être complètement inséré dans la vie scolaire est fondamentalement influencée par son vécu relationnel précoce ou attachement.

Cet ouvrage situe les aspects centraux de la théorie de l’attachement dans les comportements quotidiens et les expériences d’apprentissage des enfants et de leurs enseignants.
L’auteure explore la signification de la relation entre l’élève, l’enseignant et la tâche d’apprentissage dans ce qu’elle appelle le Triangle d’Apprentissage, le reliant au développement émotionnel, au comportement et aux expériences d’attachement. Elle propose des pistes concrètes pour la pratique éducative et pour guider l’enseignant dans la compréhension des comportements des « élèves à problèmes ».

À propos de l’auteur

Le docteur Heather Geddes est psychopédagogue et a travaillé comme enseignante et thérapeute éducative dans divers lieux d’éducation, ainsi que dans des services de guidance infantile et de santé mentale pour enfants et adolescents. Elle travaille aussi en privé comme thérapeute, superviseur et formatrice, et contribue à la formation de master en psychopédagogie à la Caspari Foundation, en Grande-Bretagne.

Traduction et adaptation française

Françoise Hallet est médecin scolaire, maître-assistante à la Haute école Condorcet de la Province du Hainaut et coordinatrice de L’Envol en Belgique, centre pour l’accompagnement de la famille adoptive, en Belgique.

Source: Nos bambins.

25/10/2011

Abandon Adoption. Quand la mère se retire. Par Edwige Planchin

Quand la mere se retire Edwige Planchin.jpgAbanDONNER son enfant, c'est lui donner de meilleures chances dans la vie en lui offrant la possibilité d' être adopté par des parents désirants et en capacité de le faire. Or la démarche de confier son enfant en vue de son adoption est non seulement méconnue mais très réprouvée socialement, condamnant les mères à la honte et au secret. Ce livre est le premier dans lequel une mère abanDONNANTE témoigne à visage découvert.

 

J’ai la joie de vous annoncer la sortie de mon témoignage pour adultes : AbanDON Adoption Quand la mère se retire. En effet, j’y retrace l’histoire de mon fils Ulysse, ou plus exactement l’histoire de notre rencontre. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Ulysse est né le 22 août 2007 avec une maladie génétique rare : le syndrome de Noonan. Avant la naissance d’Orfée, Patrick et moi avons traversé une longue période d’infertilité qui nous a amenés à beaucoup réfléchir à la famille que nous étions prêts à construire. Nous nous sentions tout à fait capables d’adopter un enfant de moins de trois ans quel que soit son sexe ou sa couleur de peau. Mais nous avions bien compris que nous ne pouvions pas élever correctement un enfant gravement malade ou handicapé. D’autant plus que nous savions que des parents souhaitaient réellement adopter un enfant présentant ce type de particularité. Qu’ils souhaitaient sincèrement devenir ses parents et lui offrir une éducation adaptée. Lorsqu’Ulysse est né, force était de constater que nos limites n’avaient pas changé. En plus, Orfée n’avait que seize mois et l’état de santé d’Ulysse nécessitait des soins très lourds. Et c’est dans le déchirement le plus complet que nous avons du nous résoudre à confier notre fils en vue de son adoption. Le 26 septembre 2007, soit cinq semaines exactement après sa naissance, Ulysse est décédé. Cela a été réellement tragique pour nous et nous a fait vivre énormément de culpabilité. Quatre ans après le drame, nous avons retrouvé paix, confiance et optimisme. Dans mon livre, le premier dans lequel une mère témoigne à visage découvert sur l’abanDON d’enfant, je raconte la manière dont je m’y suis prise pour accepter l’ensemble de ces événements, dépasser la culpabilité et surmonter la douleur. L’histoire d’Ulysse est la plus grande déchirure de toute ma vie. Néanmoins, elle m’a donné la force de témoigner, espérant ainsi pouvoir aider d’autres personnes à avancer et à vaincre leurs difficultés.

Edwige Planchin


Edition L'Harmattan
 

15:43 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

10/07/2011

"Ma mère zéro". L'enfance en quête de ses liens biologiques et de son identité.

ma mere zero.jpgFejzo et sa sœur ont été adoptés. Se laissant influencer par Maud qu’il a récemment rencontré dans le parc, Fé décide de retrouver sa mère biologique, sa mère Zéro comme il dit. Mais il ne sait pas comment s’y prendre et des milliers de questions le submergent. Ses parents décident de lui venir en aide tandis que sa sœur se révolte à l’idée de ne pas avoir cette chance car elle a été abandonnée secrètement. Fé prend alors conscience qu'il risque de modifier l’équilibre familial auquel il tient.


 

Tous les jours après l'école, Fé aime s'asseoir sur un banc du parc et dessine avec talent les oiseaux car "quand on fait le portrait d'une poule, tout est à sa place". C'est comme ça qu'il rencontre Maud. Et en tombe un peu amoureux. Tient-il son talent de sa mère ? Fé l'ignore car il a été adopté. Sa mère bosniaque, réfugiée aux Pays-Bas pendant la guerre, l'a confié à une famille qui accueillait déjà An Bing Wa, une petite Chinoise de trois ans son aînée. Sollicité par Maud, le garçon s'interroge. Qui est sa mère ? Où est-elle ? Pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Dès lors, Fé est hanté par cette absence, imaginant mille visages et mille retrouvailles. Il se met en tête de retrouver sa "mère zéro" et provoque la pagaille au sein de sa famille. D'une belle écriture, ce roman aborde avec délicatesse et humour les questions de l'identité et du courage. Comment, à dix ans, faire face à un processus qu'on ne maîtrise pas et qui va bouleverser tant de choses ? En grandissant, peut-être. 


L'avis de Ricochet

Feyzo est un enfant adopté, comme sa sœur Bing venue de Chine. Il se sent aimé et vit bien sa situation, jusqu’au jour où la jolie Maud l’incite à retrouver sa mère biologique, sa « mère zéro ». Feyzo commence à se poser plein de questions, perturbant l’équilibre entier de la famille.
Le narrateur est un petit garçon : s’il possède une intelligence du cœur instinctive et s’il exprime ses sentiments avec sincérité, ces derniers demeurent souvent confus. Les adultes – parents, médiateur – ont alors une grande importance dans l’orientation bienveillante du jeune héros. Marjolijn Hof complexifie son roman avec la problématique de Bing, la grande sœur abandonnée qui ne pourra, elle, jamais retrouver sa mère. Le ton est parfois un peu trop compréhensif et « psychologisant », mais la démarche progressive de recherche d’un parent reste exemplaire. Parallèlement aux questions graves sur les origines, le quotidien de Feyzo est aussi fait de relations amicales et amoureuses mouvantes, au cours desquelles il montre son caractère responsable. Signalons enfin les dernières pages nuancées, sans jugement ni solution toute faite.

Source : Ricochet-Jeunes

 

recherche,identité,origine,adoptéInédit : Nés abandonnés, documentaire de Jean-Pierre Vedel


"Dès ma naissance, le 29 décembre 1955, c'est une autre femme que ma mère qui va m'élever, pendant trois ans. Je n'entendrai plus jamais parler de cette femme ensuite. Aujourd'hui, je pars à sa recherche pour retrouver le fil de ce premier attachement. Je veux aussi aller à la rencontre des femmes qui comme ma mère mettent au monde un enfant qu'elles ne pourront pas élever, pour les confier à d'autres femmes, d'autres familles."



Le réalisateur, Jean-Pierre Vedel, a voulu articuler sa propre histoire à celles des autres, aujourd'hui. En 2011, le regard de la société sur ces femmes qui décident d'abandonner leur enfant a t-il changé ? A travers deux témoignages, le documentaire inédit proposé ce dimanche à 22h55 sur France 3 nous montre d'abord combien ces femmes enceintes sans l'avoir désiré se sentent le plus souvent seules et démunies. On découvre qu'elles peuvent trouver à Paris une structure d'accueil unique en France, l'association M.O.I.S.E, où elles sont accompagnées sans être jugées.
 
Puis, Jean-Pierre Vedel s'attache au sort d'un enfant né sous X aujourd'hui, filme son premier contact avec celles qui vont le recueillir. Car selon la loi, sa mère a deux mois pour confirmer l'abandon ou le reprendre avec elle. Deux mois pendant lesquels il va être pris en charge dans une pouponnière, ou par des assistantes familiales qui l'accueillent chez elles, au sein de leur famille. On voit comment ces personnes vont l'aider à passer le cap de ces deux mois sans mère, faire en sorte qu'il ne tombe pas dans le vide, qu'il ne perde pas le fil de sa propre histoire.

Nous entendrons ensuite des adultes abandonnés à la naissance qui témoignent de la trace laissée par le vide originel et le secret de leur naissance. Jean-Pierre Vedel veut nous montrer que deux situations a priori contradictoires peuvent se concilier : qu'une mère, sans honte et en toute sécurité, puisse abandonner son enfant, et que les premiers pas de cet enfant puissent être accompagnés par des bras rassurants.

Source : Le blog de TV News
 



16/04/2011

Faire le deuil de ne pas être mère peut être particulièrement douloureux et complexe.

ces femmes qui n ont pas d enfant.jpgIsabelle Tilmant : Effectivement, le deuil d'enfant est tout à fait spécifique car il consiste à renoncer à quelque chose qu'on n'a pas eu et n'aura jamais. On pourrait dire qu'il s'agit d'un deuil impossible, mais il est en réalité un deuil créateur car il oblige à se créer autrement. Lorsque la femme est amenée à renoncer à son désir de maternité, le manque dont elle parle évoque souvent une difficulté de trouver du sens à sa propre vie. Les mères ne sont pas exemptées de ces questionnements mais les femmes sans enfant y sont confrontées plus fréquemment. Se mettre à l'écoute de ses propres besoins, se faire du bien, prendre le temps de penser aux valeurs qui sont les siennes et réfléchir à comment mettre en place des projets de vie qui ont du sens : voilà les défis de la femme qui n'a pas d'enfant.



Il ne s'agit pas de remplir un vide car cela ne marche qu'un temps. Je préfère parler de "transformer le creux en abondance", en plénitude. La créativité peut s'exprimer de façons très différentes d'une femme à l'autre, mais chacune possède en elle cette fertilité psychique. Cela peut s'exprimer dans les engagements professionnels mais aussi dans le domaine artistique ou dans d'autres sphères de la vie comme le jardinage, la décoration, l'engagement volontaire... Certaines pourront aussi développer leur esprit maternel avec des "enfants de cœur" : filleuls, beaux-enfants, petits voisins... Cela peut aussi se traduire par une manière d'être avec les autres : une disponibilité, une capacité d'entrer en relation et de transmettre quelque chose, une qualité de présence et d'écoute, une expression et un rayonnement bien à soi.


Isabelle Tilmant est psychothérapeute clinicienne. Attachée à la Women's Clinic de Bruxelles, dans le Pôle Escale en Périnatalité, elle y offre un accompagnement autour du désir ou non d'enfant et des questionnements que cela implique. Elle est également spécialisée dans le suivi des couples. Elle est l'auteure notamment de "Ces femmes qui n'ont pas d'enfant - la découverte d'une autre fécondité" aux Editions De Boeck

Source: En Marche | Entretien Joëlle Delvaux.


La découverte d'une autre fécondité

Les femmes qui n’ont pas d’enfant sont de plus en plus nombreuses et, pourtant, la société persévère à les considérer en marge d’une certaine normalité.

Cet ouvrage ouvre à la compréhension nuancée des multiples vécus de ces femmes. Pour certaines, ne pas avoir d’enfant est ressenti comme un deuil éprouvant, voire impossible. Pour d’autres au contraire, reconnaître la légitimité du choix de la non-maternité fait partie de leur quête centrale.

Le désir ou non, le projet ou non de devenir mère dépend avant tout des modèles d’identification de la petite fille : ce seront les fondements de ses aspirations futures et de son propre style de féminité.

Lorsque le deuil de maternité est incontournable, ce sera alors la découverte d’une autre fécondité, psychique, qui sera à la base d’un nouvel épanouissement.

Ce livre est conçu pour les femmes et les couples qui s’interrogent sur la place qu’ils souhaitent ou non donner à la parentalité, qu’elle soit biologique ou adoptive. De nombreuses pistes de réflexion leur permettront de développer une pensée plus libre et plus personnelle sur cette question.

Source : Editions De Boeck.

20:13 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

04/04/2011

Les premiers liens parents-enfant

les premiers liens parents enfant.jpg.jpgL’idée de ce dossier présenté par la revue l'Observatoire vient d’un colloque organisé en 2009 par La Ridelle et Les Chanterelles, services agréés par l’Awiph accompagnant entre autres le placement d’enfants handicapés en famille d’accueil. “Le lien... S’en mêler sans s’emmêler” était son intitulé.

 

Les organisateurs de ce colloque avaient notamment convié le Dr Chicoine, pédopsychiatre canadien, à présenter la théorie de l’attachement et le récent éclairage qu’en donnent les neurosciences. Ils proposaient aussi aux professionnels de confronter leurs points de vue, de dénoncer leurs difficultés et leurs doutes et ainsi de dépasser les logiques de fonctionnement institutionnel (Awiph, Santé, Aide à la jeunesse, One...) dans lesquelles ils s’enferment parfois dès lors qu’ils tentent de soutenir ces liens ou d’en créer de nouveaux.

“Le lien... S’en mêler sans s’emmêler”  faisait ainsi référence à la pratique de ces professionnels dont la mission est d’intervenir (s’en mêler), pour garantir à l’enfant le meilleur développement possible, mais aussi à la difficulté de cette intervention (sans s’emmêler) car il s’agit souvent de situations familiales très complexes dans lesquelles se superposent des enjeux parfois différents portés par des intervenants multiples. Ainsi, le regard d’un professionnel travaillant dans le champ du handicap ne sera pas nécessairement le même que celui qui travaille dans le secteur de la santé ou dans celui de l’aide à la jeunesse... D’où l’importance de se rencontrer pour croiser les enjeux au-delà des cas vécus et vérifier par exemple si l’on peut se rejoindre autour de références communes.

Partant de là, L’Observatoire a embrayé avec un dossier en deux parties. La première, dans le prolongement du colloque, permet de revoir la théorie de l’attachement, sous différents angles d’approche qui tantôt la confortent, tantôt la nuancent, tantôt prennent distance. Elle pointe ainsi la tentation de confondre théorie, idéologie et idéal et les dangers d’un glissement vers un certain déterminisme. La seconde donne davantage la parole aux professionnels et relance cette invitation de dire son expérience pour permettre les échanges, les propres remises en question, le travail en réseau. Elle pointe ainsi une variation de situations où les premiers liens parents-enfant sont mis à mal, interrogés, tiraillés par des facteurs qui sont parfois à situer du côté de l’enfant, parfois à situer du côté des parents.

 

En guise d'intro

Besoins de l'enfant, disponibilité et capacités des parents: les ingrédients d'un développement suffisamment bon - R. Vander Linden  (psychologue périnatale, clinique Saint Pierre, Ottignies et Chirec, Bruxelles)


Des témoignages

• «Un parent indigne, c’est un parent qui...» - Le regard des enfants en atelier de philo -  A. MIGNON & M. OLIVIER (animatrices philo Centre d’Action Laïque
• Le lien indispensable - Regard de parents d’enfants souffrant de troubles de l’attachement -   B. NICOLAS (présidente de Pétales asbl)


Eclairages transversaux

• Sensorialité, théorie de l’attachement et neurosciences -  A. DUMONT & C. LUCASSEN. D’après les interventions de J-F. CHICOINE, pédopsychiatre canadien, au colloque «Le lien... S’en mêler sans s'emmêler!»
• Attachement et psychanalyse: divergences ou/et convergences? - M. BADER (psychiatre, psychanalyste, Université de Lausanne)
• L’attachement à l’attachement, les dangers de la séduction théorique - M. CASTELEYN (psychologue clinicien, chercheur, enseignant, Université de Liège)
• La place du père dans la vie de l’enfant -  M. DANET (psychologue) & R. MILJKOVITCH (psychologue clinicienne, Université Paris 8, IED et chercheuse Institut Mutualiste Montsouris )
• Regard sur la construction des premiers liens parents-enfant. Détours anthropologiques - E. RAZY (chargée de cours en anthropologie, Université de Liège)
• La juste distance: évolution des premiers liens entre le nourrisson et ses parents. Perspectives psychanalytiques - I. KRYMKO-BLETON (psychanalyste, professeur Université du Québec-Montréal)

 

Eclairages cliniques

• Le lien et la prématurité - M. PERIN(psychologue, Service d’Accueil Familial « Les Chanterelles », Seraing)
• Accompagner l’enfant en situation de handicap et ses parents - A.F. THIRION(psychologue), J. LANGOHR (kinésithérapeute), M. MIGNOT (coordinatrice) (Les services de l’Apem-T21, Verviers) (interview)
• Le corps comme vecteur pour installer, restaurer le lien - S. MARIN (psychomotricienne relationnelle, Centre Corolle, Louveigné)
• Le lien à l’épreuve de la maladie et de l’hospitalisation - L. PEER (psychologue, cheffe de projets de recherche, Lausanne)
• Aller à la rencontre du petit enfant en souffrance psychique. L’expérience du Gerseau - N. HUBLET(pédopsychiatre) - C. VANDER VORST(psychologue) - V. SPIELMANN (logopède) (Le Gerseau, Service de Santé Mentale « Safrans », Braine-l’Alleud) (interview)
• Le lien parent-enfant malmené par la maladie mentale - H. ALLEGAERT(médecin responsable du service Fil-à-Fil, Isosl Liège)
• L’accompagnement de (futures) mamans, mineures étrangères non accompagnées -  H. KISONDE (coordinateur section Damana, centre Fedasil, Rixensart)
• Etre parent dans un contexte de toxicomanie -  A. DELCROIX (psychologue) & A. ROBERT(coordinatrice) (Asbl Interstices CHU St Pierre, Bruxelles)
• Les enfants négligés: ils naissent, ils vivent, mais ils s’éteignent - S. LACHAUSSEE (psychologie, SOS Familles, CHC Montegnée), S. BEDNAREK(psychologue, Département de Médecine Générale, Université de Liège), G. ABSIL(historien et anthropologue, APES, Ecole de Santé Publique, Université de Liège), M. VANMEERBEEK (médecin, chargé de cours Université de Liège)
Prise en charge d'un enfant en rupture de lien. Exemple d'une approche psychomotricienne - Y. Szecel   (psychomotricien et psychodramaticien, service de pédopsychiatrie, Centre Hospitalier Régional de la Citadelle, Liège)
• Famille d’accueil... Source de ruptures et de création de liens pour l’enfant - Y. STEVENS (psychologue Kaleidos Liège, thérapeute familial, formateur dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse)
Le soutien du lien parents-enfant en institution: l'espace-familles "René Va, Geffel" - J.M. Caby  
(directeur SASPE Reine Astrid ONE, La Hulpe)
• Le lien complexe, quand les tentatives d’aide patinent - J. CHENEAU (psychologue, thérapeute systémique, formateur à Forestière asbl Bruxelles) & Ph. DEFOSSEZ (psychologue, thérapeute systémique, La Chapelle de Bourgogne, Service résidentiel pour jeunes, Bruxelles)
Lien dans un contexte d'adoption internationale - M. Léo  (psychologue, Organisme Agréé d’Adoption Amarna, Bruxelles) (interview)
• Le lien au quotidien. Petits trucs et astuces pour favoriser l’attachement de l’enfant à son (nouveau) parent - F. HALLET (L’Envol, clinique de l’adoption, Genappe)


Source : L'observatoire, revue d'action sociale et médico-soicale


 

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