20.02.2011
L'Académie de médecine veut faciliter l'adoption nationale en France
Dans un rapport, qui doit être adopté mardi 22 févier en séance plénière, l’institution dénonce les failles du dispositif français qui laisse des enfants en souffrance, délaissés par leurs parents sans pour autant être adoptables
Le constat est sévère. Dans un rapport voté mardi 22 février en séance plénière, l’Académie de médecine lance un appel à réformer l’adoption nationale en France, qui concerne aujourd’hui quelque 800 enfants par an, soit une adoption pour cinq adoptions internationales.
Complexité du dispositif, dilution des responsabilités, lenteur des procédures : pour son rapporteur, le professeur Jean-Marie Mantz, qui a présenté les conclusions de ses travaux la semaine dernière, les conséquences sont graves.
Même lorsque le délaissement parental est avéré ou que des maltraitances sont constatées, les enfants ne sont pas pour autant adoptables. Un grand nombre, estime-t-il, passe donc de famille d’accueil en famille d’accueil sans pouvoir établir un lien affectif stable et construire leur avenir (30 % des sans-abri ont été placés dans leur enfance, rappelle le rapporteur).
Dans sa présentation, ce professeur émérite de réanimation médicale a notamment mis en exergue deux chiffres éloquents : alors que 20 000 enfants maltraités sont signalés chaque année, seuls 132 enfants « en danger » ont été adoptés en 2008.
Certaines associations invitent cependant à la prudence
La question du délaissement parental n’est pas nouvelle et pas simple à évaluer. Il y a trois ans, Jean-Marie Colombani, l’ancien directeur du quotidien Le Monde, déplorait déjà dans un rapport le faible usage de l’article 350 du code civil qui permet d’engager une « demande en déclaration judiciaire d’abandon », lorsque les parents d’un enfant placé s’en « sont manifestement désintéressés » l’année précédente.
En 2009, Nadine Morano, alors secrétaire d’État à la famille, présentait en conseil des ministres un projet de loi comportant deux dispositions importantes : il prévoit d’une part que les travailleurs sociaux évaluent, dès la première année de placement, puis une fois par an, s’il y a ou non désintérêt « manifeste » des parents ; d’autre part, que le parquet puisse saisir le tribunal d’une demande de déclaration d’abandon, préalable à l’adoption de l’enfant.
Cependant, remaniement oblige, Nadine Morano n’a jamais défendu son texte au Parlement, qui reste à ce jour dans les cartons.
Certaines associations invitent cependant à la prudence. C’est le cas d’ATD Quart Monde, qui rappelle combien il peut être difficile d’évaluer le délaissement parental.
«Nous suivons des familles dans des situations de détresse telles qu’il leur est parfois difficile de maintenir le lien avec leur enfant placé, explique Maryvonne Caillaux, l’une des permanentes de l’association. Je connais des mères qui aiment leurs enfants mais ne savent pas faire, se sentent dévalorisées ; certaines ont des troubles psychiatriques avec lesquelles elles se débattent. Hier encore, l’une d’elles, qui disait qu’elle ne voulait plus voir ses adolescents car les relations étaient très difficiles, m’a confié : “Ce n’est pas que je ne veux plus les voir, mais je souffre trop” », raconte la responsable associative, sans nier la nécessité, dans des cas extrêmes, de couper le lien.
"L’enfant se construit s’il comprend son histoire"
Maryvonne Caillaux est toutefois convaincue que les cas de délaissement avéré sont « extrêmement rares » et ont donc peu d’incidences sur l’adoption nationale, contrairement à l’analyse de l’Académie de médecine. En revanche, le rapporteur et la militante se retrouvent sur un point : l’intérêt, dans un grand nombre de cas, de passer par l’adoption simple, permettant de maintenir un lien avec le parent biologique.
« L’enfant se construit s’il comprend son histoire, note ainsi Maryvonne Caillaux. S’il n’a que des bribes, si on efface délibérément ses parents biologiques, il risque d’en souffrir. » Afin de ménager la place de chacun, tout en sécurisant l’adoption simple, Jean-Marie Mantz suggère donc de rendre cette dernière irrévocable, tout comme l’adoption plénière, une proposition que la permanente d’ATD Quart Monde juge intéressante.
Le rapporteur émet d’autres recommandations, dont il a fait part la semaine dernière, en présentant des dessins d’enfants poignants. Il propose de rendre obligatoire le signalement de maltraitance par le médecin, qui se retranche parfois derrière le secret médical pour ne pas le faire.
Il suggère aussi la création d’une filière de familles d’accueil bénévoles, choisies parmi les candidates à l’adoption, en parallèle avec les familles d’accueil rémunérées, et de simplifier les processus administratifs et judiciaires de prise en charge des enfants en danger. Quant au désintérêt parental, il estime qu’il pourrait être évalué en six mois et non un an comme le prévoit actuellement le code civil.
Selon Geneviève Miral, présidente de l'association Enfance et Famille d'adoption, favorable à cette évolution, «il faut faire très attention à la manière dont on avance sur ce sujet douloureux et complexe». Pour cela, elle préconise de modifier les pratiques. «Notamment, les services sociaux disposent de très peu d'outils pour évaluer le délaissement parental.»
Source: La Croix, Le Figaro | 22.02.2011.
"Responsabilisation des médecins à signaler les sévices avérés sur les enfants"
Traduction: les médecins deviennent des flics obligés de signaler les "mauvais parents". A qui? à la Justice ? Ce faisant, ils sortent donc clairement de leur rôle de soignant. De surcroît, cette recommandation est préconisée par la Haute Académie française de Médecine! Appel à la délation?
Manque pas de culot cette académie.
Petit débat sur le blog de Jean-Vital de Montléon, pédiatre, à propos de l'enfance maltraitée, hors sujet sur l'adoption.
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| Tags : france, adoption nationale, délaissement parental |
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04.02.2011
Description du Syndrome Adoptif Génétique (SAG)
I don’t know about you all, but I’m reaching a point of complete and utter frustration with certain segments of the adoptive parent community.
I mean, how many times do you have to explain the pain that thousands of living, breathing people have experienced because of adoption to get that it isn’t all about you? How many times do your stereotypes about “birth mothers” and “angry adoptees” have to be dismantled before you get that adoption stereotyping is wrong?
And how many times do you have to be told that the very real love you feel for your child isn’t proof that adoption is all good?
Maybe I’ve just lived too long or something, but I getting to a point at which I think it’s fruitless to even try to influence some APs out there. Between the religious zealots and the organized extremists, we - especially the adoptees - who are calling for something as unimpeachably logical and legally just as an adopted person’s right to access their original birth certificate are simply lost in the cacophony of pro-adoption rhetoric, or as Joy called called it, the “Hollywood informercials on adoption.”
15:06 Écrit par collectif a & a dans Opinion, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02.11.2008
Le Guatemala lance une campagne pour recruter des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.
[Un article publié par Kim Myung-Sook sur son blog Fabriquée en Corée]
L'article Guatemala seeks domestic fix to troubled overseas adoptions publié dans Chicago Tribune le 26 octobre 2008, annonce que le Guatemala lance une campagne pour recruter des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.
Le Guatemala a passé une nouvelle loi qui a retiré les adoptions des mains d'avocats et des autres acteurs privés. Les adoptions font désormais partie d'un système du gouvernement. En travaillant sur son nouveau système, le nouveau Conseil national de l'adoption du Guatemala a dit en septembre qu'il n'acceptera pas de nouveaux cas.
Le Guatemala recrute des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.
Pendant que le Guatemala travaille pour trouver une meilleure solution, d'autres l'examinent scrupuleusement.
From the United Nations to potential adoptive parents in the U.S., Guatemala's experiment is getting scrutiny because many of the children who can't find temporary or permanent families will end up in deficient institutions.
Cet examen approfondi de l'expérience du Guatemala, est-ce pour aider ce pays ou pour pouvoir leur dire "votre système ne fonctionne pas, continuez donc à nous donner vos enfants"?
Les défenseurs de l'adoption internationale critiquent la nouvelle loi. Ils disent que cette loi crée une barrière qui empêche les enfants d'avoir des parents aimants. Et ils doutent que le Guatemala puisse avoir les ressources pour bien prendre soin de ces enfants.
U.S. groups that advocate for international adoption have criticized the new law, saying it is creating barriers that keep children away from loving parents. And they have expressed doubts that Guatemala has the resources to properly care for those children.
Une barrière qui empêche les enfants d'avoir des parents AIMANTS? Est-ce à dire que seuls les gens des pays riches qui peuvent être des parents aimants? Les parents guatémaltèques ou les parents "biologiques" ne pourraient-ils pas aussi être des parents aimants? Ces enfants ont certainement déjà des parents aimants. (D'ailleurs, ne dit-on pas aux enfants adoptés que leur mères (biologiques) les ont abandonnées par amour?)
Si vous êtes réellement préoccupés par le bien-être de ces enfants, vous pouvez aider à la préservation des familles autrement que par l'adoption internationale qui ne fait qu'alimenter les trafics d'enfants et déchirer des familles naturelles au profit des gens des pays plus riches.
Si vous avez des doutes quant aux ressources du Guatemala de bien prendre soin de ses enfants, il y a d'autres solutions. Aidez le Guatemala à préserver ses familles. Très souvent, des familles sont déchirées par l'adoption internationale pour des situations temporaires. J'ai fait une liste de quelques fondations à la fin de mon message blog intitulé "Adopt villages, not pet children"
- Inside Story-Guatemala adoption scandal-13 Aug 07- Part 1
Youtube.
- Inside Story-Guatemala adoption scandal-13 Aug 07- Part 2
Youtube.
09:03 Écrit par collectif a & a dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : guatemala, adoption internationale, trafic d'enfants |
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