Rechercher : troubles de l'attachement

Comprendre l'attachement et les troubles de l'attachement. Vivien Prior, Danya Glaser.

Comprendre l attachement et les troubles de l attachement Vivien Prior Danya Glaser.jpgCe livre fait le point sur la théorie de l’attachement et ses implications dans la pratique thérapeutique. Les auteurs Vivien Prior et Danya Glaser sont des professionnels de référence en Angleterre dans le domaine de l’attachement et de la prise en charge des enfants et des jeunes qui présentent des troubles de l’attachement.




Le Mot de l'éditeur

Ce livre fait le point sur la théorie de l’attachement et ses implications dans la pratique thérapeutique. Les auteurs sont des professionnels de référence en Angleterre dans le domaine de l’attachement et de la prise en charge des enfants et des jeunes qui présentent des troubles de l’attachement.

La première partie reprend la théorie de l’attachement, la classification des attachements, les facteurs influençant l’organisation et la validation de l’attachement à travers les cultures, le tout appuyé par de nombreuses références et études réalisées dans différents pays.

La deuxième partie, après avoir présenté des notions de statistiques adaptées à la recherche en psychologie, développe les différentes méthodes d’évaluation de l’attachement, tant chez l’enfant que chez l’adolescent ou chez l’adulte, ainsi que les techniques d’évaluation de la qualité des soins donnés par les parents ou d’autres soignants.

La troisième partie montre les liens qui existent entre l’organisation et la sécurité de l’attachement et le fonctionnement des individus, enfants ou adultes.

La quatrième partie s’intéresse aux troubles de l’attachement et aux recherches réalisées dans ce domaine encore controversé. Après avoir présenté les résultats des recherches, les auteurs montrent comment la notion de troubles de l’attachement peut être conceptualisée. S’opposant à certaines déclarations excessives, elles plaident pour une approche scientifique basée sur la théorie de l’attachement et sur les résultats des recherches entreprises.

La dernière partie définit ce qu’est une intervention basée sur l’attachement et ce qui ne l’est pas. Elle décrit diverses interventions thérapeutiques qui ont pour but de favoriser la formation d’attachements sécures entre l’enfant et son(ses) soignant(s).


Nouveauté à paraître, indisponible à ce jour. Date de sortie :  février 2010


Source : FNAC.

 

- Comment se spécialiser pour soigner les troubles de l'attachement?
Geneviève, psychologue
guidesocial.be, le forum des professionnels |Secteur santé mentale | 04.01.2010.

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04.01.2010 | Lien permanent

Le trouble de l’attachement chez la clientèle adolescente du Centre jeunesse de Montréal : comparaison entre jeunes ayan

Universite Montreal Papyrus.jpgCe rapport a comme objectif général d’observer et d’identifier l’évolution comportementale, affective, physique, sociale et sexuelle de jeunes ayant un trouble de l’attachement à l’adolescence, afin de se pencher sur les pistes d’intervention à favoriser auprès de cette clientèle. Le suivi et l’histoire de cas de deux jeunes ayant des styles d’attachement insécures différents et des problèmes de comportement sont analysés. Différents instruments méthodologiques ont été retenus afin de recueillir des données : entrevues, observations et questionnaires. Les résultats, obtenus à l’occasion d’un stage en intervention à titre d’agent de relations humaines au bureau Saint-Denis (CJM–IU), démontrent que ces deux jeunes ont des besoins différents, selon l’évolution de leurs problématiques, et que des interventions personnalisées sont essentielles pour aider ces jeunes. De plus, le trouble de l’attachement à l’adolescence semble se cristalliser et accentue le développement de différentes problématiques (problèmes de comportement, lacunes au niveau des habiletés sociales, déficits sur les sphères comportementales, affectives, physiques, sociales et sexuelles). Finalement, la principale piste d’intervention à favoriser auprès d’adolescents ayant un trouble de l’attachement est d’offrir un soutien visant une stabilisation des sphères de sa vie (personnel, familial, école, amis, etc.).




Conclusions



Le trouble de l’attachement à l’adolescence est un sujet peu exploré dans la littérature. Plusieurs chercheurs ont travaillé sur les causes du problème (à partir de la naissance) et des conséquences (à court et à long termes) durant l’enfance. Toutefois, peu de recherches se sont intéressées à comprendre les conséquences du trouble de l’attachement chez les adolescents. Et donc, peu d’études se sont concentrées sur l’élaboration d’interventions efficaces pour ces jeunes.



En fait, spécifiquement sur cette problématique, l’intervention privilégiée dans la littérature est la thérapie individuelle. Toutefois, dans un contexte de suivi en Centre jeunesse, les intervenants doivent développer des stratégies efficaces pour adapter leurs interventions aux besoins de ces jeunes. En effet, il est important de bien cerner les caractéristiques présentes chez ces jeunes afin de personnaliser les interventions.



De plus, le trouble de l’attachement peut être utilisé à outrance si les concepts sont mal saisis. En fait, le trouble de l’attachement s’apparente à plusieurs problématiques (tel que vue dans la littérature). La concomitance de problématique est fréquente chez les jeunes recevant des services par les Centres jeunesse. Ainsi, d’autres problématiques peuvent être confondues avec un trouble de l’attachement (difficultés relationnelles, TDAH, problèmes de comportement, etc.).



Par ailleurs, ce rapport de stage a démontré que le trouble de l’attachement semble se développer à l’enfance et que les problématiques se cristallisent à l’adolescence. Tel que le mentionne le DSM-IV révisé et la majorité de la littérature sur ce sujet, l’attachement se développe à la petite enfance et si ce lien ne se crée pas de manière adéquate, ces enfants risquent de développer un trouble de l’attachement.

 

De plus, travailler avec cette clientèle peut s’avérer ardu. En effet, le développement d’un lien de confiance entre l’intervenant et l’adolescent peut être long à créer. Comme le mentionnait Steinhauer (1999), ces jeunes ne peuvent être forcés à créer un lien d’attachement, il faut aller à leur rythme. En fait, il faut être en mesure de bien planifier ses interventions, prendre plus de temps pour expliquer au jeune la possibilité de changement dans sa vie et créer un lien positif avec ce jeune pour éviter qu’il ne se désorganise. Aussi, un environnement stable est favorable puisque ces jeunes vivent de grandes angoisses à la séparation d’avec des figures d’attachement et des lieux significatifs (Lemay, 1993). Ainsi, dans le contexte d’un suivi social avec un agent de relations humaines, il s’avère fréquent que ces jeunes connaissent de nombreux changements d’intervenants au cour de leur suivi. Bien que ce facteur soit difficile à contrôler, il est essentiel que ces jeunes aient des repères stables.


Pour ce faire, plusieurs moyens peuvent être utilisés : favoriser la stabilité à la maison (pas de changement fréquent de logement, de conjoint (si les parents sont séparés), ne pas impliquer plusieurs adultes dans la vie de l’enfant), la stabilité à l’école (avoir une personne contact, rester le plus longtemps possible dans la même école), établir une routine stable (chaque jour se ressemble, discipline et règles claires, etc.) et développer une relation positive avec une personne significative (le plus possible les parents) en favorisant des contacts positifs (activités, moments privilégiés, renforcement positif, etc.).



Ce rapport de stage a également démontré qu’il existe des caractéristiques semblables et distinctes entre les problématiques du trouble de l’attachement et des problèmes de comportement sérieux. Ainsi, il est important de prendre le temps de bien comprendre ces différences et ces ressemblances pour permettre l’élaboration d’un plan d’intervention pertinent aux besoins de ces jeunes (Lemay, 1993). En fait, un adolescent ayant un trouble de l’attachement a avant tout besoin de stabilité. Les techniques cognitivo-comportementales et celles proposées par Lemelin et Laviolette (2008) et Doucet (2008) semblent avoir permis de stabiliser ce jeune durant sa désorganisation.



Le plan d’intervention doit ainsi répondre à ce besoin. En fait, l’intervention n’est pas la même pour un jeune ayant un attachement évitant (comme Paul). Dans ce cas, l’intervention doit se centrer sur sa faible estime de soi et sur le respect des règles à la maison. Ainsi, bien que ces jeunes avaient des caractéristiques semblables, leurs besoins n’étaient pas les mêmes. Par ailleurs, il reste à démontrer si ces techniques apportent des améliorations sur le comportement et les attitudes à plus long terme.



Par ailleurs, ce rapport de stage présente plusieurs limites. Tout d’abord, le nombre restreint de jeunes ayant un trouble de l’attachement ne permet pas de généraliser les résultats trouvés. Toutefois, il s’avère difficile de trouver des jeunes ayant cette problématique pour deux raisons : les intervenants ne veulent pas confier leur dossier à de nouveaux intervenants car la création d’un lien thérapeutique a pris plusieurs mois et les jeunes ayant un trouble de l’attachement semblent plus se retrouver avec un suivi en centre de réadaptation. De plus, les interventions avec ces jeunes sont sommaires. En fait, dans les deux cas, l’intervenant fut continuellement appelé à gérer des crises et donc, n’a pas eu la chance d’intervenir directement sur la problématique centrale de ces jeunes.



En ce qui concerne les outils utilisés pour cibler les différentes caractéristiques du trouble de l’attachement, la grille pour identifier les comportements, raisonnements et attentes des adolescents ayant un trouble réactionnel de l’attachement s’avère très inclusive. En fait, elle est si inclusive que même des adolescents n’ayant pas un trouble de l’attachement peuvent s’y retrouver. Néanmoins, elle permet d’observer des comportements à identifier chez les jeunes en difficulté et de mieux cibler les pistes d’interventions à privilégier.



Cette recherche a permis de mieux cerner la problématique du trouble de l’attachement à l’adolescence et de comprendre les caractéristiques de ces jeunes afin de proposer des interventions plus adaptées à cette clientèle. D’autres recherches, avec un plus grand échantillon, devraient s’intéresser au développement d’un plan d’intervention basé sur les besoins de cette clientèle afin de permettre le développement d’habiletés sociales favorisant l’instauration de relations interpersonnelles saines.



Source : Rapport de stage d'Amélie Filiatrault-Charron présenté à la Faculté des études supérieures en vue de l’obtention du grade de Maître en criminologie option stage en intervention.
Université de Montréal. Date publication juin 2010.

 

 

En savoir plus sur les troubles de l'attachement.

 

 

 

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06.06.2010 | Lien permanent

Troubles de l'attachement et états limites

[Via Blogosapiens]

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Dans le cadre de la spécialisation de ma pratique de thérapeute vers l'accompagnement de l'adoption, je suis plongée dans un livre très intéressant sur les troubles de l'attachement des enfants abandonnés. Par ailleurs, je traduisais récemment un document sur les personnalités borderline.

 

La lecture de ces textes montrent clairement le lien entre troubles de l'attachement et structure borderline (états limites). Cela paraît évident a priori, pourtant c'est une piste extrêmement intéressante en termes d'accompagnement car ce qui est préconisé pour l'enfant peut relativement facilement s'adapter à l'adulte.

 

La personne ayant une structure borderline a souffert d'un attachement insécurisant: manque d'attention, de contact, violence y compris sexuelle. L'enfant, au moment où il commence son processus d'individuation au travers de ses premiers pas vers l'autonomie se retrouve face à un ou des parents qui ne répondent que par leur propre problème de symbiose/autonomie non résolu (à moins que l'origine du trouble ne soit dans une difficulté physiologique de l'enfant à entrer en contact, ce qui pourrait aussi poser question en termes transgénérationnels). Comme quoi, si accompagner un enfant est très important, l'accompagnement des parents l'est au moins autant.

 

La difficulté avec une personne ayant une structure borderline est de pouvoir entrer dans une relation authentique avec elle. L'enfant souffrant de troubles de l'attachement ne connaît pas cette relation authentique et a besoin, plus que tout, que le contact avec l'adulte, le parent, la mère au sens archétypal, reprenne sa place. Le fil du contact doit être repris en douceur, avec beaucoup de patience, en laissant la plupart du temps l'initiative à l'enfant. Il en est de même avec l'adulte qui fera lui aussi des allers et retours dans la relation thérapeutique.

 

Le point où je veux en venir est que plutôt que de regarder une personne uniquement au travers du filtre d'une dite structure borderline, qui revient à poser une étiquette, il semble plus thérapeutique de s'intéresser à ses troubles de l'attachement.


Source : Blogosapiens | 12.04.2010

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14.04.2010 | Lien permanent

Cahier Labiso n°85 - Présentation de l'asbl Pétales

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L’asbl Pétales regroupe des parents soucieux de faire connaître et reconnaître la problématique des troubles de l’attachement. Cette association belge, créée en 2001, regroupe plus de soixante familles adhérentes et des dizaines d’autres sympathisantes. Elle est présente dans toute la partie francophone du pays et à Bruxelles.

 

Cahier en ligne sur : Labiso


 Autres associations

- En Belgique néerlandophone : Wat nu ?
- En France : PETALES France
- En Hollande : De Knoop
- Au Québec : PETALES Québec 

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31.01.2008 | Lien permanent

L'attachement : ses défis, ses troubles.


7e539b81393c24f8c0277e32e636d8c5.jpgPETALES - Parents d'Enfants présentant des Troubles de l'Attachement : Ligue d'Entraide et de Soutien propose une conférence-débat pour les parents et les professionnels intéressés :

"L'Attachement : ses défis, ses troubles"

par Bernadette NICOLAS, parent et présidente de l' association Pétales.

Date : le samedi 10 novembre 2007, à 14h.

 

Lieu :
Centre Culturel de Jette
Bd de Smet de Naeyer, 145
1090 Bruxelles
Belgique

 

Info et réservations :
Jeannine Van Calster : 00 32 2 654 13 48
ou secrétariat : 00 32 2 241 66 22
Email : info@petales.org

 

Sur le même sujet

Textes provenant congrès "Premiers entretiens internationaux de l'adoption" à Montpellier.  29 et 30 novembre 2003.

 

- Pour certains enfants adoptés, leurs parents ont dû faire appel à une intervention institutionnelle. Trop souvent cette intervention, plutôt que d'aider les parents, veut se substituer à eux et prend des décisions concernant l'enfant sans les consulter, comme si les parents étaient défaillants ou déchus de leurs droits. Quelle serait l'aide souhaitable dans ces situations ? Tous les enfants ne sont malheureusement pas adoptables. Des expériences précoces d'abandon ont amené certains d'entre eux à refuser de faire confiance à l'adulte, à refuser les relations intimes qui sont normales dans une famille. Comment les reconnaître ? Quelles alternatives leur proposer ?

 

Texte n°1.


- Les troubles de l'attachement, à l'origine de perturbations parfois importantes du comportement de certains enfants adoptés, sont souvent méconnus des parents, des organismes d'adoption et des professionnels. Que sont les troubles de l'attachement ? comment se manifestent-ils ?
Que peut-on faire ? Où en est-on aux Etats-Unis ? dans les pays européens et au Canada ?

 

Texte n°2.

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23.10.2007 | Lien permanent

Les troubles de l’attachement chez les enfants abandonnés

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Comment rescaper un enfant maltraité, abandonné par ses parents? C'est le rôle, la mission de la Direction de la protection de la Jeunesse. La DPJ est souvent critiquée. Sa mission est délicate. Nos collègues de l'émission Enquête ont eu accès au quotidien de ces enfants parmi les plus vulnérables de notre société et qui sont sous la responsabilité de la Protection de la jeunesse reçoivent-ils toujours les soins, les traitements auxquels ils auraient droit?

Sébestien Bovet en discute avec Dr Yvon Gauthier de Ste-Justine, qui s'est occupé toute sa vie des enfants en protection et s’est occupé de la clinique de l'attachement.


Source : Radio Canada | 17.02.2012

 

En savoir plus sur les troubles de l'attachement.

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Approche clinique pédiatrique de l’enfant abandonné, adopté,affectivement insécure ou atteint d’un trouble de l’attachem

Jean-Francois CHICOINE.jpgPar le Docteur Jean-François CHICOINE, pédiatre au CHU Sainte-Justine, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et viceprésident de la Société de pédiatrie internationale.

En 2002, avec Rémi Baril, il fonde la société « Le Monde est ailleurs », qui se porte à la défense de la santé et des droits des 0-18 ans. Depuis lors, il partage sa vie professionnelle entre le travail clinique et son expertise éducative.


Le mercredi 4 novembre 2009.

Lieu : La Marlagne
Centre Culturel Marcel Hicter
Chemin des Marronniers 26
5100 WEPION (Namur)
BELGIQUE

Une organisation de La Ridelle et Les Chanterelles, deux services d’accueil familial agréés par l’AWIPH.


Programme

8h30 : Accueil.

9h00 - 12h00 : Lien & Attachement

- abandon, modèles théoriques.
- mémoires, génétique, épigénétique.
- développement sensori-perceptif, moteur, cognitif et langagier.
- nutrition, croissance.
- parentalité, guidance familiale, techniques éducatives.
- comportement, scolarité.
- adolescence, identité.

13h30-16h30 : Lien & Attachement

- et problématiques neurodéveloppementales
(difficultés d'apprentissage, troubles d'apprentissage, TDAH)
- et problématiques neurocognitives ( syndrôme d'alcoolisation foetale)
- et problématiques neuropsychologiques (Troubles d'attachement, troubles intériorisés et extériorisés, troubles oppositionnels avec provocation, troubles de conduite, troubles de l'humeur dépressive, troubles anxieux, troubles dans la sphère de l'autisme, tics et syndrôme de Gilles de la Tourette).
- problématiques et solutions ... familiales, de crèche & scolaire, psychosociales, médicamenteuses, pédiatriques adaptées.


Inscriptions

La Ridelle
Tél : 00 32 83 21 65 90
Email: colloqueaccueilfamilial@hotmail.com


Source : Fondation Pour l'Enfance.

 

Voir aussi "Le lien...S'en mêler sans s'emmêler!", un colloque sur le lien et l'attachement chez le petit enfant.

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03.11.2009 | Lien permanent

Psychologies.com - Réponse d'expert : Claude Halmos, psychanalyste

ClaudeHalmos.jpg... ... ...  Devons-nous envoyer en internat notre fille adoptive, qui vole et qui ment ?
Nous avons adopté, il y a quatre ans, une enfant roumaine de 8 ans. Très vite, elle a présenté des « troubles de l'attachement » (vols, mensonges, violence). Notre famille est malmenée.
Le pédopsychiatre qui la suit depuis trois ans préconise l'internat. Aidez-nous.

Paule - Grenoble




La réponse de Claude Halmos



Votre lettre, Paule, m'a fait me poser beaucoup de questions. Non pas par rapport à vous, mais par rapport aux professionnels qui s'occupent de votre fille.

Cette enfant en effet a déjà subi, à 12 ans, plus de traumatismes graves que bien des adultes. Elle a vécu la perte de ses parents biologiques ; connu les orphelinats roumains, dont on sait qu'ils ne sont pas des modèles d'humanité, l'arrachement à la langue qui a été celle de ses premières années et enfin l'arrivée dans une famille qu'elle ne connaissait pas. Vous étiez prêts à l'aimer ? Certainement. Mais pensez-vous qu'avec une histoire pareille, un enfant puisse encore croire un adulte et lui faire confiance ? Elle s'est mise à mentir, voler et se montrer violente ? Cela n'a rien d'étonnant. Elle ne fait que reproduire ce qu'on lui a fait.


La vie lui a volé ses « parents de naissance ». On lui a sans doute menti plus souvent qu'à son tour. Quant à la violence, outre celle inhérente à sa situation, les orphelinats roumains n'en sont pas exempts… Or, au lieu d'écouter sa souffrance (et la vôtre), on pose un diagnostic déshumanisé : « troubles de l'attachement ». On vous conseille d'ignorer ses provocations et, pour vous protéger, de la mettre en pension, c'est-à-dire de lui faire vivre un nouvel abandon.


Mais comment n'aurait-elle pas des difficultés à s'attacher ? Qui s'est attaché à elle ? Qui s'est préoccupé de ses attachements de bébé ? Un enfant adopté, Paule, arrive dans sa famille adoptive avec son histoire et il la répète toujours. Il faut donc d'abord aider ses parents adoptifs à comprendre qu'ils ne sont pas en cause. Leur donner les moyens d'analyser ce que suscite chez eux l'attitude de l'enfant. Et faire avec eux et ce dernier un travail pour décrypter ses comportements de façon à pouvoir reconstituer son passé, le lui restituer et lui permettre de le dépasser. C'est-à-dire de retrouver la force de prendre à nouveau le risque d'aimer.


Source : Psychologies.com

 

 

En savoir plus sur les troubles de l'attachement

 

->  Troubles de l'attachement.
Johanne Lemieux, travailleuse sociale, Québec, Canada.

->  Touchez pas à mon coeur.
Johanne Lemieux, travailleuse sociale, Québec, Canada.

->  L'histoire de Marie. Johanne Lemieux.
Johanne Lemieux, travailleuse sociale, Québec, Canada.

->  Guide de traitement des troubles sévères de l'attachement
Niels Peter Rygaard, psychologue. Danemark.

->  Les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ?
Si la plupart vont bien, l'étude "The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy" met en évidence un peu plus de troubles du comportement, d'anxiété et de dépression que chez les non-adoptés.
Le Figaro

->  Enfants adoptés, l'envers du décor. La première enquête française sur les ratés de l'adoption.
Revue La Vie

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06.07.2008 | Lien permanent

Petales s’ouvre à Victoriaville. Pour ces enfants «handicapés du cœur»

Petales Québec, joli acronyme pour évoquer les Parents d’enfants présentant des troubles de l’attachement, ligue d’entraide et de soutien, s’implantera à Victoriaville. Il s’agit du premier bureau qu’ouvre l’association en région, elle qui n’est actuellement présente qu’à Montréal et à Québec.


Deux mamans d’ici, Danielle Perreault et Julie Morneau, ayant toutes deux eu besoin de l’association pour leurs fillettes adoptives, travaillent activement à rendre ses services accessibles aux parents des Bois-Francs.

 

L’assemblée de fondation du bureau victoriavillois a lieu le samedi 1er mars à 13 heures, à la Maison des familles située au 86, rue St-Paul à Victoriaville.

 

La présidente de Petales Québec, Danielle Marchand, participera à cette rencontre pour expliquer la mission de cet organisme que des parents québécois ont importé de Belgique où il avait été créé en 2001.


 
«Handicapés du cœur»

 

On y parlera bien sûr des enfants présentant des troubles de l’attachement, de ces petits «handicapés du cœur» comme les désigne Petales.
Plus ou moins sévères, se manifestant de diverses manières, les troubles de l’attachement surviennent en raison d’une ou de coupures du lien affectif du bébé avec ses parents, avec sa maman surtout, dit-on.

 

Diverses circonstances peuvent rompre ces précieux liens affectifs. Un bébé séparé de sa mère parce que né prématurément, un accident, une maladie, une dépression post-partum, un traumatisme, de la négligence, un abandon, tout cela risque de fragiliser, voire de détruire ces liens d’attachement dont l'enfant a besoin pour construire ses relations au monde.

 

Et ces mauvais départs dans la vie ont des conséquences plus ou moins graves sur l’enfant, allant jusqu’à des troubles sévères parfois irréversibles. Les troubles de l’attachement peuvent aussi induire des difficultés d’apprentissage et de comportement. Toute la famille et l’environnement de l’enfant (garderie, école) en sont évidemment affectés.

 

Danielle et Julie racontent comment elles ont découvert que leurs petites filles, l’une originaire d’Haïti, l’autre de la Chine, étaient affligées de ce genre de troubles, de ce «bobo au cœur», comme elles disent.

 

Un sujet tabou

 

Les enfants adoptés sont plus à risques de développer des troubles de l’attachement, expliquent-elles. Ça a été le cas de la deuxième fille adoptive de Julie, la première, une autre petite Chinoise, pourtant adoptée elle aussi, n'a pas développé ce genre de problèmes.
«Elle se débattait quand on voulait lui donner son biberon, elle avait des terreurs nocturnes. Plus tard, elle voulait tout faire toute seule, elle n’avait qu’une relation «utilitaire» avec moi. Elle ne me faisait pas confiance», se rappelle Julie.

 

Danielle était déjà la mère biologique d’un petit garçon avant d’adopter sa fillette. Bien sûr, elle se rappelle l’air effrayé du bébé quatre mois et demi qu’elle tenait sur elle dans l’avion l’amenant d’Haïti. Pendant de longs mois, Danielle s’est inquiétée du comportement étrange de sa fille, allant jusqu'à douter de ses capacités d’être mère. «J’étais déboussolée, je ne sentais pas que j’étais pour elle sa mère à 100%. Je ne sentais aucun investissement affectif de sa part. Un jour, alors que je la tenais et que je pleurais, ce qui aurait fait craquer mon garçon, elle m’a regardée, et sans aucune émotion, m’a tapoté l’épaule en me disant «Pauvre p’tite maman!»»

 

Danielle et Julie ont frappé à bien des portes afin de trouver de l’aide…

 

Mais, disent-elles, il n’y a pas vraiment ici de services spécialisés pour ce genre de troubles. Même que, ajoutent-elles, les troubles de l’attachement auxquels se confrontent des parents adoptants ou même des parents biologiques sont encore mal perçus.

 

«Il y a d’ailleurs un tabou autour de ces problèmes. Les troubles d’attachement sont perçus comme des échecs dont on préfère ne pas parler. Et puis, bien des parents craignent d'être jugés», dit Julie.

 

Un groupe de soutien

 

Depuis un an, toutes deux font partie du groupe de soutien né sous l’aile de l’association Parents-ressources des Bois-Francs à la suite de la conférence de la travailleuse sociale Joanne Lemieux, spécialiste au Québec en adoption internationale.
Et c’est au cours des discussions entre parents, notamment sur la question des troubles de l’attachement qu’on a cru bon démarrer ici l’association Petales Québec.

 

La ligue s’ouvre tout autant aux parents adoptants qu’aux parents biologiques, aux parents qui se questionnent, aux grands-parents qui veulent comprendre, aux familles d’accueil, aux éducatrices en garderie et en milieu scolaire, aux professionnels de la santé, enfin à tous ceux qui vivent ou travaillent avec des enfants ayant des troubles de l’attachement.

 

L’association offre une diversité d’activités : des rencontres d’échanges et de soutien, des ateliers de formation, des conférences, de l’accompagnement aux parents cherchant de l’aide dans les milieux scolaires ou de santé, même une ligne d’écoute et d’information. «Parce que les troubles de l’attachement sont bien mal connus, le monde scolaire, entre autres, n’a pas vraiment développé de plans d’intervention pour ces enfants souvent inquiets et anxieux», précise Julie.

 

«Si la rentrée scolaire est parfois difficile, elle peut rendre complètement dysfonctionnel un enfant qui a des troubles d’attachement», ajoute Danielle.

 

Petales cherche, par ailleurs, à développer des services cliniques, à prévenir les troubles. Elle se présente aussi comme un groupe de pression. «Chez Petales, on offre du soutien et des références, parce que nous ne sommes pas des thérapeutes», précise Julie.

 

Une fois que la section victoriavilloise aura été créée, les deux mamans veulent aller à la rencontre de l'équipe de base en santé mentale jeunesse pour faire connaître Petales. «On se réjouit d'ailleurs de la création de cette équipe», souligne Julie

 

La ligne d’écoute, ce sont Danielle (819 758-1737) et Julie (819 357-4838) qui ont accepté de la tenir. Il faudrait d’ailleurs communiquer avec elles avant le 25 février si l’on veut participer à l’assemblée de fondation du bureau victoriavillois de Petales. On peut aussi se renseigner sur l’organisme au http://www.petalesquebec.org/.

 


Source : La Nouvelle Union

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15.02.2008 | Lien permanent

Guide de traitement des troubles sévères de l'attachement | Niels Peter Rygaard

L'enfant abandonné - Guide de traitement des troubles de l'attachement.
Niels Peter Rygaard
Editions De Boeck Université
Collection : Comprendre. Source

Traduction : Françoise Hallet, médecin responsable de la promotion de la santé à l'école Centre de santé A. Nazé, Colfontaine (Belgique).
Préface : Rémy Puyuelo, pédopsychiatre. Membre de l'Association Psychanalytique Internationale.
Avant-propos : Luc Fouarge, directeur du Centre d'Observation et de Guidance (COGA)

Résumé

Les compétences sociales et émotionnelles d’un enfant se construisent lors des premières années de l’attachement. Pour 3 à 5 % des enfants cependant, ce processus est perturbé par des carences précoces, des parents dysfonctionnels, un manque de soins.
Les problèmes des jeunes qui souffrent de troubles sévères de l’attachement sont nombreux : manque d'adaptation sociale, relations brèves et superficielles, comportement agressifs, violents et criminels, maltraitance envers les autres et perturbations de la vie familiale, etc.

Niels Peter Rygaard, auteur de ce guide de thérapie, travaille depuis 25 ans avec des jeunes souffrant de troubles graves de l’attachement, ainsi qu’avec leurs familles. Il envisage le développement de l'enfant – de sa conception à l'adolescence - à la fois sur le plan théorique et sur le plan pratique. Il propose des listes de symptômes aux différents stades de développement, des profils de tests compréhensibles et des conseils de traitement faciles à mettre en oeuvre.

Cet ouvrage est destiné principalement aux psychologues, pédopsychiatres et psychothérapeutes. Il s’adresse également aux éducateurs et intervenants sociaux, de même qu’aux parents, enseignants et familles d’accueil.

A propos de l'auteur

Niels Peter Rygaard est psychologue, spécialisé dans le traitement des troubles de l'attachement; il travaille depuis de nombreuses années avec des enfants et leur famille, ainsi qu’avec des familles d’accueil au Danemark. Ses recherches actuelles portent sur les aménagements des programmes éducatifs et des traitements pratiqués par le personnel chargé de l’encadrement de jeunes en milieu fermé.

Sommaire du livre

Préface
Avant-propos
Bienvenue
Introduction
Première partie. Développement des troubles de l'attachement de la conception à l'adolescence
Chapitre 1. Causes et symptômes
Chapitre 2. Stades de l'auto-organisation
Chapitre 3. Rupture de contact avant 2 ans.Symptômes d'instabilité physique
Chapitre 4. Rupture de contact et développement du système nerveux central
Chapitre 5. Développement sensori-moteur anormal chez le jeune enfant
Chapitre 6. Arrêt du développement de la personnalité émotionnelle
Deuxième partie. Traitement
Chapitre 7. Comment pratiquer la Thérapie du Milieu ?
Chapitre 8. Thérapie du Milieu pendant la grossesse, après la naissance et jusqu'à 3 ans
Chapitre 9. Problèmes transitoires de lien et troubles de l'attachement chez les enfants adoptés
Chapitre 10. Thérapie du Milieu pour enfants d'âge préscolaire
Chapitre 11. Thérapie du Milieu pour l'enfant d'âge scolaire (7-12 ans)
Chapitre 12. Vie quotidienne en famille, en famille d'accueil ou en institution
Chapitre 13. Thérapie du Milieu pour les adolescents (13 à 17 ans)
Chapitre 14. Troubles de l'attachement, problèmes de comportement sexuel et abus sexuel
Troisième partie. Recommandations pour organiser le milieu thérapeutique. Cadre affectif, physique et social
Chapitre 15. Le développement personnel de l'éducateur d'enfants atteints de troubles de l'attachement
Chapitre 16. Phases de développement de l'équipe et de sa direction
Chapitre 17. Méthodes de travail pour l'équipe
Post-scriptum et remerciements
Glossaire
Bibliographie

Post-scriptum et remerciements de l'auteur

" Dans la tâche la plus complexe de toutes - travailler avec d'autres humains -, il n'y a pas de vérités ni de méthodes absolues. Mon objectif a été celui d'un guide et un guide n'est qu'un étudiant curieux de plus. La seule qualification d'un guide est qu'il était là avant et qu'il a construit une carte du territoire, bien qu'incomplète. J'espère que cette carte s'avérera utile lors de votre voyage vers la compréhension des mystères de l'attachement et de ses compagnons, les troubles de l'attachement.

J'ai moi-même eu tant de guides que je ne sais lequel remercier en premier.

Je remercie l'équipe et les responsables de la maison d'accueil Himmelbjerggaarden qui pendant 10 ans m'ont démontré ce que veulent dire dévouement infatigable et professionnalisme. Je remercie les parents des 48 enfants inclus dans mon étude qui m'ont confié les détails intimes de leurs vies.

Je remercie Gunnar Hjelholt, psychologue social et cofondateur de ElT (The European Institute for Trans-National Studies in Group and Organizational Development), qui a transformé son expérience de vie dans un camp de concentration nazi en un travail de toute une vie pour créer des institutions humaines et professionnelles. En tant que mon superviseur, il m'a enseigné les relations intimes entre l' organisation de la personnalité et l'organisation sociale.

Je remercie le Dr Françoise Hallet, cofondatrice de PETALES (Parents d'enfants présentant des Troubles de l' Attachement: ligue d'Entraide et de Soutien) qui de sa propre initiative a décidé de traduire le manuscrit en français. Je suis profondément impressionné par son attitude professionnelle et ses connaissances.

Je remercie mes collègues danois, Helgi Rasmussen pour sa recherche sans compromis de la sincérité et ses capacités dans la tradition Tavistock, et Nikolaj Lunoe pour son introduction et ses élaborations sur les travaux de William Schutz.

Du côté privé, je remercie mon ex-épouse, Susanna Siggaard, gestalt-thérapeute et consultante en organisation, pour sa compréhension profonde et intuitive des petites âmes (autant que des grandes) et mes deux joyaux, Johanne et Jacob, qui démontrent que l'amour conquiert tout. Niels Peter Rygaard "

Un chapitre du livre.

 

- Article de Niels Peter Rygaard "Therapy with Adoptees in Puberty"

- Article de Rémy Puyuelo sur CAIRN

- Site Internet de Niels Peter Rygaard

 

Sur le même sujet

- Thérapie avec des adolescents adoptés, par Niels Peter Rygaard. Traduction de l'anglais par Françoise Hallet.

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