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23/04/2009

Situations d’urgence et adoption internationale : quelle éthique ?

adoption.jpgPar Julie Sence-Herlihy, Maitre de conférences en civilisation britannique.
Thèse : " L'Adoption en Angleterre: histoire, acteurs, et enjeux d'un véritable moteur social " soutenue en décembre 2007 à l'université de Rennes 2 sous la direction du Professeur Claire Charlot.
Via Le Mensuel de l'Université.


En octobre 2007, l’association française l’Arche de Zoé a fait la une de l’actualité lorsque les autorités tchadiennes ont arrêté plusieurs de ses bénévoles et responsables alors que ceux-ci s’apprêtaient à emmener illégalement une centaine d’enfants vers l’Europe dans le but de les faire accueillir par des familles. Les nombreuses réactions suscitées par ce scandale de fausse évacuation sanitaire, d’opération secrète et d’incertitude quant aux origines des enfants montrent à quel point les questions éthiques de l’adoption internationale sont délicates en situation d’urgence.


Ces dernières années, de nombreuses régions du monde ont dû faire face à des catastrophes naturelles (Tsunami en Asie en décembre 2004, tremblement de terre en Chine en mars 2008) ou à des situations de guerre (conflit au Rwanda, au Darfour). Dans de telles situations d’urgence, beaucoup d’enfants sont séparés de leurs parents et se retrouvent abandonnés à leur sort. L’attention des parents candidats à l’adoption internationale peut alors se porter naturellement vers ces enfants, à qui ils aimeraient offrir un foyer aimant et la stabilité qui leur fait cruellement défaut dans leur pays d’origine. Bien que ces « élans du coeur » soient compréhensibles, l’adoption est-elle pour autant une solution dans ces cas précis.


D’une manière générale, les organismes internationaux tels que le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) ou l’Unicef, ainsi que les Organisations Non Gouvernementales en poste parlent de ces enfants perdus en employant le terme d’enfants « non accompagnés ». Ils souhaitent ainsi souligner le fait que les enfants ont été séparés de leurs familles, mais ne sont pas orphelins pour autant. Il est donc préférable de considérer qu’en situation d’urgence, un enfant n’est pas susceptible d’être adoptable. Les autorités des pays victimes de catastrophes naturelles ou en situation de guerre évitent ainsi de se tourner vers l’adoption internationale en premier recours, car les recherches pour retrouver les familles - même éloignées - des enfants prennent en moyenne deux ans (1).


Bataille judiciaire pour un enfant


Cette mesure permet d’éviter de graves erreurs concernant l’avenir des enfants, comme cela a été le cas pour Edita Keranovic, une enfant originaire de Bosnie-Herzégovine adoptée par une famille au Royaume-Uni dans les années quatre-vingt dix. Edita est âgée de seulement neuf semaines lorsque sa ville de Sanski Most est prise par les Serbes. Sa mère, son frère, ainsi qu’un grand nombre de ses tantes et cousins meurent lors du massacre, et son père disparaît. Edita est rapidement recueillie par l’orphelinat de Banja Luka. Lorsque son histoire est relayée par les médias britanniques, un couple se propose de l’emmener en Angleterre afin qu’elle bénéficie de traitements médicaux. Son grand-père s’oppose à une adoption, et tente de récupérer la petite fille.


Une bataille judiciaire s’engage alors : le juge de la Haute Cour, ne souhaitant pas qu’Edita soit de nouveau arrachée à une famille, accorde la garde au couple britannique, soulignant toutefois que le comportement des nouveaux parents est irresponsable et lamentable (2) . Cette attitude, qui consiste à « arracher » un enfant à son pays et à sa famille, est d’ailleurs dénoncée par Catherine Stevens, membre active du Romanian Orphanage Fund, dans une lettre ouverte au rédacteur en chef du journal The Independent le 22 février 1997:

« Les organismes tels que le Romanian Orphanage Trust travaillent dans le but de promouvoir des solutions sur place et à long-terme aux problèmes de gardes d’enfants en Europe Centrale et en Europe de l’Est. Nous avons connu un succès considérable en Roumanie, où nous avons permis à plus de 3 000 enfants de quitter l’orphelinat pour retrouver une vie de famille, et ce, en respectant entièrement le cadre légal roumain. Quatre-vingt pour cent de ces enfants sont retournés vivre dans leur famille d’origine ou chez des membres de la famille éloignée. Quand cela s’avère impossible, il y a de nombreuses familles roumaines désireuses de les adopter. Une solution peut être trouvée si les droits et les intérêts de l’enfant passent en premier. Ces droits, et ceux de leurs familles, doivent être préservés. L’adoption internationale ne devrait jamais être le premier recours.»


“Faire une bonne action”


De plus, l’adoption internationale n’apparaît pas comme une solution dans de telles situations car il existe un risque qu’elle soit motivée par des raisons purement humanitaires. Adopter un enfant pour avoir le sentiment de faire une bonne action, pour le « sortir de la misère » implique en effet le danger de le considérer éternellement comme un rescapé, comme celui que l’on a tiré d’affaire, mais également, selon Enfance et Familles d’Adoption, une fédération française qui représente quatre-vingt dix associations et 10 000 familles  :
« Celui de ne pas fonder un véritable lien de filiation, voire celui de considérer l’adopté comme ayant contracté une dette envers ses parents. Sans compter que, contrairement à l’engagement humanitaire (on peut en revenir au bout de cinq, dix, vingt ans, si la vie nous fait changer d’orientation), adopter nous engage à vie! Construire une famille, c’est partager la même chance de créer ensemble une vie heureuse pour tous. Pour les parents, c’est le plaisir d’accompagner un enfant tout au long de sa vie afin qu’il se construise lui-même et qu’il se sente le mieux possible.» (3)


Un débat à recadrer


D’une manière générale, les chercheurs et les sociologues s’intéressent moins souvent à l’expérience des personnes adoptées, et en particulier à celle des enfants. En effet, le point de vue des adoptants est fréquemment mis en avant dans leurs travaux. Pourtant, l’enfant est bien le premier concerné par une adoption: ce paradoxe doit pouvoir aider à recadrer le débat, car comme le précise Muriel Eglin, magistrate, « l’adoption vise à donner une famille à un enfant et non à consacrer un “droit à l’enfant” pour les familles ». (4)


Il s’agit donc de mettre de côté un a priori bien vivace: la parentalité n’est pas un droit. Seul l’enfant a un droit, celui d’avoir des parents. Si l’on considère le monde de l’adoption en général - et de l’adoption internationale en particulier - en se basant sur ce point de vue, il est plus aisé de mieux appréhender son actualité et de mieux comprendre, par exemple, dans quelle mesure les activités de l’Arche de Zoé, exposées par les médias, vont à l’encontre de tous les principes qui devraient guider l’adoption.


Notes

1. Entretien avec Madame Chantal Cransac, Chargée de communication à l’AFA, l’Agence Française de l’Adoption, le 23 juin 2008.
2. Moyes, Jojo, Family furious as judge says war baby must stay, The Independent, 18 février 1997.
3. Texte relevé sur le site internet de l’association, www.adoptionefa.org, le 25 septembre 2007.
4. Le Run, Jean Louis, et al.,L’Enfant dans l’Adoption, Petite collection enfances et psychologie, Ramonville, Eres, 2006, p. 27.

 

Source: Le Mensuel de l'Université.

 

Repères


- Tchad. L'affaire "Arche de Zoé".
Neuf Français sont soupçonnés d'avoir voulu faire partir illégalement 103 enfants originaires du Darfour pour la France. Selon eux, il s'agissait d'une "évacuation sanitaire".

 

- Tu veux du poisson ou un enfant?
Les professionnels de l'humanitaire mesurent les dégâts causés par l'opération commando de L'Arche de Zoé: des années d'efforts dans le sens de la rigueur éthique décrédibilisées. Réactions en Suisse.

 

- «L'adoption privée favorise les filières douteuses » Marlène Hofftetter, responsable du service adoption de Terre des hommes.
Experte internationale en matière de traite d'enfants, elle a été contactée par la diplomatie française au Tchad pour obtenir son avis sur l'opération montée par l'association française "Arche de Zoé". Elle est catégorique: «Il est évident qu'aucune procédure n'est respectée dans cette affaire. On ne sait même pas si les 103 enfants ont encore des parents, on ne connaît ni leur statut ni leur point de chute. Leur évacuation en bloc est intolérable. D'ailleurs, cette association voulait déjà faire adopter en masse des enfants victimes du tsunami, sans se soucier de l'intérêt de l'enfant. » Marlène Hofstetter n'est pas étonnée d'apprendre que des familles suisses figurent sur la liste des volontaires pour accueillir un enfant du Darfour. «Le problème fondamental, c'est que la Suisse, comme la France, autorise les adoptions privées sans exiger que des instances intermédiaires contrôlées fassent le lien entre les enfants et les familles adoptantes. Cette situation favorise le recours aux filières plus rapides, mais aussi plus que douteuses ». Le Matin.ch 10.05.2001

 

- Douter des ONG n'est plus tabou. Laure Lugon Zugravu.
Le scandale de l'Arche de Zoé accroît la méfiance envers les ONG. Déjà ébranlée par la gestion floue de l'après-tsunami, l'opinion publique ose en fin se poser des questions. La journaliste Laure Lugon Zugravu, auteur d'un livre sur certaines dérives humanitaires observées sur le terrain, s'en réjouit. Tout comme Nago Humbert, président de Médecins du monde Suisse. 20.01.2008

 

- L'adoption n'est pas une action humanitaire.
Titulaire d’un doctorat d’études arabes et islamiques de l’université de la Sorbonne, Mohamed Al-Haddad est maître de conférences à la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis. Il est aussi chroniqueur à Tayyarat, le supplément politique du quotidien panarabe Al-Hayat, et est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs arabes de la vie politique française.

 

- Le complexe occidental du sauvetage d’enfants.
De l’affaire de l’Arche de Zoé à la mise en cause du système de l’adoption internationale. Un "point de vue" clinique et politique. Sandrine Dekens.

- L'adoption dans tous ses états. Enjeux et pratiques.

Un document d’analyse publié par le service adoption de Terre des hommes, basé sur plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de l’adoption internationale.
Partant de l’enfant et de ses besoins, cet ouvrage de 112 pages aborde les différents aspects liés à l’adoption internationale en général et au travail de l’intermédiaire en particulier. Tenant compte de la complexité du sujet, les thèmes sont divisés en cinq chapitres qui peuvent être lus ensemble ou séparément : l’enfant et son adoptabilité, la préparation et le suivi des parents, le devenir de l’enfant adopté, l’évolution de l’adoption au niveau légal ainsi que l’éthique et le trafic d’enfants.

 

- Orphelins du tsunami : l’adoption en dernier recours.
Janvier 2005. Le gouvernement français a mis en place la semaine dernière un collectif “Asie enfants isolés” pour venir en aide aux enfants orphelins du tsunami. Recréer des lieux de vie où ils seront à l’abri des trafics humains qui sévissent dans la zone et mettre tout en œuvre pour retrouver leur famille sont les priorités de la France.

 

- Tsunami : cas de trafic d'enfant signalés et gel des adoptions en Asie du Sud-est.

 

- Adoptions en Europe : à quel prix ?
"Terre des hommes" pointe les lacunes législatives des pays d'accueil.
L'organisation fustige en particulier l'adoption privée.
"Souvent, les parents ne sont pas conscients qu'ils sont piégés dans des situations de trafic d'enfants."

 

- La situation toujours plus tendue de l’adoption internationale.
Les statistiques de l'adoption internationale montrent une situation particulièrement tendue, les candidats adoptants étant toujours plus nombreux dans la plupart des pays d’accueil.

 

- Adoption internationale, une forme de néocolonialisme.
Dans son billet intitulé "Adoption ou abstention", Guillaume Bardon, Avocat à Tours, souligne à juste titre que certains aspects du projet de la Xème réforme de l'adoption en France ont des inspirations colonialistes. Par le lancement d'un "Peace Corps" à la française, un réseau des volontaires pour l'adoption internationale, cette réforme participe d'une conception colonialiste de l'adoption internationale.

 

09/12/2008

Les voies de l’adoption internationale : Espagne, France et Suisse

terresdeshommes2.jpgLes intervenants prévus par la Convention de La Haye pour traiter les adoptions internationales sont:
• l’Autorité centrale (AC), voire, dans un pays fédéral, l’Autorité centrale fédérale et les Autorités centrales fédérées;
• les autorités compétentes (autorités de protection de l’enfance, tribunaux, offices de l’état civil…) apportant leur concours à l’Autorité centrale;
• les organismes agréés d’adoption internationale (OAA), agissant comme intermédiaires entre les candidats adoptants et le pays d’origine, sur base d’une délégation d’une partie de leurs missions par les Autorités centrales des pays d’origine et d’accueil. Ces organismes ont historiquement été des organismes privés.




Nous constatons cependant depuis quelques années, en Allemagne et en France particulièrement, la création d’organismes publics à caractère nous semblet-il hybride, tenant à la fois de l’organisme intermédiaire et de l’autorité centrale ou compétente. Comme nous le démontrerons ci-dessous, l’intervention de ces organismes publics peut être analysée comme problématique dans la mesure où leur statut, notamment au sens de la CLH, n’est pas clair, ni pour les candidats adoptants ni pour les pays d’origine. Ils ne nous paraissent pas présenter le même niveau de garanties que celles offertes par les organismes privés agréés.


Sur le plan légal, certains pays (Espagne, France, Suisse) laissent aux candidats adoptants le libre choix entre l’adoption par l’intermédiaire d’un organisme agréé ou l’adoption privée ou indépendante (c’est-à-dire sans intervention d’un organisme). Ces deux voies relèvent en outre des compétences des Autorités centrales et compétentes. La voie privée présente cependant des risques éthiques importants. D’autres pays (Italie, Norvège) interdisent en principe l’adoption privée, sous réserve d’exceptions strictement limitées.
L’intervention d’organismes publics vient cependant brouiller l’image de la politique revendiquée, que ce soit celle du libre choix des adoptants en France ou celle de l’interdiction de l’adoption privée en Allemagne.


1. Espagne, France et Suisse: libre choix des candidats adoptants


En Espagne, en France et en Suisse, les candidats adoptants peuvent indifféremment adopter un enfant étranger par un organisme agréé pour l’adoption ou en effectuant une adoption privée. Aucune restriction légale ne définit le recours à l’une ou l’autre voie. En France et en Suisse, les adoptions privées constituent les 2/3 des adoptions internationales.



2. En France, libre choix et « troisième voie » par un organisme public


Par application de la loi du juillet 2005, une « troisième voie » [Communiqué du Conseil des ministres,Paris, 23 mai 2006], d’adoption a été créée en France, l’Agence française de l’adoption (AFA), qui a été inaugurée le 18 mai 2006. Conformément à son texte légal de création [Art. L 225-12 du Code de l’aide sociale et des familles, tel que modifié par la loi du 14 juillet 2005.], elle constitue un OAA public, sous la forme d’un « groupement d’intérêt public » composé par « l’Etat, les départements et des personnes morales de droit privé ». L’AFA a été déclarée par le gouvernement français à la Conférence de droit international privé de La Haye, comme OAA agréé.



L’AFA est agréée pour servir d’intermédiaire à l’adoption dans tous les pays parties à la CLH et, sous condition d’un agrément spécifique pays par pays, délivré par le Ministre des affaires étrangères, dans les pays non parties à la CLH.




Il est difficilement compréhensible que cette condition d’agrément pays par pays, imposée à juste titre aux OAA privés pour tous les pays d’origine [Art. L 225-12 du Code de l’aide sociale et des familles.], qu’ils soient ou non parties à la CLH, ne s’applique à l’AFA que dans ses relations avec les pays non parties à la convention. Cela crée une discrimination entre les enfants et les familles en ce qui concerne les garanties octroyées. De plus, il convient de souligner dans ce contexte qu’il ne suffit pas qu’un pays soit partie à la CLH pour garantir le bon fonctionnement et que l’intérêt de bénéficier de partenaires fiables dans les pays d’origine reste néanmoins essentiel pour les OAA.



Par ailleurs, il conviendra aussi de vérifier la manière dont l’Etat opérera le contrôle, au sens de la CLH, sur un OAA public dont il est un membre constituant.



Contrairement aux OAA privés, l’AFA ne sélectionne pas les candidats adoptants mais accepte tous ceux qui disposent d’une déclaration d’aptitude. Par contre, bien qu’elle se présente comme un « intermédiaire », elle ne donne aucune garantie d’un apparentement. Elle envoie elle-même le dossier des adoptants dans le pays d’origine. Mais contrairement aux OAA privés à nouveau, elle n’assure pas le suivi de la famille adoptive après l’arrivée de l’enfant, lequel est dans ce cas confié au service public de l’Aide sociale à l’enfance [Art. R 225- 7 du Code de l’aide sociale et des familles, tel que modifié par le décret du 6 juillet 2006.]



Les Autorités françaises semblent d’ailleurs cultiver cette ambiguïté entre les rôles de l’AFA, des OAA et leur encadrement respectif des adoptions « individuelles ». Lors de son inauguration, le Ministre des Affaires étrangères annonçait ainsi que l’AFA pourrait « jouer » à l’égard des pays d’origine « de son double statut d’agence d’Etat et d’Organisme autorisé pour l’Adoption (OAA) » [Intervention de M. Philippe Douste-Blazy, Paris, 18 mai 2006], . « L’agence permettra à la fois de soutenir les parents et de rassurer les pays d’origine des enfants, qui veulent se protéger contre des démarches individuelles » (lire: privées) [Réforme de l’adoption : réponse de M. Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, à une question à l’Assemblée Nationale. Paris, 17 mai 2006)].



L’AFA annonce également sur son site Internet:« Toute demande d’aide à la constitution et à l’envoi d’un dossier d’adoption dans un pays fermé à l’adoption individuelle (lire: privée) est prise en considération. Cependant, les pays restent souverains dans l’acceptation ou non de la demande selon les critères qui leurs sont propres ».



L’AFA semble donc bien plus un mécanisme tendant à faire accepter des adoptions semi-privées ou quasiment privées par des pays d’origine qui ne veulent plus des adoptions privées, qu’un OAA à part entière.
Sous peine de violation du principe de non discrimination entre les enfants (art. 2 de la Convention des droits de l’enfant) et les familles, il conviendra cependant de veiller à ce que chacun bénéficie du même niveau de garanties, quelle que soit la voie d’adoption envisagée, y compris les adoptions via l’AFA et les adoptions strictement privées au sens du droit français - ce qui semble difficile dans l’état actuel de la pratique française.



Source : "Adoption: à quel prix? Etude comparative sur six pays européens."
Rédigé par: Isabelle Lammerant, experte d’adoption internationale en droit comparé, et Marlène Hofstetter responsable du secteur Adoption internationale.
Fondation Terre des hommes – aide à l’enfance, Lausanne, Suisse - 2007.

 

En savoir plus

Les risques éthiques de l’adoption privée
L’adoption privée, source importante d’abus

 

 

 

06/12/2008

Le commerce d'enfants via l'Internet est un fléau inacceptable.

commerce enfants internet.jpgComme  United Adoptees International et le professeur émérite René Hoksbergen, suite aux affaires des bébés Donna et Jayden, on peut se demander, comment il est encore possible que chaque jour des enfants soient vendus par internet comme des produits de base, des biens de consommation. Que des gens sont toujours prêts à tout faire pour obtenir un enfant au mépris de toutes règles légales. L'obsession de vouloir un enfant à tout prix semble rendre les gens aveugles à réfléchir sur les conséquences de leurs actes pour l'enfant actuel. Comment est-il possible que nous pouvons encore accepter de telles pratiques.



NEDERLAND. Je vraagt je af hoe het mogelijk is dat nog steeds kinderen op internet worden aangeboden. Dat mensen alles in het werk stellen om een kind te krijgen en daarbij alle wettelijke regels totaal negeren. Dat de obsessieve kinderwens kennelijk blind maakt voor de consequenties voor het kind. Hoe kunnen wij deze koop- en verkooppraktijk van een kind op internet nog steeds toelaten?

Een kind dat, uit welk buitenland ook, hier onrechtmatig terecht is gekomen, dient op de kortst mogelijke termijn te worden terug gebracht. Het gesleep met een kind van het ene gezin naar het andere moet zo veel mogelijk worden voorkomen . Bij Baby J. kan de Belgische kinderbescherming onderzoeken of het kind weer terug kan worden gebracht naar zijn eigen ouders. En op welke wijze dit gezin gesteund moet worden.

Het wordt hoog tijd dat er in Europees verband een algeheel verbod komt van kinderhandel via internet of welke media ook. En dat er duidelijke sancties komen op het niet naleven daarvan...



Source: Trouw - door emeritus hoogleraar adoptie, dr. R.A.C. Hoksbergen

 

-  Benelux : de 10 000 à 15 000 euros pour un bébé sur le Web
L'affaire du bébé Jayden cédé contre argent via internet. L'escroquerie d'une mère porteuse met au jour un marché clandestin de nourrissons sur Internet entre la Belgique et les Pays-Bas. Cheveux tirés, lunettes d'écaille et mine sévère, Sonia R. fait plus que son âge. Une trentaine d'années, déjà mère de cinq enfants, elle rêvait apparemment de liposuccion et de chirurgie esthétique. C'est pour cela qu'il y a quelques mois, elle a vendu à une amie les jumeaux qu'elle a mis au monde. Montant de la transaction : 10 000 euros. Voilà, en tout cas, ce qu'a raconté Marc P., 48 ans, son ancien compagnon, aux policiers de Gand qui l'interrogeaient.
...

C'est sur Internet, dans des forums, des chats ou sur des sites aux noms évocateurs (comme 9maand.com, "9mois.com"), que se rencontrent parents en mal d'enfants et mères porteuses, ou couples "vendeurs". Des centaines de messages y sont truffés de faux espoirs et de vrais désespoirs, de récits d'arnaques et de vaines promesses.

Le Monde. Jean-Pierre Stroobants. 6/12/2008.

 

- The Baby Business. L'enfant, un nouveau produit ?
Dans un dossier sur " l'essor du bébé-business ", Courrier International enquête sur la commercialisation des enfants et les marchés florissant de la fertilité et de l'adoption.
Lire la suite.

04/12/2008

Belgique. Une mère gantoise promet le même enfant à trois couples.

Des couples sans enfants provenant des Pays Bas cherchent massivement sur Internet une mère porteuse en Belgique  .


Les bébés Jayden et Donna ne sont pas des exceptions. "Celui qui veut un enfant, doit aller en Belgique", dit la journaliste néerlandaise Roelof Bosma, qui a mené une enquête dans la jungle sans lois du commerce de bébé. Un nouveau reportage hallucinant sur Netwerk le démontre.



Gentse moeder belooft zelfde kind aan drie paren.


BRUSSEL - Kinderloze paren uit Nederland gaan via het internet massaal op zoek naar een draagmoeder in ons land. Een nieuwe, hallucinante reportage van het Nederlandse actuaprogramma 'Netwerk' toont aan dat sommige draagmoeders er niet voor terugdeinzen om daar misbruik van te maken.



Baby J. en baby D. zijn geen uitzonderingen. Op het internet bestaat een bloeiende handel in ongeboren maar ook in geboren baby's. Nederlandse paren met een grote kinderwens die geen zin hebben in een legale adoptie, schuimen gespecialiseerde websites en fora af op zoek naar een draagmoeder. Bijna zonder uitzondering zijn dat Belgische vrouwen.



'Wie een kind wil, moet in België zijn', zegt de Nederlandse journalist Roelof Bosma, die op speurtocht trok in de wetteloze jungle van de babyhandel. Vorige week onthulde hij in het actuaprogramma Netwerk de verkoop van de één dag oude baby van een Gents koppel aan een kinderloos paar uit de Nederlandse provincie Overijssel. Na een uitspraak van een Nederlandse rechter vorige week werd het vijf maanden oude jongetje voorlopig weggeplukt bij de koopouders en overgedragen aan de Jeugdzorg, die een pleeggezin zoekt.



'Het hallucinante is nu dat dit Nederlandse stel voordien al op een grove manier werd opgelicht door een draagmoeder die ook in het Gentse woont', zegt journalist Roelof Bosma. In een vervolgreportage over Petra en Henk, die werd opgenomen voor alle heisa losbrak in België en Nederland, reconstrueert hij wat er voorafging aan de koop van baby J.



'Wij hadden voordien al veertig mails gekregen van andere mensen die ons een baby wilden bezorgen tegen betaling', zegt Petra. 'Allemaal Belgische mensen.'



Na een eerste mislukte deal legde het paar contact met een 29-jarige vrouw uit een gemeente in de rand van Gent.



'Zelf heeft ze al vijf kinderen, maar ze was bereid om met het zaad van Henk zwanger te worden. Dat moest snel gebeuren, omdat volgende zomer haar broer trouwt en dan wou ze niet meer met een dikke buik rondhossen.'



De twee partijen raakten het eens over een koopsom van 15.000 euro voor de baby, die nog moest verwekt worden. Dat laatste zou gebeuren door zelfinseminatie. 'Op het internet vind je daar handleidingen voor die vooral door lesbische koppels worden gebruikt', aldus Petra.



'Je koopt een potje en een spuit bij de apotheker en dan ga je aan het werk', zegt Henk.



Drie verschillende weekends reed het paar uit Overijssel met het potje sperma van Henk naar de woning van Sara in het Gentse. 'Het is wel een beetje vreemd om toe te kijken hoe een andere vrouw in haar slaapkamer het zaad van je man inbrengt', merkt Petra op in de reportage. Voor elke poging telden ze 350euro neer.



De kinderdroom van Petra en Henk werd echter brutaal aan diggelen geslagen toen ze merkten dat een andere vrouw op de website trots de prille zwangerschap van haar Belgische draagmoeder aankondigde. Petra: 'De beschrijving van haar draagmoeder leek als twee druppels water op onze Sara.'



Na wat heen en weer gemail werd hun vrees bewaarheid: Sara liet zich tezelfdertijd insemineren door andere wensouders uit Nederland, zodat de kassa twee keer rinkelde. Dit stel leverde vijf keer sperma en betaalde daar telkens 400euro voor. Emotioneel gekwetst en nog maar eens om de tuin geleid verbraken Petra en Henk daarop abrupt de samenwerking met hun draagmoeder.



Roelof Bosma ging voor zijn reportage ook op zoek naar een uitleg van de Genste draagmoeder voor haar dubbelspel. Hij verraste haar thuis, waar zij zich liet ontvallen dat ze inderdaad van een baby is bevallen voor... een Belgische vriendin.



Bosma: 'Met als schrijnend gevolg dat Henk en Petra nu het knagende gevoel hebben dat dat kind misschien is verwekt met het zaad van Henk!'



De ironie wil dat Petra en Henk, die het kind dat ze in België kochten moesten afstaan, nu absoluut willen weten of dat andere Belgische kind niet van hen is. 'Zo ja, dan willen wij ons kind terug', zeggen ze vastbesloten.



'Een dergelijke koehandel tussen Nederland en België kan alleen welig tieren omdat commercieel draagmoederschap in Nederland verboden is en in België niet', zegt Roelof Bosma. 'Dat leidt tot waanzinnige toestanden, waarbij sommige draagmoeders op schandalige wijze misbruik maken van de emoties en de portemonnee van koppels met een grenzeloze kinderwens.'



'Sommige mensen zijn nu eenmaal bereid om alles te doen voor geld. De Gentse draagmoeder wou dat geld gebruiken om haar lichaam grondig onder handen te laten nemen door een plastisch chirurg. Het is hoog tijd dat de Belgische en Nederlandse politici de koppen bijeensteken om deze uitwassen uit te roeien.'



Netwerk, vanavond op Nederland 2 om 20.25 uur.


Bron : Standaard.

 

Dorinne-Chamon.jpg-  Dat geen kind verkocht wordt. Dorine Chamon


Het is nodig dat het aanbod van de binnenlandse adoptiediensten beter bekend wordt.

Als Vlaamse adoptieambtenaar kan ik alleen maar vaststellen dat kinderhandel bestaat, vlak naast onze voordeur. Ik vind het schokkend en mensonterend.

De internationale adoptiewereld krijgt regelmatig te maken met verhalen over instellingen in bepaalde herkomstlanden die geld betaalden voor elk kind dat werd binnengebracht. Onderzoeken volgden zowel in binnen- als buitenland en telkens drong de vraag zich op: willen we nog wel met een land werken dat niet in staat blijkt om kinderhandel uit te sluiten?

En dan nu dit: 'Belgisch echtpaar verkoopt kind aan Nederlands echtpaar.'

Het is schrijnend dat deze biologische ouders enkel deze mogelijkheid zagen om hun kind een toekomst te bieden en de weg naar de hulpverlening niet vonden. In Vlaanderen zijn vijf binnenlandse adoptiediensten actief. Zij bieden professionele begeleiding aan biologisch ouders die eraan denken een kind af te staan voor adoptie. Adoptie is ingrijpend in vele levens, hoe veel liefde, zorg en goede wil er ook mee gepaard gaat. Het zou daarom de laatste keuze moeten zijn nadat alle andere, minder ingrijpende, alternatieven besproken en bekeken werden. Het kind heeft er recht op. Net als het er recht op heeft om in een gezin terecht te komen dat voorbereid is op adoptie en waar het later met al zijn vragen terecht kan over het hoe en waarom van de adoptie. Bij mensen die hem in alle respect, eerlijkheid en veiligheid de kans geven zijn gevoelens te uiten. De adoptiediensten begeleiden zowel de adoptieouders als het kind hierbij. Ze hebben vaak nog sporadisch contact met de geboorteouders omdat zij willen weten hoe het met het kind gaat, of hun beslissing om hun kind af te staan de juiste was.

Zoals het nu voor dit kind geregeld werd, is het niet goed. Het is een tikkende tijdbom die zal afgaan op het moment dat het kind zich realiseert hoe alles verlopen is, dat hij verkocht werd en zijn afstamming vervalst. We mogen het niet zo ver laten komen. Dit kind heeft recht op beter.

Binnen Vlaanderen is het nodig dat het aanbod van de binnenlandse adoptiediensten beter bekend wordt en zij hun werking verder kunnen uitbouwen om een goede begeleiding te kunnen verzekeren aan wie ongewild zwanger is en adoptie overweegt. Ik zet mij erachter om voldoende steun te kunnen garanderen zodat geen enkel kind nog wordt verkocht of achtergelaten zonder zorg.

Dorine Chamon is Vlaams adoptieambtenaar aan Kind & Gezin.



Bron: De Standaard. 27-11-2008, p.65. Jongerenwelzijn.

 

-  La "fausse" mère porteuse placée sous mandat d’arrêt à Gand

La mère porteuse soupçonnée d’avoir escroqué plusieurs couples de Néerlandais (LLB du 4/12) a été placée sous mandat d’arrêt, a-t-on appris vendredi au parquet de Gand. La femme, âgée de 31 ans, demeure à Wondelgem (commune de Gand) et non à Lovendegem, comme nous l’affirmions hier. Elle a été inculpée d’escroquerie et de traitement dégradant vendredi matin et comparaîtra mercredi devant la chambre du conseil. Le parquet n’a toutefois précisé si la jeune femme était en aveux ou non. Elle risque jusqu’à cinq ans de prison. Son ex-compagnon, un homme de 48 ans domicilié à Gand, a été libéré jeudi soir sous conditions, mais il est inculpé des mêmes charges. A partir de septembre 2006, la femme se serait laissé inséminer avec le sperme de plusieurs hommes en promettant chaque fois le futur bébé aux familles, qui n’ont jamais rien vu venir. Le couple de Néerlandais qui aurait récemment acheté (à un autre couple) un bébé belge, le petit Jayden, ferait partie des victimes de cette escroquerie. Et puis, finalement, la mère porteuse avait accouché de jumeaux au printemps dernier, jumeaux qu’elle aurait ensuite vendus pour la somme de 10 000euros, selon les affirmations de son ex-compagnon sur une chaîne de télévision néerlandaise. Toujours selon le parquet gantois, les deux bébés vivent chez une amie de la femme et sont en bonne santé.
La Libre Belgique. 6/12/2008

 

-  Enquête sur une mère porteuse gantoise soupçonnée d'escroquerie.
La justice gantoise a ouvert une enquête à l'encontre d'une mère porteuse belge qui aurait abusé de couples néerlandais en mal d'enfants, parmi lesquels le couple qui a récemment acheté le bébé d'un couple de la région de Gand. C'est ce qu'a révélé l'émission de télévision néerlandaise Netwerk, qui avait déjà révélé l'affaire du bébé vendu.
La Libre Belgique.


-  Gebrek aan wetgeving wens- en draagouders.
Baby J. en baby D., kinderen van de rekening? De voorbije week werd nog maar eens duidelijk hoe het gebrek aan wetgeving wensouders én draagouders in de problemen kan brengen.
Knack.

22/08/2008

Enfants kidnappés en Inde adoptés par des familles australiennes.

Stolen Children India.jpgKidnapped children adopted by Australians.

AT LEAST 13 young children from India were kidnapped, given new identities and adopted by unsuspecting Australian families, according to Indian police.

The allegations, detailed in Time magazine, centre on a dubious Chennai orphanage-cum-adoption agency called Malaysian Social Services.

The agency was able to arrange adoptions for Australians, even after an Indian court cancelled one family's proposed adoption in 1995 because MSS had lied when it claimed a five-year-old girl was abandoned.

It continued to send children to Australia - to Queensland, Tasmania and the ACT - before its principals were arrested over the kidnapping racket in 2005.

Citing Indian court documents, Time said children had been snatched by gangs and sold to MSS for 10,000 rupees ($263) each. Of 120 children it sent overseas, at least 13 went to Australia.

One was a two-year-old girl identified only as Zabeen, who was snatched while playing outside a tea shop in northern Chennai, and adopted by a Queensland couple through MSS in 2000, along with her purported sibling, another child stolen from a different family.


Zabeen's mother, Fatima, told the magazine: "I thought someone had taken her for her kidney."


In 2005, she and her husband identified their daughter from photographs taken from MSS files. "When she knows that she has her parents here, I'm sure that she will come looking for us," she said.

Queensland's Child Safety Minister, Margaret Keech, said the allegations were "very concerning", and promised that Adoption Services Queensland would co-operate with investigating authorities.

The state's other MSS child was adopted in 1995, before the time most of the kidnappings are thought to have happened, between 1998 and 1999.

The Sydney Morning Herald


-> Pour la traduction en français

Consulter le blog "Fabriquée en Corée" de Kim Myung-Sook.

 

->  'Stolen babies' adoption racket

A Canberra family who adopted two children from India is still waiting for an investigation into their case more than a year after notifying Indian authorities.
Julia Rollings and her husband Barry adopted brother and sister Akil and Sabila from Madras Social Service Guild orphanage in Chennai, in August 1998.
The Canberra Times. 24.08.08.

 

->  Adoption racket kids 'may be returned'

ANY children kidnapped in an overseas adoption racket will likely have to be returned to their families, federal Opposition Leader Brendan Nelson says.
The Australian. 23.08.08.

 

Stolen Children Australia.jpg->  Un bureau d'adoption indien proposait des enfants enlevés

Un trafic international d'enfants a été mis au jour en Australie. Des filles et garçons, originaires d'Inde, auraient été enlevés à leurs parents et proposés à l'adoption à des couples étrangers via un prétendu orphelinat. C'est ce qu'ont annoncé samedi les autorités australiennes. Selon le journal Time, jusqu'à 120 enfants kidnappés auraient probablement été adoptés par des parents étrangers. 14 d'entre eux vivent à présent en Australie.

Un porte-parole du gouvernement de l'Etat australien du Queensland a confirmé que la société Malaysian Social Services (MSS) de Madras (Chennai), en Inde, intervenait comme intermédiaire lors des adoptions. D'après la police indienne, MSS demandait de l'argent en échange des enfants et ils recevaient une nouvelle identité.

Une femme de Madras a confié au Time que sa fille de 2 ans, Zabeen, a été enlevée il y a 7 ans alors qu'elle jouait dehors. Cette mère a reconnu sa fillette dans une brochure de MSS. Le couple australien qui a adopté Zabeen a déclaré n'avoir jamais soupçonné un instant que l'enfant aurait pu avoir été kidnappé.

Source : AFP/7sur7.

 

->  International Adoption: Aid or Trade

Since beginning of last year there is much debate about intercountry adoption in The Netherlands. It started with the news of a stolen, kidnapped Indian child who allegedly had been adopted by Dutch citizens.

'Marie Claire’ - March 2008 - Anneke Bots.
'India demands stolen adopted child back from the Netherlands'. 'Dutch couple in prison in Sri Lanka because of illegal adoption'. There are scandals all over and criticism on intercountry adoption – yes, also on those of Madonna and Angelina – grows. What is going on?

He lives since seven year with his adoptive parents in the Netherlands, when all of a sudden his biological mother from India announced herself. Nine-year-old Rahul recently became world news. The boy had not at all been voluntarily relinquished, said his mother, but was stolen during the night. Rahul’s story is not the only recent adoption scandal. A Dutch couple was arrested this summer in Sri Lanka because they were trying to take a baby illegally out of the country. And last October the world was shocked by the images of hundreds of so-called orphans from Darfur, who were about to be taken out of the country by a French aid organisation. Another shocking fact? In Guatemala one out of a hundred children is especially delivered for export to the US. The mothers get 600 to 1600 dollar per child, adoptive parents pay around 30.000 dollar for a baby. The difference goes into the pockets of lawyers, baby brokers and directors of orphanages. The reason for all these wrongdoings: the demand for adoptions bypasses the offer, so all children are welcome. According to Unicef there are worldwide fifty potential adopters lining up per adoptable child.

The full article in dutch can be found on 'Adoptie Trefpunt' website. 

Source: Romania - For export only. Roelie Post.

 

->  Adult Example of the Effect to be Stolen and Adopted.

My name is Vanessa. I was born in India and adopted into Canada at the age of eight. I was stolen from my family in India at the age of 4 and then hidden and then adopted out of the country. You can see my video on www.youtube.com/iwasstolen There is a part one and part two to the video. Both videos together are 7 minutes long. I have been searching for my family for quite a long time and any help that you could give would be greatly appreciated.
I am desperate to find my family. My adoption did not turn out and the people that had adopted me had been found mentally unfit to adopt children in Canada but through private international adoption they were able to adopt me into Canada in 1978. I was kept in an attic and sexually and physically abused until children’s services took me away at the age of 14. Any help that you could give me would be greatly appreciated. 28/11/2007.

Source: UAI - News.

 

->  Children snatched & stolen, racket is called adoption

4 vidéos, parus en octobre 2007 dans CNN-IBN, sur le commerce d'enfants volés en Inde et vendus aux parents d'autres pays.
Articles traduits en français sur Fabriquée en Corée.

-> Child adoption in India needs to be transparent

Single and unwed mothers are most vulnerable to child traffickers.
Videos IBN Live : 1 | 2 | 3 | 4

 

->  The adoption market

A Frontline investigation lays bare a multi-billion-dollar, countrywide racket in inter-country adoption of children, run by private adoption agencies that exploit the loopholes in the rules.
Source: Frontline. Asha Krishnakumar. 2005.

 

->  Plusieurs familles québécoises ont peut-être adopté des enfants kidnappés en Inde

Une vingtaine de couples québécois, qui ont déjà adopté un enfant en Inde ou qui s'apprêtent à le faire, vivent dans l'angoisse parce qu'un réseau de trafic d'enfants vient d'être découvert dans ce pays.
Devant ces inquiétudes, le Secrétariat québécois à l'adoption internationale ne permet l'ouverture d'aucun autre dossier.
Au cours des dernières semaines, 188 enfants, que l'on craint avoir été kidnappés ou obtenus contre de l'argent, ont été retirés de sept orphelinats indiens souvent insalubres.
Source : Canoe. Archives 04/05/2001.

06/08/2008

Une mère porteuse indienne abandonne son bébé à l'hôpital

indian-surrogate-mothers.jpgSurrogate mother abandons child in hospital.


Jaipur: A nine-day-old baby, born to an Indian surrogate mother, lies abandoned in a hospital here as her Japanese parents separated before the birth.

Ironically, Indian law does not allow her father -- now a single -- to adopt her.

"The option is that until and unless he gets a no-objection certificate (NOC) from the government, he can't take the baby out," said lawyer Priya Hingorani.

"And, of course, there is at the moment no clear surrogacy law in India."

So the father has to move a court to give him adoption and legal rights to be able to take the child out of country. The girl's Japanese mother does not want to keep her. But her ex-husband Yamada does.

"If the child gets a passport and a NOC from the government, she can be sent to Japan," said Yamada's friend Kamal. "When we went to the
passport office, officials told us they make passports for Indians here."


Source : Sify.news

 

->  A baby girl born to an Indian surrogate mother is in legal limbo after the Japanese couple who intended to adopt her divorced.


Ikufumi Yamada, 45, and his then-wife Yuki Yamada, 41, signed an agreement with Priti Patel, the surrogate mother, in November. But the couple divorced shortly before the baby was born last month.

Although commercial surrogacy has been legal in India since 2002, Indian law prohibits single men adopting, meaning Mr Yamada cannot take custody of his 11-day-old daughter.

Mr Yamada's ex-wife no longer wants to adopt the child and Mr Yamada's mother is now looking after the infant, who is being held in a hospital in Jaipur, in western Rajasthan state.

"The grandmother becomes very emotional when she is told that the child cannot be taken out of India," said Dr Sanjay Arya. "The lawmakers will have to find some solution for this."

Without adoption papers, the baby girl cannot be issued a passport or leave the country, Dr Arya said, adding that there was no obvious solution to the problem.

Although there are few reliable figures on commercial surrogacy - which detractors describe as "wombs for rent" - doctors say it is a growing business in India.

Surrogate mothers are impregnated in-vitro with the egg and sperm of couples unable to conceive on their own. Surrogate mothers, often poor women with little education, earn between £2,250 and £2,500 for carrying the baby.

Most couples pay surrogacy clinics around £5,000 for the entire procedure, including fertilisation, the fee to the mother and medical expenses.

Source : Telegraph.co.uk

 

->  Imbroglio juridique autour d'un père japonais et d'un bébé né de mère porteuse en Inde.


Ikufumi Yamada est japonais. Lui et Yuki, qui était alors son épouse, ont signé, en novembre dernier, un accord de mère porteuse avec une femme indienne. Après insémination artificielle, la mère porterait l'enfant, dont le couple japonais aurait la parenté à la naissance. Manji est née le 25 juillet dernier en Inde, dans l'Etat du Gujarat.


En Inde, les accords de mère porteuse contre rémunération sont tolérés. Juridiquement, les parents doivent adopter l'enfant. Mais entre deux, le couple a divorcé et Yuki, l'ex-femme de M. Yamada ne souhaite plus adopter. Ikufumi Yamada lui veut exercer pleinement son rôle de père.


Mais en tant qu'homme seul, le droit indien lui interdit d'adopter un enfant. Il ne peut donc pas être reconnu comme le père de Manji et l'emmener au Japon comme il l'avait prévu.


La mère porteuse, elle, qui n'a jamais souhaité prendre en charge le nouveau-né l'a abandonné. L'enfant a été amenée dans un hôpital de Jaipur, au Rajasthan, après que des attentats ait secoué le Gujarat où Manji est née. Depuis, c'est Emiko, la mère de M. Yamada, , qui est présente auprès de Manji à l'hôpital. Shweta et Kamal Vijaywarghia, des amis de M. Yamada dont l'enfant est né à un jour de différence de Manji veillent également sur elle.

La parenté de l'enfant - de nationalité indienne pour le moment - reste donc dans une impasse juridique, comme l'explique Sanjay Arya, le directeur de l'hôpital de Jaipur. "Lorsqu'un enfant a 50% du patrimoine génétique de son père, comment se fait-il qu'il doive être adopté par celui qui est son père naturel ?" s'interroge-t-il. Selon M. Arya, Manji est en bonne santé, mais sa grand-mère devient très émotive lorsqu'on lui dit que l'enfant ne peut pas être emmené au Japon.


La ville d'Anand au Gujarat, où est née Manji, est récemment devenue un centre international pour l'insémination de mères porteuses. Ces femmes, qui acceptent de porter l'enfant d'autrui le font contre rétribution, souvent pour subvenir aux besoins de leur propre famille. Cette situation a été tolérée par le gouvernement, pourtant assez conservateur au sujet des relations familiales.


Mais le cas de Manji met en avant les lacunes juridiques actuelles de l'Inde pour les enfants nés de mères porteuses . "Alors que l'Inde émerge comme destination pour les grossesses par mère porteuse, une loi devra être mise en place", a expliqué l'avocate Indira Jaising au journal Indian Express.


Le cas paradoxal de Manji, qui ne peut pas être adoptée par son propre père et reste bloquée en Inde fait parler d'elle dans la presse indienne, et commence aussi à émouvoir au Japon.


Le quotidien anglophone Times of India a récemment titré : " Conçue au Japon, bloquée en Inde" et souligné que si la situation n'évoluait pas, Manji pourrait devenir le premier enfant orphelin né de mère porteuse.

Ajourd'hui le Japon.


->  Les mères porteuses, un créneau indien.

"Accepterais-tu de prêter ton ventre à un couple d'Américains ?", a demandé Rajesh à sa femme, un beau matin, dans leur petite maison située dans un village du Bihar, une des régions les plus pauvres d'Inde. Puja crut d'abord à une plaisanterie. "Comment veux-tu que j'accouche d'un bébé blond aux yeux bleus ?", lui a-t-elle répondu en ricanant. "Désormais, la technologie peut faire naître un bébé à partir de n'importe quel ventre", rétorqua son mari. Quelques jours auparavant, cet infirmier venait de lire dans le journal cette petite annonce d'une clinique de New Delhi : "Couples étrangers cherchent mères porteuses." Grâce à la technique de la gestation pour autrui, l'embryon conçu par un couple peut être implanté dans l'utérus d'une femme chargée de mener la grossesse à terme. En Inde, 3 000 maternités offriraient ce service. Le pays est l'un des rares à en autoriser la pratique commerciale.
Le Monde. 4.8.2008


->  India Nurtures Business of Surrogate Motherhood.

Un article dans le New York Times (10.03.2008) décrivant l’étape suivante, une fois que le principe des mères porteuses est admis : se tourner vers des pays où la main d’oeuvre est meilleur marché… Dans une société libérale, rare sont ceux qui semblent y voir un quelconque problème éthique…

 

->  Les mères porteuses indiennes ont le vent en poupe.

Chaque soir au coucher, dans la paisible ville indienne d'Anand, une procession de femmes enceintes regagne les chambres d'une spacieuse demeure où un personnel de maison et des médecins veillent sur ces enfants à naître pour des couples stériles du monde entier. Car la grossesse aussi est une service qui s'externalise.

Source : Matin.qc.ca. 30.12.2007

25/07/2008

Sur le point d'être adopté, un bébé volé est retrouvé par sa mère généthique au Guatemala

Ana Ecobar et sa fille Ester Zulemita Rivas.jpgLe 26 mars 2007, des hommes armés enfermaient Ana Escobar dans la réserve du magasin familial, au nord de Guatemala, et enlevaient sa fille de six mois. Après de longues recherches dans les hôpitaux et orphelinats du pays, Mme Escobar retrouve une enfant qui lui ressemble étrangement. Plus d'un an après, mercredi 23 juillet, les autorités guatémaltèques ont prouvé qu'il s'agissait d'Ester, sa fille. Elle devait être adoptée par un couple américain non identifié. Le certificat de naissance était faux, mais les tests ADN ont prouvé que sa mère biologique était bien Mme Escobar.




"Pour la première fois, nous avons la preuve irréfutable qu'un enfant volé allait être adopté", a déclaré Jaime Tecu, directeur de l'équipe d'experts qui examine toutes les demandes d'adoption au Guatemala. Tous les papiers d'identité d'Ester étaient en règle. Jusqu'aux tests ADN qui certifiaient que Mme Escobar n'était pas sa mère. M. Tecu a expliqué qu'"elle était tellement sûre que l'enfant était le sien que nous avons accepté de fouiller la maison dans laquelle la fillette était gardée". Ester était sur le point d'être adoptée par ses nouveaux parents. Les médecins qui ont falsifié les certificats, les avocats qui ont rédigé les contrats et toutes les personnes impliquées dans cette affaire vont être interrogés.



Le système d'adoption guatémaltèque a été mis en cause à de nombreuses reprises. Le cas d'Ana Escobar permet de mettre en lumière pour la première fois que cette organisation, déjà contestée, repose en partie sur un trafic d'enfants enlevés. Chaque année, le marché des enfants adoptés rapporte, estime la justice guatémaltèque, environ 200 millions de dollars aux réseaux mafieux : une véritable industrie.



Les couples, principalement des Américains, sont prêts à payer jusqu'à 30 000 dollars pour devenir parents. Après la Chine, le Guatemala est le second pays d'origine des enfants adoptés aux Etats-Unis. Le département d'Etat déconseille même aux citoyens américains d'adopter des enfants dans ce pays.



Depuis longtemps, les autorités du Guatemala émettent des doutes sur l'origine de ces "orphelins". En 2007, près de la ville touristique d'Antigua, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, 46 enfants avaient été découverts dans un orphelinat illégal tenu par un Américain, Clifford Phillips, et son épouse, une avocate guatémaltèque, Sandra Lopez. Âgés de 3 jours à 3 ans, les enfants allaient être adoptés illégalement par des étrangers.



Faux actes de naissance


Soupçonné d'être impliqué dans des affaires d'adoptions illégales, César Juarez, un médecin guatémaltèque, a été emprisonné sur décision d'un tribunal, le 3 juillet. Selon le juge chargé des luttes contre la traite d'enfants, Alex Colop, M. Juarez délivrait de faux actes de naissance qu'il transmettait à des avocats spécialisés dans les demandes d'adoption.



Pour réguler ces procédures, le Parlement du Guatemala a approuvé, le 22 mai 2007, la convention de La Haye sur les adoptions internationales. En 2007, 5 100 enfants ont été adoptés au Guatemala, contre 4 496 en 2006. Pour mettre fin au flux d'adoptions illégales, les autorités ont suspendu, en mai, les 2 286 demandes en cours. Elles réexaminent à présent les dossiers au cas par cas.



Source: Le Monde.

 

->  Retrouvailles difficiles avec son bébé du Guatemala.

Un heureux évènement ! Mme Escobar et son bébé soient enfin réunies après leur longue et douloureuse séparation qui est une des conséquences de l'adoption internationale alimentée par les couples qui veulent à tout prix avoir un enfant.
Fabriquée en Corée a traduit l'article "Reunion 'hard" on Guatemala baby", paru dans bbc.co.uk

 

->  International adoption reveals its dark side.

Adoption most foul: Like many children, Esther was abducted when she was only a few-months-old.
International adoptions are raising some serious concerns as a disturbing story has revealed its dark side. Each year, several thousand Americans adopt children from Guatemala. But not too long ago, the State Department started advising prospective parents to consider 'other' options.
IBN Live.


->  Guatemalan mother reunited with baby stolen and sold for adoption by US couple.

A Guatemalan woman is celebrating a remarkable and emotional reunion with her abducted daughter who was about to be adopted by an unsuspecting American couple.
Telegraph.co.uk 26 Jul 2008.

 

->  First Case Proving Link Between Crime And Adoption In Guatemala: Esther Is Home.
The case is the first link between armed child snatching gangs and international adoptions in Guatemala.
Moments In Time.

 

->  Adoptions américaines alimentées par les enlèvements guatémaltèques.

La demande d'enfants guatémaltèques est si élevée que le kidnapping de bébés est effréné.
Traduction de l'article U.S. "Adoptions Fueled by Guatemalan Kidnappings" paru dans ABC News
Fabriquée en Corée.

 

-> Guatemala: un médecin arrêté pour adoptions frauduleuses

Un médecin a été emprisonné le jeudi 2 juillet au Guatemala sur décision d'un tribunal qui le soupçonne d'être impliqué dans des cas d'adoptions illégales, a informé jeudi la presse guatémaltèque.
Cyberpresse.

 

->  Pour satisfaire la demande d’adoption, le Guatemala exporte ses enfants.
Le Courrier. 17.11.2007