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26/03/2010

L’Ethiopie retire les autorisations de neuf organisations caritatives

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L’Ethiopie a révoqué les licences de neuf orphelinats qu’elle accuse d’être mêlés dans des activités ‘illégales’ de violations des droits de l’enfant, a appris APA mercredi à Addis-​Abeba, la capitale.
Ces neuf organisations de bienfaisance travaillent de puis quelques années à l’adoption d’enfants par des familles en Europe et en Amérique.



Mais le bureau qui est en charge de l’enregistrement des organisations caritatives au ministère éthiopien de la Justice a refusé de fournir des détails sur les activités ‘illégales’ dans les quelles ces organisations seraient impliquées, et qui porteraient sur des violations des droits des enfants.


Le trafic d’enfants est très répandu en Ethiopie, où chaque année, un grand nombre d’enfants serait adopté illégalement.


La décision d’annuler les licences des neuf œuvres de bien faisance a été prise, alors qu’au même moment, le gouvernement procédait au renouvellement de l’enregistrement des organisations de charité et d’autres ONG présentes en Ethiopie.


Source: Afrique Avenir | 25 mars 2010.


Trafic d’enfants éthiopiens : la main qui anime le berceau brisé

Trafic d enfants ethiopiens la main qui anime le berceau brisee.jpgL’Ethiopie est le lieu d’un scandaleux trafic d’enfants, note Alemayehu G. Mariam. Une pratique dans laquelle les agences et les autorités éthiopiennes conspirent afin de rassembler des enfants autochtones destinés à l’adoption à l’étranger. Les conditions dans lesquelles ces enfants sont «récoltés» en masse et soumis à la marchandisation font qu’ils sont des millions à travers le monde à pleurer d’avoir été arrachés à leurs familles et à leur pays, dénonce Mariam.

Source: Pambazuka News

 

 

Ethiopia: The Hand That Rocks the Broken Cradle, Part II

When I wrote Part I of "The Hand That Rocks the Cradle" nearly a year and eight months ago[1], the heartbreaking and outrageous scandal in the broken adoption system in Ethiopia was a shocking molestation crime committed against two recently adopted Ethiopian children -- one barely 2 and the other 4 years old -- by their French parents. The father was jailed for rape and violence, and the mother for failure to report a crime. The attitude of the Ethiopian adoption officials interviewed in that case was a nauseatingly indifferent, "S_ _ t happens!"

Suite sur le site The Huffington Post.

27/02/2010

La migration d'enfants. Une question difficile.

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Child Migration a Difficult Issue


Though Uganda and Liberia have difficulty in stopping outright crimes in child trafficking, the problems of Haiti and Zimbabwe are more complex.



Uganda and Liberia have been named by the international community as being two countries with extensive difficulty in quelling child trafficking.



Uganda has the highest rates of child trafficking in Africa, a recent report has stated. And, in a study of Liberian cases handled by UNICEF, the UN children’s agency reported that 75% involved issues of child trafficking. These children are recruited as sex slaves, domestic help, or are used by traffickers to claim social services for “family benefits.” They may be trafficking domestically, regionally within the African continent, or internationally. Transnational crime networks constitute a multi-billion dollar industry in drugs, prostitution, humans, arms, and other goods. They also tend to spill into one another.



Unfortunately, the difficulties of illicit migration are also often clouded with grey areas or prove difficult to remedy. Such problems were seen in the upsurge in child trafficking in Haiti since the January earthquake as well as the 3 000 to 15 000 Zimbabwean children that travel to South Africa and back to attend school or see a doctor—vital social services they cannot access in their home country, thanks to poverty. Given the socioeconomic causes for this daily migration, it is unlikely to change without stricter border controls of the improvement of livelihoods in Zimbabwe. So, protecting children by empowering families to earn more money through skills or vocational training as well as enlisting the help of charities and non-governmental organizations to construct schools ad medical clinics where there is a vacuum in public services may be sure-fire ways to help.



Yet, the international nature of the problem requires a global solution too. Given the problems encountered in Haiti and unaccompanied child migrants in southern Africa, international actors are further urging governments to adopt the Hague conventions on child protection, specifically the Hague Convention of 1980 on International Child Abduction, Hague Convention of 1993 on Inter-country Adoption, Hague Convention of 1996 on the Protection of Children, and Hague Convention of 2007 on the International Recovery of Child Support. When it comes to cross border movement, it is essential that children be where they should be—namely, the place that is in their own best interests, preferably with their families. It is important to ensure that all migration is legal and that children not accompanied by parents have adequate protection.


SOS Children's Villages Canada. 26/2/2010.

19:38 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ong, haiti, adoption internationale | |  del.icio.us

20/01/2008

Douter des ONG n'est plus tabou - Laure Lugon Zugravu

Le scandale de l'Arche de Zoé accroît la méfiance envers les ONG. Déjà ébranlée par la gestion floue de l'après-tsunami, l'opinion publique ose en fin se poser des questions. La journaliste Laure Lugon Zugravu, auteur d'un livre sur certaines dérives humanitaires observées sur le terrain, s'en réjouit. Tout comme Nago Humbert, président de Médecins du monde Suisse.

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«Le monde est plein de gens qui veulent sauver le monde», déplore Laure Lugon Zugravu.

 

Remettre en question l'action humanitaire et les interventions de certaines ONG n'est plus tabou. Laure Lugon Zugravu, journaliste à Bilan, a pu le constater en lisant les mails et lettres reçus après la publication de son livre «Au crayon dans la marge» (2007). «Hormis deux mails, toutes les personnes qui ont réagi m'ont remerciée de formuler tout haut les doutes qu'elles nourrissaient.»

Le récit de ses reportages effectués pour le compte de L'Illustré il y a quelques années, dans les Balkans, au Proche-Orient, en Afrique, porte un regard sans concessions sur les humanitaires et les journalistes. «Pour bon nombre d'entre eux, le monde est soit un terrain de jeu, soit une thérapie personnelle», explique-t-elle.

 

L'afflux pléthorique de dons suite au tsunami, le scandale de l'Arche de Zoé ont ébranlé la confiance du public, donc des donateurs potentiels. «Il y a toujours des risques de manipulation, surtout si une problématique est surmédiatisée; analyse Laure Lugon; en 1997, au Sud-Soudan, j'avais fait comme tous mes confrères de médias internationaux, le sujet des enfants esclaves rachetés 100 dollars par une ONG. Cela avait fait un énorme scandale, jusqu'à ce que plus tard un journal kenyan révèle qu'il s'agissait d'un vrai trafic de faux esclaves, monté de toutes pièces par le SPLA (rébellion sudiste, n.d.l.r.) pour financer sa logistique...»

 

Nago Humbert, directeur de Médecins du monde Suisse, qui fêtait cette semaine ses 15 ans, partage les vues de la journaliste. «Après le tsunami, j'avais sur Radio Canada vertement critiqué la «troisième vague», humanitaire; les auditeurs m'avaient remercié pour ce discours mais j'avais été démoli par les ONG; dans ce milieu, les gens se prennent trop souvent pour des icônes, ont un ego surdimensionné et ne supportent pas la critique.»

 

ONG en surnombre

 

Il y a, surtout, trop d'ONG. Or c'est un travail qui ne s'improvise pas, souligne Laure Lugon: «Les relents de néocolonialisme véhiculés par le discours de l'Arche de Zoé sont inacceptables, ce n'est pas le fait de professionnels. Et je ne parle pas de ces Coréens retenus en otage par les talibans l'année passée, partis pour les christianiser... La naïveté des gens est inimaginable.»

Pour Nago Humbert, de telles ONG n'arrivent pas à jongler avec la frontière tracée il y a trente ans par les «French doctors» de Médecins sans frontières: «Il faut parfois savoir entreprendre des actions illégales, mais légitimes; ce qu'a fait l'Arche de Zoé est illégal et illégitime.»

 

Les dommages sont considérables dans l'opinion publique. Le détournement en 2000 de l'argent pour la lutte contre le cancer par Jacques Crozemarie, fondateur de l'ARC en France, a fait chuter les dons pendant un ou deux ans, rappelle Nago Humbert. «Un escroc, comme on peut en trouver hélas partout. Mais l'Arche de Zoé a fait plus grave puisqu'elle discrédite l'action humanitaire elle-même. Il faut aussi dénoncer le Collectif Darfour, ces intellectuels qui ont chauffé les esprits à blanc en hurlant que personne ne faisait rien là-bas, alors que ce n'était pas vrai.»

 

Privilégier la discrétion

 

Médecins du Monde Suisse privilégie la discrétion et la pérennité des projets. «A Haïti, au Chiapas, partout où nous avons ouvert une représentation, nous privilégions la politique des petits pas et des négociations avec les autorités; et, c'est essentiel, nous pensons dès le départ à la fin de notre action, comment nous allons nous retirer une fois notre mission terminée, et à qui, sur place, nous confierons les rênes du projet.» Et de citer une phrase glissée par un psychiatre de ses connaissances voici quelques années: «Ce n'est pas parce que la cause est bonne que les gens qui la servent le sont.» Problème, comme le relève Laure Lugon, «le monde est plein de gens qui veulent sauver le monde».

 

Tsunamis économiques

 

Elle reconnaît pour sa part ne «jamais donner d'argent pour l'humanitaire». «Il y a mieux à faire que de verser 50 fr. pour soulager sa conscience. Je crois davantage aux vertus du microcrédit qu'à l'aide en nourriture et en argent, qui favorise un réflexe de dépendance chez des gens dont la culture est très différente de la nôtre. Lors des grandes opérations, les 4x4 déboulent, des tonnes de nourriture sont déversées, les dollars pleuvent, le marché noir se répand, les prix des aliments et de l'immobilier grimpent, et la prostitution se développe: un véritable tsunami économique...»

 

A lire

«Au crayon dans la marge», de Laure Lugon Zugravu, éditions Faim de siècle et Cousu Mouche

L'humanitaire est un très gros business, Michel Collon, InvestigAction.

Historique de l'affaire "Arche de Zoé, Abandon & adoption

 

Source : Le Matin

 

10:40 Écrit par collectif a & a dans Humanitaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ONG, humanitaire | |  del.icio.us

07/11/2007

Darfour : parrainer plutôt qu’adopter

ca9caed2078c8d19cbba89055cc3469a.jpgPar Vanessa Voleau, membre de l’ONG Intervida.


Nous avons tous découvert avec stupéfaction la tentative d’évacuation de 103 orphelins du Darfour par l’association l’Arche de Zoé et l’arrestation des organisateurs de cette expédition. Malgré la forte médiatisation de cette affaire, toute la lumière reste à faire sur son déroulement.

 

Cependant, nous nous interrogeons sur les motivations qui ont incité ses bénévoles à faire fuir des enfants victimes de la guerre, alors que ces derniers sont dépourvus de toute faculté de jugement et de choix face à leur avenir.

 

En visitant le site web de cette association, nous pouvons deviner une équipe engagée, prête à braver le droit international pour sauver des vies. Mais il y a des maux qui ne guériront jamais sur des coups de tête, passionnels, irresponsables et peu soucieux de donner l’exemple.

 

Comme l’indique la déclaration des droits de l’enfant des Nations unies : «L’enfant ne doit pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit, et doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, […] dans le sentiment qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables.»

 

Il est totalement légitime de vouloir aider les populations en difficulté, mais les actes passionnels ne résoudront jamais des crises qui nécessitent la pratique de la raison et du bon sens.

 

Tout d’abord, cette action déraisonnable n’a fait qu’aggraver la terreur ressentie par ces enfants : déracinés, traqués, montrés du doigt, ils sont encore plus désemparés aujourd’hui.

 

Des millions d’enfants dans le monde sont menacés par une mort certaine. Non seulement à cause de la guerre, mais aussi en raison de l’insécurité alimentaire et sanitaire dans laquelle ils grandissent. De nombreuses ONG ont compris que pour sauver des vies, il est plus utile d’agir sur le terrain, auprès des communautés concernées par la misère, en leur offrant les outils nécessaires à leur développement. Il faut combattre le mal à la racine.

 

Ce n’est pas en s’appropriant la vie de ces enfants que la situation du Darfour changera. Qu’en est-il de ceux qui resteront sur place, livrés à leur propre sort ?

 

Nous pouvons parler ici d’inégalités et de sélection arbitraire. Et c’est pourquoi la communauté internationale doit poursuivre ses efforts de sensibilisation, de négociation, voire engager des sanctions pour parvenir à une solution au Darfour.

 

Les enfants sont l’avenir de leur pays. Ce n’est pas en les déracinant que l’on pourra aider ces nations, en proie à la violence et à la misère, à se développer dans le respect de la dignité humaine. C’est avant tout grâce à l’éducation et à un environnement sain qu’un avenir plus serein et pacifique pourra se dessiner.

 

Intervida, ONG spécialisée dans le parrainage d’enfants, affirme que l’adoption n’est pas la solution. L’enfant parrainé dans son pays d’origine devient l’ambassadeur de sa communauté qui pourra ainsi acquérir son autonomie économique et sociale et participer au développement de sa nation. Pour aider des enfants menacés d’une mort certaine, nous devons réaliser un travail global, mené sur plusieurs fronts : la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, la participation civile et le développement communautaire.

 

Certes, ce travail de longue haleine demande une intervention dans chaque communauté sur une période de dix à trente ans, mais permet, à terme, d’obtenir des résultats pérennes.

 

Source : Libération 

09:40 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Arche de Zoé, ONG, parrainage | |  del.icio.us