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12/01/2013

L’énorme tabou des troubles de l’attachement qui rend déjà difficile la construction de familles traditionnelles

L'adoption pour les homosexuels, réclamée de vive voix par les partisans du mariage pour tous, oublierait-elle le point de vue des adoptés au profit de celui des adoptants...

Atlantico : L’adoption d’un enfant par un couple, loin d’être un simple processus administratif, se révèle être un défi psychologique de taille à la fois pour les parents ainsi que pour les enfants qu’ils adoptent. Quelles sont les principaux blocages liés à cette situation ?


Christian Flavigny : Le premier d’entre eux tient au fait que les parents qui souhaitent adopter sont, dans la plupart des cas, confrontés à l’incapacité d’avoir un enfant de manière biologique, ce qui crée chez eux un vide affectif leur laissant croire qu’ils ne sont pas des parents comme les autres. Cela débouche aussi sur une certaine crise de confiance qui peut poser problème une fois qu’ils réussissent à obtenir la garde d’un enfant, puisqu’ils vont souvent remettre en cause leurs méthodes d’éducation (« Suis-je un bon père ou une bonne mère ? » sachant que je n’y étais pas destiné biologiquement).

 

Du côté des enfants adoptés cette crise de confiance se retrouve puisque ces derniers ont été abandonnés, bon gré mal gré, par leurs parents d’origine. Cela développe chez eux l’impression qu’ils n’étaient pas souhaités par leur famille biologique et crée de fait une méfiance à l’égard du monde adulte. On trouve ainsi des questionnements du type « Suis-je le bon enfant pour mes parents d’adoption » ou « Ne serais-je pas plus heureux dans une famille qui me ressemblerait plus ? ». Cette problématique bien réelle basée sur la permanente possibilité d’une autre famille idéale ne peut exister par définition dans les familles biologiques où la filiation est directe et non remise en cause.

 

La confiance est donc le premier obstacle concret à l’adoption (au-delà des difficultés techniques des procédures NDLR), et cela joue des deux côtés. Il s’agit d’une greffe longue et (...)


Lire la suite sur Atlantico | 12 janvier 2013

 

02/12/2011

Tinan, auteur du récit "Magnitude 7.3" sur l'adoption en Haïti

Magnitude 7-3 Tinan.jpgMon livre Magnitude 7.3, publié chez Alma Editeur (http://www.alma-editeur.fr), est sorti depuis le 6 octobre. Il est disponible dans toutes les libraires au prix de 18€. Je vous invite à le découvrir, pas seulement parce que c'est moi qui l'ai écrit mais parce que je pense qu'il apporte un regard profondément utile sur la réalité de l'adoption, le déracinement, le multiculturalisme.


Voici le texte de la quatrième de couverture :

Tinan a quatre ans et demi lorsqu’il découvre le sol français. Il vient d’être adopté. Dix-huit ans plus tard, il part pour Haïti rencontrer sa famille. À la joie immense de retrouver sa mère et toute sa parentèle s’ajoute la découverte d’un pays, d’une culture et d’une langue qu’il tente de se réapproprier. Mais comment vivre en étant de deux mondes ? Comment admettre que si l’amour des siens en France lui semble corrompu, en Haïti il apparaît souvent dénaturé par l’égoïsme ou l’intérêt ? Avec beaucoup de pudeur et une grande lucidité, Tinan raconte ce voyage, cet apprentissage, le mélange d’enthousiasme et de doutes au terme duquel il affirme son identité : plus qu’à un pays, il s’appartient à lui-même et son avenir il le construira loin des mensonges, quel qu’en soit le prix.

Magnitude 7.3 est le récit d’un séisme intérieur : comment appartenir à deux cultures, deux terres, deux mondes ?
Voici un extrait du livre.

Tinan Leroy, 32 ans, grandit en France. Après avoir enseigné la physique-chimie, il est aujourd’hui musicien, chorégraphe et professeur de salsa.


Quelques liens :

http://www.salsatango.fr/2011/10/02/magnitude-7-3-lhistoire-haitienne-de-tinan-leroy/
http://www.liberation.fr/monde/01012328119-haiti-adoptions-a-but-lucratif
http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/tinan-temoignage-d-un-enfant-deracine-2010-02-18
http://www.alma-editeur.fr/


Au nom de tous les siens


Tinan

 

Vous avez interviewé Tinan Leroy, auteur du livre «Magnitude 7.3»
20 Minutes.fr  


10/07/2011

"Ma mère zéro". L'enfance en quête de ses liens biologiques et de son identité.

ma mere zero.jpgFejzo et sa sœur ont été adoptés. Se laissant influencer par Maud qu’il a récemment rencontré dans le parc, Fé décide de retrouver sa mère biologique, sa mère Zéro comme il dit. Mais il ne sait pas comment s’y prendre et des milliers de questions le submergent. Ses parents décident de lui venir en aide tandis que sa sœur se révolte à l’idée de ne pas avoir cette chance car elle a été abandonnée secrètement. Fé prend alors conscience qu'il risque de modifier l’équilibre familial auquel il tient.


 

Tous les jours après l'école, Fé aime s'asseoir sur un banc du parc et dessine avec talent les oiseaux car "quand on fait le portrait d'une poule, tout est à sa place". C'est comme ça qu'il rencontre Maud. Et en tombe un peu amoureux. Tient-il son talent de sa mère ? Fé l'ignore car il a été adopté. Sa mère bosniaque, réfugiée aux Pays-Bas pendant la guerre, l'a confié à une famille qui accueillait déjà An Bing Wa, une petite Chinoise de trois ans son aînée. Sollicité par Maud, le garçon s'interroge. Qui est sa mère ? Où est-elle ? Pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Dès lors, Fé est hanté par cette absence, imaginant mille visages et mille retrouvailles. Il se met en tête de retrouver sa "mère zéro" et provoque la pagaille au sein de sa famille. D'une belle écriture, ce roman aborde avec délicatesse et humour les questions de l'identité et du courage. Comment, à dix ans, faire face à un processus qu'on ne maîtrise pas et qui va bouleverser tant de choses ? En grandissant, peut-être. 


L'avis de Ricochet

Feyzo est un enfant adopté, comme sa sœur Bing venue de Chine. Il se sent aimé et vit bien sa situation, jusqu’au jour où la jolie Maud l’incite à retrouver sa mère biologique, sa « mère zéro ». Feyzo commence à se poser plein de questions, perturbant l’équilibre entier de la famille.
Le narrateur est un petit garçon : s’il possède une intelligence du cœur instinctive et s’il exprime ses sentiments avec sincérité, ces derniers demeurent souvent confus. Les adultes – parents, médiateur – ont alors une grande importance dans l’orientation bienveillante du jeune héros. Marjolijn Hof complexifie son roman avec la problématique de Bing, la grande sœur abandonnée qui ne pourra, elle, jamais retrouver sa mère. Le ton est parfois un peu trop compréhensif et « psychologisant », mais la démarche progressive de recherche d’un parent reste exemplaire. Parallèlement aux questions graves sur les origines, le quotidien de Feyzo est aussi fait de relations amicales et amoureuses mouvantes, au cours desquelles il montre son caractère responsable. Signalons enfin les dernières pages nuancées, sans jugement ni solution toute faite.

Source : Ricochet-Jeunes

 

recherche,identité,origine,adoptéInédit : Nés abandonnés, documentaire de Jean-Pierre Vedel


"Dès ma naissance, le 29 décembre 1955, c'est une autre femme que ma mère qui va m'élever, pendant trois ans. Je n'entendrai plus jamais parler de cette femme ensuite. Aujourd'hui, je pars à sa recherche pour retrouver le fil de ce premier attachement. Je veux aussi aller à la rencontre des femmes qui comme ma mère mettent au monde un enfant qu'elles ne pourront pas élever, pour les confier à d'autres femmes, d'autres familles."



Le réalisateur, Jean-Pierre Vedel, a voulu articuler sa propre histoire à celles des autres, aujourd'hui. En 2011, le regard de la société sur ces femmes qui décident d'abandonner leur enfant a t-il changé ? A travers deux témoignages, le documentaire inédit proposé ce dimanche à 22h55 sur France 3 nous montre d'abord combien ces femmes enceintes sans l'avoir désiré se sentent le plus souvent seules et démunies. On découvre qu'elles peuvent trouver à Paris une structure d'accueil unique en France, l'association M.O.I.S.E, où elles sont accompagnées sans être jugées.
 
Puis, Jean-Pierre Vedel s'attache au sort d'un enfant né sous X aujourd'hui, filme son premier contact avec celles qui vont le recueillir. Car selon la loi, sa mère a deux mois pour confirmer l'abandon ou le reprendre avec elle. Deux mois pendant lesquels il va être pris en charge dans une pouponnière, ou par des assistantes familiales qui l'accueillent chez elles, au sein de leur famille. On voit comment ces personnes vont l'aider à passer le cap de ces deux mois sans mère, faire en sorte qu'il ne tombe pas dans le vide, qu'il ne perde pas le fil de sa propre histoire.

Nous entendrons ensuite des adultes abandonnés à la naissance qui témoignent de la trace laissée par le vide originel et le secret de leur naissance. Jean-Pierre Vedel veut nous montrer que deux situations a priori contradictoires peuvent se concilier : qu'une mère, sans honte et en toute sécurité, puisse abandonner son enfant, et que les premiers pas de cet enfant puissent être accompagnés par des bras rassurants.

Source : Le blog de TV News
 



31/01/2011

Adoptés maintenus dans l'obscurité en Inde

India flag map.jpgAdoptees kept in Dark in India
Half a life: Abandoned, adopted, abandoned


Manisha (name changed) is 15 and brighteyed . She might be the regular teenager . The adults in contact with her say she is polite and disciplined and is always ready to help anyone in trouble. But Manisha is not a regular teenager and hers is no ordinary story. She lives in a home run by an NGO in Gurgaon for abandoned or abused children or those with special needs. She is the helpless victim of inter-country adoption gone terribly wrong.

Via UAI-News | 30.01.2011

10:04 Écrit par collectif a & a dans Abandon, Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, adopté | |  del.icio.us

27/01/2011

Des enfants haïtiens morts revendiqués pour de l'argent de l'assurance ?

Adopted Haitian Baby Killed for Insurance Money


Counterpunch 25 January 2011

Haiti Quake Journal.
Where Urban Legends Come to Life
By BOADIBA

[...] Urban legends also are flying on the breeze. From mouth to mouth:

The US soldiers sent en masse right after the quake went into the rubble only twice to remove safes at Citibank and Caribbean Market. (This must come from the memory of the American occupation which started in 1916 and ended in 1935 with marines withdrawing the safes containing the nation’s entire gold reserve. It now sleeps in vaults in New York or D.C.) [...]

Some camps are well organized, but not the one across from the police station in Petionville.

At the restaurant across from the police station and the refugee camp, on the terrace overlooking the pool, foreign correspondents sit with their video cams. Two women are eating and talking at a table next to us. “Two women adopted a baby here in Haiti and took him back to New York. There, in the middle of winter, they left him locked up in a car and he died of pneumonia. Afterwards they got the insurance money. They would have gotten away with it if they hadn’t come back some time later to adopt another baby and try the same thing. The second baby was strong and didn’t die. The insurance company got suspicious and investigated. They got arrested.” [...]

Posted by Brian Chapman at 6:14 PM

Via UAI-news

09:42 Écrit par collectif a & a dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, adopté | |  del.icio.us

17/08/2010

Les enfants perdus de Corée

Fabriquee en Coree.jpg

Korea's Lost Children

Korea's Lost Children, un documentaire de la BBC diffusé le 6 août 2010.


«Le documentaire explore les points de vue des personnes qui ont été personnellement touchées par l'adoption internationale.» Ellen Otzen, productrice de BBC World Service.


Chaque année, environ 1 000 enfants sud-coréens sont donnés en adoption aux pays occidentaux. Le programme d'adoption internationale a commencé dans les années 1950 comme réponse du gouvernement appauvri face aux masses d'orphelins métis de la guerre de la Corée.


Tout compte fait, environ 200 000 enfants coréens ont été adoptés à l'étranger au cours des 60 dernières années. Environ 300 d'entre eux sont depuis retournés vivre en Corée - et beaucoup sont maintenant impliqués dans la tentative pour modifier les lois sur l'adoption.


Dans ce programme, la journaliste de la BBC, Ellen Otzen, rencontre Jane Jeong Trenka et Suki Leith, qui ont été adoptées par des familles américaines, afin d'explorer l'impact que l'adoption étrangère a eu sur elles.


Les gouvernements successifs se sont engagés à mettre fin à la pratique de l'adoption transnationale. La Corée du Sud est aujourd'hui l'un des pays les plus développés du monde, et a un des taux de natalité les plus faibles dans le monde, alors pourquoi des enfants coréens sont toujours renvoyés?



Aujourd'hui, 89% des enfants coréens envoyés à l'étranger pour l'adoption sont nés de mères célibataires, qui disent qu'elles sont abordées par des agences privées d'adoption pendant leur grossesse qui les poussent à donner leurs enfants en adoption.


L'un des principaux acteurs, Holt International Adoption Agency, a souvent été critiqué par les adoptés coréens pour le non-respect des droits des mères célibataires et la mise en place d'un système qui rend possible «la vente de bébés coréens par correspondance».


Le chef de l'Agence, Molly Holt, affirme que l'objectif principal de l'organisation est tout simplement de donner aux bébés coréens «non désirés», «une famille permanente et aimante permanente et aimante.»


Les adoptés disent qu'il est temps que le gouvernement coréen fassent des lois qui favorisent la préservation de la famille au lieu de l'adoption internationale.



Source : Fabriquée en Corée.

 

 

 

11/08/2010

Un Allemand, Arun Dohle, cherche l'aide de la Cour Suprême pour localiser sa mère biologique indienne

Arun Dohle comes back for motherGerman seeks Supreme Court help in locating biological Indian mother.
Adopted German continues search for Indian roots.

 


New Delhi:  Thirty five years after he was adopted by a German couple, the Supreme Court on Tuesday agreed to examine the plea of a man claiming to be the offspring of the brother of a union minister seeking a direction to help him locate his biological mother.

 

A Bench of Justices Markandeya Katju and T S Thakur initially expressed reluctance to pass any direction but later adjourned the matter till Thursday after making some observations.

 

According to the petitioner Arun Dohle, he was born on July 31, 1973, at Sassoon Hospital in Pune. A German couple, Michael and Gertrude Dohle, adopted him four weeks later from the Kusumbai Motichand Mahila Seva Gram (KMMSG) after his mother reportedly abandoned him.

 

He settled in Germany but later came back to India to locate his biological mother.

 

Arun says he was actually kidnapped from his mother and given away for adoption to a German family. He claims to be in fact the son of the brother of a powerful NCP leader in the UPA cabinet.

 

The lanky German national said he suspected the institution had kidnapped him as a baby and separated him from his mother.

 

He suspects that the abandonment theory was a ploy to facilitate his adoption.

 

Arun, through counsel Senthil Jagadeesan in the apex court, alleged that for the past eight years he has been rebuffed by Kusumbai Motichand Mahila Seva Gram, an institution for destitute women where his mother was last known to reside. The Bombay police too refused to help him in tracing his biological mother, he alleged.

 

The Bombay High Court had earlier in 2005 dismissed his plea, following which he appealed in the apex court. In 2005, the apex court had asked the Maharashtra Director General of Police to place in a sealed cover a report on Arun's biological connection.

 

However, when the matter came up today for hearing the sealed letter could not be traced in the files of the registry, forcing the Bench to adjourn the matter till Thursday.

 

But during the arguments, Justice Katju said the Supreme Court cannot convert itself into Parliament and legislate as otherwise the latter too would start deciding judicial matters.

 

"The Supreme Court cannot convert itself into Parliament. Otherwise, let Parliament be closed and let this court start legislating. If we start legislating, tomorrow Parliament would also start deciding cases saying courts are taking 20-30 years to decide litigations," the Bench said.

 

The Bench made the remarks when counsel for Arun argued that the authorities were bound to disclose the identity of his biological mother and cited a 1984 ruling of the apex court in the Laxmikant Pandey case.


Sources : Press Trust of India | 10 août 2010 - Daily News & Analysis | 11 août 2010

 

- Je ne serai pas satisfait tant que je n'ai pas trouvé ma mère de naissance
I won’t be satisfied till I find my birth mother’ Arun Dohle 
DNA India. 18 août 2010.

 

- La recherche de la vérité pour Arun
Le Charabia de Moushette. 13.08.2010.

 

- India. National Consultation on Countering Challenges in Adoption: Combating Child Trafficking.
India: 10 & 11.01.2009 Nationale consultatie over adoptie en trafficking van children.
Better Care Network.



- L'origine en héritage.
Sylvia Nabinger, psychothérapeute. Mai 2008.