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29/07/2011

Corée. Une nouvelle ère pour l'adoption.

corée,adoptés,adoption internationaleComme vous savez sans doute, la loi sur l'adoption en Corée a été modifiée. J'espère qu'on cherchera maintenant davantage à aider des personnes fragiles qu'à en abuser comme je vous l'ai laissé voir dernièrement par l'interview de la leader de l'association de mères célibataires coréennes Miss Mama Mia.  Bon, il y a sans doute encore beaucoup de chemin à faire... En France, le délai de rétractation est de deux mois pour un accouchement sous X. Par contre, par ici, on a encore du chemin à faire par rapport à la Corée maintenant... concernant les droits de l'homme, un droit à la connaissance de ses origines, un droit bien inscrit dans la Convention Internationale sur les Droits de l'Enfant pourtant.
 

 
La loi sur l'adoption modifiée marque la fin d'une ère dans laquelle l'adoption était associée avec les meilleurs intérêts d'un enfant et ceci au dépend de sa famille d'origine.

Le 29 juin, l'Assemblée Nationale a révisé la loi sur les adoptions internationales et quelques adoptions nationales, donnant aux adoptés le droit d'avoir accès à leurs informations d'adoption et affichant son engagement de prendre comme meilleure méthode de protection des droits de l'enfant, celle de préserver la famille.
 
Ce virage pris et tourné vers la préservation de la famille se remarque déjà dans la modification même de l'intitulé de la loi permanente, passant de "la Loi Spéciale sur la Procédure et la Promotion de l'Adoption à "la Loi Spéciale sur l'Adoption". Ceci marque la fin d'une ère en Corée du Sud pendant laquelle il a été pensé que l'adoption était dans le meilleur intérêt d'un enfant, plutôt que soutenir la famille d'origine à élever l'enfant.
 
Le projet de loi n°1812414 a été soutenu par le gouvernement et a obtenu 188 voix en sa faveur, 0 contre et quatre abstentions, après être passé par des examens constitutionnel et législatifs.

Ce processus de réforme de la loi a été au début mis en place en 2008 quand le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales a donné une mission d'enquête à un groupe consultatif composé de travailleurs d'agences d'adoption, d'assistants sociaux et d'universitaires pour commencer à examiner la révision de la loi permanente sur l'adoption en vue de se préparer à ratifier de la Convention de La Haye sur l'Adoption. Le problème avec ce groupe nommé par le gouvernement initial,  c'est que des parents isolés, des membres de la famille de naissance et des adoptés, c'est à dire les personnes mêmes qui ont été directement affectées par la loi permanente, n'ont pas été consultés.
 
Au vu de tout celà, des avocats de droits de l'enfant, des organisations de femmes, des adoptés, des chercheurs et des organisations d'adoptés se sont mobilisés pour rassembler des témoignages et suivre des auditions publiques tenues par le gouvernement coréen commencées en janvier 2009. Ensemble avec les avocats So Rami et Hwang Pillkyu de Gonggam Public Interest Lawyers, et avec le soutien de la Représentante du Démocratic Party, Choi Young-Hee, la Coalition pour la Réforme de l'Adoption a commencé à rédiger le meilleur projet de loi possible.
 
Au moment du passage de la loi, la coalition comprenait le groupe Dandelions de "parents de naissance" , l'association de familles de mères célibataires coréennes KUMFA, et des associations concernant des adoptés KoRoot, ASK (Adoptee Solidarity Korea ) et TRACK (Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea).  La signature du projet de loi concernera les deux adoptions extérieures et intérieures avec le but primordial d'encourager la préservation de la famille d'origine.
 
Alors que les mères célibataires étaient encouragées à signer un formulaire pour renoncer à leurs droits parentaux avec leurs bébés toujours dans l'utérus, une semaine doit maintenant s'écouler après la naissance du bébé avant qu'un accord d'adoption ne soit signé. Alors que le conseil principal aux mères célibataires consistait en beaucoup d'informations sur l'adoption, la loi ordonne maintenant que ceux qui sont près de devenir parents doivent recevoir conseils et informations suffisants en matière d'éducation.
 
Par ailleurs, des enfants pourront être adoptés à l'étranger seulement après qu'aucun foyer ne soit trouvé pour eux en Corée et les adoptants étrangers devront se rendre en Corée pour les prendre à moins qu'ils ne fassent reconnaître des circonstances spéciales par le  Ministère de la Santé et des Affaires Sociales.
 
La loi actuelle établit une base légale pour conduire la Corée du Sud à respecter les normes internationales données par la Convention de la Haye sur l'Adoption Internationale. une autorité centrale sous le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales.  Parmi d'autres fonctions, l'autorité centrale doit protéger pour les adoptés un droit de l'homme , celui à la connaissance d'informations médicales propres et à son identité.
 
 
Le projet de loi qui est passé établit une base légale pour aider à porter la Corée jusqu'à des normes (standards) internationales selon la Convention d'Adoption de la Haye. En plus d'avoir des adoptions qui passent par décisions de justice, il y aura une nouvelle autorité centrale de l'information qui protègera les adoptés le droit de l'homme à la connaissance de ses origines et d' informations médicales propres à lui. Son président sera nommé par le Président de la Corée puis controlé par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et un conseil de direction formé d'adoptés.
 
Une base de données sera constituée afin que les adoptés puissent s'en servir pour la recherche de leurs familles d'origine. Dans le cas d'un parent biologique décédé ou de la non obtention d'un consentement pour des raisons inévitables, ou dans le cas où l'adopté a besoin d' informations dans un but thérapeutique , les informations pourront lui être révélées sans permission du parent biologique.
 
Il est dans l'espoir de la coalition que sous ces nouvelles protections légales les adoptés ne seront plus soumis à un traitement injuste et irrégulier pendant la recherche d'informations
 
C'est l'espoir de la coalition que sous ceux des nouvelles protections légales, des adoptés ne seront plus soumises au traitement déloyal (injuste) et irrégulier pendant la recherche d'informations sur leur origine.
 
La coalition est heureuse de voir des hommes de lois et du personnel du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et du Ministère de la Justice travaillant sur cette question.
 
Bien que la loi ait changé, l'interprétation de la loi au niveau politique et sa mise en oeuvre dans la pratique doivent être faits par beaucoup d'autres organismes, incluant le Bureau du président, l'autorité centrale prévue en matière d'adoption , le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales, le Ministère de la Justice et les agences d'adoption. À cet égard, il est impératif que ces organismes restent ouverts aux recommandations en cours des parties affectées et assurent aussi que la loi soit exécutée.
 
Il y a toujours beaucoup de travail à faire en Corée pour une pleine égalité en droits entre hommes et femmes et pour les droits de l'enfant , mais on devrait louer le gouvernement de faire ces pas significatifs dans la bonne direction.

 
Ecrit par Jane Jeong Trenka (présidente de TRACK), Tammy Ko Robinson (professeur de l' Université de Hanyang ) et Kim Stoker (Représentant Adoptee Solidarity Korea  ASK), tous membres de la Coalition pour la Réforme de l'Adoption

Article traduit par Greg.


Sources : [Viewpoint] A new era for adoption | Korea Joongang Daily | 7 juillet 2011
[Op-Ed] New adoption law puts family preservation first | The Hankyoreh | 7 juillet 2011
  
   
 
 

28/07/2011

La question d'identité est fondamentale à l'épanouissement d'un être.

Cette question est probablement centrale chez les enfants adoptés qui peuvent se retrouver soit dans un processus d’acculturation, soit confrontés à un dédoublement culturel et identitaire renforcé. De manière générale, les parents adoptifs se préoccupent surtout de la santé physique et des différences visibles chez leur enfant. Ils s’interrogent parfois sur une éventuelle maladie héréditaire. De manière légitime, ils se préoccupent ensuite de la différence psychologique, du regard des autres, de quelle manière leur enfant va s’attacher à eux et s’intégrer à son nouveau milieu. Indépendamment de leurs nombreux questionnements, les parents adoptifs doivent veiller à renforcer l’identité de l’enfant, son sentiment d’appartenance à sa famille, à son milieu social mais aussi à sa culture d’origine. Lorsque l’enfant est issu d’une autre culture et présente des dissemblances plus marquées, la différence s’affiche beaucoup plus mais les problèmes d’identité sont les mêmes.

 

L’adoption est une affaire de patiente, de coïncidence, d’attachement, d’identification et d’affection. Après une période de démarches et d’incertitude, lorsqu’un projet d’adoption se concrétise, l’aventure peut commencer. Après une période d’attente parfois assez longue, l’enfant finit par arriver. Même si elles ont fait l’objet de certaines discussions, se posent alors différentes questions comme si l’adoption exigeait plus des parents adoptifs que des autres parents. Avec l’arrivée d’une nouvelle personne dans la famille, la faculté d’adaptation est primordiale, tant pour les parents que pour les enfants.

Certains évoquent la période de la post-adoption, comme un défi à relever. Il importe de démystifier certaines idées reçues à propos de l’adoption. L’attachement instantané représente une fausse croyance qui provient de l’époque où les parents adoptifs venaient choisir l’enfant dans les orphelinats. Ils étaient alors convaincus que le premier enfant qui leur tendait les bras était celui qu’ils devaient adopter. Or, le processus d’attachement ne s’installe pas en fonction des sentiments (positifs ou négatifs) ressentis lors de la première rencontre. Cette première impression peut être faussée par différents éléments qui ne peuvent garantir l’installation d’un processus l’attachement favorable. Analogue à une naissance, l’adoption comporte des moments d’incertitude et de balbutiement. Il s’agit surtout de la rencontre entre deux êtres différents, qui ont probablement besoin l’un de l’autre. Une aventure humaine où la relation reste à construire.

Certains parents adoptifs rapportent cependant qu’ils ont éprouvé plus difficultés de créer des liens solides et stables avec leurs enfants adoptifs qu’avec leurs enfants naturels. Dans les situations où l’enfant adopté a déjà vécu dans une autre famille ou a évolué dans une institution, il a connu une autre réalité et doit s’adapter à de nouveaux repères parfois très différents. De manière radicale et sans aucune progression, tout ce qui concerne cette réalité originelle (les odeurs, les voix, les sons, l’ambiance, etc.) disparaît du jour au lendemain. Au début, il va essayer de retrouver instinctivement les traces de ce passé proche. Il va mobiliser son énergie psychique à survivre le mieux possible à cette rupture. Il ignore qu’il va vivre avec des nouvelles personnes qui vont devenir ses parents pour la vie. Ce stress émotionnel profond laissé par la trace de quelque chose qui s’évanouit progressivement dans les mânes du temps peut persister des années durant, voire même pendant la vie adulte. Conscients de ce trouble plus ou moins apparent, les parents adoptifs observent ces mécanismes psychologiques (souvent inconscients) et pensent à se mettre dans la peau de l’enfant adoptif pour l’aider à trouver son identité malgré certaines différences visibles ou invisibles.

L’origine ethnique de l’enfant adopté joue également un rôle significatif dans les processus d’attachement et d’identification. Aujourd’hui, l’adoption internationale est portée par les vagues de la mode et l’évolution des mentalités. Chaque année, des milliers de parents adoptent des enfants en provenance des cinq continents. Actuellement, ces jeunes enfants proviennent d’une vingtaine de pays (principalement la Chine, Haïti, la Russie, le Vietnam, la Thaïlande, le Brésil et la Colombie). De manière générale, les spécialistes de l’adoption observent que les enfants issus de l’adoption internationale s’adaptent assez bien à leur nouveau milieu, surtout s’ils ont été adoptés très jeunes. La plupart de ces enfants venus d’ailleurs bénéficient des meilleurs soins et de bonnes conditions d’accueil. Lorsque l’enfant est d’une autre couleur de peau que celle de ses parents adoptifs, le regard des autres et les questions sont souvent dérangeantes. En filigrane des réflexions se révèlent diverses formes de racisme ou de xénophobie. Ces attitudes souvent insidieuses se manifestent différemment selon l’âge et l’origine ethnique de l’enfant. Les enfants qui apparaissent comme « adorables » lorsqu’ils sont petits, deviennent plus connotés en grandissant. Certains affirment que les enfants africains sont plus souvent victimes de racisme en grandissant, que les enfants asiatiques qui seraient mieux « appréciés ». Pour les Asiatiques, c’est le stéréotype de l’enfant parfait qui fait souvent la vie dure aux fillettes. Elles sont gentilles, dociles et elles devraient tout réussir. C’est souvent à l’adolescence que l’image stéréotypée de l’enfant « mignon » finit par s’estomper, laissant la place à d’autres ressentiments.

En grandissant, les enfants adoptés ethniquement différents souffrent des remarques des autres enfants ou subissent des pressions qui remettent en cause leur attachement à leur famille adoptive. Les différences culturelles sont pourtant de plus en plus manifestes dans les grandes cités occidentales. Mais la plupart des enfants adoptés issus de l’étranger sont sensibles aux remarques des autres. Il importe d’ailleurs qu’ils soient informés à propos de leur culture d’origine ou qu’ils apprennent leur langue originelle, afin notamment de retirer une certaine richesse de leur métissage culturel. En connaissant leurs racines, leur langue « maternelle », ces enfants prennent conscience que leur culture d’origine n’est pas un sujet tabou. Cette approche démystificatrice aide l’enfant à s’épanouir dans sa famille et son milieu. Les problèmes d’attachement sont aussi remis en question par cette dichotomie culturelle que l’enfant ressent parfois comme un dédoublement personnel. Il peut perdre confiance en lui ou rechercher d’autres figures d’attachement extérieurs à sa famille adoptive. Il peut aussi se poser des questions sur sa culture d’origine et la placer en compétition avec sa culture d’accueil, tout en déstabilisant son processus d’intégration.

L’enfant adopté se lance ainsi un véritable défi : trouver le juste milieu entre ses origines et sa destinée actuelle et consolider ses liens d’attachement avec ses parents adoptifs. Si la mission de tout parent est d’accompagner et de soutenir son enfant vers un épanouissement optimum, les parents adoptifs doivent relever un second défi : reconnaître leurs propres différences et accepter un certain décalage que tôt ou tard l’enfant qu’il ont adopté va installer.

Ayant dépassé une histoire singulière, les enfants adoptés se présentent parfois comme survivants d’un traumatisme précoce. Depuis leur naissance en passant par l’abandon, ils ont survécu physiquement et affectivement à diverses épreuves parfois innommables et surmonté des expériences plus ou moins douloureuses (guerre, famine, séparation, rupture de soin, décès des parents, viol, etc). D’un point de vue psychologique, il est tout aussi important de pouvoir diagnostiquer certains symptômes cliniques spécifiques du vécu des enfants adoptés. En reconnaissant ces signes, les parents peuvent soutenir l’estime de soi de leur enfant et l’aider à se construire. Au-delà de toute considération culturelle, le renforcement de sa construction personnelle est aussi la base de son identité.

En matière d’identité, l’enfant adopté a besoin d’être considéré en tant que personne à part entière et intégrée à une famille qui ne met pas de côté son histoire originelle. Il faut cependant éviter certains pièges qui pourraient renforcer des attitudes ou des prises de position extrêmes. Ainsi, certains parents font une fixation sur l’origine de leur enfant et se mettent à l’idéaliser. Tels parents sont si fiers de leur enfant d’origine indienne qu’ils transforment la décoration de la maison, changent totalement leurs habitudes alimentaires, apprennent le hindi en famille et racontent continuellement devant l’enfant leur merveilleuse expérience d’adoption. À l’opposé, certains cherchent à effacer toute trace du passé de l’enfant pour qu’il puisse repartir à zéro. A l’exemple de ces parents qui de bonne foi se débarrassent de tous les vêtements et objets que l’enfant portait sur lui le premier jour, afin qu’il oublie son passé pénible. Dans ces deux situations extrêmes, l’emprunte culturelle de l’enfant occupe paradoxalement tout l’espace de l’adoption. L’enfant doit apprendre à fonctionner avec ses deux identités. Lorsqu’il ressent le besoin d’appartenir à l’une ou l’autre référence culturelle ou familiale, l’enfant doit se sentir autorisé à opérer un libre choix. Qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, il est à la fois l’enfant de ses parents adoptifs et l’enfant d’une autre origine. Suivant les vicissitudes de sa propre existence et certaines périodes plus ou moins difficiles de sa vie, il sera confronté à des personnes, à des événements, à des rencontres qui ouvriront son coeur et son esprit à l’intelligence du monde d’où il est issu et où il s’est attaché.


Source: L’enfant adopté : en quête de sens ou d'identité? par Yves-Hiram Haesevoets

09:06 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adoption, adoptés, identité | |  del.icio.us

25/10/2010

Adoptés en Colère

De Wereld is van Iedereen.jpgTraduction non-officielle de l'article "Boze geadopteerden" paru sur le blog "De wereld is van iedereen"


Parmi les parents adoptifs, il y a parfois du sarcasme à propos des adoptés militants, tels que par exemple les membres dirigeants de United Adoptees International (UAI). Ils seraient en colère et considérés comme des personnes frustrées traînant toute la misère à propos de leur statut adoptif. Cette qualification me mets moi aussi en colère. Il tue le point de vue, la vision de leurs messages: il y a beaucoup d'erreur et de malheur dans l’adoption internationale et pour de nombreux adoptés l'adoption n'est pas apparue comme la bonne solution. Le moins que l'on puisse faire en tant que parent adoptif (prospectif) est de les écouter.

 

Margie, une mère de deux Coréens, a commencé récemment un blog sur l'adoption. En solidarité avec les adoptes "colériques" le blog s’appelle Angry Adoptive Mom (Maman Adoptive en Colère). De belles et courtes contributions sont écrites avec une certaine auto-dérision, ce qui est hélas plutôt rare dans le petit monde de l’adoption. Mais parfois aussi avec colère. Et cela est nécessaire aussi.

06/10/2009

Dossier Europe (suite). Défis dans les procédures d'adoption en Europe : garantir et préserver l'intérêt supérieur de l'enfant.

Challenges in Adoption Procedures in Europe Ensuring the Best Interests of the Child.jpg

 

La Commission européenne et le Conseil de l'Europe organisent conjointement une conférence sur:
"Défis dans les procédures d'adoption en Europe : garantir l'intérêt supérieur de l'enfant".



Cet événement aura lieu au siège du Conseil de l'Europe à Strasbourg (Palais de l'Europe - Salle 1), du Lundi 30 Novembre (09h30) au mardi 1er Décembre 2009 (16h30).



Cette conférence avait déjà été annoncée sur ce site à cette page.

 

Source : Challenges in Adoption Procedures in Europe: ensuring the best interests of the child et les conclusions officielles.

19:31 Écrit par collectif a & a dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, conseil de l'europe, adoption, adoptés | |  del.icio.us

12/08/2009

Dossier Europe. Défis dans les procédures d'adoption en Europe : garantir et préserver l'intérêt supérieur de l'enfant.

UAI-NL.jpgLa Conseil Européen a probablement essayé d'éviter les questions critiques des organisations d'adoptés pendant qu'il faisait parvenir la lettre ci-dessous - seulement - aux ministères et aux organisations de parents adoptifs & adoptants.

Cette lettre a été interceptée la semaine dernière, alors que la période d'inscription officielle était déjà terminée.

United Adoptees International vous fait partager cette information.

 


Madame, Monsieur,

Le Conseil de l'Europe et la Commission européenne organise conjointement une conférence sur: "Les défis dans les procédures d'adoption en Europe: garantir et préserver l'intérêt supérieur de l'enfant », qui aura lieu du Lundi 30 Novembre (09.30) au Mardi 1er Décembre 2009 (18.00) au siège du Conseil de l'Europe, à Strasbourg (Palais de l'Europe, Salle 5).

 

Le premier jour de la Conférence sera consacrée à l'adoption nationale et le deuxième jour de l'adoption transnationale. Plus précisément, les thèmes suivants seront abordés:

- La Convention européenne sur l'adoption des enfants et l'intérêt supérieur de l'enfant
- Les adultes dans le processus de l'adoption
- Le rôle et la responsabilité des autorités
- L'accès aux origines: comment trouver un équilibre entre les différentes parties concernées ?
- De l'adoption nationale à l'adoption transnationale: la Convention de La Haye sur l'adoption de 1993
- Le droit à une famille: l'adoption transnationale est-elle la solution du dernier recours ?
- Pour une politique européenne de l'adoption?

 

Cette conférence est ouverte à l'Union Européenne, aux Etats membres de Conseil de l'Europe ainsi qu'aux praticiens du droit et les institutions ou des associations concernées par l'adoption des enfants. Les participants devraient idéalement être des experts en droit de la famille, et en particulier dans l'adoption d'enfants.

 

Par conséquent, nous vous saurions reconnaissants de transmettre la présente lettre d'invitation
aux autorités compétentes de votre pays afin que des représentants puissent être désignés pour participer à cette conférence.

 

Nous vous prions d'envoyer les coordonnées de chaque représentant au Secrétariat du Conseil de l'Europe par courrier électronique (cdcj@coe.int), avec une copie à la Commission européenne à Patrizia.DE-LUCA@EC.EUROPA.EU) si possible avant le 10 août 2009, afin de faciliter l'organisation pratique du séjour et du logement.


La traduction simultanée sera assurée en plusieurs langues officielles de l'Union Européenne.

 

Cet événement - qui s'inscrit dans le travail effectué par le Comité européen de la Coopération Légale (CDCJ) et le Comité d'experts en Droit de la Famille (CJ-FA) - offrira une excellente occasion  pour une nouvelle collaboration entre le Conseil de l'Europe et la Commission européenne dans le domaine de la famille.


Veuillez agréer, Monsieur (formule de politesse)

 

Secrétariat de la Division Droits publics et privés
Direction générale des droits de l'homme et des affaires juridiques
Conseil de l'Europe

 

Source : United Adoptees International - News.

06/08/2009

L'adoption transnationale et la "financiarisation de tout". Jane Jeong Trenka.

Jane J Trenka.jpgTransnational Adoption and the “Financialization of Everything”

[Via United Adoptees International.]



Par Jane Jeong Trenka (Auteure de "Le Langage du Sang" et "Visions Fugitives".)

 

L'adoption internationale est souvent considérée comme une relation mutuellement bénéfique entre des enfants ayant besoin d'un foyer financièrement stable et des adultes qui veulent élever un enfant. Mais c'est aussi une grande affaire d'argent.


Conformément au néolibéralisme, ou le manquement, le vide des services gouvernementaux, de nombreux enfants adoptés sont nés de mères célibataires qui n'avaient peu ou pas de moyens, de ressources pour s'occuper de leurs enfants. Les agences d'adoption internationale ont renforcé cette lacune en proposant des foyers, et en faisant du profit dans ce processus.


La transformation de l'adoption en une entreprise globale, mondiale crée une incitation supplémentaire à ne pas aider les mères, qui  se tournent vers l'adoption,  en désespoir de cause mais non par désir.
Des militants adoptés travaillent à faire la lumière sur cette question.

En mettant particulièrement l'accent sur la Corée du Sud, l'auteure et co-fondatrice du mouvement TRACK "Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea" (Vérité et Réconciliation pour la Communauté d'Adoption de la Corée) Jane Jeong Trenka soutient que le processus devrait être repensé pour remettre l'argent et les décisions fatidiques là où elles appartiennent c.à.d. : les mères et leurs enfants.

 

TRACK travaille maintenant avec le gouvernement coréen pour obtenir que les voix des parents de naissance et celles des coréens adoptés  soient entendues lors de la révision de la loi sur l'adoption en Corée du Sud.

 

Au cours de la présentation d'un document appelé "L'adoption domestique (intérieure) et d'outre-mer(étrangère) et le bien-être des mères célibataires"  dans le complexe du Parlement de la Corée du Sud à Séoul le 4 mars 2009, le Dr Mi-Jeong Lee, de l'Institut de Développement coréen de la Femme a fait remarquer qu'après la Guerre coréenne, la Corée du Sud capitaliste  a envoyé des enfants à l'étranger de façon permanente aux parents adoptifs, alors que la Corée du Nord socialiste, avait une philosophie différente dans le traitement de la crise. Au lieu d'envoyer des enfants à des fins d'adoption, elle a envoyé les enfants dans d'autres pays avec des nourrices nord Coréennes, et les enfants ont été ramenés plus tard. Le Dr Lee a déclaré que, compte tenu de cela, lorsque le Nord a critiqué le Sud pour "exporter" des enfants pour l'adoption, le Sud "n'a rien pu réfuter contre la Corée du Nord."


Le texte complet (en anglais) sur CONDUCIVE.

 

* * *

 

Pays-Bas & Corée. Parler de l'adoption est mauvais pour les relations diplomatiques.


La cinquième rencontre internationale des adoptés corréens a lieu cette année aux Pays-Bas. Amsterdam, la capitale des Pays-Bas accueille cette manifestation internationale. IKAA, l'organisation de toutes les associations des adoptés coréens dans le monde, présente  le thème : la vie et de travail en Corée.

En lire plus sur United Adoptees International News.

 


05/07/2009

Une liste de ressources de recherche sur le thème de l'adoption internationale.

ICASN.jpgA list of research resources on the topic of inter-country adoption.


[Via Inter-Country Adoptee Support Network (ICASN)]

Adoption Research Organisations

-Trans-racial Adoption: Research & Consultation
-The Adoption Initiative (University Collaboration in the USA)
-Centre for Cognitive Developmental Assessment & Remediation - specialise in psycho educational needs for internationally adopted children

Research Papers specific to Inter-Country Adoption

NSW Law Reform Commission discussion paper 34 - Review of Adoption of Children Act (ICA an International Perspective)

Adoptee Written Thesis's on Adoption


Research Statistics on Inter-Country Adoption

-Trends in Intercountry Adoption (1998 - 2004) by Peter Selman

Medical & Health Research

-Educational Attainment & Cognitive Competence in Adopted Men - a study of international & national adoptees, siblings, and a general Swedish population
Research Booklet: Children Adopted from China - A Longitudinal Study of their Health, Growth & Development.  Email Nancy for a copy
-Unique Issues of Adult Adoptees from a Psychotherapeutic Perspective

Adoption Ethics Research



Source : ICASN.

10:32 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adoption internationale, adoptés | |  del.icio.us