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20/04/2010

Je n'ai pas aimé mon enfant adopté. La douloureuse vérité de l'adoption.

Logo Slate.fr.jpgI Did Not Love My Adopted Child. The painful truth about adoption.
By KJ Dell'Antonia.

 


«Je ne désire plus être la mère de cet enfant.» Ces mots ne sont pas moi. Ils ont été écrits par Torry Hansen, infirmière du Tennessee de 33 ans, dans une lettre qu'elle a envoyée par avion en Russie avec le fils de 7 ans qu'elle avait adopté en septembre dernier. Pourtant, cet été, quand nous avons ramené de Chine notre petite de 3 ans fraîchement adoptée, j'aurais très bien pu les écrire. Cette phrase incarne parfaitement l'état dans lequel j'étais au cours des semaines qui ont suivi notre retour de ce voyage d'adoption (bien que ma version aurait contenu davantage de gros mots). Je n'aimais pas cette enfant. Et cette enfant ne m'aimait pas -même si, lorsqu'elle ne me hurlait pas dessus, elle s'agrippait à moi comme si j'avais été le dernier arbre debout au milieu d'une tornade. Je ne voulais pas être la mère de cette enfant, et je doutais de jamais y parvenir.

 

Évidemment, j'ai fini par y arriver, car sinon la tempête qui fait rage autour de Torry Hansen se déchaînerait aujourd'hui contre moi. Mais sans mettre en doute, en aucune manière, la souffrance de son fils adoptif, je comprends, du fond de mes tripes, ce par quoi Torry Hansen est passée quand elle a fait l'impasse sur toutes les autres solutions d'urgence et mis cet enfant dans un avion. De même que les femmes qui ont connu la dépression post-partum comprennent celles qui se tuent avec leurs bébés, je le comprends. Rendons Grâce à [remplir avec la divinité de votre choix], j'y ai échappé. Mais cela aurait pu être moi.

 

Tout comme moi, Hansen a dû se dire qu'elle était prête. Elle a été passée au crible, questionnée et évaluée. Elle a assisté aux cours obligatoires «d'éducation à l'adoption» sur les enfants en orphelinat, décrivant toutes sortes de sévices, sexuels et autres, les colères violentes et les retards procéduraux imprévisibles. Elle a rempli des formulaires, elle a été évaluée par des assistantes sociales, et, à cause des conditions strictes des voyages en Russie, elle s'y est rendue à deux reprises -la première pour rencontrer l'enfant qu'elle allait adopter, et puis de nouveau, après une période d'attente, pour confirmer sa volonté de devenir sa mère et d'officialiser leur relation. Mais les parents désireux d'adopter sont soit d'incorrigibles optimistes (moi par exemple), soit des gens à la foi profonde et inconditionnelle, et la plupart d'entre eux ne se rendent compte que les choses peuvent mal tourner -mais vraiment très mal- que lorsqu'il est trop tard.


D'autres enfants ont déjà été renvoyés

L'histoire de Torry Hansen n'est pas la première à se terminer ainsi. Elle n'est même pas la première mère à renvoyer son enfant en Russie, un couple de Géorgiens a ramené une fillette de 9 ans en 2000, en disant qu'ils n'arrivaient pas à l'aider. La Russie est connue pour avoir des enfants adoptifs difficiles -son système d'assistance publique est plus rigide que celui d'autres pays et offre souvent moins d'opportunités aux jeunes enfants de nouer des liens avec un adulte référent, ce qui est considéré comme crucial pour pouvoir, plus tard, transférer sa confiance et son affection à un parent adoptif. Mais il existe des histoires d'adoption tragiques dans toutes les régions du monde. Une femme de Floride a abandonné le petit Guatémaltèque de moins de 6 ans à l'aéroport juste après l'avoir ramené au États-Unis (il est resté dans une famille d'accueil jusqu'à ce qu'elle réclame, et obtienne à nouveau, sa garde seize mois plus tard). Tous les cas difficiles ne s'achèvent pas sur une tragédie ou un rejet, mais de nombreux parents adoptants (y compris certains de mes plus proches amis) s'accrochent à un quelconque «plan B» pour survivre aux premiers mois à la maison avec celui ou celle qui n'est finalement qu'un étranger, un étranger perturbé et en colère que vous avez promis d'aimer sans conditions jusqu'à la fin de vos jours.

 

Hansen a adopté un petit garçon de 7 ans, qui vient d'un pays marqué par une longue histoire de difficiles adoptions d'enfants en orphelinat. Moi, j'ai adopté une enfant de 3 ans élevée dans les meilleures conditions imaginables pour une petite fille abandonnée bébé en Chine -une famille d'accueil, avec un couple aimant qu'elle appelait Maman et Baba, et qui s'était occupé d'elle depuis qu'elle avait 2 mois. Grâce à leur aide, elle nous a été confiée avec le maximum de soins et de tendresse permis par le gouvernement chinois. Et pourtant, nous avons eu du mal. Ma fille a hurlé pendant des heures en réclamant sa Maman, et nous savions toutes les deux que je n'étais pas la mère qu'elle voulait. Elle donnait des coups de pied, criait et me désobéissait; elle frappait comme une brute ses nouveaux frères et sœurs quand ils essayaient, toujours au pire moment possible, de lui faire un câlin. Elle nous disait qu'elle ne nous aimait pas; elle suppliait qu'on la renvoie à Baba Mike. Le puits sans fond de ses besoins signifiait qu'il me fallait souvent négliger l'un de mes trois autres enfants. J'étais certaine que j'avais mis toutes nos vies en l'air, pour toujours.


Recoller les morceaux

Ça s'est arrangé, et ça continue de s'améliorer; nous œuvrons quotidiennement pour notre happy ending. Bien intentionné est une expression facile à critiquer, mais il est évident qu'Hansen (tout comme moi) avait de bonnes intentions. À quelques folles exceptions près, peu de parents adoptants s'infligent ces procédures dans l'idée de faire le mal. Le problème est que le mal est déjà fait. Même le meilleur parent adoptant ne peut jamais faire mieux que de recoller les morceaux.


Les enfants qui ne sont plus des bébés et qui attendent d'être adoptés aux États-Unis ou ailleurs ont déjà été abandonnés ou victimes de sévices. Les parents désireux d'adopter sont prévenus, mais il existe aussi une mythologie parallèle qui a émergé autour de l'adoption, que l'on peut rapprocher de celle de l'accouchement avant qu'Anne Lamott et ses héritiers spirituels ne fassent exploser la bulle. Les histoires que les agences d'adoption intègrent à leur matériel, les livres, les blogs -même les signatures des parents sur les forums d'adoption («heureuse maman de DD Mei Mei, à la maison depuis 2007») évoquent tous une expérience censément merveilleuse. Votre enfant est «à la maison», sa vie d'orphelin est révolue, vos voyages respectifs sont terminés, et vous êtes unis pour la vie dans une grande et belle famille. Même la terminologie politiquement correcte de l'adoption insiste sur le fait qu'une fois que c'est officiel, c'est bon-votre enfant «a été» adopté (et non pas «est adopté»), maintenant vous êtes sa mère, amen. Nous refusons que l'adoption soit un processus; nous voulons qu'elle soit une destination, ce qui ne fait qu'aggraver notre colère quand les choses ne tournent pas comme prévu. Torry Hansen a trahi son fils, et elle a trahi notre système de croyances. Pour nous, il était son enfant, mais pas pour elle, ce qui fait d'elle la méchante de l'histoire.

 

En réalité, ce n'est la faute de personne. Les humains semblent éprouver un besoin écrasant d'entendre des histoires bien proprettes, besoin qui, dans le cas de l'adoption, vient presque toujours se heurter à une réalité bien plus laide. La loi le comprend et c'est pourquoi, si moralement inacceptable que puisse nous paraître le geste de cette femme, avoir mis son fils adoptif dans un avion pour le renvoyer en Russie n'est pas illégal. Irréfléchi, d'accord, et moche, mais pas contraire à la loi. La loi reconnaît encore qu'adopter des enfants d'un certain âge n'est pas la même chose que d'être des parents biologiques. Il nous revient maintenant, à nous les parents adoptants, éreintés mais expérimentés et aux professionnels de l'adoption qui nous entourent (souvent des adoptants eux-mêmes) de cesser de nous reposer sur la pédagogie de l'adoption et sur les assistantes sociales pour parler des réalités plus sombres des troubles de l'attachement, des retards administratifs, de la dépression post-adoption et de commencer à en parler nous-mêmes.


Préparer différemment l'adoption

Tant que nous persisterons à faire croire que l'histoire de l'adoption est celle d'une famille qui rentre à la maison du bonheur et devant qui se déroule un avenir rose bonbon, les affaires comme celle de Hansen donneront du grain à moudre aux alarmistes qui ne démordent pas de leur théorie selon laquelle tous les parents adoptants sont naïfs et mal préparés. La menace de la Russie de suspendre temporairement toutes les adoptions américaines paraîtra mesurée plutôt que vengeresse. Mais c'est une réaction primaire qui aura pour conséquence de faire attendre des centaines d'enfants, dont beaucoup ont déjà rencontré les familles qui projettent de les adopter, pendant des mois ou même des années dans des institutions pendant que des «précautions supplémentaires» (qui n'affecteront sans doute que très peu d'adoptions) seront mises en place. Cette famille attend à Saint-Pétersbourg de finaliser son adoption. Celle-ci vient juste d'y parvenir. Le geste de Hansen -ou plutôt, la réaction disproportionnée de la Russie- risque de mettre en péril leurs adoptions, en admettant qu'elles y parviennent: plus un enfant est resté longtemps dans un orphelinat ou plus il est âgé au moment de l'adoption, plus l'adaptation sera difficile à la fois pour l'enfant et pour la famille.

 

Pour notre famille, l'adoption n'a pas été parfaite, et de loin, même si pour le moment elle semble mieux se dérouler que celle de Torry Hansen. Évidemment, nous ne savons pas encore comment elle se terminera. Même si ma fille adoptive finit par aller bien, il faut prendre en compte mes autres enfants -mon fils biologique de 3 ans passera peut-être des années sur le divan pour avoir été supplanté par ma fille; mon fils ou ma fille aînés rechercheront peut-être l'affection perdue cette année dans une secte ou en se jetant dans une série de relations sans lendemain destructrices. On ne peut pas savoir tant que ça n'est pas arrivé (et nous ne saurons jamais ce qui aurait pu être différent).

 

Étant donné le battage autour de son retour, le fils adoptif de Hansen sera sûrement recueilli par une famille russe, et quoi qu'on en dira, sa vie alors n'aura rien d'un long fleuve tranquille. Il est fort probable que rien ne se déroulera comme prévu. D'ailleurs, par définition, c'est déjà ce qu'il s'est passé. Dans un monde idéal, chaque enfant recevrait les soins dont il a besoin de sa mère biologique. Mais nous ne vivons pas dans ce monde-là. Une histoire d'adoption «réussie» est celle où vous pouvez vous dire que la situation est meilleure que si l'autre solution avait été adoptée. Il faut s'en contenter.

 

Article original  "I Did Not Love My Adopted ChildThe painful truth about adoption" by KJ Dell'Antonia

KJ Dell'Antonia un auteur vivant dans le New Hampshire. Elle rédige la chronique EcoLiving du magazine Kiwi et est co-auteur de Reading With Babies, Toddlers and Twos: Choosing, Reading and Loving Books Together.


Source : Slate | 19 avril 2010.

 

I'm tired of adoptive parent confessionals
...
Where is the acknowledgment of the adoptee's perspective? Why do these articles merely continue to pathologize adopted children without really recognizing the trauma of the adoption experience itself? Lots of attention seems to be spent on the pre-adoption trauma - the triple bad boys of pre-adoption experiences (abandonment, institutional life, pre-abandonment abuse or neglect). What about the trauma of ripping a child away from the only people this child knew and placing them in a foreign country? What would Dell'Antonia have wanted for her biological son if he had to have been taken away from her and sent to China to an adoptive family who wanted to "grow their family?" Would she have recognized the trauma her son would have felt in that scenario? My guess is yes. My guess is she never recognized that the fact her adopted child was so attached to her foster parents was in many ways a good thing - it meant her daughter had the capacity to love someone. My guess is that it didn't really matter. It was more about her daughter's lack of attachment to her. Which is ridiculous, right? I mean, you don't expect to go on a first date with someone and immediately fall in love. Why would you expect that from a child?
Harlow's Monkey | 16 avril 2010

 

Consumer warning labels
Warning: Hand made. Each one is different, therefore no two will be alike. Actual product may differ from the one shown in advertisement. NO RETURNS.
Harlow's Monkey | 13 avril 2010

 

- - -

 

En France, la Direction générale à l'action sociale (DGAS) et le Ministère de la Santé avaient décidés en septembre 2004 de "quantifier" les échecs de l'adoption. Une étude avait été commandée à la psychosociologue Catherine Sellenet.
Pour x et y raisons, cette recherche a été suspendue. Néanmoins, en 2009, Catherine Sellenet publiait son ouvrage "Souffrances dans l'adoption"
Lire aussi ce billet sur le blog de Kakrine.

 

 

 

 

02/10/2009

Elle a abandonné son fils adoptif, qui ne "s'attachait pas". Pendant 18 mois, une mère a lutté pour se relier avant la renonciation de son enfant.

She adopted a baby and then gave him up.jpg[Via Pound Pup Legacy]


She gave up adopted son who ‘wasn’t attaching’.
One mom struggled to connect for 18 months before relinquishing her child.



Article source :  Today. Anita Tedaldi. 1/10/2009.

 

- The Mother Who Gave Back Her Adopted Son

Motherlode. Adventures in Parenting. Lisa Belkin. October 1, 2009.

 

- Quand l'adoption finit mal...

Le témoignage d'une mère qui explique que l'attachement ne s'est pas fait et qui décide, après 18 mois, de chercher une autre famille adoptive pour son fils. J'avais trouvé son témoignage déchirant , j'étais dévastée à la lecture de son histoire... et en même temps, j'avais été très admirative de sa force de caractère et de sa décision. Décision qu'elle explique simplement: je voulais trouver la meilleure famille possible pour lui, même si cette famille ne pouvait pas être la nôtre...

Traduction en français sur le blog de Kakrine.

07/02/2009

Les échecs dans la situation adoptive : reconnaissance, soin et prévention. Fatalité ou singularité ?

COPES.jpgStage de perfectionnement COPES, 20 rue de Dantzig 75015 Paris.
Du 25 au 27 mai et du 22 au 24 juin 2009.




Quelles sont les difficultés récurrentes ?
Quels sont les différents types de problématiques et d’échecs ?
L’adoption comporte plusieurs risques propres à la spécificité de cette forme de parentalité.
Tenter de discerner les facteurs de risques liés aux adoptants, à l’enfant et aux tiers qui interviennent dans le processus.
Analyser les scenarii fondamentaux actualisés dans cette filiation particulière.
Aborder les facteurs liés à l’accompagnement de l’adoption tant du côté des parents (avant, pendant et après l'agrément) que du côté de l’enfant (adoptabilité).
Préciser les enjeux et les conditions de l’apparentement, de la construction de l’attachement et de l’affiliation (état psychique des parents, de l’enfant, rôle des intermédiaires).
Pointer l’importance des toutes premières phases de la construction de la parentalité du côté de l’enfant et du côté des parents ainsi que des périodes ultérieures ou critiques (adolescence) : difficultés ordinaires ou plus spécifiques ?
Définir les conduites à mettre en place pour l’accompagnement des parents et de l’enfant dans des situations de crise au plus long cours.


L’animation et la continuité du stage sont assurées par Anne-Marie CRINE, psychologue, attachée au Service de l’Adoption du Ministère de la Communauté Française de Belgique et du Centre de Ressources en matière d’Adoption à Luxembourg, consultante auprès d’organismes internationaux (UNICEF, SSI).

 

En savoir plus : COPES

 

* * *

 

 

- USA. Adoption Disruption & Replacement Children Awaiting Adoption.
Listed below are children that are in need of loving homes. All of the children below have previously been adopted and for various reasons, their adoption was not able to be maintained. The placements are considered private adoptions (they are not currently residing in county foster care and they are in the legal custody of their adoptive parents), there are minimal fees for placement although there are no fees to be considered for these children through our Law Office. To be considerd for these children, you must have a valid homestudy within your state. Other children, in addition to those listed above maybe available. Contact the office for more information or to be considered as a placement resource.
Read more.

 

- Regretter d’avoir adopté.
On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Certaines femmes optent pour la banque de sperme, avec les risques que l’on sait. D’autres vont du côté de l’adoption. Et le regrettent….
Dur témoignage, sur ce blogue du webzine Salon, d’une femme qui confesse ses «regrets»: elle a adopté un petit ange de huit ans, de l’équivalent de la DPJ locale. Sage, souriant, brillant, même. Mais son historique familial aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, disons. «Je savais que les enfants qui ont été abusés, négligés, abandonnés risquent d’avoir des problèmes émotifs», dit-elle. Et comment …
Ma mère blogue. 28/07/09.

 

- Notre adoption est un echec.
Notre vie a basculé dans l'enfer, il y a 7 ans quand nous avons adopté Pauline.
1997, aprés une grossesse qui n'est pas arrivée à terme et une ITG qui laissera quelques séquelles temporaires, nous décidons d'adopter un enfant. Déjà parents d'un fils biologique de 7 ans, nous prenons cette décision à trois.
Forum Enfance & Familles d'adoption. Ophélie. 18 octobre 2008.

 

 

- Echec de l'adoption (suite).
Ce message et toutes ses réponses qui font ce sujet sont des messages issues du fil originel 'Notre adoption est un échec'. N'étant pas en lien direct avec le sujet originel en question nous avons créé ce nouveau fil intitulé : 'Echec de l'adoption : préparation réaliste à l’adoption'. 
Message du modérateur du forum Enfance & Familles d'Adoption.

 

 

- Restitués à l'orphelinat
Une adoption sur cinq débouche sur des situations dramatiques. La bonne volonté ne peut pas toujours éviter la rupture. 
Traduction de Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée d'un article intitulé "Devueltos al orfanato" suivie par celui intitulé"Las mil y una razones detrás del fracaso" par Lola Galàn publiés sur le site El País, le 6 janvier 2008.

 

- Doublement ratée.
Je fais partie de ceux qui ont été adoptés : ces enfants qui n'ont rien demandé à personne et qui se voient arrachés à leur pays, à leurs racines, à leurs traditions pour faire le bonheur d'autres personnes (ne pas y voir un caractère haineux). bien sûr, j'ai eu la chance de ne pas être séparée de mon frère (peu ont eu cette chance).
Le monde des adoptés.


- Choquée.
Je dois préciser tout d'abord que je suis née en corée du sud. J'ai été adoptée il y a de cela 20 ans à l'âge de 6 ans par un couple français avec un fils biologique,par l'intermédiaire de l'assocaition "Rayon de soleil". J'ai donc 26 ans aujourd'hui et je suis maman d'un petit garçon de 23 mois. Mon adoption est ce que l'on peut appeler une adoption "ratée".
Je n'ai désormais plus aucun contacts avec ma famille adoptive et j'estime n'avoir plus de famille du tout.
Forum France5 les maternelles.

 

- Et si, malgré tous les efforts fournis, l’adoption échoue?
Une des plus grandes craintes, pour ne pas dire la plus grande, de toutes les personnes concernées par une
adoption et impliquées dans la procédure, est que l’adoption ne parvienne pas à créer de liens et que,
malgré les efforts fournis par tous, l’évaluation de la situation de l’enfant montre qu’il est dans son meilleur
intérêt d’être séparé de sa famille adoptive. Comment éviter une telle situation, et comment y remédier?
Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR). Bulletin Mensuel n° 9/2007.


- La post adoption : vers un équilibre des droits et intérêts des adoptés, des adoptants et des familles d’origine.
Contribution au Séminaire européen sur la post adoption organisé à Florence par ChildONEurope le 26 janvier 2006.
Isabelle Lammerant, Coordinatrice.
Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR).

 

- Enfants adoptés, l'envers du décor.
Première enquête française sur les ratés de l'adoption. Etude non-publiée. 2006.

 

25/12/2007

Un diplomate néerlandais accusé d'abandonner sa fille adoptée

Jade.jpgRaymond Poeteray, le vice-consul des Pays-Bas à Hongkong, fait les titres de la presse asiatique et néerlandaise. L’opinion lui reproche d’avoir abandonné Jade, sa fille adoptive de 8 ans. Cette petite Sud-Coréenne a été adoptée à l’âge de 4 mois, alors que Meta Poeteray, la femme du diplomate, se croyait stérile. Après l’adoption, elle a mis deux garçons au monde. Selon le South China Morning Post, un quotidien hongkongais qui a largement couvert le choc provoqué par cette nouvelle dans la communauté sud-coréenne, le couple aurait décidé de se séparer de Jade en 2006, lorsque l’enfant a manifesté des troubles du comportement. «Nous n’avons jamais voulu nous débarrasser de notre fille», rectifie Raymond Poeteray.

 

«Contact».

«Jade, l’enfant jetable», a titré De Telegraaf, le plus grand quotidien néerlandais. Rappelé à La Haye le 17 décembre pour une séance d’explication aux Affaires étrangères, le diplomate, en poste à Hongkong jusqu’à la mi-2008, nie tout abandon. «Nous subissons tous un sérieux traumatisme», a t-il indiqué le 13 décembre dans un communiqué. Selon lui, sa fille souffre d’une forme sévère «d’angoisse de l’attachement». «Il nous a toujours paru très difficile d’établir un contact réel avec elle.»

 

Selon des sources proches de l’ambassade de Corée du Sud à Hongkong, le couple aurait aussi expliqué que Jade ne s’est jamais faite à sa nourriture, pas plus qu’à la «culture néerlandaise».

 

Courant 2006, des assistants sociaux et l’organisation Mother’s Choice ont recommandé de placer Jade dans une autre famille, de manière temporaire. «Les spécialistes ne sont pas certains que Jade pourra nous retrouver, précise le père adoptif. Nous espérons que si et ferons tout notre possible pour trouver une solution afin que Jade puisse être heureuse dans sa vie.» Fernando Cheung, un député de Hongkong, affirme de son côté que la fillette est «normale et en parfaite santé, sous la garde de ses parents actuels».

 

Nationalité.

Pour compliquer le tout, Jade n’a pas été naturalisée néerlandaise. Elle n’est pas non plus une résidente de Hongkong. De nationalité sud-coréenne, elle parle le néerlandais, l’anglais et le cantonais. Son sort reste pour le moins incertain. Hilbrand Westra, président de l’antenne néerlandaise de United Adoptees International, une organisation pour enfants adoptés, rappelle que ce ne serait pas la première «adoption ratée». Dans la mesure où Jade parle néerlandais, il suggère une solution «morale et éthique» : qu’elle soit prise en charge par l’employeur de son père, l’Etat néerlandais. «Formellement, nous n’avons pas de responsabilité, indique un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.C’est une question privée et à notre connaissance, rien d’illégal ne s’est produit.»

 

Toute l’affaire, cependant, a relancé le débat sur l’adoption internationale en Asie. Des responsables politiques, en Corée du Sud, ont demandé son interdiction. Aux Pays-Bas, plus de 90 % des 1 300 enfants adoptés chaque année sont étrangers. Sur ce total, 60 % viennent de Chine, et sont des filles.

 

Source : Libération


Sur le même sujet

 

-> Adoptie mislukt. Diplomatenpaar geeft kind terug

Ze zou zich niet kunnen aanpassen aan de Nederlandse cultuur, inclusief de eetgewoonten. In Hongkong en Nederland is grote ophef ontstaan over een Nederlands diplomatenechtpaar dat het zevenjarige geadopteerde dochtertje om deze reden weer zou hebben afgestaan. Het meisje werd door het echtpaar geadopteerd toen ze vier maanden oud was.
Wereldomroep

-> Diplomat 'dumped his adopted child because she did not fit in'
A diplomat accused of “dumping” his adopted daughter flew home yesterday after triggering a row about the ethics of Europeans adopting Asian children.
Times online

-> Dutch diplomat gave up adopted girl on medical advice
A Dutch diplomat who caused an uproar when he returned an adopted Korean girl after seven years said he did so on medical advice because she had such severe problems fitting into the family.
Reuters

-> Diplomatenpaar reageert op rel rond adoptiekind
De Nederlandse consul Raymond Poeteray en zijn vrouw Meta reageren vanuit Hongkong op de rel rondom hun zevenjarige adoptiedochter Jade.
In Hongkong spreken de media schande van het diplomatenpaar Poeteray. Heel Azië sprak schande van het feit dat de familie Poeteray het Zuid-Koreaanse meisje had ‘gedumpt’ en teruggegeven omdat ze ‘onaangepast was en niet mee kon komen met het Hollandse gezinsleven’.
Elsevier

-> 'Onze dochter is ziek'
"Onze dochter is ziek, daarom hebben we afscheid moeten nemen." dat zegt het Nederlandse diplomatenechtpaar in een verklaring over de uithuisplaatsing van de geadpoteerde Jade.
De Telegraaf

-> Rupture d'adoption est une option!
Si vous croyez que l'histoire du couple qui retourne leur fille adoptive après sept ans est un cas isolé, détrompez-vous!
Fabriquée en Corée


-> Mes commentaires sur l'affaire Jade et les autres cas de rupture d'adoption. Selon les articles, l'histoire de Jade a alimenté la colère parmi la communauté coréenne qui critique le couple néerlandais pour avoir renoncé à la garde de leur fille adoptive sept ans plus tard, après avoir négligé le processus de naturalisation.
Fabriquée en Corée

-> Adoption Disruption and Dissolution
The term disruption is used to describe an adoption process that ends after the child is placed in an adoptive home and before the adoption is legally finalized, resulting in the child's return to (or entry into) foster care or placement with new adoptive parents.
The term dissolution is used to describe an adoption that ends after it is legally finalized, resulting in the child's return to (or entry into) foster care or placement with new adoptive parents.
Child Welfare Information Gateway