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08/02/2011

Espagne. Trafic de bébés, l’autre visage du franquisme

Ninos Robados Espagne.jpgL’Espagne a bien du mal à regarder en face son passé. Le ministère public espagnol a rejeté début février la demande d’une association qui demandait l’ouverture au niveau national d’une enquête sur le vol organisé à grande échelle d’enfants. Initié sous la dictature de Franco le sinistre trafic aurait perduré jusqu’à la fin des années 1980.

 

 

C’est tellement gros qu’on se demande naturellement dans un premier temps s’il ne s’agit pas d’un canular. Et pourtant non. L’association Anadir (association nationale des victimes d’adoptions illégales) appuie ses affirmations sur un décret datant de 1940, qui permettait au régime franquiste de placer les enfants sous sa garde si leur “éducation morale” était en danger.



Mediapart | La Mouette |  Henry Moreigne 7 février 2011

28/01/2011

Des centaines de bébés espagnols volés provenant de cliniques et vendus pour l'adoption

Hundreds of Spanish babies stolen from clinics and sold for adoption.jpgHundreds of Spanish babies 'stolen from clinics and sold for adoption'
The families of 261 babies who disappeared in Spanish hospitals over five decades call for an investigation

 

Hundreds of Spanish babies were stolen from their parents by a secret network of doctors and nurses and sold for adoption, according to a petition filed in Madrid.

The families of 261 babies who disappeared in Spanish hospitals over five decades called on the attorney general to open an investigation into the scandal, after presenting evidence from former employees at maternity clinics and parents who admitted illegally adopting babies.

What started as a system for taking children away from families deemed to be politically dangerous to the regime of General Francisco Franco became an illicit business that continued at least until the 1980s, a campaign group has claimed.

Doctors, nurses, nuns and priests are all suspected of lying to mothers who were told their children had died during, or straight after, birth. Journalists investigating a clinic in Madrid at the centre of the allegations found a baby's corpse in a fridge, leading to suggestions that bodies were kept to show parents to prove their own child had died. Campaigners believe thousands of cases of stolen babies will eventually come to light.

"The father of a friend of mine admitted to him that both he and I had been bought from a priest and a nun from Zaragoza after being born in the Miguel Servet hospital," said Antonio Barroso, who discovered four years ago that he was adopted. DNA tests have proved that the people who raised him were not his real parents.

"There are cases that are accompanied by proof in the form of DNA tests and others that are simply mothers who suspect that their babies were stolen," said lawyer Enrique Vila, who represents the National Association of Irregular Adoptions. "We think it was an organised mafia."

Inés Pérez, 89, has confirmed that a priest encouraged her to fake a pregnancy so she could be given a child due to be born at Madrid's San Ramón clinic in 1969. Her adopted daughter, also called Inés, was among those demanding an investigation.

In a separate case, workers from an undertaker's in Malaga said they sometimes buried empty children's coffins that arrived from a local clinic.

The street outside the attorney general's office was blocked by weeping people today hoping to discover what had become of their lost children.

Many said they had been told that apparently healthy babies had died within hours of birth. They had never seen the bodies and the hospitals had taken care of the burials.


Source:  guardian | 27.11.2011

25/01/2011

Démantèlement d'un trafic de bébés bulgares en Grèce.

Des bébés bulgares proposés à l'adoption faisaient en réalité partie d'un trafic, qui vient d'être démantelé.

Les polices bulgare et grecque ont démantelé mardi un trafic de bébés bulgares en Grèce, a annoncé le ministre de l'Intérieur Tsvetan Tsvetanov à Sofia. Cinq personnes ont été arrêtées à Varna, dans l'est de la Bulgarie, et neuf en Grèce dans cette opération préparée depuis six mois par les autorités des deux pays, a-t-il précisé.

Le procureur régional de Varna, Vladimir Tchavdarov, cité par l'agence BTA, a indiqué que les arrestations avaient été effectuées dans la ville grecque de Lamia (sud-est), ainsi que dans trois villes de l'est de la Bulgarie - Varna, Bourgas et Yambol.

Les autorités ont constaté 14 cas où des femmes enceintes, notamment d'origine Rom, vendaient leurs enfants, a déclaré le procureur.

Enfants offerts à l'adoption

La police grecque a découvert un nouveau-né offert à l'adoption illégale lors d'une perquisition dans un logement de Bulgares à Lamia, a-t-il ajouté.

Les enfants étaient mis au monde dans un hôpital à Lamia pour être vendus dans cette même ville, ainsi qu'à Athènes, à Thessalonique (nord) et à Patra (sud-ouest).

«Le prix des bébés dépendait de leur sexe et de la couleur de leur peau», selon le procureur. Un garçon coûtait 25'000 euros aux parents adoptifs désirant contourner la procédure légale et une fille de 18'000 à 20'000 euros. Dans la plupart des cas les mères ne touchaient qu'une part minime de cette somme, a-t-il ajouté.

La Bulgarie a demandé l'extradition de six des personnes arrêtées en Grèce dont une avocate bulgare qui y travaillait, selon le procureur Tchavdarov.

Des cas de trafic de bébés, issus de familles roms bulgares plongées dans la misère, sont régulièrement révélés en Grèce.

En octobre la police bulgare avait démantelé dans la région de Sliven (est) un autre réseau de trafic de nouveaux-nés vers la Grèce. Six femmes enceintes de la région avaient été conduites en Grèce pour y donner naissance à leur bébé. L'enfant était alors reconnu par un père fictif grec pour court-circuiter la procédure d'adoption internationale.

Par ailleurs onze cas de trafic de bébés roms de la région de Pechtera (sud de la Bulgarie) avaient été dévoilés en 2005 en France.

 

Source: 20 Minutes.ch | 25.01.2011

 

- Trafic de bébés bulgares vers la Grèce:...

2009-10-22 14:17:00 La police a arrêté un couple de Bulgares soupçonnés d'avoir fait adopter illégalement en Grèce une dizaine de bébés bulgares, [...] [...] Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. 
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- Trafic d'enfants à adopter 
2006-11-10 10:05:00 Cinq Albanais ont été arrêtés jeudi à Ionnina, au nord-ouest de la Grèce, soupçonnés de participer à un réseau de trafic d'enfants, [...] (AFP) - Grèce : le business de l’adoption d’enfants En Grèce, beaucoup de parents ne [...] 
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- La vie en Bulgarie. Le trafic d’êtres humains. 
Il faut aussi noter que ce qui fait de la Grèce un pays privilégié pour ce type de délinquance est la loi en matière d’adoption y est extrêmement libérale. [...] Kréména Sirakova Source: Radio Bulgarie 
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- France. Trafic de bébés bulgares : procès de...
en région parisienne, de « provocation à l'abandon d'enfant » et de dissimulation de l'état civil des bébés. [...] Contraintes à se prostituer Les parents adoptifs, également tziganes, [...] mises au jour en Italie, au Portugal et en Grèce. 
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- Des bébés bulgares abandonnés à des familles...
Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. [...] avoir d'enfant et ont envie de contourner les procédures longues de l'adoption. [...] Il rétribue alors la jeune femme et retourne vivre ne Grèce avec [...] 
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13/01/2011

Roumanie, France. Une famille rom vend un enfant sur base d'un plan de versement

‘Nine O’Clock’ reports of an illegal adoption between a French and a Romanian family. French prosecutors arrested the adoptive parents as they were paying the last installment for the child that was born in 2004. It is quite unfortunate that the article mentions the ethnic origin of the biological parents – which has nothing to do with the story.




A French family bought a Roma child from Romania, paying EUR 5,000 on the basis of an installment plan. DIICOT prosecutors apprehended the child’s parents on Monday, the day in which the last installment had to be paid. The two were arraigned before the Timis County Court’s magistrates with the proposal to place them under preventive arrest.

The deal was sealed in 2004 back when the child was born, opiniatimisoarei.ro informs. The child was sold immediately after birth. The parents forged paperwork too, so that the child’s birth certificate lists the French woman as his mother. His natural parents then returned to Romania where they started to receive the installments.


Source : Nine OClock | 12.01.2011

11/01/2011

"J'étais là...": l'envers du décor des adoptions à Haïti

Journal d'une jeune journaliste.jpgUne jeune journaliste raconte sur son blog les dessous de l'adoption fortement médiatisée de 113 enfants haïtiens en décembre 2010.

Source: Youphil


Mon "plus beau cadeau de Noël" ou J'ai les boules-de Noël

Mon plus beau cadeau de Noël? Que cette phrase n'ai jamais été prononcée. J'étais là, le jour de l'évacuation des 113 enfants haïtiens. J'étais là, à des milliers de kilomètres de Roissy et des flashs des journalistes qui attendaient leur conte de Noël. J'étais là dans la résidence de l'ambassadeur de France à Haïti où devaient se retrouver 113 enfants et autant de parents français venus chercher leur "plus beau cadeau de Noël". J'étais là quand cet enfant a commencé à se taper la tête contre le mur, j'étais là encore quand cet autre paquet-sous-le-sapin s'est roulé par terre en hurlant le nom de sa nounou qui partait les larmes aux yeux. J'étais là quand cette petite fille appelait sa maman, alors que sa future la serrait dans ses bras pour la convaincre qu'en fait, c'était elle, sa vraie maman. J'étais là quand cette journée du 21 décembre qui promettait d'être une émouvante journée de retrouvailles s'est muée en déchirante séparation.

J'étais là quand ce journaliste d'une grande radio française a détourné le regard de ce petit bébé qui essayait vaillamment de grimper aux grilles de la Résidence de l'ambassadeur pour rejoindre sa nurse, une jeune religieuse qui s'en allait tristement. J'étais là quand Laura, 2 ans, paniquée par le tourbillon des parents et du personnel médical, m'a attrapé la jambe en m'appelant "Maman". J'étais là quand l'essaim de pédo-psychiatres et de médecins qui ne parlaient pas créole, essayaient vainement de rassurer les petits qui ne comprenaient pas pourquoi celles qui s'étaient occupés d'eux pendant deux ans ou plus, leurs disaient adieu.

J'étais là quand l'opération communication-de-l'amour-de-Noël a tourné au vinaigre. J'étais là aussi quand tout cela est passé inaperçu. Pourquoi briser le happy end de "la galère des parents français"? Pas vraiment le moment de parler des réalités de l'adoption à Haïti. Personne pour dire que 80% de ces enfants ont toujours leurs parents biologiques et qu'une partie des petits cadeaux de Noël n'ont pas de jugement d'homologation.  Encore moins pour expliquer que mettre 113 enfants dans une résidence, autant de parents dans un gros Boeing, de rassembler tout ce beau monde et de les faire partir tous ensemble "le plus vite possible" c'est pas une bonne idée. Comment, dans la panique de faire décoller l'avion-pour-pas-qu'il-soit-bloqué-à-Paris-par-la-neige-et-que-les-deux-ministres-se-soient-déplacés-pour-rien, la rencontre ou les retrouvailles peuvent-elles être apaisées?

Et pourtant. Il y avait peut être un conte de Noël à raconter. Celui de ces quelques parents qui ont préféré partir de leur côté en se disant que passer quelques jours, voire plusieurs semaines à l'orphelinat avec les enfants, histoire de faire la transition, c'était une meilleure idée.

Mais non. Il fallait l'histoire avant Noël, pour que le petit soit sous le sapin. Il fallait 113 enfants à Roissy, pour que la nouvelle ministre Père Noël ne se déplace qu'une fois. Elle et ses amis devaient passer pour "les sauveurs" de ces petits choqués par l'abandon, choqués par le séisme, choqués par le cyclone, choqués par le choléra et choqués par les conditions de vie dans leurs orphelinats ravagés. Et, il faut le dire, choqués par cette évacuation d'urgence. Mais cette fois, l'urgence.... d'une opération communication. 

 

Source : Journal d'une jeune journaliste | 05.01.2011.

09/01/2011

"Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs"

318 enfants haïtiens arrivés en France à Noël et maintenant, les problèmes juridiques ...

Lire la suite sur EFA.


06/01/2011

Les enfants volés du fascisme catholique espagnol

Parti de gauche Midi Pyrenees.jpgReportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne

Entre les années 40 et 50, plus de 30 000 bébés auraient été soustraits dès la naissance à leurs mères républicaines. L’objectif était de "rééduquer" ces enfants en les plaçant dans des orphelinats religieux ou en les confiant à des familles proches du régime franquiste.Espagne : reportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne.

Visionner la vidéo de la télé suisse tsr.ch

Le fascisme catholique espagnol pratiquait couramment le viol d’enfants

L’historien Ricard Vinyes chiffre à 21 000, rien que pour 1942 et 1943, les enfants enlevés de force à des mères républicaines par le régime franquiste avec la complicité active de l’église catholique.

Un document d’une institution religieuse, cité par Baltazar Garzon, chiffre à 30.960 au cours de la décennie 1944-1954 le nombre d’enfants de prisonnières politiques placés sous tutelle de l’Etat. Selon ce magistrat, c’est "un nombre indéterminé" d’enfants qui, de manière "systématique, préconçue et avec une volonté véritablement criminelle", auraient été soustraits à des familles "qui ne s’ajustaient pas au nouveau régime [franquiste]". Des milliers de femmes républicaines venues accoucher dans les hôpitaux ressortent sans bébés. ("La madre biológica entraba por un lado y la adoptiva salía con un bebé por otro"). Tous, sont déclarés morts nés. En fait, l’enfant, bien vivant, est placé sous la tutelle d’une famille proche du régime franquiste, pour être rééduqué. Ce sont les religieuses qui sont chargées de voler les enfants, elles utilisaient leur influence et l’autorité de l’Eglise pour faire taire les plaintes des mères. C’étaient elles aussi qui venaient annoncer « votre enfant est mort ».

Garzon relate cet épisode du début des années 40 basé sur le témoignage de espagne milicienne guerre civile espagnoleFélix Espejo, ancien mineur des Asturies : "Un jour, les mères [prisonnières] sortirent avec leurs enfants dans la cour [de la prison de Saturraran]. Les religieuses leur dirent que les enfants devaient rester à l’intérieur pour une révision médicale. Il y en avait une centaine. Lorsque les mères rentrèrent, ils n’étaient plus là. Concepcion [une prisonnière], qui n’avait pas d’enfant, fut impressionnée par les scènes de douleur et par les cris des mères qui réclamaient leurs petits. Ils les menacèrent en leur disant de se taire si elles voulaient rester en vie. Une femme d’Oviedo libérée peu après vit sa fille dans une maison de militaires, à Valence, mais on ne sait pas si elle a pu la récupérer ou non".

Cette politique d’enlèvements, pour rechristianiser les enfants de mères rouges, s’est ensuite, avec toujours la complicité des « bonnes sœurs » et de leur hiérarchie, transformée en véritable trafic d’enfants. « Ce qui commence comme une sorte de vengeance politique et de mise au pas de la société se transforme au fil des années en un vrai « commerce » qui aurait perduré y compris jusqu’au début des années 80 », explique Hector Rojo (revue Diagonal). Ainsi Isabel, mineure et enceinte, dans la très catholique Espagne de 1974, a dû obéir à ses parents : accouchement discret et un bébé qui disparaît, confié par les religieuses, sous une fausse identité, à une famille bien sous tous rapports.
[Enquête sur les vols d’enfants dans l’Espagne franquiste]
 
Cette église franquiste, loin de tout repentir, continue d’afficher son cléricalisme avec la même morgue, pour tenter de bloquer les lois qui lui déplaisent. Le soutien du Vatican ne lui a jamais fait défaut. La radio contrôlée par la Conférence épiscopale espagnole prend très systématiquement position contre le gouvernement de Zapatero, défend, sur un ton souvent très violent, des positions proches du PP. [Argentine-Espagne : une église pas très catholique]


L’Espagne prête à faire la lumière sur les enfants perdus du franquisme ?

Par Elodie Cuzin, Journaliste à Rue 89

Le célèbre juge Baltasar Garzon continue de mettre le doigt là où ça fait mal en Espagne.

Alors que sa hiérarchie l’a empêché de mener personnellement l’instruction sur les crimes du franquisme il y a près de deux mois, il vient de transmettre à sept tribunaux la responsabilité d’enquêter, ou non, sur plus de 30 000 enfants de républicains qui furent placés dans des centre pour être « rééduqués ». Une manière de tourner les projecteurs sur cette page noire pourtant peu connue des Espagnols.

Selon les informations réunies par le juge, 30 960 enfants, la plupart fils et filles de républicains exilés, incarcérés ou fusillés, auraient été envoyés dans des internats religieux entre 1944 et 1954. Certains médias espagnols avancent en outre que 12 042 autres avaient déjà été mis sous tutelle de l’Etat franquiste avant 1944. Un chiffre colossal. Et pourtant, nombre d’Espagnols connaissent souvent mieux le drame des « enfants perdus » d’Argentine que le leur.

Le professeur de sciences politiques à l’université Pompeu Fabra et ancien exilé, Viçens Navarro, écrivait ainsi dans les colonnes d’El Pais récemment :

« L’une des surprises au retour de mon long exil fut de constater que mes étudiants (jeunes, éveillés, curieux intellectuellement, épouvantés par les actes barbares commis par les dictatures chiliennes et argentines […]) ignoraient que toutes ces horreurs s’étaient produites également en Espagne sous la dictature franquiste, y compris le vol d’enfants aux mères républicaines assassinées par l’armée responsable du coup d’Etat. »

Des enlèvements auraient eu lieu en France

Dans les années 90, l’une des émissions les plus populaires de la télévision espagnole était une sorte de « Perdu de vue » ibérique. Des familles d’anciens enfants « disparus » étaient alors passées sur le plateau sans que cela ne perturbe outre mesure la soirée des téléspectateurs, se souvient, encore surpris, Emilio Silva, le président de l »Association pour la récupération de la mémoire historique.

« On présentait leur cas à côté des histoires du fiston qui n’a plus donné signe de vie après être parti à la plage et les neuf millions de téléspectateurs ne réagissaient pas différemment, comme si ce qui s’était passé pendant la guerre relevait du destin implacable, et non d’un délit. »

S’ils sont peu commentés en Espagne, les faits sont pourtant loin d’être secrets. Un documentaire, « Les Enfants perdus du franquisme », a été réalisé par Montse Armengou et Ricard Belis pour la télévision catalane mais sa diffusion est restée limitée.

Un artiste originaire d’Alicante et vivant aujourd’hui en France, Saülo Mercader, a lui écrit un livre en français, « Les Chants de l’ombre », dont on avait parlé en France au moment de sa publication, en 2000, mais qui n’a pas encore été traduit en castillan.

Enfin l’assemblée parlementaire duConseil de l’Europe a évoqué explicitement le sort de ces enfants entre 2005 et 2006 pendant l’élaboration de sa condamnation du franquisme, en ajoutant en outre que « des enfants réfugiés ont aussi été enlevés en France par le service extérieur de “rapatriement” du régime et placés ensuite dans des institutions d’Etat franquistes ».


Source : Parti de Gauche Midi-Pyrénées 06.01.2011

 

R e p è r e s

- Les enfants volés du franquisme réclament justice
Près de 300.000 enfants pourraient avoir fait l’objet d’adoptions frauduleuses depuis les années 1940 jusqu'aux années 1990. La justice espagnole commence à entendre les victimes de ce juteux marché.
myeurop.info | 06.01.2011

- The 30,000 lost children of the Franco years are set to be saved from oblivion
Pressure is growing to illuminate the fate decreed by the Spanish dictator to the families of his Republican enemies
The Independent | 2.1.2011

- Espagne. Niños robados. Enfants volés
Historiquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences:  il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent.  Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.
Greg sur a & a  | 21.12.2010