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03/03/2013

Au regard de la théorie de l'attachement, vivre l'attachement au quotidien

Le CREAI de Picardie, lieu de réflexions, de débats et de rencontres des professionnels du secteur social et médico-social propose une conférence-débat sur la théorie de l’attachement.

 

Date de la conférence : le lundi 11 MARS 2013, de 14 h À 17 h

Lieu : CREAI DE PICARDIE/IRFFE
Amphithéâtre Alain Segret
12 rue des deux ponts
80044 AMIENS cedex 1

 

La théorie de l’attachement, élaborée par Bowlby puis ses pairs, explique la création du lien qui amène l’attachement entre le bébé et celui (ou ceux) qui s’occupe(nt) de lui (figure(s) d’attachement). Cette théorie donne une part importante aux épisodes de séparation qui peuvent mettre en danger ce processus d’attachement.

Parler d’attachement, c’est parler du sentiment de sécurité (on parle d’attachement sécure ou insécure). Les situations ne permettant pas un attachement sécure et pouvant générer des difficultés d’attachement, voire des troubles de l’attachement sont l’abandon, la négligence, la maltraitance, la séparation de longue durée (hospitalisation, par exemple).

Lorsqu’un enfant présente des troubles du comportement, les difficultés d’attachement ne sont pas l’explication unique de ces troubles. Mais, la qualité de l’attachement (de l’enfant mais aussi du parent ou autre donneur de soin) entrera en compte dans la façon de faire face aux difficultés, aux traumas de la vie.

Il est important de comprendre pourquoi et comment cet enfant s’est construit dans cette insécurité afin de l’aider au mieux en intégrant les conséquences de l’attachement insécure dans la prise en charge des comportements difficiles. C’est pourquoi cette conférence, tout en donnant une grande part aux échanges, abordera les thèmes suivants :

 la théorie de l’attachement ;

 les conséquences d’un attachement sécure ou insécure tout au long de la vie d'un individu ;

 l’implication de l'attachement insécure et des facteurs environnants face aux traumas ;

 les principales difficultés rencontrées au quotidien ;

 l’intégration de l'attachement insécure dans la prise en charge des difficultés du quotidien.

 

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :

Juliette HALIFAX
CREAI de Picardie
6, rue des deux ponts - 80044 AMIENS CEDEX 1
Tél. : 03.22.66.24.34 - Fax : 03.22.52.61.99
Email : juliette.halifax@irffe.fr

 

Source : l'Institut Régional de Formation aux Fonctions Educatives

 

03/05/2011

Colloque sur l’attachement et les troubles de l’attachement "Pour construire la sécurité interne : l’indispensable alliance parents/professionnels".

Logo CODE.jpgEn 2008, lors de la création de PETALES International, ses membres fondateurs, PETALES asbl et PETALES Québec, ont senti la nécessité de réunir parents, intervenants, thérapeutes et chercheurs à un grand rassemblement international sur la question de l’attachement et de ses troubles pour mettre en commun les questions de chacun et échanger sur les réponses possibles aux troubles de l’attachement.

Dix ans de rencontres, depuis la création de la première association PETALES à Namur en 2001, dix ans d’écoute des parents, des professionnels et d’observation et d’écoute des enfants ont amené PETALES à faire le constat suivant : l’essentiel pour nos enfants est la construction de leur sécurité interne et pour construire celle-ci, une alliance parents/professionnels est indispensable, cette alliance étant le premier lieu de sécurisation et de socialisation.

Le discours autour de l’attachement motive de plus en plus l’action préventive, clinique et thérapeutique. La recherche ouvre des voies précisant davantage les directions à prendre. Ce colloque est une première occasion de se rencontrer, de partager expériences, savoirs, expertises, et... divergences.

Le colloque se tiendra les vendredi 6 et samedi 7 mai 2011, en Belgique, à Charleroi (Espace Meeting Européen - CEME ASBL, Rue des Français, 147).

Accès : voir sur le site du CEME

Informations : secretariat@petalesquebec.org ou infos@petales.org

Inscription : site Internet de PETALES.

Via La CODE

16/11/2010

Qualité de l’attachement: diagnostic, cours, et interventions possibles

SPZ symposium qualite attachement.jpg7ème Symposium SPZ, en collaboration avec le service de psychiatrie de l’enfance et de l’adolescence de l’université de Zurich

Jeudi, le 2 décembre 2010, de 8h30 à 17h15
Kirchgemeindehaus, Liebestrasse 3, Winterthur

 

Enfants et adolescents ont besoin de notre protection d’une manière toute particulière. Ils grandissent dans un contexte que notre société et nos notions culturelles leur imposent.

Nombre d’études internationales ainsi que suisses démontrent de façon impressionnante l’importance du développement des liens d’attachement dès la prime enfance et leur influence sur la capacité d’établir des liens durables et porteurs pour plus tard et de pouvoir les vivre.

En Suisse, des initiatives diverses en faveur des enfants, parents et familles ont été entreprises aux niveaux national, cantonal et régional qu’il faut poursuivre. Il est important de procurer aux enfants une formation et un encadrement correspondant le mieux possible à leurs besoins individuels moyennant un encouragement précoce ainsi que des offres d’accueil extrafamilial privées et publiques. Et il est primordial que les parents se sentent soutenus et ne soient dès lors pas livrés à eux-mêmes quand surgissent des difficultés et des situations qui les dépassent.

Le 7ème symposium SPZ, organisé en collaboration avec le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du Canton et de l’Université de Zurich, met en évidence les possibilités de diagnostiquer la qualité de l’attachement, au cours de la petite enfance jusqu à l’âge adulte, et présente des possibilités d’interventions face aux troubles de l’attachement. Un nombre d’exemples vidéografiés ainsi que des notions actuelles provenant de la recherche dans le
domaine de la pédopsychopathologie et de la neurobiologie réunissent fondements théoriques et pratique appliquée.


Programme

- La qualité de l’attachement: Définition et connaissances acquises sur les nouveau-nés et enfants prématurés
Univ.-Prof. Dr. Marguerite Dunitz-Scheer, Graz

- Interaction mère-enfant dans les contextes à risque élevé:
Diagnostic, prévention et interventions auprès des mères adolescentes
Prof. Dr. Ute Ziegenhain, Ulm


- The Child Attachment Interview: Current Status and Future Developments
PhD Yael Shmueli-Goetz, London


- Les processus bio-psycho-sociaux dans le développement de l’attachement
Prof. Dr. Gottfried Spangler, Erlangen

- Attachement, traumatisme et réponse au stress
Prof. Dr. Blaise Pierrehumbert, Lausanne


- Attachement et comportement problématique des enfants placés: L’influence des expériences dans la famille d’origine et dans la famille de placement
Dr. Ina Bovenschen, Erlangen

- La signification de la qualité de l’attachement pour la relation entre thérapeute et client dans le traitement des jeunes adultes
Prof. Dr. Bernhard Strauss, Jena


Source : Kantonsspital Winterthur.

29/10/2010

Discussions à propos du livre "La blessure primitive" (The Primal Wound) de Nancy Verrier

"Primal Wound" or "The Blight Man Was Born For"

Over the last week or so , discussions at http://osolomama.wordpress.com have centered around the idea of the “primal wound” (even though that was not the blogger’s plan). The “primal wound” in question is the posited emotional injury done to infants separated from their birth mothers. Those who support this idea believe that such an injury occurs even if the baby is placed with other caregivers at birth, and that the “wound” continues to cause pain all through life, unless it is resolved and healed in some way. Adult adoptees commenting at osolomama and elsewhere have made it very clear that they experience ongoing distress in close relationships, that they feel they have had this experience throughout their lives, and that they attribute their sense of distress to their history of early separation. (I am stating this simply and unemotionally for the sake of brevity, but the adult adoptees tell their stories vividly and with intense emotional engagement.)

CHILDMYTHS, Jean Mercer


Using and Abusing Metaphors: Attachment, Bonding, and Primal Wound

Several posts ago, I referred to ideas like the “Primal Wound” (a posited psychological injury caused by separation of a baby from its birth mother) as metaphors that could be helpful in therapy or in thinking through personal problems. One reader felt insulted by this statement and equated it with saying that proponents of the Primal Wound approach are “stupid”. I certainly didn’t intend to say that, although I think that if they considered the facts of infant development they would be aware that the Primal Wound is a socially constructed concept rather than a “natural kind”. I did mean just what I said-- that thinking metaphorically can be one of our best ways to figure out puzzling and complicated problems.

CHILDMYTHS, Jean Mercer

 

Wond

Op verschilldende Amerikaanse blogs woedt een discussie over het boek "Afgestaan" (The Primal Wound) van Nancy Verrier. Hierin betoogt zij dat er een emotionele verwonding ontstaat als een kind wordt gescheiden van zijn moeder. Net als het boek "Ik ben haar kind" beschrijft het boek indringend wat de gevoelens zijn van (sommige) geadopteerden. Alleen al daarom is het beslist lezenswaardig. Het probleem is de verklaring die Verrier geeft voor die gevoelens. Die draait om de psychoanalytische notie over een natuurlijke band tussen moeder en kind die - indien verbroken - zorgt voor een oerverwonding bij het kind en bij de moeder.

De wereld is van iedereen

 

10:31 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : attachement, adoption, nancy verrier | |  del.icio.us

26/09/2010

Boris Cyrulnik, Neuropsychiatre et éthologue. Débats sur l'adoption, l'attachement et la résilience.

 

Boris Cyrulnik.jpgVéronique : Il y a vingt ans, j’ai adopté une petite fille venue de Roumanie. Elle avait 18 mois. J’ai eu beaucoup de mal à créer un lien d’attachement avec elle. Et quand je lisais dans vos livres que l’amour permet de tout rattraper, je vous en voulais. Parce que cela me faisait culpabiliser de ne pas y arriver. J’avais honte de me sentir une mère incapable… 

B.C. : Votre critique me touche et j’entends combien elle sonne juste. L’adoption est le prototype de la résilience : tous les enfants adoptés n’ont pas été maltraités, mais tous les enfants adoptés ont changé de bras, changé de culture, et parfois même leur famille a changé de couleur. Quand j’ai commencé à travailler sur la résilience, je voulais démontrer que c’était possible de « récupérer » ces enfants que l’on abandonnait. C’est vrai que dans nos premiers travaux, nous avons donné une impression d’optimisme forcené, car on récupère beaucoup de ces enfants. Mais pas tous… La résilience neuronale est plus facile à provoquer que la résilience psychologique. Les enfants abandonnés manifestent tous un retard de taille et de poids. Mais dès qu’ils sont adoptés, ils rattrapent ce retard. Voilà pourquoi je dis toujours qu’il est plus facile de changer un métabolisme que de détruire un préjugé. Les études montrent que pendant trois ans, 80 % des enfants adoptés manifestent ce que l’on appelle un attachement « évitant », par peur d’être aimé. Ils ont peur d’être aimés, cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas l’être ! Nous n’avons pas su expliquer que ces enfants-là, il faut leur apprendre à aimer. J’ai eu tort de ne pas l’avoir dit assez fort. Mais, moi aussi, j’étais un débutant…

 

Véronique : Est-ce qu’il arrive un âge où il n’est plus possible de développer un attachement ?

B.C. : Il y a cinq ans, nous avons fait une étude à Toulon. Nous avons suivi des enfants qui étaient ce que j’appelle des « mal partis de l’existence », mal partis parce qu’ils ont une maladie, ou parce que leurs parents sont en difficulté, ou qu’ils sont maltraités, ou parce qu’ils vivent dans des conditions précaires qui font que la vie quotidienne est une agression constante. Nous les avons suivis et nous les avons revus régulièrement entre 15 et 20 ans. Notre conclusion est claire : les attachements qui ont été décrits par les psychologues ou les neuro logues n’indiquent que des tendances, ce ne sont jamais des fatalités. Presque tous les attachements sont flexibles : on voit beaucoup d’attachements indifférents se réchauffer, à condition qu’il y ait un lien stable, à condition qu’il y ait une autre manière d’aimer à l’intérieur de la famille. Ce que nous avons constaté, c’est que la stabilité affective se met en place après le premier amour, moment clé où les gens apprennent à aimer. À partir de là, leur score d’attachement « sécure » grimpe très vite. Ce qui signifie qu’une fois que l’on a appris à mieux aimer, on se répare. Et pour moi, c’est vrai jusqu’à l’âge de 120 ans. Après, c’est moins vrai… [Rires.]

 

Catherine : Alors c’est ça le pouvoir de l’amour ? 

B.C. : Moi, j’appelle ça le pouvoir de l’attachement. L’attachement est différent de l’amour. Je vis avec lui, avec elle, tous les jours, et je l’aime alors que chaque matin, il faut que j’attende un quart d’heure qu’il ou elle ait pris son café pour commencer à sourire… Je vis avec lui, avec elle, je suis attaché à lui, à elle. C’est très différent de l’amour.

 

Élizabeth : Je suis directrice de crèche et je m’interroge sur la garde alternée. Quels sont les risques pour ces enfants qui changent de maison une semaine sur deux de développer des troubles de l’attachement ? 

B.C. : La stabilité affective de la première année crée des attachements « sécures ». La stabilité affective, statistiquement, vient de la mère, mais elle peut également venir du père – si la mère est morte, malade ou en difficulté – ou d’une autre figure adulte. En effet, l’important réside dans la « niche sensorielle » construite autour du bébé. C’est-à-dire la façon dont l’enfant est touché, toiletté, nourri, la façon dont on lui parle. Si la mère est malheureuse, elle ne fait pas une niche sensorielle chaleureuse autour de son bébé : elle pense à autre chose quand elle le change ou le nourrit… Alors la niche sensorielle est pauvre, toutes les stimulations biologiques sont pauvres, et les bébés apprennent mal. Mais les enfants qui ont connu une stabilité affective et dont la niche sensorielle a été forte pendant leur première année apprennent à aimer.

Source : Psychologies.com

 

- Dossier troubles de l'attachement
Johanne Lemieux et d'autres textes.

 

- Dossier résilience
Psychasoc, Collectifs d'auteurs, Joseph Rouzel

 

 

10/08/2008

Les conditions de vie et de soins dans un orphelinat chinois et leur impact sur le développement des enfants : une étude de cas.

UniversitéQuebecMontreal.jpgMémoire de Karine Bordeleau (octobre 2007).

Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Faculté des sciences humaines, Maîtrise en travail social.



Résumé



Cette recherche a pour objectif de considérer l'impact des conditions de vie et des soins prodigués dans un orphelinat ciblé, en République Populaire de Chine, sur le développement des enfants et sur leur capacité à développer un sentiment d'attachement.
D'abord, nous ferons état des enjeux entourant le phénomène de l'abandon en Chine, en analysant le contexte socio-culturel et politique du pays.
Nous examinerons ensuite les différentes recherches conduites auprès de populations d'enfants adoptés de l'étranger en lien avec les principaux effets de la mise en institution chez ces enfants, au plan du développement physique, psychologique et social.
Le cadre théorique s'inspire de l'approche écologique et met en place les paramètres qui permettront d'appréhender dans quelle mesure différents systèmes liés à l'environnement ont une influence sur le développement des enfants.
De plus, nous verrons les notions relatives au bien-être et au développement de l'enfant, de même que la façon dont le sentiment d'attachement des enfants envers un adulte soignant peut se développer.
Pour notre recherche, nous avons séjourné pendant trois mois en République populaire de Chine, où nous avons partagé le quotidien d'enfants âgés de la naissance à trois ans et des dix nourrices qui assuraient les soins.
Nous avons opté pour une méthodologie de type qualitatif, en procédant à une observation participante et méthodique, puis en recueillant les données à l'aide d'un journal de bord.
La cueillette et le traitement des données sont fortement inspirés d'une approche ethnologique. De ce matériel, nous avons déduit que les conditions physiques de l'orphelinat sont propices à l'accueil des enfants.
Quant aux soins administrés, ils sont prodigués sans égard aux besoins des petits. Il ressort que le travail des nourrices est organisé selon un horaire précis et routinier et que les tâches sont effectuées selon une cadence rapide, ce qui laisse peu de place à la création d'un lien entre les enfants et le personnel de soins. Le manque de stimulation, par ailleurs, peut porter préjudice au développement des enfants et à leur capacité d'établir un lien d'attachement.
En lien avec ces résultats, nous avons discuté de l'influence des différents éléments systémiques, des irritants découlant du travail des nourrices, de la comparaison avec d'autres orphelinats et de notre position en tant que chercheure bénévole.
Nous avons finalement suggéré quelques pistes d'intervention dans un souci de renouvellement des pratiques sociales.



Texte intégral déposé le : 05 août 2008.


Source : Université du Québec à Montréal UQAM - Archive de publications électroniques.

02/08/2008

Attachement et adoption. Deborah D. Gray.

attachement-adoption.jpgEditions : De Boeck Université.
Collection : Parentalités

 

Description



Ce livre de Deborah D. Gray est avant tout destiné aux parents adoptifs et d’accueil et leur présente d’une façon claire les différentes étapes du développement de tout enfant, puis explique comment ces étapes peuvent être parcourues quand l’enfant a vécu l’abandon par sa maman de naissance. Il fourmille de conseils pratiques et de suggestions, le tout reposant sur des bases théoriques solides concernant l’attachement, le développement et les traumatismes précoces. Des sujets tels que les traumatismes, le deuil, les troubles de l'attachement, l'âge émotionnel par rapport à l'âge chronologique, les changements culturels, l'origine ethnique, l'exposition prénatale à l'alcool et aux drogues, mais aussi comment obtenir des diagnostics, identifier les défis familiaux et y faire face, former un cercle de soutien autour de la famille, rencontrer et travailler avec des professionnels de la santé mentale, sont abordés pour permettre aux parents d'évaluer le développement psychoaffectif de leur enfant, les défis particuliers de leur famille et comment permettre à leur enfant de développer son plein potentiel.

Attachement et adoption est préfacé par Cécile Delannoy, maman adoptive et auteur de Au risque de l’adoption (La Découverte, Paris, 2006), bien connue en France pour son engagement et son soutien des parents adoptifs en difficulté et par Johanne Lemieux, maman adoptive et travailleuse sociale, qui a développé au Québec depuis plus de 10 ans l’Adopteparentalité© méthode biopsychosociale d’accompagnement des familles adoptives.



Préface



Comme aurait dit Magritte, au mépris de l’évidence, ceci n’est pas un livre… Ce n’est pas un livre, c’est un guide quotidien pour parents affrontés à la dure réalité d’un enfant qui ne parvient pas à s’attacher à eux avec confi ance, sérénité, sécurité. Un guide comme en ont les jeunes parents qui élèvent leur premier nourrisson et qui doivent apprendre tous les gestes, comment le changer, que faire quand il pleure, quand peut-on introduire du jaune d’oeuf ou une croûte de pain… On le parcourt – la table des matières, puis quelques pages de ci de là – pour savoir ce qu’on y trouvera, et ensuite on le consulte autant que de besoin. Jusqu’à ce qu’il tombe en miettes, pages arrachées, bords écornés ou jaunis, couverture décollée…

C’est un livre pour parents adoptifs, ce n’est pas un livre pour professionnels en quête d’informations solides sur la théorie de l’attachement. Non que l’auteur la connaisse mal ! … Elle en est assez imprégnée pour y faire référence presque à chaque page. Mais son but, son talent, sa vocation, ce n’est pas d’exposer une théorie à des professionnels et de les convaincre de l’intérêt ou de la justesse de cette théorie. Elle ne l’expose pas de manière structurée, ne la discute pas, ne l’argumente pas. C’est pour elle une toile de fond, un contexte évident. Et pour les parents qui reconnaîtront leur enfant dans telle ou telle des nombreuses vignettes qui illustrent ce guide, l’évidence sera la même… Les parents plus exigeants en matière théorique – et bien entendu les professionnels de l’enfance – qui voudraient en savoir plus sur l’attachement peuvent se référer à d’autres ouvrages : Le petit livre d’Antoine et Nicole Guedeney, L’attachement (Masson, 2002), le gros livre de Blaise Pierre Humbert, Le premier lien, théorie de l’attachement (Odile Jacob, 2004), ainsi que l’ouvrage de Peter Fonagy, Théorie de l’attachement et psychanalyse (Erès, 2004), qui confronte théorie freudienne et théorie de l’attachement en soulignant les points de désaccord mais surtout les lignes de convergence possibles. Et ils reviendront peut-être vers Deborah Gray pour habiller la théorie de réalités charnelles, vécues, quotidiennes.



Extraits


- Préface de Cécile Delannoy.

- Avant-propos de Johanne Lemieux, travailleuse sociale au Québec.

- Introduction. Équiper les parents des enfants à risque de problèmes d’attachement.

- Chaptire 1. Qu’est-ce que l’attachement et pourquoi est-ce si important ?
  Qu’est-ce qu’un attachement normal et sain ?
  Le cycle de l’attachement
  Qu’est-ce qui interrompt l’attachement ?

Extraits chapitre 4. Réactions de deuil des enfants.
   Rôle des parents en assistant les enfants dans le deuil
   Retrait affectif
   Irritabilité et comportements d’opposition
   Pourquoi les parents sont-ils en deuil ?
   Deuil non résolu lié au vécu de l’enfance

- Extrait chaptitre 7. Autres complications pour l’attachement.
  Syndrome d’Asperger.

 

* * *

Do the terms RAD and Attachment Disorder mean anything to you ?

With so much time and attention given to adoption-studies and the new-age labeling of RAD given to adopted children, I think it's only natural for adult adoptees to seek new information relating to a disorder that focuses on an adoptee's ability/difficulty achieving fulfillment and security through close personal  relationships.
Pound Pup Legacy - Kerry