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09/01/2011

"Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs"

318 enfants haïtiens arrivés en France à Noël et maintenant, les problèmes juridiques ...

Lire la suite sur EFA.


16/01/2010

Adoption d’un orphelin après une catastrophe: les leçons du tsunami

Enfants blessés, couverts de poussière, les yeux vitreux… L’élan de générosité devant une telle catastrophe étant ce qu’il est, de nombreuses personnes se disent aujourd’hui prêtes à adopter un enfant haïtien à qui le tremblement de terre aura volé sa famille.



Mais les organismes d’aide à l’enfance, dont l’UNICEF, servent une mise en garde: déraciner un enfant orphelin à la suite d’une catastrophe n’est pas nécessairement une bonne idée.



«On ne peut tenir pour acquis que ces enfants n’ont plus aucun proche ni parent vivant, écrit l’UNICEF sur son site internet. Même si leurs père et mère sont décédés, il se peut qu’ils soient en mesure de trouver des proches encore en vie, ainsi qu’une communauté et un foyer où ils pourront retourner à la fin du conflit. Ces enfants ne devraient donc pas être pris en considération pour l’adoption internationale et la priorité devrait être donnée à la recherche de leur famille. C’est une position que partagent l’UNICEF, le HCR, la Confédération internationale de la Croix Rouge et des ONG internationales telles que l’Alliance Save the Children.»



À la suite du tsunami de 2004 en Asie, l’UNICEF avait dit craindre le commerce d’enfants orphelins, qui peuvent être «victimes de réseaux de prostitution, de travail forcé ou d’adoption au prix fort», selon un article publié en 2005 sur Radio France Internationale. «Il est facile de dire: c’est mon petit neveu», y disait Marc Vergara, porte-parole de l’organisme à Genève. «Les mineurs isolés, surtout les jeunes filles, peuvent être poussés vers la prostitution par besoin de survivre et parce qu’ils n’ont rien d’autre à offrir.»



L’insularité d’Haïti préservera peut-être les orphelins du trafic d’enfants. N’empêche: les organismes humanitaires sont d’avis que les orphelins devraient rester dans leur pays et être recueillis d’abord par la famille élargie, la communauté ou leur village.



Toujours dans l’article de RFI, Christiane Sébenne, de l’Association Enfance et Famille d’adoption (EFA) préconisait le parrainage : «Il ne faut pas confondre adoption et humanitaire. La première urgence c’est secourir ces enfants, envoyer de l’argent, des vivres, reconstruire des lieux de vie pour que ce enfants puissent rester dans leur environnement».


Source: Le Devoir.

 

- Séisme à Haïti : Protection et secours aux enfants séparés de leurs parents et de leur "famille. Mise en garde.
À la suite du tremblement de terre qui a fortement secoué Haïti en fin d’après-midi, le 12 janvier, les personnes préoccupées par le sort des enfants qui se retrouvent séparés de leurs parents et de leur famille peuvent en savoir plus sur les mesures prévues par la communauté internationale en de telles circonstances sur notre page "Protection des enfants lors de conflits armés ou de catastrophes naturelles".
Le Secrétariat à l’adoption internationale rappelle qu’il adhère aux lignes directrices établies par la communauté internationale quant à l’aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle. Ces règles prévoient, notamment, qu’avant de penser à la solution qu’est l’adoption internationale, il faut tout mettre en œuvre pour retrouver les familles des enfants qui en ont été séparés. L’expérience démontre, qu’après une catastrophe naturelle, il se passe des mois, sinon une année ou deux, avant que la situation de chaque enfant soit parfaitement clarifiée. Bon nombre d’entre eux retrouvent leurs parents ou, encore, sont pris en charge par leur famille élargie ou leur communauté.
Secrétariat à l'adoption internationale. Québec. 13.01.2010.

 

- Child Trafficking Major Concern After Quake
Thousands Of Children Left Without Parents
By Mike Paluska, CBS Atlanta Reporter. January 14, 2010.

 

- Québec. L'adoption suspendue.
Tous les dossiers d'adoption d'enfants haïtiens sont sur la glace. Aucune nouvelle demande n'est acceptée pour l'instant, et le gouvernement du Québec n'envisage pas d'accélérer le processus permettant à des parents d'ici d'accueillir un orphelin du tremblement de terre.
Cyberpresse.ca | 16 janvier 2010.

 

- Haïti. Tremblement de terre

Le terrible séisme qui a frappé ce mardi 12 janvier la ville de Port-au-Prince et les images de dévastation ne laissent personne indifférent

La Direction de l'Adoption - ACC rappelle qu'elle adhère strictement aux recommandations des principales organisations internationales (UNICEF, Service social international, Comité international de la Croix-Rouge, Save the Children, Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés,...) quant à l'aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle. Ces règles prévoient notamment qu'avant de penser à l'adoption internationale, il faut tout mettre en oeuvre pour retrouver les familles des enfants qui en ont été  séparés. L'expérience a démontré qu'après une catastrophe naturelle plusieurs mois sont nécessaires aux services sociaux et aux autorités compétentes locales pour clarifier la situation de chaque enfant, et que la plupart de ces enfants retrouvent leurs parents ou sont pris en charge par d'autres membres de leur famille.

A l'exception des demandes actuellement encadrées par les organismes agréés autorisés à collaborer avec Haïti, aucune nouvelle demande d'adoption d'un enfant haïtien ne sera donc prise en considération.

www.adoptions.be 15.01.10

11:47 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : haïti, adoption internationale, unicef, efa | |  del.icio.us

29/09/2008

L'adoption internationale se plie de plus en plus aux lois du « marché ».

Cela peut mener à de nombreuses dérives. Des associations dénoncent l’emprise de l’argent sur l’adoption.
 

Lors d'une émission diffusée sur Parenthèse radio, le 27 août dernier, un père adoptant au Vietnam évoquait les « dons imposés » aux orphelinats qui oscillaient, disait-il, entre 6 000 et 10 000 €.
Yves Nicolin, président de l'Agence française de l'adoption (AFA), invité à l'émission, précisait alors que ces dons étaient laissés « à la discrétion des parents », avant d'ajouter : « Par contre, ceux qui ne donnent pas ou qui donnent insuffisamment, il faut savoir qu'ils mettent, entre guillemets, en péril l'adoption de futurs adoptants. Et quand je disais que dans certains pays, les Français passent pour des pingres, c'est une réalité. »


Ces propos « Quand le président de l'AFA invite les familles à ne pas se montrer pingres. » ont suscité la colère des responsables de la principale fédération des familles adoptives, EFA (Enfance et familles d'adoption), qui vient d'envoyer à Yves Nicolin une lettre de réaction assez vive.


Après avoir souligné qu'au regard des revenus mensuels de nombreux pays d'origine, 10 000 € était une somme « astronomique », cette lettre précise : « Il est normal que la France et les autres pays d'accueil cherchent à aider les pays d'origine à se doter de services de protection de l'enfance (…). Mais il est tout à fait anormal que le président de l'Agence française de l'adoption encourage par ses propos une attitude qui pourrait se résumer à la devise "donner plus pour adopter plus" : une telle attitude, qui par ailleurs dit clairement aux familles les plus modestes qu'elles sont "interdites" d'adoption, réduit l'adoption à une transaction et les enfants à une monnaie d'échange. »


"De moins en moins d'enfants adoptables et de plus en plus de demandes"


« Je n'ai jamais fait la promotion d'une telle attitude, j'ai voulu simplement expliquer une réalité, se défend Yves Nicolin. Une naissance biologique coûte cher, environ 15 000 €, payés par la collectivité. L'adoption elle aussi a un coût important. Les pays d'origine qui proposent des enfants réclament aux pays qui veulent adopter une forme de coopération humanitaire. Comme il y a de moins en moins d'enfants adoptables et de plus en plus de demandes, les autorités des pays qui utilisent l'adoption pour financer des orphelinats vont demander plus d'argent qu'avant : c'est une réalité et il ne faut pas se voiler la face. »


Il est vrai qu'adopter un enfant à l'étranger coûte de plus en plus cher. Dans l'argent réclamé aux familles par l'AFA ou les Organismes autorisés pour l'adoption (OAA), il y a un certain nombre de frais fixes, qui peuvent se justifier : voyage, logement, traducteurs, démarches administratives, avocats parfois… Mais les familles se trouvent parfois soumises à des frais supplémentaires qui peuvent être sujets à caution. Notamment ceux destinés à payer les « intermédiaires ».


En Russie par exemple, il existe des « facilitateurs » qui font payer des honoraires parfois exorbitants pour mettre en relation une famille avec un orphelinat. Très souvent aussi, il faut verser une somme supplémentaire destinée à financer des projets humanitaires ou de protection de l'enfance dans le pays d'origine. Celle-ci peut être directement versée à l'autorité centrale du pays ou à l'organisme officiel qui a servi d'intermédiaire, une pratique qu'EFA considère comme « normale ».


Une somme « laissée à la discrétion des parents »...


Mais on demande souvent aussi aux parents de donner directement une « enveloppe » à l'orphelinat au moment où ils viennent chercher leur enfant. Il peut s'agir d'une somme fixe établie à l'avance, comme en Chine (environ 5 000 €) ou d'une somme « laissée à la discrétion des parents », comme au Vietnam. « À l'AFA, on leur donne simplement une fourchette de prix qui nous semble raisonnable, souligne Yves Nicolin, pour éviter les abus. Par ailleurs, nous travaillons au Vietnam avec des orphelinats qui nous offrent les garanties que l'argent sera correctement utilisé. »


C'est précisément cette pratique de l'« enveloppe » que la fédération des familles adoptives condamne. « D'abord parce que dans les pays où la corruption existe, il n'existe aucune garantie que les sommes versées serviront à la protection de l'enfance, souligne Janice Peyré, présidente d'EFA. Par ailleurs, en versant des sommes aussi colossales à des pays où les revenus sont si bas, on est en train de créer un appel d'air et d'inciter les familles à l'abandon. Surtout, on ne peut pas construire une relation avec un enfant sur la base d'une transaction. »


Chez les adoptés adultes, cette question est très souvent évoquée. « Certains ont le sentiment d'avoir été achetés. Créer des liens familiaux dans ce contexte est difficile », souligne David Hamon, président de « Racines coréennes ». Pour Dominique Gawron, vice-présidente d'EFA et enfant adoptée, les choses doivent être claires : « Tous les enfants adoptés demandent un jour ou l'autre combien ils ont "coûté". Il faut que leurs parents puissent leur répondre droit dans les yeux, sans hésiter, qu'ils n'ont pas été "monnayés". »

Source : La Croix.

 

La pratique des « enveloppes » divise.
 

Le président de l’Agence française de l’adoption, Yves Nicolin, a indigné la Fédération Enfance et familles d ’adoption, principale association de familles adoptantes, en évoquant récemment, en semblant la justifier, la pratique des "enveloppes" (1) demandées aux familles lors de la remise d’un enfant : "Je ne suis pas là pour promouvoir une pratique, mais c’est la réalité, il faut casser le tabou et aider les familles en indiquant la fourchette raisonnable". Les adoptants "sont libres de donner ou non, par contre, ceux qui ne donnent pas ou donnent insuffisamment, il faut savoir qu’ils mettent - entre guillemets - en péril  l’adoption de futurs adoptants" , avait déclaré Yves Nicolin sur une Radio le 27 août.
Pour l’association EFA, cette "caution" apportée à des dons non officiels est malvenue, alors que l’adoption internationale est régulièrement soupçonnée de dérives financières et éthiques, sur fond de forte demande.


«Donner plus pour adopter plus»

S ’il est "normal" d ’aider les pays d’origine, "sans contrepartie", à se doter de services de protection de l’enfance ou de soutien aux familles, "il ne faut en aucun cas les inciter à monnayer leurs enfants et la détresse humaine", met-elle en garde. "Il est anormal que le président d’une instance publique encourage par ses propos une attitude qui pourrait se résumer à la devise "donner plus pour adopter plus", ajoute l ’ association, qui évoque le risque que l’ adoption internationale ne se transforme en "économie de marché"

(1) "L'enveloppe" pour adopter un enfant, versée généralement sous forme de don pour l'orphelinat (ou pour l'intermédiaire local), s'élève de 5 000 à 10 000 euros, selon des parents adoptants qui ont été confrontés à cette pratique.

 

Source : Le Télégramme.

30/07/2008

La Fondation Roger Zannier est fournisseuse de fonds pour les orphelinats Holy Baby au Cambodge.

GroupeZannier.jpg[Via Pound Pup Legacy - Niels]

 

Groupe Zannier

 

According to Le Figaro (*), the first voluntary leave in August to Cambodia, for projects funded in large part by the Foundation Roger Zannier, "the first" private contributor, who has founded several orphanages in Cambodia.


(*) "L'éthique de l'adoption internationale"

La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, aux côtés de l'acteur Gérard Depardieu, a lancé le réseau de "volontaires de l'adoption internationale", qui doivent avoir pour "moteur", l'"éthique" et pour objectifs l'"efficacité" et le "bonheur des enfants".

L'installation prochaine dans les ambassades des pays d'adoption de ces jeunes volontaires, membres de l'Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP), "s'inscrit", a affirmé Rama Yade, "dans la réforme plus large de l'adoption internationale" pour laquelle elle partage "sans réserve" les conclusions du rapport Colombani remis à l'Elysée en mars, et qui fera l'objet le 21 août d'une communication au conseil des ministres.

La première volontaire (Clémence Fournier, Madame Adoption) partira en août au Cambodge, pour des projets financés à hauteur d'un million d'euros, a indiqué Rama Yade, "en grande partie par la Fondation Roger Zannier", premier "contributeur privé", qui a fondé plusieurs orphelinats au Cambodge.


LICADHO.jpgHoly Baby Orphanage


The first private contributor to the French Adoption Army, the Rogier Zanier foundation, is funder of the Holy Baby Orphanages in Cambodia. LICADHO, the Cambodian League for the Promotion and Defense of Human Rights, wrote the following report about a case related to the orphanage in Takhmau:

 

In November 2001, a married couple in Phnom Penh, P & C, requested LICADHO’s assistance to recover their one-month-old baby. P & C were poor itinerants without permanent jobs or home in Phnom Penh. The mother, P, stated that on November 13, 2001 she took her baby boy to a medical clinic in Takhmau, Kandal province. P was taken there by another woman, who had told her that she would receive money if she agreed to give up her baby there. The clinic staff took the baby boy (after giving him a blood test to check that he was not HIV-positive) and gave P $85 in return, according to P’s testimony. P was asked to sign a document at the clinic stating that she gave up her baby voluntarily (the document did not refer to adoption of the child). She signed this document without the knowledge of her husband, C, who did not give his consent. A few days later, C, who had been out of town looking for work, returned home and learned of his wife’s actions. After discussion, P & C decided they wanted their baby back and approached LICADHO for help.

 

LICADHO investigators established that the medical clinic is owned by Dr Keo San, a former Cambodian senator who is also director of the organization which runs Holy Baby orphanage in Takhmau. LICADHO investigators, attempting to establish whether P & C’s baby was there, visited the orphanage but were not allowed to see the young babies there.

 

On November 21, 2001, LICADHO contacted the Ministry of Interior’s police anti-trafficking unit, requesting an investigation and return of the baby to his parents. Subsequently, the police informed LICADHO that Dr Keo San and staff of the orphanage refused to return the baby, because P had signed a document giving up the baby. Holy Baby staff also informed the police that the baby would be adopted to a foreign country.

 

Six months later, the baby had still not been returned. The police investigation continued, supposedly, but without any result. In June 2002, LICADHO became aware that Holy Baby was supported by the Zannier Holy Baby Foundation in France and wrote to its director, Dr Pascal Hourtoulle, about this case. For the next four months, despite an exchange of letters between LICADHO and Dr Hourtoulle, the latter provided no information about the origins and whereabouts of the child.

 

Meanwhile, in July 2002, LICADHO became aware that the Cambodian government had approved the child for adoption to France in February 2002. Inquiries with the French Embassy confirmed that the child had been adopted to France in February.

 

The official adoption dossier included a document, signed by Dr Keo San and by Holy Baby center director Vong Lay Huort, which falsely stated that the child was “abandoned” and his parents are unknown.

In late July, the Ministry of Interior anti-trafficking unit – following a request by the French Embassy for information on its investigation into this case – requested a meeting with P & C at the ministry. LICADHO staff were refused permission to witness the meeting. According to P & C, senior ministry officials informed them at the meeting that their son was in France and would have a good life there. At the request of the police, P & C signed a document withdrawing their complaint against Holy Baby orphanage and their request for the return of their child.

 

LICADHO has concerns about the manner in which P & C were asked to withdraw their complaint. However, in subsequent discussions with LICADHO, P & C repeated that they do not seek the return of their child from France now that he is already there. P & C, who are extremely poor, feel that their son will have a better life in France. LICADHO respects their wishes.

 

Nevertheless, LICADHO remains concerned about alleged improprieties committed by Holy Baby personnel, including:

 

- Alleged payment made to P in return for handing over the child at Keo San’s medical clinic;
- Apparent use of the private medical clinic to receive children who are then sent to Holy Baby orphanage;
- Lack of prior consent given by P and by C to the adoption of their son abroad;
- Adoption of the child abroad after P & C had filed a complaint requesting the return of their child;
- False adoption paperwork prepared by Holy Baby staff stating that the child was “abandoned”, parents unknown.

 

In October 2002, Pascal Hourtoulle, on a visit to Cambodia, agreed to meet with LICADHO. During the meeting, he acknowledged that the child obtained from P was the same child who had been adopted to France. However, he did not accept that Holy Baby had acted improperly in any way. In a February 2003 meeting with LICADHO, French businessman Roger Zannier – the funder of the Zannier Holy Baby Foundation – also indicated that he saw no wrongdoing by the orphanage.

 

Mission de l’Adoption Internationale (MAI), the French government agency responsible for international adoptions, issued a statement in October 2002 urging prospective adoptive parents seeking children from Holy Baby to obtain specific information about the circumstances in which the children entered the orphanage.

 

Holy Baby has no information about the identity of the birth parents of three-quarters of the children at the orphanage, Pascal Hourtoulle told LICADHO in October 2002.

 

 

This is the type of environment France is going to send it's young and unexperienced volunteers to, backed by the money of a French industrial who sees no wrong doing in fraud and child-trafficking.

 

* * *

 

F o c u s   s u r   l e   C a m b o d g e

 

->  Agir pour le Cambodge.

« La première chose que je demande à un orphelinat, c’est s’il organise des adoptions internationales », note Cheat Vannath, présidente de l’ONG « Center for Social Development », qui œuvre pour la mise en place d’un code de bonne conduite gouvernementale et milite contre la corruption qui sévit au Cambodge. « Si c’est le cas, je sais à quoi m’en tenir ! » N’offrir aucune possibilité d’adoption mais privilégier les parrainages, c’est le choix de Son Soubert, que nous avions rencontré en janvier 2004 lors d’un passage en France. Les besoins des quelque cent deux enfants vivant dans son orphelinat de Sre Ampil sont pourtant pressants, mais Son Soubert, fidèle à son engagement d’honnêteté, ne veut pas en entendre parler. « Il est hors de question que nous participions à ce commerce. J’estime qu’il est plus bénéfique à l’avenir des enfants et à celui de mon pays que nous les éduquions ici en leur proposant des possibilités de formation professionnelle. » Au cœur d’une campagne verdoyante, les bâtiments de l’orphelinat sont répartis au milieu des champs de riz. Un petit jardin potager, un verger et quelques plantations de fleurs ont été réalisés par les enfants et les productions seront revendues au marché local. Un cheval vagabond paît au milieu d’un pré. Deux fois par jour, le rythme des activités est interrompu par les psalmodies régulières de la prière.

Son Soubert recueille sans distinction les enfants qu’on lui amène : au moment de notre visite, trois jeunes frères et sœurs, laissés à la charge d’un village voisin par le père décédé du sida. Un autre enfant, le benjamin de l’orphelinat, n’a plus, à six ans, qu’un grand-père paralysé. « Je ne sais pas refuser. Les gens sont tellement démunis…, avoue Son Soubert, mais il est difficile de boucler notre budget, surtout depuis que le pays ne reçoit plus de subvention pour l’achat du riz. » Le repas du soir est pris dehors sous la lueur maladive d’une seule ampoule électrique. Les enfants font preuve d’une sollicitude infinie envers Son Soubert. « Mon père est mort, j’en ai trouvé un deuxième », confie un adolescent.

Pour aider les orphelins de Sre Ampil :
Agir pour le Cambodge
14 rue Mouraud
75020 Paris
Téléphone / Fax : 1 47 27 50 03
E-mail: agirpourlecambodge@wanadoo.fr
Site : http://www.agirpourlecambodge.org/

 

->  Des adoptants français s'engagent dans des procédures irrégulières au Cambodge contraires à l'intérêt de l'enfant.

" ....  Les parents qui se rendent directement dans un orphelinat violent les procédures en cours. En outre, ils n’ont aucune information vérifiable sur les circonstances dans lesquelles ont été remis ou recueillis les enfants et peuvent être soumis à des pressions : que vont-ils pouvoir dire à leurs enfants ?
De plus, s’engager dans des procédures « sauvages » ouvre la porte à la tentation de la part d’intermédiaires
non autorisés de « rechercher » des enfants pour répondre à une certaine « demande » de parents, alimentant
ainsi des circuits irréguliers, réduisant l’enfant à une « denrée », jetant le discrédit sur l’adoption par des
familles françaises, et mettant en danger l’intérêt et le respect des enfants ainsi que les espoirs des adoptants.  ..."
Les Amis des Enfants du Monde. 8 avril 2008.

 

->  Adoption internationale : vers une nouvelle Arche de Zoé ?

L’association "Enfance et familles d’adoption" adresse une lettre ouverte à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, pour dénoncer des pratiques dévoyées d’adoption au Cambodge.
Agoravox. 1 février 2008.

->  Mission au Cambodge. 9-17 décembre 2006.

Dans la perspective d’une réouverture des adoptions au Cambodge pour les ressortissants français après une fermeture de trois années, voulue par la France, Enfance et Familles d’Adoption a estimé opportun d’effectuer une mission dans le pays pour évaluer combien d’enfants pourraient être en attente de famille et dans quelles les conditions les procédures pourraient se dérouler.

Les conclusions des chargés de mission

La situation actuelle n’est pas propice à l’adoption par les Français :
1. Il n’y a pas, ou très peu, d’enfants adoptables dans les orphelinats et, en tout état de cause, plutôt des enfants grands de sexe masculin ;
2. Pour ces enfants, il est essentiel de trouver des familles, si les autres pays concernés par l’adoption internationale ne le font pas, par le biais, notamment, de leurs OAA (Organismes Agréé pour l'Adoption);
3. Tout semble indiquer que l’adoption internationale entraîne une augmentation des bébés arrivant dans les orphelinats ;
4. Dans quelques rares orphelinats, la présence de bébés en bonne santé, sans passé connu et déclarés comme adoptables devrait susciter des interrogations chez ceux qui envisageraient d’en devenir les parents ;
5. La procédure d’adoption n’est pas clairement encadrée et a, dans le passé, entraîné des dérives individuelles gravement préjudiciable à l’image de
l’adoption, notamment de l’adoption par les Français ;
6. Des procédures peu nombreuses et encadrées par l’AFA (Agence Française de l'Adoption) ou par des OAA devraient permettre à quelques enfants qui en ont réellement besoin de trouver une famille.

Marie-Claude Arnauld & Sophie Le Callennec pour EFA.



Des conclusions du rapport des deux chargées de mission Enfance & Familles d'Adoption, il ressort que le Cambodge n'est certainement pas un pays où les besoins sont les plus urgent pour une "mission de solidarité avec les enfants abandonnés ou orphelins".
Paradoxalement, le gouvernement français décide du contraire par le "lancement immédiat du programme Cambodge".
Un "Opérateur du ministère des Affaires étrangères", l'Association Française des Volontaires du Progrès, dispensera une formation générale à tous les volontaires de l’adoption internationale. Ils bénéficieront d’une formation complémentaire assurée par un "comité des experts" : Janice Peyré et Hélène Mahéo, respectivement présidentes de la Fédération Enfance et Familles d’Adoption et du Mouvement pour l’Adoption Sans Frontières.
Une volontaire de l'adoption sera positionnée au Cambodge à compter de mi-août pour une durée de 2ans.



->  Adoption internationale. Les limites du désir d’enfant. 

Le film de Bertrand Tavernier, “Holy Lola”, avait mis en lumière les pratiques parfois douteuses de l’adoption internationale.
Au Cambodge se croisent la demande désespérée de familles en quête d’enfants et la voracité illimitée d’intermédiaires malhonnêtes. A Phnom Penh, nous avons rencontré familles, intermédiaires et ONG.
«C'est un des plus beaux films que j'ai vus sur le désir, jusqu'à l'hystérie du désir.»
Alain Resnais, réalisateur, monteur et scénariste français.
Réforme n°3107 du 2004-12-16.

 

->  Poor babies.

A self-pitying yuppie couple in the self-pitying movie "Holy Lola" rampage blindly through Cambodia in search of a baby to adopt.
"Holy Lola" is a movie about the prototypical Ugly American abroad. Except he's not American, he's French.
Joshua Tanzer -  Offoffoff.com

 

-> Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption. Adoption d'enfants au Cambodge malgré la fermeture.

Les autorités françaises cautionnent des démarches d’adoption qui se déroulent au Cambodge dans l’illégalité la plus totale.
Communiqué EFA. Décembre 2005.

04/02/2008

Lettre ouverte d'EFA à Bernard Kouchner

La Fédération Enfance et Familles d’Adoption apprend qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge.

 

Ces conventions — comme le précisent très clairement le site du Ministère des affaires étrangères :

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et celui de l’Agence française de l’adoption :

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prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou OAA (à ce jour un seul est autorisé et habilité par le Cambodge), ce qui, dans ce cas, n’a pas été respecté.



EFA a remis, le 1er février 2008, une lettre publique adressée à Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, au cabinet de Rama Yade. Cette lettre souligne le risque que font courir de telles pratiques sur le regard porté sur nos enfants, sur la crédibilité des autorités françaises en matière d’éthique ainsi que le discrédit jeté sur la signature française de conventions.



EFA avait, déjà, le 15 décembre 2005, publié un communiqué « Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption » à propos d’adoptions illégales au Cambodge.

 

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR BERNARD KOUCHNER MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES



Paris, le 1er février 2008

Monsieur le Ministre

Le 15 décembre 2005 Enfance & Familles d’Adoption publiait un communiqué intitulé « Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption ». Nous attirions l’attention sur l’attitude de la France qui avait entériné des démarches entreprises par des familles françaises au Cambodge alors que ce pays était fermé à l’adoption « parce que de sérieux doutes planaient sur l’adoptabilité des enfants ».



Le 31 mai 2007, j’écrivais à Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République : « […] nous osons espérer de votre part une rupture claire avec des pratiques antérieures en matière de ‘visas de complaisance’. Il est insoutenable, pour des milliers de candidats qui suivent scrupuleusement les procédures et restent dans la légalité, au prix souvent de très longs délais, de constater que quelques-uns bénéficient de passe-droits, parce qu’ils ont des contacts, parce qu’ils instrumentalisent les médias. Cette inégalité de traitement est inacceptable, pour les familles mais aussi pour l’obligation d’éthique que nous imposent nos engagements internationaux.»



Le 17 novembre 2007, dans un message que vous adressiez à notre mouvement à l’occasion de notre congrès, vous écriviez : « La priorité que vous accordez aux droits des enfants et l’accompagnement des familles dans une démarche de responsabilité sont des valeurs auxquelles ce ministère croit profondément ».



Quelques jours auparavant, l’Agence française de l’adoption (AFA) organisait un colloque invitant les pays d’origine à faire part à la France de leurs attentes. Le 26 février 2008, l’organisation non gouvernementale Terre des Hommes rendra publique au Parlement européen une étude comparative sur l’éthique des pays d’accueil européens en matière d’adoption.



Or nous apprenons qu’une fois encore, un groupe d’adoptants a récemment obtenu des visas après avoir mené des procédures en violation des conventions ratifiées par la France et le Cambodge, qui prévoient un encadrement exclusif par l’AFA ou par le seul organisme autorisé pour l’adoption habilité par le Cambodge.



Outre que de telles pratiques font porter sur nos enfants un regard qui n’est pas, pour le moins, facile à vivre, comment les autorités françaises peuvent-elles être crédibles quand elles exigent des candidats ne bénéficiant pas de passe-droits une éthique irréprochable ?



Aujourd’hui, nous vous demandons quelles dispositions vous comptez prendre afin de mettre fin à ce type de pratiques qui, au mépris des enfants qui en sont l’enjeu, au mépris des pays d’origine des enfants et se rajoutant à l’affaire Arche de Zoé, jettent le discrédit sur la signature française de conventions et le doute sur l’éthique dans la politique française en matière d’adoption.



Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.



Janice Peyré
Présidente d’Enfance & Familles d’Adoption
Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA)
Membre du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP)


Source : Fédération Enfance et Familles d'Adoption

* * *

->  Adoption : vers une nouvelle Arche de Zoé ?
L’association "Enfance et familles d’adoption" vient d’adresser une lettre ouverte à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, pour dénoncer des pratiques dévoyées d’adoption au Cambodge.
Agoravox. La Taverne des Poètes. 6 février 2008..


-> 6 mois après : voici maintenant l’Arche de Yadé, les Peace Corps de Rama et ces volontaires pour l’adoption internationale.
Les premiers volontaires seront envoyés au Cambodge.
Agoravox. Konzench. 5 août 2008.

 

09/02/2006

Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption.

Adoption d'enfants au Cambodge malgré la fermeture

La Fédération Enfance et Familles d’Adoption apprend avec stupéfaction que les autorités françaises cautionnent des démarches d’adoption qui se déroulent au Cambodge dans l’illégalité la plus totale. En effet, elles ont choisi d’entériner des démarches entreprises par des Français qui se sont rendus au Cambodge alors que ce pays est fermé à l’adoption depuis juillet 2003 pour les adoptants de France ainsi que des principaux pays occidentaux. Si les adoptions ont été suspendues au Cambodge depuis cette date, c’est parce que de sérieux doutes planent sur l’adoptabilité des enfants et sur d’autres aspects de la procédure. Le 28 juin 2005, le site de la Mission pour l’Adoption Internationale rappelait que "la situation de l’adoption internationale au Cambodge n’offrant pas encore les garanties suffisantes pour assurer la transparence et la régularité des adoptions, aucune reprise prochaine des adoptions n’est envisagée".

Avec l’UNICEF, la France et les autres pays d’accueil ayant suspendu la délivrance de visas se sont engagés à aider les autorités cambodgiennes à mettre en place une législation qui permette aux enfants privés de famille d’en trouver une, au terme d’une procédure qui vérifierait leur adoptabilité. La mise en place de cette nouvelle législation a été posée comme un préalable par tous pour la reprise des adoptions. L’attente souvent douloureuse et majoritairement très digne des postulants ne saurait justifier les moyens mis en œuvre par quelques-uns. La recherche d’une solution pour l’ensemble des enfants cambodgiens en attente d’une famille (donc juridiquement adoptables après vérification par les responsables légaux) ne saurait se réduire à des accommodements au profit de quelques personnes, au mépris d'une nécessaire éthique dans l'adoption et des termes de la Convention de La Haye relative à l'adoption internationale, ratifiée par la France.

Que devons-nous conseiller désormais aux 25 000 candidats à l’adoption ? Qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un agrément, d’attendre qu’un pays ou un conseil de famille vous propose un enfant ? Qu’il suffit de forcer la porte d’un orphelinat à l’étranger (et pourquoi pas d’une pouponnière ici en France…) de « se choisir » un enfant puis de faire larmoyer les médias, les spectateurs des programmes de télévision et nos représentants politiques pour que toute réglementation fonde comme neige au soleil ? Que diront ces parents, demain, à leur enfant, que dira la France, demain, à ces enfants qui exigeront la vérité sur la façon dont ils sont devenus Français ?

Janice Peyré
Présidente d’Enfance et Familles d’Adoption
Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA)
Membre du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP)

Source : http://adoptionefa.org/accueil.php