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10/11/2011

Enquête sur le scandale des bébés espagnols volés. Un incroyable trafic d'enfants.

enfants voles du franquisme.jpgDu franquisme aux années 80, 300 000 bébés espagnols ont été volés à leur famille pour être revendus.
Le documentaire inédit de Caroline du Saint tente de faire la lumière sur ce terrible secret.


La Une propose le jeudi 10 novembre 2011 à 21.50 une enquête surprenante, nourrie de témoignages bouleversants, sur un trafic de bébés volés en Espagne qui a commencé sous la dictature de Franco et qui a duré près de 50 ans : Bébés volés : l’incroyable scandale, un documentaire de  Caroline du Saint

Un incroyable scandale, c’est le mot : 300 000 bébés ont été volés à leurs mères au cœur de l’Europe, pour alimenter un incroyable trafic d’enfants. Le scandale, qui  vient d’éclater en Espagne, est devenu une affaire d’Etat. Des enfants, aujourd’hui trentenaires, partent à la recherche du secret caché de leurs origines et des milliers de plaintes ont été déposées. Le film rend la parole à ces enfants et à leurs mères dépossédées, réduits au silence pendant des décennies. Il nous mènera aussi chez les responsables du trafic : médecins, religieux, qui exercent encore mais qui vont aujourd'hui rendre des comptes.

Tout a commencé en 1940 sous la dictature de Franco. Les nouveaux nés des familles républicaines étaient enlevés à leurs mères pour être élevés dans des familles franquistes. Voler des bébés était alors un projet politique : « rééduquer » les enfants des « rouges » dans les valeurs nationalistes et catholiques.  Dans les années 50 et 60,  la politique a fait place à la morale chrétienne. Les bébés étaient enlevés à des jeunes filles mineures ou des mères célibataires, à qui on annonçait la mort de leur enfant juste après l’accouchement.   Mais plus incroyable encore, ces vols de bébés ont continué, à plus grande échelle encore, sous la démocratie... Les réseaux mis en place sous la dictature ont perduré,  l'argent a remplacé les idéologies et le trafic s’est même internationalisé. Cet incroyable commerce illicite ne s’est interrompu qu’en… 1987 ! De 30.000 bébés volés sous la dictature, on passe à 300.000 enfants enlevés dans l’Espagne moderne. Ce trafic fut rendu possible par la complicité entre institutions religieuses et cliniques privées. Pour avoir une idée de l’ampleur de ce trafic, un exemple : dans les années 80, une clinique privée de Madrid a déclaré 37 décès de nouveaux nés en un mois sur une centaine de naissances, avec des causes de décès aussi farfelues qu’une otite. 37 décès ou plutôt 37 bébés arrachés à leur mère. Petit à petit des langues se sont déliées et aujourd'hui, les bébés volés d'alors sont devenus des adultes et réclament la vérité. Une gigantesque enquête ADN a été lancée pour tenter de renouer les liens entre ces enfants en quête de réelle identité et leur mère biologique. Des milliers de plaintes ont été déposées, plusieurs centaines sont en cours d'instruction. Les premiers procès devraient avoir lieu dans quelques mois. Et une cellule « bébés volés » a été constituée au sein du ministère de la justice espagnol.

Ce documentaire est une enquête fouillée sur ce système occulte ; une enquête nourrie de témoignages forts des victimes du scandale (enfants volés, mères spoliées, parents adoptifs) et d’images poignantes des premières retrouvailles dans les familles recomposées. Une enquête surprenante sur un incroyable scandale au cœur de l’Europe. Production : Capa Presse TV

 

Le samedi 12 novembre 2011 à 21.05 sur La Trois. Le doc sera suivi à 22.00 de 'Ninos' de José-Luis Penafuerte

Entre juillet 36 et mars 39, la guerre civile espagnole a provoqué l'évacuation forcée de plus de trente mille enfants espagnols, des enfants qui avaient entre 4 et 14 ans, par trains, bateaux, camions ou à pied.Par la suite ces enfants ont été accueillis en Belgique, en Russie, au Mexique, en Angleterre et en France. Autant de routes, d'arrêts et de chemins d'espoir, qui les ont amené vers un nouveau destin, une nouvelle survie, une nouvelle vie. Depuis lors, ils sont appelés Los niños de la guerra, une histoire tombée dans l'oubli.Le film est avant une introspection à travers la mémoire intime et collective de ces " enfants " oubliés. Il évoquera l'itinéraire de Emilia Labajos (Belgique), et rappellera les faits mais jamais il ne nous écrasera avec un excès de vieux documents, évitant de nous tourner vers son passé et d'y rester. Ce film nous conduira dans les espaces où une mémoire se construira sous nos yeux, une mémoire vivace et douloureuse qui se bat contre l'oubli

Source: RTBF
 

10:02 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espagne, enfants volés | |  del.icio.us

17/08/2011

Certains enfants se rappellent encore qu'ils ont été emmenés. Et qu'ils ont pas voulu cela.

The Makeni Children.jpgSLATE a publié un article bien écrit par EJ Graff sur les enfants volés pour l'adoption en Sierra Leone. Il s'agit d'un groupe d'enfants du village de Makeni. L'ONG qui dirigeait l'orphelinat responsable est en tout cas coupable de child harvesting  et de falsification de documents.

The Makeni Children
In 1998, Americans Adopted 29 Children From a Town in Sierra Leone. Their Birth Families Say They Were Stolen.
By EJ Graff.

 


Tony Mosley picks up his adopted son Samuel in Ghana in 1998Tony Mosley picks up his adopted son Samuel in Ghana in 1998When Judith Mosley and her husband adopted 4-year-old Sulaiman Suma from Sierra Leone in 1998, in the midst of that country's brutal civil war, she was sure that they were saving his life. "His orphanage was set fire to; he was one of 12 kids in a family; he had PTSD; he saw people's limbs cut off—it was tough getting him through our first few years," Mosley told me. The child, whom they renamed Samuel Mosley, was a "tiny tot" with a distended belly, hair red from malnutrition, and "eyes like radars, that scanned everywhere, all of the time," she wrote to friends at the time. "The first three nights home, he refused to take off his clothes or shoes, and slept in them, with all his toy cars." For weeks he ate nothing but meat and eggs, up to 14 a day. He could easily consume two whole chickens, bones and all. Once, when Judi tried to take the bones away, he bit her.


Source: Slate | 9 août 2011 | By E.J. Graff |
Voir aussi : De Wereld is van iedereen.

06/01/2011

Les enfants volés du fascisme catholique espagnol

Parti de gauche Midi Pyrenees.jpgReportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne

Entre les années 40 et 50, plus de 30 000 bébés auraient été soustraits dès la naissance à leurs mères républicaines. L’objectif était de "rééduquer" ces enfants en les plaçant dans des orphelinats religieux ou en les confiant à des familles proches du régime franquiste.Espagne : reportage sur les enfants volés du franquisme, l’un des derniers grands tabous d’Espagne.

Visionner la vidéo de la télé suisse tsr.ch

Le fascisme catholique espagnol pratiquait couramment le viol d’enfants

L’historien Ricard Vinyes chiffre à 21 000, rien que pour 1942 et 1943, les enfants enlevés de force à des mères républicaines par le régime franquiste avec la complicité active de l’église catholique.

Un document d’une institution religieuse, cité par Baltazar Garzon, chiffre à 30.960 au cours de la décennie 1944-1954 le nombre d’enfants de prisonnières politiques placés sous tutelle de l’Etat. Selon ce magistrat, c’est "un nombre indéterminé" d’enfants qui, de manière "systématique, préconçue et avec une volonté véritablement criminelle", auraient été soustraits à des familles "qui ne s’ajustaient pas au nouveau régime [franquiste]". Des milliers de femmes républicaines venues accoucher dans les hôpitaux ressortent sans bébés. ("La madre biológica entraba por un lado y la adoptiva salía con un bebé por otro"). Tous, sont déclarés morts nés. En fait, l’enfant, bien vivant, est placé sous la tutelle d’une famille proche du régime franquiste, pour être rééduqué. Ce sont les religieuses qui sont chargées de voler les enfants, elles utilisaient leur influence et l’autorité de l’Eglise pour faire taire les plaintes des mères. C’étaient elles aussi qui venaient annoncer « votre enfant est mort ».

Garzon relate cet épisode du début des années 40 basé sur le témoignage de espagne milicienne guerre civile espagnoleFélix Espejo, ancien mineur des Asturies : "Un jour, les mères [prisonnières] sortirent avec leurs enfants dans la cour [de la prison de Saturraran]. Les religieuses leur dirent que les enfants devaient rester à l’intérieur pour une révision médicale. Il y en avait une centaine. Lorsque les mères rentrèrent, ils n’étaient plus là. Concepcion [une prisonnière], qui n’avait pas d’enfant, fut impressionnée par les scènes de douleur et par les cris des mères qui réclamaient leurs petits. Ils les menacèrent en leur disant de se taire si elles voulaient rester en vie. Une femme d’Oviedo libérée peu après vit sa fille dans une maison de militaires, à Valence, mais on ne sait pas si elle a pu la récupérer ou non".

Cette politique d’enlèvements, pour rechristianiser les enfants de mères rouges, s’est ensuite, avec toujours la complicité des « bonnes sœurs » et de leur hiérarchie, transformée en véritable trafic d’enfants. « Ce qui commence comme une sorte de vengeance politique et de mise au pas de la société se transforme au fil des années en un vrai « commerce » qui aurait perduré y compris jusqu’au début des années 80 », explique Hector Rojo (revue Diagonal). Ainsi Isabel, mineure et enceinte, dans la très catholique Espagne de 1974, a dû obéir à ses parents : accouchement discret et un bébé qui disparaît, confié par les religieuses, sous une fausse identité, à une famille bien sous tous rapports.
[Enquête sur les vols d’enfants dans l’Espagne franquiste]
 
Cette église franquiste, loin de tout repentir, continue d’afficher son cléricalisme avec la même morgue, pour tenter de bloquer les lois qui lui déplaisent. Le soutien du Vatican ne lui a jamais fait défaut. La radio contrôlée par la Conférence épiscopale espagnole prend très systématiquement position contre le gouvernement de Zapatero, défend, sur un ton souvent très violent, des positions proches du PP. [Argentine-Espagne : une église pas très catholique]


L’Espagne prête à faire la lumière sur les enfants perdus du franquisme ?

Par Elodie Cuzin, Journaliste à Rue 89

Le célèbre juge Baltasar Garzon continue de mettre le doigt là où ça fait mal en Espagne.

Alors que sa hiérarchie l’a empêché de mener personnellement l’instruction sur les crimes du franquisme il y a près de deux mois, il vient de transmettre à sept tribunaux la responsabilité d’enquêter, ou non, sur plus de 30 000 enfants de républicains qui furent placés dans des centre pour être « rééduqués ». Une manière de tourner les projecteurs sur cette page noire pourtant peu connue des Espagnols.

Selon les informations réunies par le juge, 30 960 enfants, la plupart fils et filles de républicains exilés, incarcérés ou fusillés, auraient été envoyés dans des internats religieux entre 1944 et 1954. Certains médias espagnols avancent en outre que 12 042 autres avaient déjà été mis sous tutelle de l’Etat franquiste avant 1944. Un chiffre colossal. Et pourtant, nombre d’Espagnols connaissent souvent mieux le drame des « enfants perdus » d’Argentine que le leur.

Le professeur de sciences politiques à l’université Pompeu Fabra et ancien exilé, Viçens Navarro, écrivait ainsi dans les colonnes d’El Pais récemment :

« L’une des surprises au retour de mon long exil fut de constater que mes étudiants (jeunes, éveillés, curieux intellectuellement, épouvantés par les actes barbares commis par les dictatures chiliennes et argentines […]) ignoraient que toutes ces horreurs s’étaient produites également en Espagne sous la dictature franquiste, y compris le vol d’enfants aux mères républicaines assassinées par l’armée responsable du coup d’Etat. »

Des enlèvements auraient eu lieu en France

Dans les années 90, l’une des émissions les plus populaires de la télévision espagnole était une sorte de « Perdu de vue » ibérique. Des familles d’anciens enfants « disparus » étaient alors passées sur le plateau sans que cela ne perturbe outre mesure la soirée des téléspectateurs, se souvient, encore surpris, Emilio Silva, le président de l »Association pour la récupération de la mémoire historique.

« On présentait leur cas à côté des histoires du fiston qui n’a plus donné signe de vie après être parti à la plage et les neuf millions de téléspectateurs ne réagissaient pas différemment, comme si ce qui s’était passé pendant la guerre relevait du destin implacable, et non d’un délit. »

S’ils sont peu commentés en Espagne, les faits sont pourtant loin d’être secrets. Un documentaire, « Les Enfants perdus du franquisme », a été réalisé par Montse Armengou et Ricard Belis pour la télévision catalane mais sa diffusion est restée limitée.

Un artiste originaire d’Alicante et vivant aujourd’hui en France, Saülo Mercader, a lui écrit un livre en français, « Les Chants de l’ombre », dont on avait parlé en France au moment de sa publication, en 2000, mais qui n’a pas encore été traduit en castillan.

Enfin l’assemblée parlementaire duConseil de l’Europe a évoqué explicitement le sort de ces enfants entre 2005 et 2006 pendant l’élaboration de sa condamnation du franquisme, en ajoutant en outre que « des enfants réfugiés ont aussi été enlevés en France par le service extérieur de “rapatriement” du régime et placés ensuite dans des institutions d’Etat franquistes ».


Source : Parti de Gauche Midi-Pyrénées 06.01.2011

 

R e p è r e s

- Les enfants volés du franquisme réclament justice
Près de 300.000 enfants pourraient avoir fait l’objet d’adoptions frauduleuses depuis les années 1940 jusqu'aux années 1990. La justice espagnole commence à entendre les victimes de ce juteux marché.
myeurop.info | 06.01.2011

- The 30,000 lost children of the Franco years are set to be saved from oblivion
Pressure is growing to illuminate the fate decreed by the Spanish dictator to the families of his Republican enemies
The Independent | 2.1.2011

- Espagne. Niños robados. Enfants volés
Historiquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences:  il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent.  Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.
Greg sur a & a  | 21.12.2010

21/12/2010

Espagne. Niños robados. Enfants volés

Espana_ninos_robados_vidas_ficcion.jpgHistoriquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences:  il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent.  Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.
 
Je crois néanmoins intéressant de présenter ce qui suit car je pense qu'on peut trouver beaucoup de choses similaires dans d'autres pays, notamment comment peut se développer un sacré sale système à partir de quelque chose qui doit en principe aider, protéger des enfants. Je crois aussi intéressant de présenter ce qui suit car celà présente une réaction civile intéressante. 
 
Il y a plus d'un an un juge espagnol, Baltasar GARZON (très connu pour avoir ouvert plusieurs enquêtes internationales en tapant très haut au niveau des droits de l'homme. Il a coincé quelques temps Pinochet à Londres notamment.), se pencha sur des enfants volés aux républicains par les nationalistes après la guerre civile espagnole (1936-1939). Aujourd'hui, El Mundo, l'un des quotidiens espagnol le plus important du pays, vient en aide à l'association ANADIR (Association Nationale des Victimes d'Adoptions Illégales) 

Greg

Avec son aimable autorisation, voici la traduction non officielle en français de "Familias ficticias; vidas robadas"

 
Des vies de fiction. (1er onglet)
Des familles fictives; Des vies volées.

par Raquel Quílez
 
"Mes parents m'ont confessé qu'ils m'avaient acheté"; "Ils ont payé pour moi davantage que pour un appartement"; "Un religieux leur a permis de choisir entre un petit garçon ou une petite fille", "Ils ont eu à employer une mère porteuse"... Ces témoignages n'appartiennent pas des scénarios de film. Ce sont des histoires réelles de personnes qui, devenues adultes, ont découvert que leur vie est un mensonge. Dans l'hôpital des nouveaux-nés ont changé de mains avec au préalable un paiement de leurs parents adoptifs. Qui est leur vraie mère ? Qui s'est enrichi avec leur vente ? Énormément de questions se bousculent sans réponse dans leurs têtes.
 

Selon l'avocat Enrique Vila, entre 200.000 et 300.000 personnes  pourraient être concernés. Des cas qui trouvent leurs racines à l'époque du franquisme  apparaissent maintenant à la lumière avec des protagonistes qui découvrent que leur famille n'est pas celle qu'ils croyaient. Leurs histoires rappellent des scénarios de film : des enfants en échange d'argent en plein jour, des bébés qui sortaient de salles d'accouchements en étant déclarés morts, des sages femmes qui falsifiaient des documents...
[ Lien au deuxième onglet : "Ainsi se déroulaient leurs histoires."]
 
Juan Luis Moreno a su qu'ils l'avaient acheté pour 150.000 pesetas quand son père le lui a confessé dans son lit de mort [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Maria Labarga a découvert que son acte de naissance était falsifié et que celle qu'elle croyait être sa mère  ne l'est pas [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Paloma Mosset cherche sa fille, déclarée morte après être née [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]... Elles sont nombreuses les personnes, après des années de soupçons, qui ont décidé d'enquêter sur leur cas. Une centaine d'entre elles se sont associés dans ANADIR (lien) [ l'Association Nationale de Victimes d' Adoptions Illégales] avec la volonté qu'on les écoutent dans les tribunaux, quelque chose de compliqué jusqu'à présent, puisque les demandes devant divers tribunaux provinciaux ont été mésestimées. Une seule donne lieu à une enquête par le Ministère public d'Algésiras-. " On nous dit que ce sont des délits prescrits parce qu'ils ont déjà plus de 40 ans. Mais il n'y a pas prescription sur la disparition de personnes jusqu'à ce que celles-ci apparaissent et de plus, ce type de cas est fréquent ", affirme Vila, avocat au service d'ANADIR qui prépare une plainte collective devant le Ministère Public Général de l'État pour les mois suivants.
 
Cet avocat enquête depuis 10 ans sur ce genre de cas. Il a commencé par représenter des adoptés à la recherche de leurs origines et il a ainsi découvert que plusieurs figurent comme des enfants naturels dans leur acte de naissance, malgré le fait que leurs propres familles leurs ont racontés qu'ils ne le sont pas. Qui a falsifié leurs papiers ? Qui se cache derrière ces inexactitudes ? Il assure qu'entre 10 et 15 % de ceux qu'il représente se trouve dans cette situation. Selon ses calculs, en Espagne il y aurait environ 2.000.000 d' adoptés nationaux, ce qui, en extrapolant cette donnée, ferait qu' entre 200.000 et 300.000 cas seraient illégaux. Après avoir vérifié que leurs albums de familles reflétaient une fausse réalité, les victimes de ces histoires rompent leur silence et réclament justice.
 
 
Ainsi se déroulaient leurs histoires. (2ème onglet)
Des réseaux de religieux, de médecins et de fonctionnaires 

 
L'histoire des enfants "appropriés" - ainsi préfèrent-ils que l'on les appelle - plonge ses racines dans le franquisme. Bien que dans les premières années elle a été chargée d'idéologie - On volaient les enfants de prisonniers politiques et de femmes républicaines pour les donner aux familles conservatrices - rapidement celà s'est converti en des histoires purement économiques qui ont étendu leurs tentacules au-delà de la dictature. De cela témoigne Francisco Tena, sociologue et expert dans le domaine  qui suit depuis des années les traces de l'origine de certaines de ces personnes. "Les cas plus nombreux se trouvent entre 1963 et 1970, bien que je m'occupe de cas allant de 1943 à 1995. En 50 ans: imagine-toi toutes les victimes qui ont pu exister !",  s'exclame-t-il. L'avocat Enrique Vila représente des "appropriés" de jusqu'à 1979.
 
En étudiant les cas, on découvre un "modus operandi " qui revient souvent. "Des couples mariés qui ne pouvaient avoir des enfants, souvent bien agés, se mettaient en rapport au moyen de connaissances avec des personnes qui pouvaient leur en fournir. Dans une première rencontre on leur disait dans quelle ville ils auraient à aller et l'argent qu'ils devaient payer pour [ lien : CE FUT LE CAS JUAN LUIS ET D'ANTONIO (en espagnol)] et le jour indiqué, ils se déplaçaient là où l'échange était fait, généralement dans des maisons ou des parcs. Après ils ordonnaient à une matrone ou à une infirmière de leur propre ville de falsifier, avec aussi un paiement préalable, le certificat de naissance, puis avec celui-là ils se présentaient à l'état civil où ils inscrivaient le bébé comme propre à eux. Tous emportaient de l'argent",  décrit Vila.
 
Le centre de l'affaire se situait entre les murs des hôpitaux où était vécu des situations bien différentes. Il y avait des mères qui voulaient donner l'enfant pour l' adoption, de jeunes femmes ou des mères célibataires qui, pressées par leurs familles et la morale de l'époque, décidaient de ne pas poursuivre leur maternité, des prostituées qui ne pouvaient pas avoir le bébé... Mais il y avait aussi des cas plus tragiques. "Il y avait des femmes sans histoires avec des accouchements sans problèmes à qui on retirait le nouveau né en leur disant qu'il était mort. Plusieurs ne virent jamais voir le corps du bébé, ni le certificat de décès, ni rien de rien", affirme Francisco Tena. Cet enfant sortait de la clinique avec pour destination un autre foyer et dans la majorité des cas, comme dans celui d'Antonio Barroso  ou de Maria Labarga (liens- en espagnol), on modifiait les historiques médicaux et les actes de naissance pour effacer toute trace de ce qu'on avait fait.
 
"Il y avait pratiquement toujours des personnes religieuses impliquées dans ces histoires. Elles se croyaient dotées d'un pouvoir moral leur permettant de retirer des bébés à des mères sans ressources pour les donner à des familles conventionnelles. Mais elles figurent là parce qu'en ces années elles travaillaient comme infirmières dans les hôpitaux, et non parce que c'était une affaire institutionnelle de l'Église", explique Vila. La dimension du scandale est arrivée à atteindre de grandes proportions. "Il y a eu de nombreuses familles à qui on a enlevé des enfants. Les mères étaient pauvres culturellement et écomiquement. Il s'agissait de célibataires, de jeunes sans défense qui se résignaient quand on leur disait que l'enfant était mort. Certaines sont encore aujourd'hui en cours de traitement psychologique", dénonce Francisco Tena, qui relève que "la majorité des adoptants l'ont fait de bonne foi" et qu'on ne peut pas les accuser d'un délit parce que, bien qu'ils ont payé pour les enfants, "on leur disaient que c'était pour des frais médicaux, des frais administratifs, etc.". " Les intermédiaires en ont la responsabilité et il y a eu beaucoup de gens qui se sont enrichis avec cela. Le Ministère Public devrait intervenir et étudier à quel niveau celà se trouve dans les atteintes à l'humanité . Celà est d'une dimension terrible ", juge-t-il.

 
La carte de la tragédie. (3ème onglet)
Des hôpitaux dans le colimateur


 
Selon les études du sociologue Francisco Tena, la majorité des adoptions irrégulières se sont produites à Madrid et à Bilbao. Mais à ANADIR on a associé des personnes de Saragosse, de Malaga, de Barcelone, de Cadix, d'Alicante, de Valence, d'Almería ... [ voir la carte à droite de cette page] "Il y a des noms de cliniques qui se répètent fréquemment dans les histoires. Où l'on trouve le plus de personnes touchées c'est à Madrid, et souvent par la maternité O'Donnell; à Cadix par l'hôpital Zacamola, le Miguel Servet à Saragosse", on raconte à l'association. Il y a aussi Santa Isabel à Valence, et Santa Cristina ou le déjà fermé Saint Raymond dans la capitale.
 
Tena, lui-même, a réalisé une étude sur la maternité O'Donnell qui est rapportée dans son livre "Enfants invisibles dans la chambre obscure", dans lequel il enquête sur une étrange épidémie d'otite qui a provoqué, selon les archives de l'hôpital, de nombreuses morts de bébés en 1964, quand il n'était pas habituel de décéder à cause de çà. On avait soumis cette clinique à une rénovation profonde après.
 
Cependant, l'avocat Enrique Vila relève qu'il s'agissait davantage d'histoires personnelles que de celles de centres hospitaliers. "Dans presque toutes villes il y avait un centre dans lequel plus de cas se produisaient, mais je crois qu'on avait affaire à des réseaux extérieurs aux hôpitaux. Le problème pour les victimes se présente quand elles rendent à ces centres hospitaliers à la recherche de leurs historiques ou de ceux de leurs mères pour retrouver leurs origines." Il y a beaucoup de personnes à qui l'hôpital refuse l'accès à ses rapports, on leur dit qu'ils ont disparu ", dénonce Francisco Tena. On a répondu à Juan Luis et Antonio (lien- en espagnol) qu'ils ne figurent pas comme nés en ces centres, comme non plus leurs mères en tant que personnes admises pour y accoucher . David Rodríguez et Marie Labarga  (lien- en espagnol) ne savent même pas où chercher leurs dossiers. Comme ceux-là, des centaines de victimes essaient ces jours-ci d'éclairer leurs vies. Un objectif pour lequel Internet s'est mis à leur service au moyen de forums et d'adresses "virtuels" comme http://www.buscapersonas.org/  ou http://www.quiensabedonde.es/  où presque chaque jour s'ajoutent de nouveaux noms à la recherche de leurs parents perdus.
 

Que faire ? ( 4ème onglet)
Que doit-on faire si on soupçonne que l'on est un "enfant volé" ?

 
La publication de ces histoires a fait réveiller de nombreux soupçons. Des dizaines de personnes ont contacté le quotidien ELMUNDO à elmundo.es [ENVOYEZ VOTRE HISTOIRE (lien)] pour raconter leurs cas et pour demander une aide devant ce qu'ils considèrent comme pouvant être une irrégularité. Des femmes pour qui on a déclaré un bébé comme mort dans l'hôpital, des personnes qui se sont vu forcées par leurs familles à donner un enfant pour être adopter, des enfants qui croient ne pas avoir grandi dans la famille correcte...
 
Après avoir lu les histoires de Juan Luis Moreno, d'Antonio Barroso, de Maria Labarga, de David Rodríguez ou Paloma Mosset (liens)  ces personnes ont eu l'inquiétude que leurs cas soient similaires, mais elles n'ont pas de preuves qui soutiennent leurs intuitions. Que peuvent- elles faire dans ces cas ? Quels pas doivent-elles faire pour éclaircir leurs histoires ? Les fondateurs d'ANADIR (lien) [l'Association Nationale de Victimes des Adoptions Illégales] et un avocat, Enrique Vila, ont élaboré cette liste d'indications:
 
- Dans le cas des enfants qui soupçonnent qu'ils n'ont pas vécu avec leurs vrais parents...
 
1 º. Contacter des amis, des voisins, des proches, des collègues... de vos supposés parents qui peuvent vous raconter si votre mère a été ou non une femme enceinte ou s'il y a eu quelque chose de bizarre dans votre famille autour de la date de votre naissance.
 
2 º. Faire des tests ADN avec la mère. Le moins cher - pour environ 200 euros - est de se présenter à une pharmacie où on emporte de suite les échantillons de salive à un laboratoire pour les analyser. Ces tests n'ont pas de validité juridique, mais ils serviraient à sortir de doutes. Pour obtenir une preuve valide il faudrait directement faire ces tests dans des centres homologués, où un technicien ou un avocat certifient l'origine des échantillons. Enrique Vila travaille avec l'Université du Pays Basque. Le prix est de 400 euros et en 15 jours les résultats sont obtenus.
3 º. Vérifier l'acte de naissance (état civil ) et l'acte d'accouchement (archives de l'hopital). Si vous figurez comme des enfants naturels, il est clair qu'ils ont été manipulés et qu'il y aurait quelques personnes impliquées dans çà.
 
4 º. Se présenter à la clinique dans laquelle vous êtes supposément nés et demander votre historique clinique, celui de l'accouchement et celui de l' admission de votre mère. On ne peut pas vous le refuser, bien que dans la majorité des cas on vous dira qu'ils ont disparu ou qu'on ne garde pas de si vieux documents . "Souvent la mère adoptive ne rentrait même pas dans le centre hospitalier. On sortait l'enfant et on lui donnait dans un autre lieu, bien que parfois on faisait de faux actes. Le plus probable c'est qu'il n'y est pas de documents et que l'enfant ait été inscrit dans un autre hôpital ou même dans une autre ville", explique Vila.
 
5 º. Contacter ANADIR où il y a déjà 110 membres qui peuvent vous assister légalement et juridiquement, ou un avocat particulier pour étudier les actions légales pertinentes.
 
- Si c'est est la mère qui a un soupçon :
 
1 º. Se présenter à l'hôpital auquel vous êtes rentré pour accoucher et demander votre historique clinique dans lequel les conditions de l'accouchement devraient être établies. La mort d'un bébé doit être inscrite.
 
2 º. Se présenter au cimetière auquel on a supposément emporté le corps de l'enfant et demander à connaitre les entrées en provenances de votre hôpital autour des jours de l'accouchement.
 
3 º. S'il n' y a dans aucun de ces endroits de données fiables, c'est alors le plus probablement que quelque chose se cache derrière. Dans ce cas, contacter ANADIR ou un avocat pour étudier le cas.

02/12/2010

Protection de l'enfance | Les adoptions forcées au Royaume-Uni. Un scandale que la Convention de La Haye ignore.

Abolish Forced Adoption.jpgLes services sociaux britanniques enlèvent des milliers d'enfants par an à leurs familles. Sans raisons apparentes, ces enfants sont remis à l'adoption. Des assistants sociaux qui n'ont "pas besoin d'avoir une raison, ils ont seulement besoin d'une excuse". 

Un article provenant de RTB-INFO | 27.11.10 - 12:25.



Un reportage « choc » de Florence Bellone, correspondante de la RTBF à Londres.
Source : Transversales, magazine de reportages de la RTBF | 27.11.2010.


Abolish Forced Adoption !!

Resist those social workers !! You Can Win!! 
Ian Josephs website  


Les S.S. n’ont pas disparu en 1945
Parfois on se dit que plus rien ne peut nous surprendre, qu’avec les nombreuses affaires qui émaillent la vie politique jour après jour, on a sans doute atteint un point culminant dans l’absurdité et que ça ne peut qu’aller mieux.
Puis, au détour d’un fil d’actualité, on tombe sur un titre d’article qui relève de la science-fiction, du surréalisme le plus flippant. Des mots invraisemblables qui incitent à vérifier la date, pour s’assurer qu’on n’est pas victime d’une très mauvaise plaisanterie du 1er avril.
Source: Ceci n'est pas un blog | Faskil | 27.11.2010


R e p è r e s

- Forced adoption: social workers' surreal investigation recalls 'satanic abuse' scandals
In one ongoing case, social workers are pursuing the most surreal inquiries, says Christopher Booker
The Telegraph | 14 Aug 2010


- Britain's forced adoptions: the hidden scandal we can't ignore
Our social workers normally hit the headlines when some Baby P-type horror story comes to light, showing how they failed to intervene when a child was so maltreated by its parents that it died.
The Telegraph |  07 Aug 2010


- Mother whose children were taken for adoption joins class action
More than 100 British families who say they have been treated unfairly by social services departments and the family courts are preparing to launch an unprecedented case at the International Criminal Court in The Hague, arguing that their human rights have been breached.
The Telegraph | 19 Jun 2010


- Royaume-Uni. Un enfant sur 15 ne réussit pas à créer des liens avec sa famille adoptive.
Le nombre d'enfants adoptés dont les nouvelles familles se décomposent ont doublé au cours des cinq dernières années, indiquent les nouveaux chiffres d'aujourd'hui.
Ils suggèrent que près d'un enfant sur 15 qui sont adoptés par les nouveaux parents ne parviennent pas à créer des liens avec leurs familles et finissent par retourner dans le système des soins et de placement.
a & a | Juillet 2009.


- Les services sociaux trop zélés agissent-ils sur ordres afin de rencontrer des quotas d'adoption ?
Are over-zealous social services acting on orders to meet adoption quotas?
Pauline Goodwin's daughter was taken into care before she'd even left hospital. She says she'll fight to get her baby back.
The Independent | 14 October 2007

 

29/06/2010

Enfants indiens volés pour l'adoption

Nagarani.jpgIndian children stolen for adoption


CHENNAI, INDIA. When Nagarani and her husband, Kathirvel, reached the Netherlands from India this month, the couple believed they would be able to prove that a 12-year-old Dutch boy was their son Sathish, who had been stolen from their home in a Chennai slum 11 years ago.


But a Dutch family court last week turned down the couple’s request for a DNA test on the adopted son of a Dutch ethnic Indian family, ruling that it risked inflicting severe emotional trauma to the minor.


“I am dead sure that Rohit is none but our Sathish. I went all the way to the Netherlands, I am disappointed that I was not even allowed to meet my son,” said Nagarani on her return to India last week,

“I am not angry with the Bissesars for taking my son into adoption. We felt very bad that the adoptive parents did not even want to meet us. I wanted to tell them that we became distraught after Sathish was lost. One day I hope Sathish will understand at least our pain we have lived through since we lost him.”


The struggle to retrieve their son by the couple highlights the plight of dozens of Indian parents who are searching for their children after they were apparently stolen by child traffickers and then sold into adoption in foreign countries, without the knowledge of their birth parents.


According to Bachpan Bachao Andolan, or Save Childhood Movement, an Indian child-rights non-governmental organisation, 45,000 children go missing in India every year. Most of the lost children end up as prostitutes, bonded labourers or among the homeless population in big cities. Some of the missing children land in orphanages, and a percentage of those reach their adoptive families in India and abroad.


One night in 1999 when Nagarani and Kathirvel, who only use one name each, were sleeping with their three children in front of their slum hut, one-year-old Sathish was snatched from their bed. Months of searching for the baby proved futile, but the couple suspected that Sathish had been stolen by child traffickers to be sold abroad.


Then in 2005, when police arrested a gang of child traffickers in south India, it was found that they had secretly supplied the children, Sathish among them, to the Malaysian Social Services (MSS), a Chennai-based orphanage that had the permit to send children for adoption abroad.


The investigation revealed that in the previous decade MSS had illegally sent at least 350 Indian children abroad for adoption.


From the office of the orphanage, police recovered in 2005 photos of scores of children who apparently had been stolen from their parents, and Nagarani and Kathirvel identified one child, sent for adoption in the Netherlands, as their son.


As India’s Central Bureau of Investigation (CBI) began investigating the case of Sathish, Against Child Trafficking (ACT), a Netherlands-based non-governmental organisation fighting for the prevention of child trafficking for international adoption, contacted the Dutch family in the city of Almere in 2006 and broke the news that their adopted son, Rohit Shivam Bissessar, may have been stolen from his original family in India.


The Bissessar family, who paid US$35,000 (Dh128,555) to adopt the child, have refused to take a DNA test, fearing that the child could be taken away. Nagarani and Kathirvel, with the help of ACT activists, last Tuesday filed a complaint with the Almere police against officials of the Meiling Foundation, the intermediary Dutch adoption agency that placed Rohit, and the Bissesars, accusing them of kidnapping.


In the complaint to Dutch police the couple alleged that Dutch courts and legal authorities were “shielding the Dutch kidnappers” and that “the Netherlands have been promoting kidnapping of children from other countries to their land”.


The Dutch police is of the opinion that the Bissesar couple had no role in kidnapping and trafficking the child. In a Chennai court India’s CBI, following its investigation in the case of Sathish, charged the child traffickers and Indian MSS officials with kidnapping, fabricating records and sending him for illegal adoption.


There are more than 11.5 million abandoned children in India, according to Bachpan Bachao Andolan, and authorities regularly urge western countries to adopt children from the country’s hundreds of orphanages. According to India’s Central Adoption Resource Authority [Cara], about 1,000 Indian children go for adoption abroad yearly with most going to the US.


Cara guidelines say that a foreign couple adopting an Indian child should not pay more than $3,500 to the Indian orphanage. However, in reality, foreign parents often are forced to pay up to 10 to 12 times that to private adoption agencies that act as middlemen, making adoption a lucrative business in India.


The Child Welfare Committee of Tamil Nadu (CWC) believes trafficking and selling children into adoption in foreign countries is still common in south India.


“Last week we discovered that one Chennai-based orphanage, having licence to send children for adoption abroad, had virtually stolen five babies by fooling their birth parents, apparently to sell them into adoption to wealthy families – possibly in foreign countries,” said P Manorama, the chairman of CWC in Chennai, referring to the adoption agency Guild of Service, which is currently under investigation for its role in illegal adoption.


“Children are continually getting lost and many are remaining untraced. We have reason to believe that kidnapping of children for business is still going on in the region.”


Source : The National.


Traduction en français sur le wiki de l'adoption

 

- Une habitante d'un quartier pauvre de Chennai se bat pour son fils néerlandais

Le 15 juin, quand Nagarani Kathirvel quittera la misère du taudis de Chennai pour la première fois et apparaîtra dans un palais de justice de Zwolle-Lelystad aux Pays-Bas, elle sera encore loin de la fin de son combat amer et traumatisant. Mais ce sera un commencement (pour établir dans une cour de justice étrangère qu'elle est la mère d'un garçon néerlandais de 12 ans). Il y a 10 ans, Rohit Shivam Bissesar était Satheesh Kumar, un jeune enfant habitant dans un quartier pauvre de Pulianthope, jusqu'à ce qu'il ait été enlevé et donné en adoption à un couple de Néerlandais. Plus tôt ce mois-ci, un tribunal de la ville de Lelystad aux Pays-Bas l'a appelée à comparaître.

Traduit en français sur Fabriquée en Corée

 

- Des enfants volés par l'intermédiaire d'une agence indienne d'adoption

Au moins 30 enfants amenés Australie en vue de leur adoption auraient été volés à leurs parents dans le cadre d'un réseau de trafic d'enfants en Inde.
Certains enfants auraient été volés dans les rues par des gangs qui les vendent pour seulement 10000 roupies ( 280 $ australiens chacun) à une agence d'adoption, qui les envoient dans des pays riches comme l'Australie.
Une grande enquête menée par le magazine Time a découvert qu'une bande de criminels kidnappaient des “jolis” enfants dans des régions les plus pauvres du sud de l'Inde, leur donnait de nouvelles identités et les vendait à des agences d'adoption.

Source : Le wiki de l'adoption | 23.08.2008 | The Australian

18/03/2010

Des enfants ou des matières premières ?

Children or commodities.jpgAnisha Mortel, 18 ans, vit toute seule en Allemagne. Abandonnée par ses parents adoptifs après leur  séparation, Anisha est venue en Inde à la recherche de sa mère biologique qui prétend que sa fille a été vendue par un home d'enfant qui l'avait volée.


Children or commodities?

 

18 year old Anisha Mortel lives all alone in Germany. Abandoned by her foster parents after they separated, Anisha came to India in search of her biological mother who claims her daughter was sold off by a children's home who had stolen her.

 

TIMES NOW investigates the reasons why children like Anisha Mortel are forever searching answers to who really is responsible for what they are.

Anisha was born in 1992 and was entrusted to 'Tender Loving Care Home'. All that Fathima wanted for her daughter was a better life. She says a children's home promised her exactly that. Fathima did not see her child for the next 28 years.

Fathima, Anisha's biological mother, said, "I went back to ask for my kid. She said don't ask for the child. You gave her off to us. I protested. But she said give money for taking care of the child. I didn't have any. She sold off the kid for 6 lakh."

Fatima had handed over her baby to Sister Teresa who counters the claim.

Sister Teresa said, "What money is Anisha's mother talking about, she wanted to sell the child. She threw the child here. The baby was sick. I was taking care of her."

Tender Loving Care Home is under the scanner in adoption racket.

There are no papers to prove either party wrong or right but what has put the scanner on Sister Teresa's home is that in 2005 TLC Home was found guilty and the home's license cancelled.

Fathima could not find her daughter at the orphanage because the child was not even in the country. Her daughter was given up for adoption and taken in by a couple in Germany.
Fathima's daughter lived with her foster parents unaware of her mother's struggle in India.

Anisha said, "I believe that adopted children are always somehow connected to their country. No matter what happened, no matter how old you were, you always feel it's a part of you and you can't cut it out."

In January 2010 Anisha Moertel returned to India, met the woman who gave her birth.

Anisha said, "In Germany I have no home since I left my parent's house. I have no place to breath out. It's so good to find my mother in India."

This reunion might have happened but questions are being raised about the 26 lives that are still at the home run by Sister Teresa.

Children at the home voice their concern:

1. I want to go to Spain. My Mummy calls on Saturday.
Q: Where does she live? Where does she call you from?
A: From Spain.
Q: Do you want to meet her?
A: Yes, I want to meet her. I want to go there because Mummy, daddy are there.
2. child at the home - "If I go to Germany, I will be happy. They will care for me."

What is confounding is that despite a high court order allowing the home to hold in-country adoptions, Sister Teresa refussees to give these children to prospective Indian parents.

Sister Teresa speaking on children being given for adoption to Indian families said, "Why should they go to Indian families? Many Indian families only make them work as maids."

Over 600 children are sold to foreigners every year, not always to happier homes.
For these young lives it is a constant search for answers and who really is responsible for what they are - too young to know how papers exchanged and changed their destinies - too young to matter as votebanks and too young for anyone to care enough to change their lives.


Source: Times Now | 17 mars 2010