18.11.2009

Yves Nicolin, président de l'Agence française de l'adoption. « Non à une loi sur l'adoption par les homosexuels ».

Yves Nicolin president Agence Francaise de l Adoption.jpgPrésident de l'Agence française de l'adoption et député UMP, le Roannais Yves Nicolin revient sur la décision de justice autorisant l'adoption pour un couple homosexuel.


Le tribunal de Besançon vient d'ordonner au Conseil général du Jura de délivrer un agrément d'adoption à une enseignante homosexuelle vivant avec sa compagne. Qu'en pensez-vous ?


Je pense qu'en l'état actuel de la loi, le tribunal ne peut pas rendre d'autre décision. L'agrément se donne à un couple marié ou à une personne célibataire. Dans ce cas précis, une des deux personnes pacsées a déposé une demande d'agrément. Le refus du Conseil général du Jura n'était pas basé sur des considérations juridiques, il devra donc le lui donner.


Mais sur le fond, que vous inspire cette décision ?


A titre personnel, je ne suis pas favorable à l'adoption d'enfants abandonnés, et j'insiste sur ces cas, par des couples homosexuels, dans l'intérêt des enfants. Je fais un distinguo entre les enfants abandonnés, et le cas où l'un des deux conjoints a déjà eu des enfants dans le cadre d'une relation hétérosexuelle. Ces enfants doivent pouvoir être adoptés par le nouveau conjoint dans le cadre d'un couple homosexuel si l'autre parent décède. En revanche, quand un enfant a déjà subi l'abandon, le déracinement, il est déjà stigmatisé par les autres. Si en plus on ajoute le regard porté sur deux papas ou deux mamans… Il faut penser aux difficultés que ça entraîne plus tard.


Vous êtes président de l'Agence française de l'adoption : quel sera le regard de l'agence sur ces dossiers ?


Si on fait appel à nous, le dossier sera traité de la même manière que n'importe qui : on ne regarde pas les mœurs. Mais certains pays, je pense à la Chine, et même si ce n'est pas dit officiellement, refusent de confier des enfants à des parents homosexuels.


Vous n'êtes pas opposé à ce qu'un couple homosexuel puisse avoir des enfants ?


Ça ne me choque pas. C'est un fait aujourd'hui : il y a déjà des couples homosexuels qui ont des enfants biologiques. C'est leur affaire : je ne veux pas rentrer dans la sphère privée.


Pensez-vous que le Parlement doive légiférer sur le sujet ?


Je n'y suis pas favorable, pas plus que je n'étais favorable au PACS. Je suis en phase avec le gouvernement. C'est la même chose pour le mariage homosexuel. La société doit-elle s'adapter aux mœurs des uns et des autres par une loi ? La société privilégie le mariage, et donne des allocations familiales parce que faire des enfants, cela concourt au développement de la société française.


Source : Le Progrès.


- Réflexions sur l'homoparentalité et l'adoption.
Adoption homosexuelle : un nouvel argument d' autorité. [...] Il faut vraiment que le débat sur l’adoption par les personnes [...] Le débat sur l’ « homoparentalité » et l’adoption par des couples homosexuels pose des questions [...]
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- Droit à l'adoption. Adoptons un autre regard.
Pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption, je reste perplexe sur la manière d'aborder la question. Et si on s'intéressait davantage à ces «enfants à adopter» ?
Tanguy Verraes.


- "Adopter à l'étranger ? C'est de la poudre aux yeux!
Jusqu'ici, aucune adoption par un couple homosexuel n'a été enregistrée au niveau international. [...] «L'adoption internationale ouverte aux couples homosexuels, c'est de la poudre aux yeux!», tranche cet éminent spécialiste, [...]
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18.06.2009

Jour noir dans l'histoire de l'adoption aux Pays-Bas : les intérêts des parents adoptant prévalent.

UAI.jpg[Via United Adoptees International, par Hilbrands W.S. Westra]

 

En bas de cet article, la Déclaration officielle de United Adoptees International [UAI] relative à la session tenue au Parlement des Pays-Bas sur l'adoption internationale par "médiation partielle" et d'autres questions concernant l'adoption internationale à la Chambre des Représentants NL la semaine dernière (11 juin 2009).


L'UAI est mécontent sur la façon dont les politiques ont abusé de la notion de l'intérêt de l'enfant en utilisant à chaque fois cette notion comme un mantra. Que l'attention s'est surtout focalisée sur les adoptants, les parents adoptifs et le mouvement gay des Pays-Bas n'était que trop évident. Quant aux questions concernant les personnes adoptées (à peine deux, le reste concernait les intérêts des adoptants et le mouvement homosexuel), aucune réponse ne fut apportée.


Ci-dessous est un extrait trouvé sur Internet, après l'audience, de l'un des adoptants qui était présent ce jour-là. Nous pensons qu'il est illustratif pour les adoptants présent, du lobby de l'adoption, du mouvement gay et des réactions après l'audience:


Suus écrit :

Nous sommes tellement heureux que nous ayons gagné.
Là bas à La Haye, cela a été une journée fantastique!
Formidable de voir que la majorité du Parlement nous a soutenu !
Fantastique ! Nous avons aimé beaucoup, Fun!
Vraiment bien que nous ayons livré au Parlement les enquêtes des États-Unis soulignant .... que le ministre de la Justice ... avait complètement tord, tout faux !
Nice !

Et ceci, lorsque nous attendions dans le hall d'accueil:

Oh, il y là cet homme inquiétant qui fait partie des adoptés.
Je déteste ce gars de l'UAI, il doit vite retourner dans son propre pays.
Attendez, il va être déçu aujourd'hui
(Est-ce que le lobby des adoptants était au courant des discours des politiciens et du Ministre, une fuite, le résultat du débat déja conclu?)
Que font ces gens ici?


United Adoptees International est très perturbé par tout ceci et aussi par d'autres développements dans le monde de l'adoption.
Que la politique néerlandaise sur l'intérêt de l'enfant serait plus celle de maintenir les adoptants heureux (et d'autres parents adoptifs) afin de préserver un électorat, cela n'a pas été prévu.

 

L'UAI avait supposé que le Parlement tienne compte de la voix des adoptés et qu'il prenne au sérieux les informations présentées par les représentants des organisations d'adoptés. Toutefois, pendant et après l'audience, cela sembla n'avoir aucun effet.
Les réponses de la Coalition, des représentants de la Chambre des Représentants et du Ministre peuvent être considérée comme une déclaration contre les personnes adoptées et contre une chance équitable pour un traitement juste et équitable.

 

Le texte complet de UAI du 13 juin 2009.

 

"Cowardice asks the question, Is it safe? Expediency asks the question, Is it politic? Vanity asks the question, Is it popular?
But conscience asks the question, Is it right? And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular, but he must take it because his conscience tells him that it is right."
[Dr. Martin Luther King Jr.]

 

Better Care Network Nieuwsbrief juni 2009 over Interlandelijke Adoptie


De afgelopen week was een week vol media aandacht rond interlandelijke adoptie, allemaal gerelateerd aan het Algemeen Overleg in de Tweede Kamer op 11 juni. Ook organisaties in ons netwerk hebben van zich laten horen en de Kamerleden gevraagd het belang van kinderen niet ondergeschikt te maken aan de wens van ouders om een gezin te stichten. De meeste organisaties binnen ons netwerk houden zich bezig met het ondersteunen van mensen in ontwikkelingslanden om zelf op een goede manier voor kinderen te zorgen, niet met adoptie.

Deze week bleek weer eens hoe die zaken toch vaak met elkaar verband houden. Daarom is het wellicht nog meer nodig te zorgen dat gezinsgerichte opvangmogelijkheden in eigen land gesteund worden; kinderen hebben er recht op in hun eigen cultuur te blijven.

De verbazing is dan ook groot dat de Minister internationale afspraken en verdragen voorbij gaat door te luisteren naar de lobby van de adoptieouders. Op dezelfde dag van het debat adopteerde Madonna een kind in Malawi en doneerde grote sommen geld aan het land. Ook hier zijn vraagtekens bij.

Op de website, kunt u de brief downloaden die Better Care Network Nederland naar de Kamer gestuurd heeft. We ontvingen geen reactie vanuit de Kamer. Wel troffen we in Trouw een verwijzing naar de brief aan en lieten in andere media netwerkleden van zich horen.

02.06.2008

L'homoparentalité en question. Et l'enfant dans tout ça ? Béatrice Bourges

940562232.jpgRésumé

L'éclairage sur l'homoparentalité montre que le débat est nécessaire. Les avis divergent et sont souvent passionnels. La majorité des professionnels de l'enfance affirme qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire. Or, ceux qui sont entendus ne sont pas ceux qui représentent la majorité des Français. Il est utile de contrer une pensée dominante qui, pourtant, est minoritaire.


Couverture

 

L'avenir de la famille française sera-t-il « homoparental » ? À l'heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et à l'adoption, la question fait débat en France. Sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy songe même à équiper les candidats éventuels d'un véritable kit familial : avec le contrat d'union civile, assimilable en tout point au mariage, auquel serait assorti le statut de « beau-parent » calqué sur le modèle des familles recomposées. Si le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au coeur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l'enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes... Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ? Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l'homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d'une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents. Réunissant les résultats d'une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l'Europe, elle rétablit ainsi la vérité sur les chiffres de l'adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l'abandon de la famille traditionnelle par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité.

Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences... vitales.

Puisque l'on ne devient pas enfant, l'on « naît » enfant.

 

Auteur

Béatrice Bourges  est présidente de l’association pour la protection de l’enfance créée en janvier 2007 dans le but de faire valoir l’intérêt supérieur des enfants tel que contenu dans la convention internationale pour les Droits de l'enfant adoptée par les Nations-Unies le 20 novembre 1989.

 

Sur le même sujet


-> Avis du Conseil des Femmes Francophones de Belgique sur l'adoption d'enfants par des couples homosexuels

Dans le cadre du débat parlementaire sur l'adoption par les couples homosexuels, le Conseil des Femmes Francophones de Belgique estime qu'il est inopportun que pour répondre au désir des adultes, la loi fasse abstraction de la réalité en permettant que soit créé, par le biais de l'adoption, un lien niant la différence de sexe qui est à l'origine de toute filiation. Le CFFB préférerait que l'on se limite à accorder sous certaines conditions l'exercice de droits parentaux au compagnon ou à la compagne du parent biologique ou adoptif lorsqu'il participe à l'éducation de l'enfant, droits éventuellement assortis de droits successoraux en faveur des enfants.
Avis du CFFB 14.01.2006

-> Droit à l'adoption. Adoptons un autre regard.

Pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption, je reste perplexe sur la manière d'aborder la question. Et si on s'intéressait davantage à ces «enfants à adopter» ?
Tanguy Verraes. 22.12.2005

-> Adoption homoparentale. Les psys belges engagent à la prudence.

La passion est mauvaise conseillère. Prenons le temps d'une réflexion qui intègre l'idée que différenciation n'est pas discrimination négative. Evitons amalgames et confusions.
J.P. LECLERCQ. 18.12.2005

-> "Adopter à l'étranger ? C'est de la poudre aux yeux!"

Jusqu'ici, aucune adoption par un couple homosexuel n'a été enregistrée au niveau international.
Stéphane Albessard 08.12.2005

-> Arguments relatifs à la psychologie de l'enfant en défaveur d'une adoption par les couples homosexuels.

Le projet d'adoption d'enfants par un couple homosexuel concerne :
De façon minoritaire, des enfants défavorisés dont les parents biologiques ne peuvent plus s'occuper et qu'ils ont proposé pour l'adoption : elle est donc de type classique et déjà possible dans le chef d'une personne homosexuelle seule.
De façon majoritaire, des enfants conçus volontairement à l'intention spécifique du couple qui désire les adopter par après : enfants portés par une mère lesbienne, le plus souvent après insémination (3) ; enfants portés par une mère porteuse (4) à l'intention d'un couple gay; enfants issus d'un contrat de co- parentalité passé entre un couple gay un couple de lesbiennes, etc.
Professeur Jean-Yves HAYEZ 07.12.2005


-> L'enfant L'Oréal, et le goût de la grenadine.

Le débat sur l’ « homoparentalité » et l’adoption par des couples homosexuels pose des questions importantes à trois niveaux au moins.
Docteur Jean-Paul Matot 06.12.2005

-> Adoption et couples homosexuels.

Depuis une trentaine d'années, les familles vivent une difficile "transition historique". Des situations inédites mettent souvent les "nouveaux parents", mais aussi les enfants, dans des situations complexes.
Christian Van Rompaey - Journal "En Marche". 04.12.2005


-> « Arrêtons de copier les hétéros. »

Les gays sont comme des exilés. Soit ils se laissent assimiler, soit ils décident de bousculer les valeurs dominantes.
Interview d'Iréne Kauber. 02.12.2005


-> Lettre du Service de Santé Mentale de Tournai à la Chambre des Représentants de Belgique

Il y a plusieurs mois maintenant vous nous interpelliez à propos de ces questions bien contemporaines touchant entre autre à l'adoption d'enfants par des couples homoparentaux. Il s'agit là de questions bien difficiles, soulevant les passions.
Vous souhaitiez avoir un maximum d'avis pour ouvrir le débat.
Il ne s'agit pas d'une argumentation bien construite, mais d'un certain nombre de " flashs " permettant effectivement d'ouvrir des bases de réflexion.
Lettre du SSM 01.12.2005

-> Dans l'intérêt de l'enfant vraiment ?

La Ligue de familles en Belgique s'est prononcée pour l'adoption par les couples homosexuels. L'intérêt de l'enfant n'est-il pourtant pas de grandir avec un père et une mère de sexe différent ?
Diane DRORY 01.12.2005