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27/10/2012

Adoption pour tous : psychiatres et associations tirent la sonnette d'alarme

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 Ils craignent que l'enfant ait du mal à combler sa blessure narcissique et que la loi ne vienne gommer les interdits familiaux.

 

Le désir de famille exprimé au travers de l'adoption par des couples d'homosexuels mariés est-il compatible avec "l'intérêt supérieur de l'enfant" protégé par la Convention internationale des droits de l'enfant ? "La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents. [...] Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant", précise son article 18.

Cette question interpelle les associations de protection de l'enfance. "Les promoteurs du projet se soucient avant tout de la revendication des personnes de même sexe à avoir droit à des enfants, et non pas de l'intérêt des enfants eux-mêmes", déplore la présidente du Collectif pour l'enfance, Béatrice Bourges. Mais en quoi la capacité d'éduquer l'enfant et de lui donner de l'amour dépendrait-elle de l'orientation sexuelle ? "Au-delà de l'amour et de l'éducation, l'autre besoin relationnel de l'enfant est de pouvoir s'ancrer dans une généalogie et dans une vérité de filiation", assure Béatrice Bourges.

 

"L'enfant est spontanément en mésestime de lui-même"


Un point de vue que partage le pédopsychiatre Christian Flavigny, responsable du département de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris. "Le fait d'envisager cette question sous le prisme de l'éducation ne peut occulter les sentiments profonds de l'enfant et cette blessure narcissique originaire : pourquoi n'ai-je pas mérité d'avoir mon père et ma mère ? Le mécanisme de pensée d'un enfant abandonné est de croire qu'il l'a été parce qu'il était un mauvais enfant. Il est spontanément en mésestime de lui-même. L'adoption par des couples d'hétérosexuels absorbe cette problématique au travers du message : nous t'attendions comme notre enfant."


Christian Flavigny va encore plus loin dans son argumentaire. "Dans la mesure où l'enfant sait qu'il est né d'un père et d'une mère, cette complétude entre les sexes va le restaurer dans sa blessure narcissique et donner un socle à sa construction psychologique. Or, s'il est adopté par exemple par deux femmes, il se demandera inévitablement : pourquoi n'ai-je pas mérité d'avoir mon père ?, et le fait qu'il n'ait pas mérité la voie royale va remonter à la surface. Or, le projet de loi actuel masque, voire banalise, cet enjeu de fond pour l'enfant. Il fait oublier cette privation essentielle de l'enfant qu'il est issu d'un père et d'une mère et que l'adoption par des célibataires parvient à éviter à l'aide de la figure relais des grands-parents de l'enfant."

Et de pointer l'autre "effet pernicieux" véhiculé par le projet. "En créant une indifférenciation généralisée des "parents" au nom de l'égalité, on risque de brouiller non seulement les repères de l'enfant sur ses origines, mais aussi les mécanismes régulateurs de la famille, la différence des sexes jouant un rôle fondamental dans les interdits familiaux (l'inceste notamment)."

 

Article complet dans Le Point | 23.10.2012 

 

 

08:33 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : homoparentalité | |  del.icio.us

18/11/2009

Yves Nicolin, président de l'Agence française de l'adoption. « Non à une loi sur l'adoption par les homosexuels ».

Yves Nicolin president Agence Francaise de l Adoption.jpgPrésident de l'Agence française de l'adoption et député UMP, le Roannais Yves Nicolin revient sur la décision de justice autorisant l'adoption pour un couple homosexuel.


Le tribunal de Besançon vient d'ordonner au Conseil général du Jura de délivrer un agrément d'adoption à une enseignante homosexuelle vivant avec sa compagne. Qu'en pensez-vous ?


Je pense qu'en l'état actuel de la loi, le tribunal ne peut pas rendre d'autre décision. L'agrément se donne à un couple marié ou à une personne célibataire. Dans ce cas précis, une des deux personnes pacsées a déposé une demande d'agrément. Le refus du Conseil général du Jura n'était pas basé sur des considérations juridiques, il devra donc le lui donner.


Mais sur le fond, que vous inspire cette décision ?


A titre personnel, je ne suis pas favorable à l'adoption d'enfants abandonnés, et j'insiste sur ces cas, par des couples homosexuels, dans l'intérêt des enfants. Je fais un distinguo entre les enfants abandonnés, et le cas où l'un des deux conjoints a déjà eu des enfants dans le cadre d'une relation hétérosexuelle. Ces enfants doivent pouvoir être adoptés par le nouveau conjoint dans le cadre d'un couple homosexuel si l'autre parent décède. En revanche, quand un enfant a déjà subi l'abandon, le déracinement, il est déjà stigmatisé par les autres. Si en plus on ajoute le regard porté sur deux papas ou deux mamans… Il faut penser aux difficultés que ça entraîne plus tard.


Vous êtes président de l'Agence française de l'adoption : quel sera le regard de l'agence sur ces dossiers ?


Si on fait appel à nous, le dossier sera traité de la même manière que n'importe qui : on ne regarde pas les mœurs. Mais certains pays, je pense à la Chine, et même si ce n'est pas dit officiellement, refusent de confier des enfants à des parents homosexuels.


Vous n'êtes pas opposé à ce qu'un couple homosexuel puisse avoir des enfants ?


Ça ne me choque pas. C'est un fait aujourd'hui : il y a déjà des couples homosexuels qui ont des enfants biologiques. C'est leur affaire : je ne veux pas rentrer dans la sphère privée.


Pensez-vous que le Parlement doive légiférer sur le sujet ?


Je n'y suis pas favorable, pas plus que je n'étais favorable au PACS. Je suis en phase avec le gouvernement. C'est la même chose pour le mariage homosexuel. La société doit-elle s'adapter aux mœurs des uns et des autres par une loi ? La société privilégie le mariage, et donne des allocations familiales parce que faire des enfants, cela concourt au développement de la société française.


Source : Le Progrès.


- Réflexions sur l'homoparentalité et l'adoption.
Adoption homosexuelle : un nouvel argument d' autorité. [...] Il faut vraiment que le débat sur l’adoption par les personnes [...] Le débat sur l’ « homoparentalité » et l’adoption par des couples homosexuels pose des questions [...]
Lire la suite.

- Droit à l'adoption. Adoptons un autre regard.
Pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption, je reste perplexe sur la manière d'aborder la question. Et si on s'intéressait davantage à ces «enfants à adopter» ?
Tanguy Verraes.


- "Adopter à l'étranger ? C'est de la poudre aux yeux!
Jusqu'ici, aucune adoption par un couple homosexuel n'a été enregistrée au niveau international. [...] «L'adoption internationale ouverte aux couples homosexuels, c'est de la poudre aux yeux!», tranche cet éminent spécialiste, [...]
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09:58 Écrit par collectif a & a dans Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yves nioclin, adoption, homoparentalité | |  del.icio.us

18/06/2009

Jour noir dans l'histoire de l'adoption aux Pays-Bas : les intérêts des parents adoptant prévalent.

UAI.jpg[Via United Adoptees International, par Hilbrands W.S. Westra]

 

En bas de cet article, la Déclaration officielle de United Adoptees International [UAI] relative à la session tenue au Parlement des Pays-Bas sur l'adoption internationale par "médiation partielle" et d'autres questions concernant l'adoption internationale à la Chambre des Représentants NL la semaine dernière (11 juin 2009).


L'UAI est mécontent sur la façon dont les politiques ont abusé de la notion de l'intérêt de l'enfant en utilisant à chaque fois cette notion comme un mantra. Que l'attention s'est surtout focalisée sur les adoptants, les parents adoptifs et le mouvement gay des Pays-Bas n'était que trop évident. Quant aux questions concernant les personnes adoptées (à peine deux, le reste concernait les intérêts des adoptants et le mouvement homosexuel), aucune réponse ne fut apportée.


Ci-dessous est un extrait trouvé sur Internet, après l'audience, de l'un des adoptants qui était présent ce jour-là. Nous pensons qu'il est illustratif pour les adoptants présent, du lobby de l'adoption, du mouvement gay et des réactions après l'audience:


Suus écrit :

Nous sommes tellement heureux que nous ayons gagné.
Là bas à La Haye, cela a été une journée fantastique!
Formidable de voir que la majorité du Parlement nous a soutenu !
Fantastique ! Nous avons aimé beaucoup, Fun!
Vraiment bien que nous ayons livré au Parlement les enquêtes des États-Unis soulignant .... que le ministre de la Justice ... avait complètement tord, tout faux !
Nice !

Et ceci, lorsque nous attendions dans le hall d'accueil:

Oh, il y là cet homme inquiétant qui fait partie des adoptés.
Je déteste ce gars de l'UAI, il doit vite retourner dans son propre pays.
Attendez, il va être déçu aujourd'hui
(Est-ce que le lobby des adoptants était au courant des discours des politiciens et du Ministre, une fuite, le résultat du débat déja conclu?)
Que font ces gens ici?


United Adoptees International est très perturbé par tout ceci et aussi par d'autres développements dans le monde de l'adoption.
Que la politique néerlandaise sur l'intérêt de l'enfant serait plus celle de maintenir les adoptants heureux (et d'autres parents adoptifs) afin de préserver un électorat, cela n'a pas été prévu.

 

L'UAI avait supposé que le Parlement tienne compte de la voix des adoptés et qu'il prenne au sérieux les informations présentées par les représentants des organisations d'adoptés. Toutefois, pendant et après l'audience, cela sembla n'avoir aucun effet.
Les réponses de la Coalition, des représentants de la Chambre des Représentants et du Ministre peuvent être considérée comme une déclaration contre les personnes adoptées et contre une chance équitable pour un traitement juste et équitable.

 

Le texte complet de UAI du 13 juin 2009.

 

"Cowardice asks the question, Is it safe? Expediency asks the question, Is it politic? Vanity asks the question, Is it popular?
But conscience asks the question, Is it right? And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular, but he must take it because his conscience tells him that it is right."
[Dr. Martin Luther King Jr.]

 

Better Care Network Nieuwsbrief juni 2009 over Interlandelijke Adoptie


De afgelopen week was een week vol media aandacht rond interlandelijke adoptie, allemaal gerelateerd aan het Algemeen Overleg in de Tweede Kamer op 11 juni. Ook organisaties in ons netwerk hebben van zich laten horen en de Kamerleden gevraagd het belang van kinderen niet ondergeschikt te maken aan de wens van ouders om een gezin te stichten. De meeste organisaties binnen ons netwerk houden zich bezig met het ondersteunen van mensen in ontwikkelingslanden om zelf op een goede manier voor kinderen te zorgen, niet met adoptie.

Deze week bleek weer eens hoe die zaken toch vaak met elkaar verband houden. Daarom is het wellicht nog meer nodig te zorgen dat gezinsgerichte opvangmogelijkheden in eigen land gesteund worden; kinderen hebben er recht op in hun eigen cultuur te blijven.

De verbazing is dan ook groot dat de Minister internationale afspraken en verdragen voorbij gaat door te luisteren naar de lobby van de adoptieouders. Op dezelfde dag van het debat adopteerde Madonna een kind in Malawi en doneerde grote sommen geld aan het land. Ook hier zijn vraagtekens bij.

Op de website, kunt u de brief downloaden die Better Care Network Nederland naar de Kamer gestuurd heeft. We ontvingen geen reactie vanuit de Kamer. Wel troffen we in Trouw een verwijzing naar de brief aan en lieten in andere media netwerkleden van zich horen.

02/06/2008

L'homoparentalité en question. Et l'enfant dans tout ça ? Béatrice Bourges

940562232.jpgRésumé

L'éclairage sur l'homoparentalité montre que le débat est nécessaire. Les avis divergent et sont souvent passionnels. La majorité des professionnels de l'enfance affirme qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire. Or, ceux qui sont entendus ne sont pas ceux qui représentent la majorité des Français. Il est utile de contrer une pensée dominante qui, pourtant, est minoritaire.


Couverture

 

L'avenir de la famille française sera-t-il « homoparental » ? À l'heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et à l'adoption, la question fait débat en France. Sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy songe même à équiper les candidats éventuels d'un véritable kit familial : avec le contrat d'union civile, assimilable en tout point au mariage, auquel serait assorti le statut de « beau-parent » calqué sur le modèle des familles recomposées. Si le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au coeur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l'enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes... Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ? Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l'homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d'une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents. Réunissant les résultats d'une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l'Europe, elle rétablit ainsi la vérité sur les chiffres de l'adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l'abandon de la famille traditionnelle par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité.

Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences... vitales.

Puisque l'on ne devient pas enfant, l'on « naît » enfant.

 

Auteur

Béatrice Bourges  est présidente de l’association pour la protection de l’enfance créée en janvier 2007 dans le but de faire valoir l’intérêt supérieur des enfants tel que contenu dans la convention internationale pour les Droits de l'enfant adoptée par les Nations-Unies le 20 novembre 1989.

 

Sur le même sujet


-> Avis du Conseil des Femmes Francophones de Belgique sur l'adoption d'enfants par des couples homosexuels

Dans le cadre du débat parlementaire sur l'adoption par les couples homosexuels, le Conseil des Femmes Francophones de Belgique estime qu'il est inopportun que pour répondre au désir des adultes, la loi fasse abstraction de la réalité en permettant que soit créé, par le biais de l'adoption, un lien niant la différence de sexe qui est à l'origine de toute filiation. Le CFFB préférerait que l'on se limite à accorder sous certaines conditions l'exercice de droits parentaux au compagnon ou à la compagne du parent biologique ou adoptif lorsqu'il participe à l'éducation de l'enfant, droits éventuellement assortis de droits successoraux en faveur des enfants.
Avis du CFFB 14.01.2006

-> Droit à l'adoption. Adoptons un autre regard.

Pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption, je reste perplexe sur la manière d'aborder la question. Et si on s'intéressait davantage à ces «enfants à adopter» ?
Tanguy Verraes. 22.12.2005

-> Adoption homoparentale. Les psys belges engagent à la prudence.

La passion est mauvaise conseillère. Prenons le temps d'une réflexion qui intègre l'idée que différenciation n'est pas discrimination négative. Evitons amalgames et confusions.
J.P. LECLERCQ. 18.12.2005

-> "Adopter à l'étranger ? C'est de la poudre aux yeux!"

Jusqu'ici, aucune adoption par un couple homosexuel n'a été enregistrée au niveau international.
Stéphane Albessard 08.12.2005

-> Arguments relatifs à la psychologie de l'enfant en défaveur d'une adoption par les couples homosexuels.

Le projet d'adoption d'enfants par un couple homosexuel concerne :
De façon minoritaire, des enfants défavorisés dont les parents biologiques ne peuvent plus s'occuper et qu'ils ont proposé pour l'adoption : elle est donc de type classique et déjà possible dans le chef d'une personne homosexuelle seule.
De façon majoritaire, des enfants conçus volontairement à l'intention spécifique du couple qui désire les adopter par après : enfants portés par une mère lesbienne, le plus souvent après insémination (3) ; enfants portés par une mère porteuse (4) à l'intention d'un couple gay; enfants issus d'un contrat de co- parentalité passé entre un couple gay un couple de lesbiennes, etc.
Professeur Jean-Yves HAYEZ 07.12.2005


-> L'enfant L'Oréal, et le goût de la grenadine.

Le débat sur l’ « homoparentalité » et l’adoption par des couples homosexuels pose des questions importantes à trois niveaux au moins.
Docteur Jean-Paul Matot 06.12.2005

-> Adoption et couples homosexuels.

Depuis une trentaine d'années, les familles vivent une difficile "transition historique". Des situations inédites mettent souvent les "nouveaux parents", mais aussi les enfants, dans des situations complexes.
Christian Van Rompaey - Journal "En Marche". 04.12.2005


-> « Arrêtons de copier les hétéros. »

Les gays sont comme des exilés. Soit ils se laissent assimiler, soit ils décident de bousculer les valeurs dominantes.
Interview d'Iréne Kauber. 02.12.2005


-> Lettre du Service de Santé Mentale de Tournai à la Chambre des Représentants de Belgique

Il y a plusieurs mois maintenant vous nous interpelliez à propos de ces questions bien contemporaines touchant entre autre à l'adoption d'enfants par des couples homoparentaux. Il s'agit là de questions bien difficiles, soulevant les passions.
Vous souhaitiez avoir un maximum d'avis pour ouvrir le débat.
Il ne s'agit pas d'une argumentation bien construite, mais d'un certain nombre de " flashs " permettant effectivement d'ouvrir des bases de réflexion.
Lettre du SSM 01.12.2005

-> Dans l'intérêt de l'enfant vraiment ?

La Ligue de familles en Belgique s'est prononcée pour l'adoption par les couples homosexuels. L'intérêt de l'enfant n'est-il pourtant pas de grandir avec un père et une mère de sexe différent ?
Diane DRORY 01.12.2005

03/10/2007

Belgique. Pas d'adoption d'enfants pour couples homos en Communauté française

734f4f86e07679f99059294a35073e3f.jpgUn peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi sur l'adoption par les couples homosexuels, pas une seule adoption n'a été accordée aux homosexuels en Communauté française, exception faite des adoptions intrafamiliales.

Un peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi sur l'adoption par les couples homosexuels, pas une seule adoption n'a été accordée aux homosexuels en Communauté française, exception faite des adoptions intrafamiliales.

 

Au niveau international, pas de grands changements non plus : la Belgique ne recense pas encore le moindre cas d'adoption à l'étranger. La loi du 18 mai 2006 modifiant certaines dispositions du code civil en vue de permettre l'adoption par des personnes de même sexe, ne semble pas avoir eu beaucoup d'effets en Belgique, si ce n'est dans le domaine des adoptions intrafamiliales.

Ce type d'adoption concerne les couples homosexuels où l'un des deux partenaires souhaite adopter l'enfant de l'autre.

"Dans la plupart des cas, il s'agit de couples lesbiens au sein duquel l'une des deux femmes s'est faite inséminée et l'autre demande à adopter l'enfant. Mais il peut aussi s'agir de partenaires homosexuels masculins qui avait déjà adopté un enfant en tant que célibataires et qui demandent à présent de pouvoir adopter cet enfant", explique Anne Ottevaere du service Adoption au SPF Justice.

 

En dehors, des adoptions intrafamiliales, aucune adoption d'enfant inconnu n'a été accordée aux couples homosexuels en Communauté française. Du côté flamand, le chiffre s'élèverait à cinq, selon De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

 

"La loi est récente et la procédure longue. Quelques couples se sont inscrits pour une demande d'adoption, mais ils sont toujours dans la phase d'attente du jugement d'aptitude. Peu de gens s'inscrivent parce qu'ils savent que la procédure a peu de chances d'aboutir", affirme Béatrice Bertrand, juriste au Service de l’Adoption du Ministère de la Communauté française.

 

Il y a beaucoup plus de candidats à l'adoption que d'enfants adoptables en Belgique. "Maximum 10pc des adoptions sont internes, et non pas internationales, parce qu'il n'y a que très peu d'enfants adoptables en Belgique. Dans 90 à 95 pc des cas, la maman qui abandonne son bébé souhaite le confier à un couple classique", selon Béatrice Bertrand.

 

Quant aux différences entre les Communautés flamande et francophone, seules quelques hypothèses peuvent être levées. En effet, bien que la nouvelle loi sur l'adoption soit fédérale, les différentes Communautés bénéficient d'une large autonomie dans sa mise en oeuvre.

 

La première partie de la procédure d'adoption prévoit une obligation de préparation, mais chaque Communauté peut décider d'organiser cette préparation à sa façon. Il en va de même pour toutes les autres parties de la procédure.

 

Au niveau international, aucun couple d'homosexuels n'a encore pu adopter à l'étranger depuis l'entrée en vigueur de la loi leur accordant ce droit. Le principal obstacle à ces adoptions est la législation du pays d'origine de l'enfant.

 

"Dans le cas d'une adoption internationale, il faut respecter la législation des deux pays concernés. Or, très peu de pays acceptent l'adoption par un couple homo et considèrent encore l'homosexualité comme illégale. Pour eux, il est donc inimaginable de confier un enfant à des homosexuels, ça reviendrait à le confier à des criminels", explique Béatrice Bertrand, juriste au service de l'Adoption du ministère de la Communauté française.

 

Parallèlement, il existe parfois d'autres limitations dans la législation étrangère comme des conditions d'âge ou d'état civil à l'adoption.

 

"Certains pays exigeront par exemple des candidats à l'adoption qu'ils soient unis par les liens du mariage. En Belgique, nous avons une des législations les plus ouvertes en matière d'adotpion. Mais étant donné que c'est le pays d'accueil qui propose un enfant, le couple doit également répondre à ses législations", explique encore Béatrice Bertrand.

 

Qui plus est, en matière d'adoption internationale règne le principe de double subsidiarité qui veut que l'adoption nationale prime sur l'internationale.

 

 

Source : Le Vif et La Libre Belgique.


 

27/01/2006

Adoption d'enfants par des couples de même sexe. Le principe de précaution invoqué.

En France, la Mission d’information de l’Assemblée nationale sur la famille et les droits des enfants a mis présenté son rapport, intitulé "L’enfant d’abord, 100 propositions pour placer l’intérêt de l’enfant au cœur du droit de la famille."
 

Ce rapport présente cent propositions nécessitant une modification des dispositions législatives ou réglementaires en vigueur.


Assurer le respect des droits de l’enfant sans reconnaître l’existence d’un « droit à l’enfant », conforter le couple, responsabiliser les parents, renforcer le lien de l’enfant avec ses origines, affirmer le rôle de l’adulte éducateur de l’enfant aux côtés de ses parents dans les familles monoparentales ou recomposées, et réformer en profondeur la protection de l’enfance : tels sont les grands axes suivis par la Mission.
 
Le désir d’enfant tend à se transformer en un droit à l’enfant dont la société devrait permettre par tous les moyens la satisfaction. Face à cette demande, vouloir adapter systématiquement le droit aux demandes des adultes peut poser des questions éthiques et conduire à remettre en cause des principes fondamentaux du droit de la filiation.
 
A propos de l’adoption d'enfants par des couples de même sexe.
 
Elle s’est interrogée sur les conséquences, pour le développement de l’enfant et la construction de son identité, de l’instauration par la loi d’une filiation fictive – deux pères ou deux mères –, sans réalité ni vraisemblance biologique.
La majorité de la Mission ne souhaite pas, au nom du principe de précaution et dans l’intérêt supérieur de l’enfant, remettre en cause les principes fondamentaux du droit de la filiation fondés sur le triptyque « un père, une mère, un enfant ».

Synthèse du rapport.
 

11:20 Écrit par collectif a & a dans Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : France, homoparentalité, adoption, famille | |  del.icio.us

15/01/2006

Homoparentalité. Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère.

174 parlementaires français s'opposent à l’adoption d'enfants par des couples homosexuels



Le mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe sont, déjà, au cœur du débat politique. Portées par certains, ces revendications seront des enjeux majeurs lors des élections de 2007.

Les premiers députés et sénateurs signataires, membres de l'Entente parlementaire (liste ci-dessous) s'opposent à ces revendications dans l'intérêt supérieur de l'enfant.

Le déni de la différence sexuelle, du sens de la procréation et de la filiation laisse entendre que le désir d'avoir un enfant serait suffisant pour devenir "parent". Ainsi, la promotion de l'adoption par des partenaires de même sexe, de la procréation médicalement assistée, du "tourisme procréatif" et de la gestation pour autrui se répand. Cette promotion est en totale contradiction avec le Code civil, le droit de la famille, avec les textes internationaux signés par la France et avec les principes universels d'indisponibilité et de non-patrimonialité du corps humain et de ses éléments.

L'État et le législateur n'ont pas à ériger en normes ce qui relève de la vie privée et des choix individuels. C'est pourquoi, la République protège la liberté individuelle tout en excluant toutes les formes de communautarisme.

À propos de "l'égalité des droits" : le discours en faveur de la possibilité de "produire de l'enfant hors sexe" repose sur le fait que les partenaires de même sexe, placés parmi les partenaires "stériles" seraient en droit de réclamer des réparations : le droit à l'enfant est alors présenté comme un dû. Or, ces personnes ont choisi une vie sans possibilité d'enfants ; qu'ensuite, ils souhaitent avoir à la fois le lien et les enfants que ce lien exclut est, sans doute, une contradiction douloureuse mais la Société ne peut l'accepter sans remettre en cause les repères sur lesquels elle est fondée et sur lesquels elle construit son avenir.

À propos des "discriminations" : sous prétexte de lutter contre une discrimination, il ne serait pas acceptable d'en créer une autre entre les enfants. Il serait, en effet, établi par la loi que certains enfants pourraient grandir sur le socle de la relation à deux parents – homme/femme – père/mère – et que d'autres seraient privés de cet atout, privés de ce lien fondamental reposant sur la lisibilité de leur filiation et sur le modèle de l'altérité. En tout état de cause, le principe de précaution, inscrit dans notre Constitution, s'impose.

Il ne nous paraît pas conforme à l'intérêt de l'enfant de permettre son inscription dans une filiation qui ne serait pas structurée sur l'altérité sexuelle des parents, et ce au risque de rendre sa généalogie incohérente et de l'exposer dangereusement à des difficultés d'identification et de structuration de sa personnalité.

Pour l'Entente parlementaire,
les coordinateurs

Jean-Marc NESME, député de Saône-et-Loire,
Bernadette DUPONT, Sénateur des Yvelines
Pierre-Christophe BAGUET, député des Hauts-de-Seine



La liste des signataires au 10 janvier 2005 :


ENTENTE PARLEMENTAIRE
pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère



Région ALSACE

CHRIST Jean-Louis, député du Haut-Rhin
HAENEL Hubert, sénateur du Haut-Rhin
HILLMEYER Francis, député du Haut-Rhin
MEYER Gilbert, député du Bas-Rhin
REISS Frédéric, député du Bas-Rhin
REYMANN Marc, député du Bas-Rhin
SCHNEIDER André, député du Bas-Rhin
SCHREINER Bernard, député du Bas-Rhin
SITTLER Esther, sénateur du Bas-Rhin


Région AQUITAINE

BOURRAGUE Chantal, député de Gironde
CAZALET Auguste, sénateur des Pyrénées Atlantiques
DIEFENBACHER Michel, député du Lot et Garonne
DIONIS du SEJOUR Jean, député du Lot et Garonne
GARRAUD Jean-Paul, député de la Gironde
LASSALLE Jean, député des Pyrénées Atlantiques
MAZOUAUD Bernard, député de la Dordogne
MERLY Alain, député du Lot et Garonne


Région AUVERGNE

GISCARD d'ESTAING Louis, député du Puy de Dôme
MARLEIX Alain, député du Cantal,
PRORIOL Jean, député de Haute Loire


Région BOURGOGNE

AUBERGER Philippe, député de l'Yonne
BEAUMONT rené, sénateur de Saône et Loire
BORDIER Pierre, sénateur de l'Yonne
COURTOIS Jean-Patrick, sénateur de Saône et Loire
De RAINCOURT Henri, sénateur de l'Yonne
EMORINE Jean-Paul, sénateur de Saône et Loire
GRILLOT Louis, sénateur de Côte d'Or
NESME Jean-Marc, député de Saône et Loire
NUDANT Jean-Marc, député de Côte d'Or
SAUVADET François, député de Côte d'Or


Région BRETAGNE

BOUVARD Loïc, député du Morbihan
GERARD Alain, sénateur du Finistère
KERGUERIS Aimé, député du Morbihan
LE FUR Marc, député des Côtes d'Armor
LE NAY Jacques, député du Morbihan
MENARD Christian, député du Finistère


Région CENTRE

BILLARD Joël, sénateur d'Eure et Loir
COSYNS Louis, député du Cher
DESCAMPS Jean-Jacques, député d'Indre et Loire
GERBAUD François, sénateur de l'Indre
HAMEL Gérard, député d'Eure et Loir
ROZIER Janine, sénateur du Loiret


Région CHAMPAGNE ARDENNE

DETRAIGNE Yves, sénateur de la Marne
MICAUX Pierre, député de l'Aube


Région FRANCHE COMTÉ

BAILLY Gérard, sénateur du Jura
BINETRUY Jean-Marie, député du Doubs
BRIOT Maryvonne, député de Haute Saône
CARLE Jean-Claude, sénateur de Haute Savoie
FRANCINA Marc, député de Haute Savoie
GRUILLOT Georges, sénateur du Doubs
RAISON Michel, député de Haute Saône
SERMIER Jean-Marie député du Jura
SOUVET Louis, sénateur du Doubs
THARIN Irène, député du Doubs
ZUMKELLER Michel, député du territoire de Belfort


Région ILE DE FRANCE

AMOUROUX Pierre, député des Yvelines
BAGUET Pierre Christophe, député des Hauts de Seine
BALKANY Patrick, député des Hauts de Seine
BETEILLE Laurent, sénateur de l'Essonne
BOUTIN Christine, député des Yvelines
BRAY Ghislain, député de Seine et Marne
BRAYE Dominique, sénateur des Yvelines
BRUNEL Chantal, député de Seine et Marne
COVA Charles, député de Seine et Marne
DUPONT Bernadette, sénateur des Yvelines
GALY-DEJEAN René, député de Paris
GOASGUEN Claude, député de Paris
GOURNAC Alain, sénateur des Yvelines
HOUEL Michel, sénateur de Seine et Marne
JULIA Didier, député de Seine et Marne
KOSSOWSKI Jacques, député des Hauts de Seine
LEQUILLIER Pierre, député des Yvelines
MASDEU-ARUS Jacques, député des Yvelines
MOTHRON Georges, député du Val d'Oise
MYARD Jacques, député des Yvelines
PINTE Etienne, député des Yvelines
PORTELLI Hugues, sénateur du Val d'Oise
PROCACCIA Catherine, sénateur du Val de Marne
SCELLIER François, député du Val d'Oise
TRON Georges, député de l'Essonne


Région LANGUEDOC ROUSSILLON

BLANC Jacques, sénateur de la Lozère
BLANC Paul, sénateur des Pyrénées Orientales
CUGNENC Paul-Henri, député de l'Hérault
FRANCO Arlette, député des Pyrénées Orientales
MACH Daniel, député des Pyrénées Orientales
MOURRUT Etienne, député du Gard
SAINT LEGER Francis, député de la Lozère


Région LIMOUSIN

AUCLAIR Jean, député de la Creuse
MOULY Georges, sénateur de la Corrèze


Région LORRAINE

BAUDOT Jacques, sénateur de Meurthe et Moselle
GUILLAUME François, député de Meurthe et Moselle
LANG Pierre, député de la Moselle
LETT Céleste, député de la Moselle
LONGUET Gérard, sénateur de la Meuse
PIERRE Jackie, sénateur des Vosges



MARTINIQUE

ALMONT Alfred, député de la Martinique


Région MIDI PYRÉNÉES

CARAYON Bernard, député du Tarn
GODFRAIN Jacques, député de l'Aveyron
PAIX Bernadette, député de la Haute Garonne
ROUMEGOUX Michel, député du Lot


Région NORD-PAS DE CALAIS

BOUT Brigitte, sénateur du Pas de Calais
DECOOL Jean-Pierre, député du Nord
DEPREZ Léonce, député du Pas de Calais
DESMARESCAUX Sylvie, sénateur du Nord
FLAJOLET André, député du Pas de Calais
GALLEZ Cécile, député du Nord
VANNESTE Christian, député du Nord


Région BASSE NORMANDIE

DENIAUD Yves, député de l'Orne
GATIGNOL Claude, député de la Manche
LEFRANC Jean-Marc, député du Calvados


Région HAUTE NORMANDIE

BESSELAT Jean-Yves, député de Seine Maritime
FIDELIN Daniel, député de Seine Maritime
GILARD Franck, député de l'Eure
REVET Charles, sénateur de Seine Maritime


NOUVELLE CALÉDONIE

FROGIER Pierre, député de Nouvelle Calédonie


Région PAYS DE LA LOIRE

BESSE Véronique, député de Vendée
GAUTIER Gisèle, sénateur de Loire-Atlantique
HERIAUD Pierre, député de Loire-Atlantique
LANDRAIN Edouard, député de Loire-Atlantique
LARDEUX André, sénateur du Maine et Loire
MERCERON Jean-Claude, sénateur de Vendée
PAPON Monique, sénateur de Loire-Atlantique
RETAILLEAU Bruno, sénateur de Vendée
RICHARD Dominique, député du Maine et Loire
SARLOT Joël, député de Vendée
TAUGOURDEAU Jean-Charles, député du Maine et Loire


Région PICARDIE

DASSAULT Olivier, député de l'Oise
GARD Daniel, député de l'Aisne
GEST Alain, député de la Somme
GIROD Paul, sénateur de l'Aisne
GONNOT François Michel, député de l'Oise
JARDE Olivier, député de la Somme
MARINI Philippe, sénateur de l'Oise


Région POITOU CHARENTES

BOBE Jacques, député de Charente
DOUBLET Michel, sénateur de Charente-Maritime


Région PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR

CHASSAIN Roland, député des Bouches du Rhône
COUVE Jean-Michel, député du Var
DUFAUT Alain, sénateur du Vaucluse
FERRAND Jean-Michel, député du Vaucluse
GILLES Bruno, député des Bouches du Rhône
GIRO Maurice, député du Vaucluse
LUCA Lionel, député des Alpes Maritimes
MALLIE Richard, député des Bouches du Rhône
PEYRAT Jacques, sénateur des Alpes Maritimes
RIVIERE Jérôme, député des Alpes Maritimes
VACHET Léon, député des Bouches du Rhône
VALLET André, sénateur des Bouches du Rhône
VITEL Philippe, député du Var


RÉUNION

AUDIFAX Bertho, député de la Réunion
PAYET Anne-Marie, sénateur de la Réunion
VICTORIA René-Paul, député de la Réunion


Région RHONE-ALPES

ARTIGUES Gilles, député de la Loire
BIANCHERI Gabriel, député de la Drôme
BLANC Etienne, député de l'Ain
BUFFET François Noël, sénateur du Rhône
CHOSSY Jean-François, député de la Loire
COCHET Philippe, député du Rhône
COLOMBIER Georges, député de l'Isère
DORD Dominique, député de Savoie
EMIN Jean-Paul sénateur de l'Ain
FENECH Georges, député du Rhône
MOYNE-BRESSAND Alain, député de l'Isère
NICOLIN Yves, député de la Loire
PERRUT Bernard, député du Rhône
PHILIP Christian, député du Rhône
REMILLIER Jacques, député de l'Isère
ROCHEBLOINE François, député de la Loire
VAGINAY Liliane, député de la Loire
VOISIN Michel, député de l'Ain


POLYNÉSIE

VERNAUDON Béatrice, député de la Polynésie française


FRANÇAIS ÉTABLIS HORS DE FRANCE

BRISEPIERRE Paulette, sénateur
GUERRY Michel, sénateur

15:25 Écrit par collectif a & a dans Manifeste | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : France, homoparentalité, adoption | |  del.icio.us