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30/06/2011

Interview avec une mère coréenne qui avait donné son bébé à une agence d'adoption.

A l'automne dernier, en Corée, j'ai rencontré une personne à qui je pense beaucoup encore. Souvent des histoires pas jolies à l'origine d'adoptions me font penser à elle. D'ailleurs je vous l'ai déjà un peu présentée quand j'ai rapporté une de ces histoires "Enfants volés en Espagne". C'est  une jeune femme que la famille a poussé à donner son enfant pour l'adoption, un bébé qui a été vite envoyé à l'étranger ( La Corée du Sud est actuellement le pays qui donne les enfants les plus jeunes pour l'adoption internationale, des enfants tous âgés de moins d'un an pratiquement .) un bébé qu'elle a voulu reprendre à l'agence d'adoption très peu de temps après de l'avoir donné... en vain. Elle n'a obtenu aucune information sur son enfant, un enfant qui doit avoir plus de six ans maintenant.


 
Dernièrement, il a été diffusé dans un reportage à la télévision française intitulé "Adoption: blessures secrètes" . On n'a pas parlé de blessures du côté des "mères de naissance". Par contre, on parlait souvent d'un spécialiste de l'adoption, "le guide de l'adoption" ( suivre son livre qui s'intitule ainsi),qui parlait de pays fiable au niveau des dossiers pour la Colombie, un des pays au monde au top des indices de corruption administrative... qui parlait d'Ethiopie comme un pays dont les enfants destinés pour l'adoption internationale étaient de vrais orphelins, et qui se révélaient être parmi les moins problématiques côté éducation adoptive, un pays dont des cas de trafic d'enfants pour l'adoption se révèlent tous les mois pratiquement... 
 

On se penche souvent par ici sur les personnes qui adoptent, un peu moins sur les personnes adoptées, et pratiquement jamais sur les personnes qui donnent leurs enfants pour l'adoption: des mères célibataires dans l'immense majorité, partout au monde.  On découvre souvent par là,si on si penche, une grande injustice sociale où un "droit à avoir des enfants" créé chez des riches devance de façon très prioritaire une solidarité sociale (parrainage dans des pays pauvres, protection sociale dans des pays riches comme la Corée maintenant.).

 
Il y a un peu moins de deux ans une petite association coréenne de mères célibataires  avait attiré l'attention du New York Times : "Group Resists Korean Stigma for Unwed Mothers"  
Elles s'entraident pour pouvoir garder et élever leurs enfants, et elles militent pour une plus juste reconnaissance dans la société coréenne.

 
Le mois dernier, on m'a communiqué le petit film d'une interview en coréen. On y questionne amicalement Hyung Sook Choi, leader de cette association coréenne des familles de mères célibataires: Miss Mamma Mia. Cela a été réalisé par Yeon-Ah Paik  qui prépare un film-reportage sur l'histoire de Hyung Sook Choi (Sortie prévue à l'automne prochain sous le titre de "A Bittersweet Joke" ). Cette interview a été présentée début mai dans une conférence à l'université du Minnesota, état des Etats-Unis où se trouve un nombre important d'adoptés originaires de Corée. J'ai souhaité que ce soit sous-titré en français... On l'a fait (La personne qui l'a fait ne maîtrise pas très bien le français. Pardon de sa part.) 

 
Ce n'est pas le discours d'un sociologue, ni celui d'un psychologue, ni celui d'un pédiatre... Ce n'est pas le témoignage d'un éducateur spécialisé plus ou moins bon, ni celui d'un parent adoptif plus ou moins bon, ni celui d'une personne qui a été adoptée plus ou moins bien... C'est le simple témoignage d'une mère qui a failli devenir une "mère de naissance", comme on dit communément en anglais (birthmother). C'est le simple témoignage d'une mère qui a donné, il y a quelques années seulement, son bébé au plus rodé des systèmes d'adoption internationale au monde, comprendre "le meilleur" donc, celui de Corée du Sud. C'est le simple témoignage d'une mère qui a donné son enfant à une agence d'adoption... et qui a eu beaucoup de mal à le récupérer par la suite. C'est le simple témoignage d'une personne qui dévoile quel genre de personne peut souvent se trouver derrière une "mère de naissance", derrière une mère qui doit avoir souvent bien du mal à témoigner... pas une" mauvaise personne".

 
L'interview est visible par le lien suivant vidéo de Jane Jeong Trenka dans Youtube, Coréenne adoptée au Minnesota , écrivain et présidente d'une association (TRACK) qui milite notamment en Corée pour mettre fin au système coréen d'adoptions internationales :  

 
Greg  
 

11:18 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée, mère de naissance | |  del.icio.us

07/02/2011

Messages de mères inconnues. Xinran

Messages de meres inconnues.jpgDes mères chinoises racontent l'abandon de leurs filles.
La journaliste et romancière chinoise Xinran retrace les histoires jamais encore racontées de ces mères chinoises qui ont perdu leurs filles et donne la parole à quelques mères adoptives dans différentes parties du monde. Ces récits, Xinran  n'avait jusqu'à présent jamais pu se résoudre à les rapporter - ils étaient trop douloureux et la touchaient de trop près.

 

« Pourquoi ma maman chinoise n’a pas voulu de moi ? ». C’est, je pense une question qui hante tous les enfants adoptés du monde. Faute de pouvoir un jour poser la question à sa mère biologique, on se retrouve face à son imaginaire, qui ne peut trouver la réponsemadmoiZelle

 

Journaliste et animatrice radio célèbre à Pékin, aujourd’hui installée à Londres, Xinran a recueilli les témoignages tragiques de mères obligées de se séparer de leur fille. La faute à la politique de l’enfant unique qui a longtemps poussé les parents à vouloir absolument un fils? Ce n’est pas la seule raison. La loi chinoise interdit l’abandon ou la maltraitance des bébés filles. Mais en raison de croyances et de superstitions ancestrales restées vivaces dans les villages les plus pauvres, les épouses ont le devoir sacré de donner naissance à un premier-né de sexe masculin. Les bébés filles sont encore souvent étouffées à la naissance. Les plus chanceuses sont emportées à la ville par leur mère qui les dépose, la mort dans l’âme, sur un quai de gare ou à la porte d’un orphelinat.

Dix chapitres, dix femmes et autant d'histoires d'immenses chagrins, y compris le sien. Une fois de plus, Xinran nous emmène au coeur de la vie des femmes chinoises - étudiantes, femmes d'affaires, sages-femmes, paysannes - toutes hantées par des souvenirs qui ont marqué leur vie d'une empreinte indélébile. Que ce soit à cause de la politique de l'enfant unique, de traditions séculaires destructrices ou de terribles nécessités économiques, des femmes ont été contraintes de donner leur fille en adoption, d'autres ont dû les abandonner - dans la rue, aux portes des hôpitaux, dans les orphelinats ou sur des quais de gare -, à d'autres encore, on a enlevé leurs petites filles à peine nées pour les noyer.


La première phrase
A la fin de l'année 2007, le nombre des orphelins chinois adoptés dans le monde entier s'élevait à cent vingt mille.

La dernière phrase
Petite Neige, ma fille, où que tu sois, tu manques à ta mère !

Source : evene.fr

06/02/2011

Les mères de naissance / les premières mères ont-elles le droit de rechercher (leurs enfants) ?

Logo Birthmother First Mother.jpgDo birth mothers/first mothers have the right to search?


Should first/birth mothers search for the children they gave up for adoption? Or should I say: Surrendered to forces greater than one's ability to resist--maybe we should start substituting that every time someone uses the damn phrase "made an adoption plan."

But the question remains: Do first mothers, or birth mothers, or whatever we are called have the "right" to search for our children?

Yes. We have the right to know our own children. We have the innate right to know what happened to them after they were surrendered to adoption. Neither law, nor custom, can violate this sacred bond, despite law and custom. The right remains.


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Mères d’origine, les oubliées de l’adoption internationale

L'éditorial du bulletin mensuel n° 9/2010 du Service Social International (SSI/CIR) offre une place spéciale aux mères d’origine, en se penchant sur leur vécu difficile et en ouvrant la réflexion sur le chemin qui reste à parcourir pour leur offrir un accompagnement de qualité.

 

 

23/01/2011

La mère stimule le langage. Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère

La mere stimule langage 04.jpgUne étude canadienne sur la communication des bébés.
- Le nouveau-né entretient une relation privilégiée avec sa mère.
- Il réagit aussi davantage à sa voix.
- L'étude menée à Montréal montre pour la première fois comment un cerveau de quelques heures réagit à divers stimuli.

Les résultats des travaux menés à Montréal sur des bébés sont passionnants. «D'un point de vue comportemental, nous savions déjà qu'un bébé était plus réceptif à la voix de sa mère qu'une autre voix, explique Maude Beauchemin, une doctorante en neuropsychologie de l'équipe du Dr Maryse Lassonde, à l'hôpital Sainte-Justine. Ce que nous voulions savoir, c'est comment cette préférence se marque dans le cerveau. »

«Nous avons pu montrer qu'un nouveau-né qui entend la voix de sa maman interprète d'emblée ces sons comme une ébauche de communication, précise-t-elle. Par contre, quand une personne tierce prononce exactement le même son. il ne décode pas ce bruit avec la même partie de son cerveau. Pour lui, cet autre son n'est pas interprété comme un début de langage. »

Elle poursuit : sur nos images, obtenues au moyen d'un casque doté de 126 électrodes, nous observons clairement cette différence. Au cours de la demi-seconde qui suit l'émission du son par la mère, seule la partie gauche du cerveau de l'enfant réagit. La partie qui héberge le siège de l'apprentissage du langage. Quand c'est une infirmière qui parle ou une autre femme, le cerveau traite cette information dans son hémisphère droit, là où il traite habituellement la reconnaissance vocale plutôt que le langage, puis gauche, puis à nouveau droit. Il ne décode pas d'emblée ce qu'il entend, alors qu'avec sa mère, il semble savoir exactement qu'il est question d'une communication. »

Mieux encore, l'équipe a aussi pu confirmer que chez les nouveaux nés qui entendent la voix de leur mère, non seulement l'information est traitée comme une ébauche de langage ou d'apprentissage du langage mais elle suscite aussi un début de réponse. Sur les images, la partie centrale du cortex finit ainsi elle aussi par « s'allumer ». Or, il s'agit d'une zone motrice de la parole.

« Quand le bébé entend un "a" il a tendance à vouloir ouvrir la bouche pour en imiter la prononciation et quand il entend un "m" il serrera plutôt les lèvres, précise Maude Beauchemin. Cette étude apporte un nouvel éclairage sur l'origine du langage, conclut-elle. Elle pourrait nous en apprendre un jour davantage sur certains troubles. Et bien entendu, on pourrait aussi répéter l'expérience avec... la voix du père.


Seize bébés bardés de capteurs

126 életrodes ont capté les signaux de cerveaux tout juste nés. Elles montrent comment le bébé réagit préférentiellement à certaines voix.

Seize bébés âgés 8 à 27 heures ont participé à cette étude canadienne. L'équipe du Pr Lassonde a fixé des électrodes sur leur tête pendant leur sommeil. Elle les a ensuite soumis à la voix de leur mère. Celle-ci prononçait un son bref : la voyelle « A ». L'exercice a alors été répété avec d'autres voix, celle de l'infirmière qui a amené le bébé au laboratoire par exemple. Les sons n'ont pas été prononcés en direct aux bébés. Le tout a été fait sur la base d'enregistrements sonores préalables diffusés avec une même intensité (75 db).
« Sur les scintigrammes, nous remarquons clairement des réactions dans le lobe temporal gauche de l'enfant lorsqu'il entend sa mère, indique Maryse Lassonde. Quand c'est une autre personne qui parle, l'activation du cerveau se marque surtout dans le lobe temporal droit lequel est davantage associé à la reconnaissance vocale », précise-t-elle.

Source : Le Soir.



Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère
Université de Montréal Nouvelles |  17.01.2011

30/09/2009

Je suis heureux que ma mère soit vivante ***

je suis heureux que ma mere soit vivante.jpgNotre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ?
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une 'double vie'. Mais 'qui a deux maisons perd la raison ...' dit le proverbe.

 


A la base de film réalisé par Claude et Nathan, il y a cet article inspiré d'un fait divers d'Emmanuel Carrère paru dans L’Evénement du jeudi (1996) et intitulé: Je la recherche, le la tue, je l'aime ou la disparition de la mère. L’écrivain y relatait l’amour meurtrier d’un jeune homme pour la mère qui l’avait abandonné autrefois. Treize ans plus tard, c'est devenu un uppercut de 90 minutes qui laisse le spectateur troublé et bouleversé par un récit qui touche à l'identité, soit le matériau qui nourrit sans doute la majorité des créateurs en tout genre.

 

En quelques mots, nous suivons le parcours du jeune Thomas, qui remue ciel et terre pour retrouver sa mère biologique qui l'a abandonné lorsqu'il avait 4 ans. Et lorsqu'il la retrouve, il mène une espèce de double vie partagée entre la maison de sa vraie maman et celle de sa mère adoptive.

 

S'il y a bien quelque chose de troublant dans Je suis heureux que ma mère soit vivante, c'est cette tension latente et palpable  (Vincent Rottiers y est exceptionnel) qui est le plus douloureux. Bénéficiant d'une mise en scène très sobre et proche du documentaire, ce film permet à Claude Miller de revisiter un de ses thèmes de prédilection comme la gestion des enfants par leurs parents et des parents par leurs enfants. Thème qui était déjà bien présent dans Un secret ou La classe de neige.
Mais plus encore, parce que l'angle est finalement assez radical, le film pose beaucoup de questions sur l'adoption et les difficultés que rencontrent (très) souvent les familles d'accueil et adoptives.

 

Logique pour l'adopté de savoir un joure d'où il vient. C'est qui nous construit ou nous détruit. Et débouche sur des comportements extrêmes.

 


« L’adoption, c’est très complexe »

 

Claude Miller et son fils Nathan collabore ensemble depuis une vingtaine d’années. Pour la première fois, père et fils réalisent ensemble. C’est le poignant Je suis content que ma mère soit vivante qui sort ce mercredi. Inspiré d’un fait divers qu’avait relaté en 1996 Emmanuel Carrère – le projet est d’abord tombé dans les mains de Jacques Audiard –, ce film raconte l’histoire d’un jeune homme (Vincent Rottiers qui l’incarne est stupéfiant), abandonné par sa mère à l’âge de quatre ans. Adolescent, Thomas part à la recherche de sa mère biologique. Une quête d’identité qui traverse, en filigrane, la filmographie de Claude Miller.

 

Ce n’est pas votre premier film, où l’identité est au cœur du propos. Qu’est-ce qui vous touche tant ?


Claude : Je vais vous enfoncer une porte grande ouverte. Je pense que nous sommes cousus de notre enfance, qu’elle est fondatrice de la personne que nous sommes. J’ai tendance à me rappeler plus de mes souvenirs d’enfance (bons ou mauvais) que de mes souvenirs d’adulte. C’est comme ça. Je suis fait comme ça. C’est peut-être pour cela que j’ai autant de tendance à aborder des sujets avec des enfants.

 

La quête de Thomas prend une tournure radicale et pose, légitimement, la question de la complexité de l’adoption. Vous pensez que même si l’enfant est heureux dans sa famille adoptive, il fera tout pour retrouver ses parents biologiques ?


Claude : Je ne suis pas un cinéaste qui résout les problèmes qu’il pose. J’avoue que je n’ai pas de leçon à donner. Simplement, j’ai des émotions à faire partager. Peut-être que ça peut, dans le meilleur des cas une réflexion et amorcer des conversations comme que nous avons. Mais je me garde d’avoir un avis clôturé sur l’adoption. C’est un film à débat et d’accord pour le débat.

J’avais aussi envie de poser la question de savoir les conséquences d’un abandon chez un jeune enfant quand on sait que toutes les sensations avant quatre ans, par exemple, sont sensuelles.

Vous l’avez dit, l’adoption c’est un problème très complexe. L’adoption, en soi est très politiquement correcte. C’est magnifique pour l’enfant abandonné et pour les parents frustrés ou qui ou qui ont envie de faire un geste. Je crois que l’adoption multiplie les problèmes quand il y a problème. Et il y a toujours la possibilité pour l’enfant difficile ou difficile à élever de dire : « T’es pas mon père ». C’est déjà dur de gérer des enfants ou pour les enfants, de gérer leurs parents. Et l’adoption fait un effet loupe. Dans le bon ou le mauvais sens.

 

Est-ce que vos rapports à vous deux ont changé ?


Nathan : Nos fonctionnements de vie font que tous les cadavres ont été sortis du placard et hachés menus bien avant cette aventure. Il n’y a aucun interdit entre nous au niveau du dialogue. On se parle comme de vieux amis et ça aide dans la circonstance. Et du point de vue du cinéma, ça reste du travail. On travaille. Il n’y a pas de considération humaine à prendre. On pense jamais à qui est l’autre sur un plateau.

 

Un père et un fils qui coréalisent un film sur un tel sujet, c’est amusant, entre guillemets…

 

Claude : C’est peut-être l’inconscient parce qu’on se dit toujours avec Nathan qu’on n’était pas conscient du parallélisme entre le sujet. Peut-être parce qu’on ne voyait que le côté mère fils. Par contre, on savait qu’il y avait un très beau sujet à traiter et qu’on avait envie de travailler ensemble.

Nathan : Ceux qui étaient plus au courant de ce que vous dites, c’était le producteur, Jean-Louis Livi, qui nous connaît intimement.


Source: Le Soir. Philippe Manche. 30 septembre 2009.

 


"Je suis heureux que ma mère soit vivante" : ce fils qui aime si fort sa mère indigne
Critique. LE MONDE | 29.09.09

 

Quelle est la relation mère /fils exactement ? « J’ai mal à ma mère », ce mélange d’amour et de haine sur lequel on n’arrive pas à mettre un nom, qui rend mal à l’aise, agressif et bien davantage !

Ce film peu démonstratif, avare en mots instaure un climat efficace! J’ai par ailleurs retrouvé là où vit la mère de Thomas, barre d’immeubles un peu de l’univers des films d’Andrea Arnold, climat social compris !

Sur l’ensemble du film, une construction linéaire nous conduit surement vers le drame qui surgit quand on ne l’attend pas, nous en étions même à le croire évitable ! mais un gamin devenu jeune homme n’a toujours pas saisi pourquoi il y a si longtemps on l’a abandonné et surtout manqué à cette promesse de revenir le chercher !

Voila Les Miller Père et fils livrent un film impressionnant car sobre et psychologiquement juste! Quand en plus le dit film est porte par deux acteurs, Sophie Cattani (Julie Martino la mère biologique) exhibant une fragilité cependant exempte de remords, et pour finir le jeune Vincent Rottiers (Thomas), exceptionnel !!! Ce regard pénétrant de celui qui cherche à pardonner et se heurte à sa propre incompréhension basculant alors dans l’impensable ! 
Les Irréductibles. 6 octobre 2009.

 

 

 

01/09/2009

3 Jours pour 3 Filles. Une grève internationale de la faim pour ramener les filles au Guatemala.

Olga Lopez.jpgImaginez que votre enfant a été enlevé.

Imaginez lorsque vous avez rapporté ce fait aux autorités, vous avez été ignorée, malmenée et rejetée.

Imaginez en pensant que vous ne verrez plus jamais à nouveau votre enfant.
Et que vous ne pouvez rien faire à ce sujet.

 

Trois Jours pour Trois Filles est une grève internationale de la faim qui se tiendra les 1, 2 et 3 septembre.
La grève est nommée d'après le nom des trois filles qui ont été enlevées au Guatemala à leur trois mères. Ces mères, comme des centaines d'autres mères et pères dans les pays en voie de développement, attendent sans réponses, de l'aide ou de la justice.

 

Dans le prolongement de la grève de la faim qui a été lancée le 15 juillet par Norma Cruz et la Fundacion Sobrevivientes au Guatemala, nous sommes en grève pour trois jours, une journée pour chaque fille, pour  demander justice pour les mères au Guatemala, et pour attirer l'attention sur le problème du trafic d'enfants en adoption internationale.

 

 

Imagine if your child was kidnapped.

Imagine when you reported this to authorities, you were ignored, bullied and dismissed.

Imagine thinking you would never see your child again. And that you could do nothing about it.

 

Three Days for Three Daughters is an international hunger strike to be held on September first, second and third. The strike is named after three girls who were kidnapped from their three mothers in Guatemala. These mothers, like hundreds of other mothers and fathers in developing nations, wait without answers, help or justice.


In continuation of the hunger strike that was started by Norma Cruz and Fundacion Sobrevivientes in Guatemala on July 15, we are striking for three days, one day for each daughter, to seek justice for the mothers in Guatemala, and to bring attention to the problem of child trafficking in international adoption.

 

End !!! Thank You !!!
Thank you to all of the participants in the fast for the three daughters that were stolen in Guatemala.


Voir aussi le blog de Roelie Post.

 

Repère

- Pour satisfaire la demande d'adoption, le Guatemala exporte ses enfants.
Le Courrier. 17 novembre 2007.

 

 

06/08/2009

L'adoption transnationale et la "financiarisation de tout". Jane Jeong Trenka.

Jane J Trenka.jpgTransnational Adoption and the “Financialization of Everything”

[Via United Adoptees International.]



Par Jane Jeong Trenka (Auteure de "Le Langage du Sang" et "Visions Fugitives".)

 

L'adoption internationale est souvent considérée comme une relation mutuellement bénéfique entre des enfants ayant besoin d'un foyer financièrement stable et des adultes qui veulent élever un enfant. Mais c'est aussi une grande affaire d'argent.


Conformément au néolibéralisme, ou le manquement, le vide des services gouvernementaux, de nombreux enfants adoptés sont nés de mères célibataires qui n'avaient peu ou pas de moyens, de ressources pour s'occuper de leurs enfants. Les agences d'adoption internationale ont renforcé cette lacune en proposant des foyers, et en faisant du profit dans ce processus.


La transformation de l'adoption en une entreprise globale, mondiale crée une incitation supplémentaire à ne pas aider les mères, qui  se tournent vers l'adoption,  en désespoir de cause mais non par désir.
Des militants adoptés travaillent à faire la lumière sur cette question.

En mettant particulièrement l'accent sur la Corée du Sud, l'auteure et co-fondatrice du mouvement TRACK "Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea" (Vérité et Réconciliation pour la Communauté d'Adoption de la Corée) Jane Jeong Trenka soutient que le processus devrait être repensé pour remettre l'argent et les décisions fatidiques là où elles appartiennent c.à.d. : les mères et leurs enfants.

 

TRACK travaille maintenant avec le gouvernement coréen pour obtenir que les voix des parents de naissance et celles des coréens adoptés  soient entendues lors de la révision de la loi sur l'adoption en Corée du Sud.

 

Au cours de la présentation d'un document appelé "L'adoption domestique (intérieure) et d'outre-mer(étrangère) et le bien-être des mères célibataires"  dans le complexe du Parlement de la Corée du Sud à Séoul le 4 mars 2009, le Dr Mi-Jeong Lee, de l'Institut de Développement coréen de la Femme a fait remarquer qu'après la Guerre coréenne, la Corée du Sud capitaliste  a envoyé des enfants à l'étranger de façon permanente aux parents adoptifs, alors que la Corée du Nord socialiste, avait une philosophie différente dans le traitement de la crise. Au lieu d'envoyer des enfants à des fins d'adoption, elle a envoyé les enfants dans d'autres pays avec des nourrices nord Coréennes, et les enfants ont été ramenés plus tard. Le Dr Lee a déclaré que, compte tenu de cela, lorsque le Nord a critiqué le Sud pour "exporter" des enfants pour l'adoption, le Sud "n'a rien pu réfuter contre la Corée du Nord."


Le texte complet (en anglais) sur CONDUCIVE.

 

* * *

 

Pays-Bas & Corée. Parler de l'adoption est mauvais pour les relations diplomatiques.


La cinquième rencontre internationale des adoptés corréens a lieu cette année aux Pays-Bas. Amsterdam, la capitale des Pays-Bas accueille cette manifestation internationale. IKAA, l'organisation de toutes les associations des adoptés coréens dans le monde, présente  le thème : la vie et de travail en Corée.

En lire plus sur United Adoptees International News.