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10/07/2009

Le business des mères porteuses.

mere porteuse suisse.jpgRecourir aux services d'une mère porteuse est illégal dans toute l'Europe et aussi en Suisse. Mais, poussés par un irrésistible désir d'enfant, de plus en plus de couples brisent le tabou et violent la loi. Un clic sur Internet leur suffit pour trouver une multitude de femmes en Amérique latine ou en Inde, prêtes à louer leur ventre pendant neuf mois en échange de quelques milliers de dollars. Mais au bout du chemin, ces couples doivent souvent déchanter, victimes d'arnaques ou simplement de désillusions.


L'équipe de TSR.ch a suivi un couple de danois si désireux de fonder une famille qu'il a été prêt à se rendre au Pérou pour trouver une femme prête à porter son futur enfant. L'histoire commence bien, le couple ressent une forte sympathie pour la femme péruvienne qui se propose, contre rémunération, de l'aider à devenir parents. Une fois l'insémination artificielle réussie, il se prend à rêver du bébé à venir. Mais comment être certain des motivations d'une femme qui vit de l'autre côté du monde, dans un pays pauvre de surcroit ? Aujourd'hui, le couple n'a toujours pas d'enfant et il craint même que son bébé biologique ait été revendu à un réseau de trafic d'enfants.


Rondement mené, ce reportage dévoile le revers de la médaille de ce fort désir d'enfants. Des couples d'occidentaux violent la loi et font abstraction des problèmes moraux posés par le recours à des femmes du sud, fragiles économiquement. Conséquence : devenir mère porteuse est devenu pour certains un véritable business, le lieu de tous les mensonges et trafics.


Ailleurs, notamment en Grande-Bretagne, où porter l'enfant de quelqu'un d'autre n'est pas illégal, cette pratique fait toujours débat. Car il n'est jamais facile pour une mère de renoncer à son bébé quelques minutes seulement après l'accouchement... Faut-il néanmoins légaliser le recours aux mères porteuses pour mettre fin aux trafics sordides? C'est toute la question soulevée par ce reportage.

Rediffusion le vendredi 10 juillet 2009 à 01h00 et le lundi 13 juillet 2009 à 15h15 sur TSR2.

Un reportage de Mette Frisk et Soren Klovborg. 

 

14:19 Écrit par collectif a & a dans Mère porteuse | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mère porteuse | |  del.icio.us

21/04/2009

A propos de la filiation. Une confusion très grande existe entre ce qui relève du biologique et ce qui relève du social.

francoise heritier.jpgDans le quotidien Le Monde, l'anthropologue Françoise Héritier revient sur la confusion qui règne actuellement sur la question des mères porteuses et de la parenté. Elle relève dans la presse des confusions terminologiques entre filiation, engendrement, procréation, parenté et parentalité. Il existe une confusion entre ce qui relève du biologique et ce qui relève du social.



Elle rappelle que la filiation relève d'un acte social : la reconnaissance volontaire et dûment enregistrée qu'un enfant est rattaché à une ou à des lignées nettement désignées, ce qui lui confère son identité, des droits et des devoirs.



Selon les besoins, la confusion des mots "entrelace, conjoint ou oppose" le biologique au social.



Il existe trois critères pour établir la filiation : la naissance légitime (dans le cadre du mariage) ou naturelle, la volonté (c'est à dire la "reconnaissance en paternité") et la possession d'état, soit la réputation d'être l'enfant d'un couple ou d'une personne. A ces trois critères, le législateur a rajouté celui de vérité biologique, c'est à dire l'engendrement certifié par des méthodes ad hoc. Il a rendu ce critère opposable aux trois autres, y compris à la naissance dans le cadre du mariage.



Françoise Héritier rappelle que le grand oublié du législateur est l'enfant. Le droit de l'enfant à connaître ses origines est pour elle légitime, même si elle remet en question la confidentialité sur le don de gamètes ou le secret de l'accouchement sous X. Dans la plupart des cas, cette curiosité à connaître ses origines ne remet pas en cause la filiation.



En ce qui concerne la gestation pour autrui, Françoise Héritier estime que s'il devait y avoir une loi, celle-ci devrait être strictement encadrée pour éviter l'accumulation de problèmes impossibles à résoudre. La filiation devrait revenir au(x) parent(s) de volonté, non à la donneuse d'ovocytes ni à la prêteuse d'utérus, même si un droit de réflexion devrait être laissé à celle-ci. Il ne devrait pas être possible aux parents d'intention de récuser un enfant qui ne leur conviendrait pas.



En dehors de l'aspect de filiation, la gestation pour autrui suscite d'autres interrogations, comme l'exploitation des femmes. Elle craint aussi une commercialisation clandestine des cellules et des utérus. Pour François Héritier, la gestation pour autrui ne devrait pas pouvoir se faire en famille, comme le suggére Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille.



Enfin, elle s'interroge : si l'on pense à la volonté d'égalité de cette demande, ne faudrait-il pas reconnaître le droit de tout homme à faire des enfants "tout seul".



Pour conclure, l'anthropologue explique qu'"inventer des formes nouvelles de vie en société est une des prérogatives saisissantes de l'espèce humaine, à condition que la liberté des uns ne soit pas contraire à celle des autres ni à leur dignité". Il convient pour elle de sauvegarder le caractère social de la filiation.



Source: Gènéthique

02/02/2009

Ventres à louer, trafic d'ovules...

Coulisses TV.jpgMagali Lunel présentera, mardi 3 février à 23:10 sur TF1, un nouveau numéro du magazine « Enquêtes et révélations » consacré au trafic d'enfants.

 

L'industrie de la fertilité est en plein boom. Ces vingt dernières années, le nombre de naissances tardives a triplé. Du coup, de plus en plus de couples en mal d'enfant recourent à la fécondation in vitro ou au ventre d'une mère porteuse.  Ils sont prêts à payer le prix fort pour un bébé.

 

Pour quelques milliers d'euros et quel que soit leur âge, des couples traversent les frontières pour contourner la loi française.

 

En ce qui concerne les bébés-éprouvettes, l'Espagne, précurseur en Europe, est ainsi devenue en quelques années la destination privilégiée de nombreux couples. Les cliniques offrent, moyennant finances, des donneuses d'ovocytes, jeunes et bien rémunérées.

 

Aux Etats-Unis, chaque année, ils seraient quatre cent couples français à "faire leur marché" sur les catalogues d'agences proposant des mères porteuses. Une pratique interdite en France. Les couples homosexuels représentent aussi une forte clientèle. Des agences florissantes favorisent ainsi le boom des enfants nés de couples gays.

 

D'autres couples, enfin, choisissent l'adoption. Pourquoi est-ce si difficile d'adopter en France ? L'adoption internationale coûte cher : offre-t-elle toutes les garanties ? Exemple : après quelques années de boycott en raison de trafic d'enfants, la France a réouvert le Cambodge aux Français désirant adopter. Les pratiques ont-elles vraiment changé dans ce pays ? Une enquête inédite, surprenante et émouvante entre le cœur et la raison.

 

Source: Les Coulisses de la télévision


- En quête et en mal d'enfants.
Le magazine «Enquêtes et révélations» passe au crible la question de l'adoption et les dérives du «bébé business».
Le Figaro.


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