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19/07/2009

En Flandre, un second nouveau-né abandonné dans le tiroir à bébés de l'asbl "Moeders voor Moeders".

boite a bebes d ANVERS Vlaanderen.jpgUn nourrisson d'environ 2 jours a été déposé dans un "sas à bébés" d'une asbl anversoise, c'est le second en 9 années d'existence de cette structure. Le bébé, un petit garçon, est en bonne santé, a confirmé l'asbl "Moeders voor Moeders" (Des mères pour des mères). Il restera ce dimanche encore dans les murs de l'asbl avant d'être confié au home pour enfants du CPAS anversois, le "Good Engels". Le CPAS d'Antwerpen va d'ores et déjà se mettre à la recherche de parents candidats à l'adoption du nouveau-né déposé.

 

Le parquet d'Anvers a ouvert une information judiciaire pour tenter d'identifier ses parents, mais elle ne dispose à l'heure actuelle d'aucun indice. Le nouveau-né, auquel on a donné temporairement le nom de Michaël De Kleine, devrait être adopté si ses parents biologiques ne le réclament pas. Les policiers espèrent, grâce à cette enquête, en apprendre plus sur le milieu de l'enfant.

 

Le bébé - le deuxième à avoir été déposé en neuf ans d'existence la "boîte à bébés" de Borgerhout - recevra automatiquement le nom de De Kleine (Le Petit), tout comme son prédécesseur Thomas, abandonné en novembre 2007 et qui a depuis été confié à une famille d'accueil souhaitant adopter. Sa tutrice sera la présidente du CPAS d'Anvers (OCMW Antwerpen) Monica De Coninck. Le phénomène des abandons de bébé à la naissance est "loin de se tarir", indiquaient encore récemment les parlementaires du Conseil de l'Europe, réclamant le développement de centres d'hébergement mère/enfant et des délais de rétractation plus longs pour la mère qui abandonne son bébé.



Selon un rapport du Conseil de l'Europe, il s'agit le plus souvent de très jeunes femmes, souvent d'origine étrangère, sans autonomie (migrantes irrégulières, prostituées) et qui n'ont pu recourir à la contraception ou à l'avortement interdits dans certains pays. Outre à Anvers, des "boîtes à bébés" existent en Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Italie. On en compte 80 en Allemagne et quelques dizaines dans des pays comme l'Italie ou la République tchèque.



Le Japon en a créé une à Kumamoto tandis qu'aux Etats-Unis, depuis 1999, la plupart des Etats permettent la dépose anonyme des bébés, de la naissance jusqu'à un an, dans des lieux sécurisés, sans risque de poursuites pénales. La "boîte à bébés" fait cependant controverse parce qu'elle "incite à accoucher dans la solitude" et parce que l'abandon reste un crime dans certains pays, selon le rapporteur. Ses partisans avancent des arguments éthiques: lutte contre l'avortement, prévention des abandons sauvages, des infanticides et de la maltraitance, et certitude de voir les enfants adoptés.



Le parlementaire français André Schneider estime que ce système "est un moindre mal car la vie de l'enfant n'est pas mise en péril et il devient adoptable".

Source : La Libre Belgique, Le Soir, RTBF Info.

20.11.2007. Premier nouveau-né abandonné dans une « boîte à bébé » en Flandre.
Lire la suite.

Prévenir la première des violences faites aux enfants: l'abandon à la naissance
Preventing the first form of violence against children: abandonment at birth

Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Doc. 11538. 25 mars 2008.

20/11/2007

Belgique. Un nouveau-né abandonné dans une « boîte à bébé ».

Moeders voor moeders.jpgUn nouveau-né a été confié à une association flamande d’aide aux mères en difficulté d’Antwerpen grâce à un système de « tiroir à bébés » qui permet un abandon sécurisé et anonyme. C’est la première fois que le système est utilisé.


Le petit garçon, apparemment âgé d’une semaine, a été trouvé samedi par des membres de l’association « Moeders voor Moeders » (Des mères pour les mères) dans le petit sas mis en place en 2000 dans le quartier populaire de Borgerhout mais qui n’avait jamais été utilisé jusqu’ici.


Il avait été installé peu avant midi dans ce grand « tiroir » d’environ un mètre de long et de 50 centimètres de haut, un espace chauffé et équipé d’un matelas.


La porte du tiroir, qui se rabat côté rue pour permettre de déposer l’enfant, garantit l’anonymat. Une fois refermée, cette porte se bloque et le bébé ne peut alors être récupéré que par l’intérieur du bâtiment.


Samedi, un système d’alarme a prévenu les membres de l’association, qui ont récupéré l’enfant quelques minutes plus tard.


Le nourrisson, baptisé Thomas, devrait être confié dans les prochains jours à une famille d’accueil. Si ses parents ne se présentent pas d’ici quatre à six semaines, il sera alors définitivement confié à une famille adoptive.


Pour que la mère ou les parents qui abandonnent leur enfant puissent changer d’avis dans les semaines qui suivent leur geste, le « tiroir à bébés » contient également un tampon encrier et une grande feuille. Les parents doivent imprimer l’empreinte du pied de l’enfant sur le document, qui servira de preuve s’ils veulent le récupérer.


L’enfant trouvé samedi était en bonne santé, n’avait pas faim, était lavé et portait des vêtements propres.


« Nous avons beaucoup de peine à faire connaître cette « boîte à bébés », dit-on du côté de l’ASBL. « Si des boîtes à bébés peuvent sauver la vie de quelques enfants, il faut en parler », considère Monica De Coninck, responsable de l’association et présidente du Centre Public d'Aide Sociale.



Source: Le Soir.