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10/06/2010

Haïti : mettre fin aux abus dans les adoptions internationales

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Source: Federation Terre des hommes (TDH)

Lausanne, le 10 juin 2010

 

 

Dans les orphelinats, sept enfants sur dix ont un parent vivant.

 

La loi doit empêcher les trafics d'enfants sous couvert d'adoption en Haïti, et les organismes de protection de l'enfance devront prendre part à la surveillance du bureau national des adoptions à créer. L'experte de Terre des hommes (Tdh) rentre d'une mission qui lui a permis de rencontrer des acteurs-clés, avant l'examen par le Sénat haïtien de la loi sur les adoptions. Tdh livre soins et protection à 30'000 enfants et proches, près de l'épicentre du tremblement de terre de janvier ainsi qu'au sud, où ont afflué quelque 50'000 déplacés.

 

« 70% des enfants qui se trouvent dans des institutions haïtiennes, souvent appelées crèches ou orphelinats, ont au moins un parent biologique vivant » évalue Marlène Hofstetter, cheffe du service adoption de Tdh à son retour de mission. En relation avec les agences internationales concernées, elle s'est efforcée de convaincre des sénateurs et d'autres responsables haïtiens de renforcer le projet de loi, pour mettre fin aux commerces d'enfants. Il faut inscrire dans la loi une évaluation sociale de la famille biologique, avant d'autoriser l'adoption. Suite au séisme et au chaos qui a suivi, près de 1800 enfants ont fait l'objet d'évacuations vers le Canada, les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas ou la Suisse, sans que les procédures d'adoption soient clairement achevées. Marlène Hofstetter montre la plaie : « On dit trop rarement aux parents haïtiens que l'adoption internationale rompt les liens avec la famille biologique et rend illusoire un retour au pays de leur progéniture à l'âge adulte. »

Dans les orphelinats proches de l'épicentre du séisme, Tdh a documenté les cas de 438 enfants, afin de prévenir des disparitions, d'évaluer le niveau de prise en charge, de chercher d'éventuels liens familiaux, de connaître les causes de placement ou d'abandon et de définir le soutien à donner aux familles pour la reprise de leurs enfants.

 

Beaucoup de filles et garçons subissent des abus et sévices, à l'intérieur comme à l'extérieur de la famille. La catastrophe sismique a encore accru la fragilité des mineurs. Fondée sur l'expérience et des instruments éprouvés, Terre des hommes délivre en juin sur l'île deux séminaires de formation à des cadres d'organisations humanitaires suisses et étrangères, pour prévenir toutes formes d'abus et de violence sur des enfants. Dans les départements de l'Ouest et du Sud, Terre des hommes secourt les familles sinistrées dans quatre champs d'activités :

Près de 17'000 personnes ont déjà reçu un abri ou des biens de première nécessité (kits d'hy-giène, jerricans, ustensiles de cuisine, fourneaux économes en charbon, bâches ou moustiquaires).

Plus de 4'500 personnes bénéficient d'un accès à l'eau potable et gèrent leur réseau d'eau par des comités communautaires ; 500 latrines sont déjà construites, 400 personnes formées à l'hygiène.

Près de 9'000 enfants et mères ont fait l'objet d'un examen nutritionnel, dont les deux-tiers étaient des enfants de moins de cinq ans ; 300 enfants sévèrement dénutris ont été traités ou référés.

2'000 jeunes entre 6 et 12 ans ont pu être enregistrés et prennent part à des activités d'expression et de mouvement visant leur développement psycho-affectif, dans huit centres communautaires ; 145 enfants disposent d'un suivi individuel de protection, en concertation avec d'autres organisations spécialisées.

 

Renseignements: Marlène Hofstetter, experte en adoption internationale, 058 611 06 05 ou 078 716 77 34
David Dandres, responsable des opérations en Haïti, 058 611 06 19


Source : ReliefWeb. 10 Jun 2010.

19/12/2009

Une étude suggère que les orphelinats ne sont pas aussi mauvais.

PLoS ONE A Comparison of the Wellbeing of Orphans and Abandoned Children Ages 6–12 in Institutional and Community-Based Care Settings in 5 Less Wealthy Nations.jpgStudy Suggests Orphanages Are Not So Bad




A new study challenges the widespread belief that orphans in poor countries fare best in family-style homes in the community and should be put into orphanages only as a last resort. On the contrary, the care at orphanages is often at least as good as that given by families who take in orphaned or abandoned children, the new research finds.


“We are seeing children thriving in institutions,”
said Dr. Kathryn Whetten, director of the Center for Health Policy at Duke University and the first author of the study on orphans in South Asia and Africa, which was published online on Thursday by the journal PLoS One. “Institutions are not so bad. Community life can be very hard.”


The findings mean that there is peril in blanket generalizations about what is best for orphans, because there are good and bad versions of both orphanages and family homes, Dr. Whetten said.


“There’s a big push now to say institutions are bad,” she said, adding that the pressure had come from influential groups like Unicef, and could force the closing of orphanages that are taking excellent care of orphaned and abandoned children.


A spokeswoman for Unicef said officials had not read the report and could not comment on it.


Some countries, like Malawi, have begun experimenting with programs in which extended families are paid to take in orphaned relatives. Advocates say the programs keep children with their own families and cost far less than orphanages.


The question of how best to care for orphans is urgent and becoming more so, because the numbers are huge and growing. Worldwide, an estimated 143 million children have lost at least one parent. In Africa, about 12 percent of all children are orphans. Many parents have died from AIDS and other infectious diseases, pregnancy complications and natural disasters.


The study was conducted in five countries in Asia and Africa: Cambodia, Ethiopia, India, Kenya and Tanzania. Researchers visited 83 institutions from May 2006 to February 2008; they studied 1,357 orphans ages 6 to 12 who were in institutions and 1,480 who lived in homes in the community. The orphanages had, on average, 63 children each; 28 percent had 20 or fewer children, and 17 percent had 100 or more. The researchers assessed the children’s health, behavior, physical growth, intellectual functioning and emotional state.


The children living in orphanages generally fared as well as those in the community, or even better, the researchers found.


Dr. Whetten said orphanages in Africa and Asia were very different from the barren asylums included in previous studies in Britain and Romania that found institutions harmful.


She provided a separate report that described some of the orphanages. One, in Battambang, Cambodia, had 252 children living in 27 traditional Khmer homes inside a “large, airy, well-maintained gated compound” with gardens, a basketball court, a playground and plenty of open space. The people caring for the children had been orphans themselves or were widows, and the orphanage tried to make sure each child had at least one “parent and sibling.”


As for the African and Asian orphanages, the report in PLoS says, “Many institutions grew out of the community to meet the need of caring for the new wave of orphans and are a part of the community in a way that institutions in other regions and perhaps of the past were not.”


The pressure to move children quickly out of orphanages could endanger them, Dr. Whetten said, by sending them back to abusive or neglectful families.


“We’re not saying kids should be in institutions,” she emphasized. “We’re saying they’re not necessarily a bad option. We need to look at it as a feasible option for communities that are overwhelmed.”



Source:  The New York Times. Denise Grady. 17.12.2009

 

- Orphanages Rival Foster Homes for Quality Child Care
Contrary to popular melodramas and musicals, orphanages in many countries seem to take care of abandoned children just as well as adoptive homes.
Scientific American.



- Study finds orphanages are viable options for some children
Science Blog.

 

- Orphanages Not So Bad, After All
Family Preservation Advocate

09:22 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : orphelins, orphelinat | |  del.icio.us

02/12/2009

Les orphelins de l'Agent Orange. Aaron Joel Santos.

Orphans of Agent Orange.jpgJe ne connaissais pas l’Agent Orange avant de visualiser les dégâts qu’il fait encore au Vietnam, plus de 30 ans après la fin de la guerre.

 

 

Certains enfants sont victimes des résidus de pesticides, encore présents dans les graisses animales et les sols des régions où il a été utilisé par l’armée US.

 

Aaron Joel Santos nous présente un orphelinat qui recueille les enfants atteints de troubles physiques dû à la présence de ce pesticide dans leur environnement. Cet orphelinat a été crée en 1998 par un vétéran américain de la guerre du Vietnam. Il accueille près de 120 enfants dans un complexe proche d’Hanoï.

 

Pour voir ce reportage photos, choisir la série “Orphans of Agent Orange” sur son portfolio. Rendez-vous aussi sur son blog “From Swerve of Shore”, qui contient plus de photos.

 


Source: Un oeil sur la photo.

 

 

26/11/2009

Au moins quatre enfants sur cinq dans les orphelinats à travers le monde ont un parent en vie, affirme Save the Children, une importante organisation caritative.

Most orphans have a living parent, says charity.jpgMost 'orphans' have a living parent, says charity.

At least four out of five children in orphanages around the world have a living parent, a leading charity says.

In a report, Save the Children says some institutions coerce or trick poor parents to give up their children.
As a result, the report says, millions of children are put at risk through living in an institution, and face rape, trafficking and beatings. Poverty, not the death of a parent, is filling orphanages, the report says

Save the Children says resources should go into projects which support families so they can look after their children.
It also wants stricter monitoring of children's institutions.

The findings have been dismissed by officials who run orphanages.



'Unscrupulous'


Save the Children says about eight million children are known to be living in orphanages and similar institutions around the world, but the actual number could be much higher as many are not registered.

It says orphanages in some countries have become big business, with those who run them often receiving financial incentives from governments or well-meaning donors.

Report author Corinna Csaky writes: "It is a myth that children in orphanages have no parents. Most are there because their parents simply can't afford to feed, clothe and educate them."

It says parents who hand over their children may hope to give them a better education or believe they will be returned to them when they are older.

But few are aware they are giving up all legal rights to their child, the charity says, and often adoptive parents do not know the true background of the youngster.

The report says children have become "commodities" in a growing industry and that "unscrupulous institutions are known to recruit children in order to profit from international adoption and child trafficking," the report says.


Findings rejected


Spokeswoman Sarah Jacobs says the problem is a global one, but cases are especially high in parts of Africa and Eastern Europe.

Most recently, she says she has seen children living in "atrocious" conditions in Liberia, where the number of orphanages has multiplied tenfold in the past 10 years.

She cites cases of numerous children sharing a single bed, of 30 children sleeping in a flooded dormitory, and still others being forced to work in the orphanage instead of going to school.

But the head of an orphanage in the Liberian capital Monrovia has dismissed the group's findings.

"Save the Children have their own motives," Albert Wreh, president of the Love a Child Orphanage, told the BBC's Network Africa programme.

"We have a focus - we are Liberians, and we are taking care of Liberian children," he said.


'Inhumane treatment'

 

Mr Wreh strongly dismissed claims of child trafficking.

"We are totally, totally, against that," he said. "Most people come here from abroad and want to adopt, and we say no... It is better for our kids to be here and to know where they come from and to know where there will be going tomorrow."

In Kenya, the BBC's Will Ross says several institutions have sprung up to take in children who have been forced on to the streets by poverty, the effects of HIV/Aids, and last year's inter-tribal violence.

Our correspondent says there have been some complaints of inhumane treatment and the government admits the homes are not always well run.

 


Source: BBC.


L'article a été traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.
Voir aussi Le Figaro.


Repères


- Le problème en sauvant les "orphelins" du monde.
The problem with saving the world's 'orphans'. By E.J. Graff.

 

- Le mensonge que nous aimons.
The Lie We Love. By E. J. Graff.

10/08/2008

Les conditions de vie et de soins dans un orphelinat chinois et leur impact sur le développement des enfants : une étude de cas.

UniversitéQuebecMontreal.jpgMémoire de Karine Bordeleau (octobre 2007).

Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Faculté des sciences humaines, Maîtrise en travail social.



Résumé



Cette recherche a pour objectif de considérer l'impact des conditions de vie et des soins prodigués dans un orphelinat ciblé, en République Populaire de Chine, sur le développement des enfants et sur leur capacité à développer un sentiment d'attachement.
D'abord, nous ferons état des enjeux entourant le phénomène de l'abandon en Chine, en analysant le contexte socio-culturel et politique du pays.
Nous examinerons ensuite les différentes recherches conduites auprès de populations d'enfants adoptés de l'étranger en lien avec les principaux effets de la mise en institution chez ces enfants, au plan du développement physique, psychologique et social.
Le cadre théorique s'inspire de l'approche écologique et met en place les paramètres qui permettront d'appréhender dans quelle mesure différents systèmes liés à l'environnement ont une influence sur le développement des enfants.
De plus, nous verrons les notions relatives au bien-être et au développement de l'enfant, de même que la façon dont le sentiment d'attachement des enfants envers un adulte soignant peut se développer.
Pour notre recherche, nous avons séjourné pendant trois mois en République populaire de Chine, où nous avons partagé le quotidien d'enfants âgés de la naissance à trois ans et des dix nourrices qui assuraient les soins.
Nous avons opté pour une méthodologie de type qualitatif, en procédant à une observation participante et méthodique, puis en recueillant les données à l'aide d'un journal de bord.
La cueillette et le traitement des données sont fortement inspirés d'une approche ethnologique. De ce matériel, nous avons déduit que les conditions physiques de l'orphelinat sont propices à l'accueil des enfants.
Quant aux soins administrés, ils sont prodigués sans égard aux besoins des petits. Il ressort que le travail des nourrices est organisé selon un horaire précis et routinier et que les tâches sont effectuées selon une cadence rapide, ce qui laisse peu de place à la création d'un lien entre les enfants et le personnel de soins. Le manque de stimulation, par ailleurs, peut porter préjudice au développement des enfants et à leur capacité d'établir un lien d'attachement.
En lien avec ces résultats, nous avons discuté de l'influence des différents éléments systémiques, des irritants découlant du travail des nourrices, de la comparaison avec d'autres orphelinats et de notre position en tant que chercheure bénévole.
Nous avons finalement suggéré quelques pistes d'intervention dans un souci de renouvellement des pratiques sociales.



Texte intégral déposé le : 05 août 2008.


Source : Université du Québec à Montréal UQAM - Archive de publications électroniques.