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10/12/2005

Une question d'âge | Evelyne Pisier

Quand les enfants grandissent

Accueillir un enfant, ce n'est pas toujours un conte de fées. Dans son roman Une question d'âge (Stock), Evelyne Pisier décrit la difficulté d'élever un enfant adopté quand toute la société vous assène sans cesse: «Vous n'êtes pas des parents comme les autres»

Un jour, on tombe amoureux, on veut un enfant, mais rien ne vient. On pense à la procréation médicalement assistée. Mais on choisit l'adoption. Alors, l'aventure commence. Il faut d'abord décrocher l'agrément, sorte de certificat d'aptitude à la parentalité: première course d'épreuves. Il faut ensuite chercher un pays, une association, un enfant, attendre - autre longue histoire, que raconte le film de Bertrand Tavernier Holy Lola. Et puis, un jour, les enfants adoptés grandissent... C'est la dernière épreuve. En général, parfaitement surmontée. Mais quand ça se passe mal - bien qu'on en parle peu - la crise d'adolescence prend parfois un tour cataclysmique. La famille en ressort soudée à jamais. Ou disloquée. Dans un livre bouleversant de vérité - Une question d'âge, chez Stock, en librairie le 12 janvier - Evelyne Pisier raconte à quel point cette période est douloureuse, angoissante, fantastique. Il a fallu beaucoup de courage, ou de rage, à cette universitaire, agrégée de droit public et de sciences politiques, pour se jeter dans l'écriture de ce roman qui ressemble à un cri. Mère de cinq enfants - trois biologiques, deux adoptés au Chili - elle-même croyait connaître toutes les ficelles de la maternité. Mais elle ne savait rien des montagnes russes, des labyrinthes, des miroirs déformants, bref de l'incroyable série de tests que peuvent faire subir des enfants adoptés à leurs parents pour vérifier qu'ils les aiment et que c'est réciproque. Par pudeur, par honnêteté, Evelyne a préféré la forme du roman au témoignage. Son héroïne est professeur d'économie, alors qu'elle enseigne la politique. Elles n'ont pas tout à fait vécu les mêmes choses. Mais ce roman très fort, loin des images pieuses, pose les questions qu'on occulte souvent, sans ménager quiconque, surtout pas l'héroïne. Il raconte que l'adoption est une histoire d'amour, pas si simple.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre?
Au départ, je voulais faire un essai sur l'adoption parce que j'ai moi-même adopté des enfants, et cette aventure m'a beaucoup secouée. J'avais l'intention de parler des politiques de l'adoption en France et à l'étranger et de lancer un coup de gueule contre les lourdeurs administratives, les contrôles auxquels on est soumis, le sentiment d'humiliation et d'infantilisation dans lequel les candidats sont maintenus. J'avais vécu ces difficultés et mon projet était trop personnel pour une enquête. J'ai basculé dans le roman.

«On étouffe encore terriblement sous l'injonction biologique»

Un récit très proche de ce que vous avez vécu?
Oui et non. J'ai voulu écrire un roman qui sonne juste. J'ai donc mis en scène des situations très proches de ce qui fait mon existence, qu'il s'agisse de mon premier divorce, de mon remariage avec un professeur d'université, de mon entourage très parisien, de cette famille recomposée avec double filiation biologique et adoptive... J'ai choisi dans ma vie tout ce qui, sans nuire à mes proches, me permettait de nourrir un roman «existentiel». Et puis, j'ai intégré des éléments fictifs que j'ai voulu rendre aussi plausibles que possible en rencontrant beaucoup de parents adoptifs. Tout ne m'est pas arrivé, mais cela aurait pu m'arriver.

Mais quel était votre objectif en publiant ce livre au risque de vous exposer?
Je voulais dire qu'on étouffe encore terriblement, en France, sous l'injonction biologique. On vit dans une société où la vraie mère reste celle qui a accouché de l'enfant et la vraie fille celle qui a bougé dans le ventre de sa mère. Cela renforce terriblement la méfiance organisée contre les gens qui veulent adopter, au cours de tout le processus: les interrogatoires des assistantes sociales, les questions des psychiatres, la froideur des juges, les complications des instances internationales. Ce primat donné à la filiation biologique a des conséquences extrêmement graves sur l'âge auquel on peut adopter et sur celui des enfants qu'on adoptera. On perd du temps à tous les niveaux.

Ces précautions sont difficiles à supporter, mais elles ne durent qu'un temps, celui de la procédure d'adoption.
Cet impératif biologique nourrit des fantasmes, par la suite. L'enfant adopté sent qu'il n'est pas le «vrai» enfant de ses parents. La mère adoptive a beau, de toutes ses forces, penser qu'elle est comme les autres, on lui rappelle sans cesse qu'elle n'est pas la «vraie mère». Du coup, elle finit par intérioriser une grande culpabilité, doublée d'une peur de l'hérédité, etc. Quand il y a crise, à certains âges, le mélange des peurs de l'enfant et de celles de la mère peut se révéler explosif.

Que se passe-t-il?
La plupart des parents adoptifs racontent la même histoire. On leur a expliqué qu'il fallait tout dire à l'enfant, très vite, surtout ne pas cacher la vérité. Donc, l'enfant sait. Il a vu, très tôt, des photos de son pays d'origine. Pourtant, immanquablement, il revient un jour en pleurs de l'école où quelqu'un lui a jeté à la figure qu'il était un enfant adopté. Alors, on s'étonne: «Tu le savais, que tu étais adopté.» Il le savait, certes. Mais pas avec ce regard ni ce ton. Les gens ne se rendent pas compte que, sans arrêt, ils tiennent des propos terribles pour l'enfant: «Mais toi, tu as quatre grand-mères!» Surtout, on l'accable de compassion, on lui rappelle sa dette: «Tu te rends compte, qu'est-ce qu'ils ont été gentils, tes parents, de t'adopter! Où serais-tu, s'ils ne t'avaient pas recueilli?» C'est trop lourd.

Le culte de la transparence, c'est un dogme qu'il faut remettre en question?
Tous les psys sont d'accord pour la recommander. Je ne m'y oppose pas. On ne peut pas faire autrement. Sinon, on entre dans une autre spirale, le secret, le mensonge par omission, et cela fait des dégâts énormes quand les enfants le découvrent à 15 ans. En revanche, il y a des slogans dont on devrait se passer. Ainsi, l'administration, les experts, les lois ne cessent d'asséner: «L'adoption, ce n'est pas comme la procréation normale, ni comme la procréation médicalement assistée. Il ne s'agit pas de donner un enfant à une famille, mais une famille à un enfant.» C'est la phrase la plus idiote qu'on puisse prononcer, car elle nous ramène toujours à l'humanitaire, à la générosité, à la sagesse. Comme si on n'éprouvait pas un immense bonheur...

Peut-être pour couper court au «droit» à l'adoption?
Peut-être, mais c'est dévastateur. L'autre grand slogan, c'est: «Pour une adoption réussie, il faut faire le deuil de son enfant biologique.» En réalité, il y a des tas de raisons d'adopter, outre la stérilité. Si on donne des enfants en priorité aux parents stériles, c'est en vertu d'une réalité marchande, mais il ne faut pas en faire un dogme psychanalytique. C'est ridicule et pathogène. Encore une fois, on veut vous obliger à faire une distinction massive entre les enfants «normaux» et les autres: les adoptifs.

«Dès que ça va mal, on se dit qu'on a échoué»

On inscrit au fer rouge dans la tête des adoptants: «Vous n'êtes pas des parents comme les autres.» Du coup, les enfants aussi ne se sentent pas comme les autres, c'est ça?
Exactement. Cela commence dès l'enfance et la préadolescence. Le problème, c'est que les parents adoptifs ne veulent pas, au début, voir les premiers signes de malaise. La puissance de dénégation est terrible, à la mesure du manque de confiance en soi qu'on éprouve.

Que nie-t-on?
On refuse d'admettre que certains troubles sont manifestement liés à l'abandon et à l'adoption, et qu'il s'agit de troubles graves. Donc, on essaie de croire que ce sont juste là des problèmes comme on en rencontre avec tous les enfants.

Pourquoi se raconte-t-on des histoires?
Parce qu'on se sent coupable.

Coupable?
C'est incroyable, mais c'est comme ça! Les parents adoptifs se sentent beaucoup plus coupables que les autres de leurs échecs éducatifs. Quand ils étaient candidats à l'adoption, on les a tellement mis en garde contre les ratages... Dès que ça va mal, on se dit qu'on rentre dans les statistiques, ça y est, on a échoué.

On ne se dit pas que l'enfant a peut-être été perturbé dans les premiers mois de sa vie?
Non. En revanche, des proches peuvent avoir des réactions bizarres: «Pourquoi ne vous en débarrassez-vous pas, puisque ce n'est pas votre enfant?» suggèrent les uns. Et les autres renchérissent: «Un enfant adopté, on peut le rendre!» Or les troubles des enfants adoptés sont justement liés à une angoisse d'abandon, et à cette peur d'être rendus puisqu'ils ne sont pas les «vrais» enfants. Et ils s'en prennent à leur mère adoptive, en priorité. La plupart d'entre eux ont le fantasme que la mère qui les a abandonnés était forcément gentille, pauvre et malheureuse. Peut-être ne voulait-elle pas abandonner son enfant, peut-être les parents l'ont-ils acheté ou volé.

Et le père adoptif?
Lui échappe à la rancune des enfants car il n'est pas en rivalité avec le père biologique, qui, la plupart du temps, n'a pas laissé de traces. Souvent, les femmes qui abandonnent leurs enfants ne savent pas qui est le père. Quand cela va vraiment mal, les pères adoptifs ont tendance à partir, tandis que la mère se torture pour essayer de comprendre. Mais, au fond, quand on dit qu'il y a une spécificité des troubles de l'adolescent adopté, ce n'est pas tout à fait juste: ce sont les mêmes troubles mais plus crus, décuplés.

Est-ce qu'il est plus difficile d'exercer l'autorité? Ne craint-on pas de couper un lien dont on n'est pas sûr qu'il aille de soi?
Je me moque de mon héroïne qui considère qu'il faut avoir des bonnes notes à l'école quand on a des parents privilégiés, car on doit être à la hauteur. L'enfant adopté peut souffrir de ce genre de discours. Ce qui me frappe surtout, c'est l'étrange rapport à l'argent qu'ont les enfants adoptés. Moins on a d'hérédité, plus on a envie d'héritage. Comme si cela compensait l'hérédité, comme si cela les rassurait sur eux-mêmes. Alors, parfois, ils volent, comme bien des adolescents qui vont mal, mais à leur façon à eux. Dans mon livre, l'un des ados, pourtant convaincu que «ce n'est pas la peine de travailler» puisque plus tard il aura la thune de papa, se met à mendier. Il mime peut-être le fantasme de sa propre mère biologique mendiant dans les rues. C'est très déroutant.

Votre héroïne éprouve un sentiment d'impuissance terrible.
Quand on a des ados en crise, il est rare que la mère ait le sentiment que la transmission ne se fait pas. Il reste toujours des points de complicité: on partage certaines lectures, certains films. Là, rien. Dans la défaite de cette femme, il y a un désarroi lié au fait que l'enfant adopté cherche à devenir étranger, de toutes les manières possibles. Et il y parvient, même s'il est le premier à en souffrir. La mère ne peut pas comprendre la mendicité, la délinquance, la drogue, la nymphomanie, les scarifications. Par ailleurs, les enfants adoptés à l'étranger rejettent fréquemment leur langue maternelle, qu'on veut généralement leur faire apprendre au collège. Dans mon livre, la mère propose à sa fille de faire de l'italien puisqu'elle refuse l'espagnol. Cette dernière rétorque alors: «Ah oui, c'est parce que je suis adoptée que tu veux que je fasse de l'italien! Tu n'aurais pas accepté ça de ta vraie fille!» On est toujours coincé.

Est-ce qu'on n'a pas, plus qu'avec un autre, la peur de déplaire à son enfant adopté?
On a peur qu'il ne parte, qu'il ne réclame d'être mis en pension, c'est-à-dire symboliquement remis à l'orphelinat. Cela fait un mal de chien, pourtant on est parfois obligé d'en passer par là. Et puis, il y a ce souhait auquel les parents adoptifs ont du mal à se résoudre: «Je veux retrouver mes parents biologiques.» On a peur que l'enfant ne nous renie.

Ou qu'il ne vous casse?
Quelque chose m'a frappée: quand, enfin, les ados se retournent contre leur père adoptif et le rejettent, l'accusation de pédophilie est très fréquente. Rien de tel pour démolir un couple! Souvent, les parents adoptifs sont plus âgés que des parents ordinaires. Quand il va mal, l'enfant a peur que les parents ne meurent et il se venge de cette terreur en les agressant: «Toi, t'es vieille, tu as le cou qui pendouille.» En fait, quand un enfant adopté va mal, il fait tout pour que le couple explose.

Si c'était à refaire?
Je le referais. La question ne se pose pas plus que pour des enfants biologiques.
 
Source : L' Express
 
Avis d'Isabelle de Penfentenyo sur Blogosapiens

 

01/12/2005

Au risque de l’adoption. Cécile Delannoy.

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Au risque de l’adoption. Une vie à construire ensemble.
Un livre écrit par Cécile DELANNOY
Editions La découverte 2004 (240 p)

L'auteure, agrégée de lettres classiques et titulaire d’un DEA de sciences de l’éducation, a été professeur de lettres au lycée, formatrice à la MAFPEN de Nantes puis à l’IUFM des Pays de la Loire, et rédactrice en chef de la revue Les Cahiers pédagogiques. Aujourd’hui retraitée, elle participe aux travaux de l’AGSAS, association qui réunit des enseignants et des psychanalystes. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment dans le domaine des sciences de l’éducation.

 

Cécile Delannoy est elle même mère adoptive et aujourd’hui grand-mère. La plupart des parents qui adoptent pensent, en toute bonne foi, que enfants de sang ou enfants adoptés, cela ne fait aucune différence. L’expérience montre qu’il n’en est pas toujours ainsi. Si les adultes ont choisi d’adopter, les enfants n’ont pas demandé à l’être. L’auteur a réalisé à ce sujet une minutieuse enquête. Elle rejoint les observations de Pascal Roman dans « L’adoption à l’étranger et la souffrance des liens » et celles de l’association PETALES , sur les difficultés de cette vie à construire sur un double traumatisme initial.
Un livre d’une grande intelligence et d’une rare honnêteté

Résumé.

La plupart des parents qui adoptent pensent, en toute bonne foi, qu’enfants « de leur sang » ou enfants « adoptés », cela ne fait aucune différence. Mais ils oublient souvent de se demander s’il en va de même pour ces enfants… S’ils ont choisi de les adopter, eux n’ont pas choisi de l’être. L’auteur, elle-même mère adoptive et aujourd’hui grand-mère, a voulu savoir comment était vécue l’adoption de part et d’autre, puis comprendre les séquelles possibles, traces laissées en chacun par une histoire difficile, un passé douloureux. Elle a ainsi réalisé un véritable travail d’enquête auprès de parents adoptifs et d’enfants adoptés ; de la petite enfance à l’âge adulte, des heurts de l’adolescence aux moments de tendresse, elle nous restitue ici sans fards la réalité de l’adoption. Les parents – et les enfants – de ces familles se reconnaîtront souvent dans cet ouvrage vivant, dont la force réside autant dans les témoignages que dans l’analyse qui les accompagne. Les différents parcours, la confrontation des points de vue, la parole des spécialistes consultés permettront à chacun d’être préparé aux angoisses et interrogations légitimes. Car s’il est des enfants adoptés qui ne posent aucun problème, d’autres réagissent, en particulier à l’adolescence, par des comportements excessifs et quelquefois destructeurs. Ni optimiste ni pessimiste, ce livre se veut avant tout le reflet d’une vie à construire ensemble.

Dans les Cahiers Pédagogiques 
http://www.cahiers-pedagogiques.com/

"C’est un de ces livres que l’on ne peut résumer et que l’on n’a pas compétence pour critiquer ; il est nourri de l’expérience personnelle de l’auteur (ancienne rédactrice en chef des Cahiers) et d’entretiens avec des familles, des enfants, des adoptés devenus adultes. En notant que, dans l’ensemble des 71 familles que Cécile Delannoy a interrogées, sans faire une véritable enquête sociologique, les enseignants (31) et les professions sociales ou culturelles sont nombreux. Ce n’est pas un hasard. Statistiquement, l’adoption compte peu : 4 000 à 5 000 par an, en face de 750 000 naissances, mais elle concerne directement l’éducation, à la fois parce que les enfants adoptés sont sur-représentés dans les institutions pour enfants à problèmes et parce qu’ils sont dans les écoles : on n’oubliera pas, là, si l’on était tenté d’en faire une exploitation pédagogique, que le rapport des enfants avec leur pays d’origine et leur propre histoire est ambivalent, et très différent de l’un à l’autre. De même, les motivations et comportements sont très différents de l’un à l’autre. Les parcours scolaires sont dans l’ensemble semblables à ceux de tous les enfants, mais, dans la mesure où le milieu familial est souvent plus favorisé, les résultats scolaires sont un peu en dessous de ce qu’on pourrait attendre. Les comportements d’opposition ou de rejet à l’âge du collège sont peut-être plus fréquents, les crises de l’adolescence exacerbées, liées à un manque de sécurité intérieure.

Alors, l’adoption est-elle un « risque » ? Ou du moins l’est-elle plus que toute éducation ? Le livre ne masque pas les difficultés, il ne les majore pas non plus. Avec le recul, on constate que les enfants adoptés s’installent dans la vie et fondent à leur tour un foyer comme les autres. Et les difficultés rencontrées en cours de route sont peut-être, « à notre époque de procréations assistées, de familles recomposées, de brassages culturels, un révélateur d’une crise plus générale des liens de filiation, des liens d’appartenance ».

On souhaite donner envie de lire ce livre, non seulement aux parents adoptifs ou à ceux qui envisagent de le devenir, mais aussi à tous les autres parents et aux enseignants et éducateurs, tous concernés par le beau sous-titre."

Chapitre 12 (non publié) de cet ouvrage: "Besoin de savoir, désir de savoir, refus de savoir"
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=394&var_recherche=C%E9cile+Delannoy

Table des matières.

Remerciements - Préface - Avant-propos
- 1. Le temps de la rencontre - L'émotion d'une découverte réciproque - La rencontre à l'étranger - Les débuts en famille - Santé, sommeil... et habitudes culturelles - L'acquisition de la langue - Une intégration réussie
- 2. La parole relative à l'origine - Le choix du prénom - Non, mon chérie, tu n'étais pas dans mon ventre - Mon autre maman, elle m'a abandonnée ? - Se voir adopté dans le regard des autres - Quelle place pour le pays d'origine ? - Quelle place pour le passé dans la vie quotidienne ? - Mettre ensemble des mots sur son histoire
- 3. La fratrie, les fratries - Les fratries adoptives - L'attente et l'accueil du nouveau venu par ses frères et sœurs - De la benjamine dépossédée à des aînés tôt responsables - Un nouveau venu déjà grand - Quelques autres fratries... - Frères et sœurs imaginés ou imaginaires
- 4. Les parcours scolaires - À la maternelle - À l'école primaire - Au collège, au lycée, le temps du choix - À l'université ou dans la vie active
- 5. Attention, zone de turbulences ! - D'inquiétantes déviances - Opposition et révolte à demeure - Passages à l'acte délictueux... et épisodes dépressifs - Des parents désorientés par les crises de l'adolescence - Et pourtant, le plus souvent, ce tunnel a une fin - Que conclure de ces constats ?
- 6. Les parents seraient-ils responsables ? - Des parents peu au clair sur leurs motivations - Des parents qui ont du mal à « parentaliser » - Le lien biologique, quelle importance ?! - Le lien juridique : une préférence masculine ? - Besoin de transparence ou droit au fantasme ? - Mais où sont donc les bons parents ?
- 7. Voix nues
- 8. Être adopté : les questions qu'ils se posent - La vie antérieure - L'identité lignagère - Retourner au pays natal - Le parent et l'enfant, deux regards différents
- 9. L'ambivalence de la dette - Des enfants qui se sentent en dette - Des parents qui ne savent pas demander - Une insatisfaction perpétuelle - De la dette perpétuelle à la dette acquittée
- 10. L'abandon : une perte originelle - Le vécu d'un manque - Des mots si essentiels - Un vécu de perte d'amour - Un vécu de perte d'identité - La perte du passé
- 11. La blessure narcissique de l'abandon - L'imaginaire des causes de l'abandon - D'une honte clandestine à la réparation imaginaire - Défi et provocation - Un autre regard sur la différence
- 12. Besoin du lien, désir du lien, refus du lien - Besoin du lien, progressivité de l'attachement - Désir du lien et décision d'appartenance - Troubles de l'attachement initial et agressivité - L'ambivalence du lien et le conflit de loyauté - La mise à l'épreuve du lien - Questions sans réponses - Conclusion. Des parents suffisamment bons - La relation imaginaire aux parents de naissance - Entre confiance tolérante et lucidité inquiète - Savoir écouter et faciliter l'expression - Aider, c'est aussi savoir se faire aider - Mettre de la distance, introduire un tiers - Prendre un pari sur la vie, prendre le pari de la vie
- Annexes - 1. Brèves histoires de vie - 2. Le public de l'enquête - 3. Contacts.

Extraits de presse.

« Mère adoptive elle-même, Cécile Delannoy brise le silence sur les difficultés rencontrées par certains parents lors de la crise d'adolescence. » LA VIE





22:10 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Cécile Delannoy, adoption, parent adoptif | |  del.icio.us