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26/05/2010

On vend des enfants pauvres pour des parents riches

Logo Fabriquee en Coree.jpg

- Il n'y aurait pas autant d'enfants dans les orphelinats s'il n'y avait pas autant de gens prêts à payer tant d'argent pour eux.
- Ceux qui paient trop cher et 20 000 € c'est trop, contribuent à soutenir un système corrompu.
- Il n'y a pas de meilleur endroit pour un enfant que celui où il est né.


De plus en plus tard: notre société a tendance à retarder le moment d'avoir des enfants. Viennent d'abord la carrière, les voyages, puis la difficulté à trouver sa moitié. "Et tout à coup, on a trente et quelques années et on réalise que ce n'est plus aussi facile, qu'il faut avoir recours à l'adoption si on veut être parent", a déclaré Rudi Tarneden, porte-parole de UNICEF-Allemagne.


Sur le chemin de la quarantaine, beaucoup ne veulent pas attendre 10 ans dans leur pays pour se voir attribué un mineur "en détresse", souvent un mineur dont les parents biologiques ont encore la garde et des droits sur lui. "En outre, poursuit Tarneden, les politiques de planification familiale, l'utilisation généralisée de moyens contraceptifs et les mesures sociales pour la protection des mères célibataires ont diminué, dans nos pays, le nombre d'enfants donnés à l'adoption."


L'étranger devient alors un raccourci attrayant emprunté par beaucoup. Là aussi, la demande dépasse l'offre, et pourtant, les agences internationales promettent des enfants en relativement peu de temps. Ceci dit, chercher ailleurs coûte presque toujours 10 000, 20 000 ou 30 000 €. Mais comment voulez-vous mettre un prix sur le désir de fonder une famille?


"Au cours des trente dernières années, on a observé une augmentation significative du nombre de familles des pays riches qui souhaitent adopter des enfants originaires d'autres pays. Dans le même temps, la carence de réglementation et de mécanismes de surveillance, en particulier dans les pays d'origine, ainsi que les opportunités de faire de gros profits qui existent dans le domaine des adoptions internationales, ont encouragé le développement d'une industrie de l'adoption, dans laquelle la priorité est donnée à des avantages matériels au détriment de l'intérêt supérieur des enfants. Parmi les abus rencontrés, on trouve l'enlèvement et la vente d'enfants, l'intimidation de parents et des pots de vin. UNICEF - 2007."


"Certains parents s'imaginent que leurs enfants vont étudier à l'étranger pendant un certain temps, et ils se rendent compte seulement plus tard qu'ils ont renoncé à tous les droits sur eux et qu'ils ne reviendront plus jamais. Il y a des mères qui passent par des temps difficiles et laissent leurs enfants aux soins de l'État dans des foyers d'accueil pour un temps déterminé, et quand elles reviennent ils ont disparu, ils ont été mis en adoption dans une famille vivant dans un autre pays", rapporte Roelie Post, directrice de l'organisation Against Child Trafficking. Les cas d'enfants enlevés, de parents biologiques trompés, de documents falsifiés, de paiements illégaux, de médecins et de juges corrompus remplissent les étagères des ONG.


On dénombre qu'une vingtaine d'États à travers le monde qui permettent à leurs enfants d'être adoptés par des couples qui vivent au-delà de leurs frontières. Le chiffre exact est inconnu car des plaintes obligent sans cesse à suspendre cette pratique dans certains pays, alors que la pression de la demande conduit d'autres pays à accepter delivrer leurs enfants à travers les frontières. Mais une chose est claire, affirme Tarneden, "La direction est toujours la même: les pauvres donnent et les riches reçoivent, et il est actuellement pratiquement impossible de savoir si la procédure était légale et si les droits de l'enfant ont été respectés".


"On peut douter que des pays comme l'Éthiopie, qui sont déjà dans de grandes difficultés pour lutter contre la corruption présente dans tous les domaines, soient en mesure de garantir que les adoptions ne soient entachées d'aucune irrégularité", souligne Bernd Wacker, ex-membre de Terre des Hommes-Allemagne et expert en matière d'adoption internationale. D'autre part, les autorités des pays d'accueil n'ont pas la capacité, ni les connaissances nécessaires, pour vérifier que tout s'est passé légalement à l'origine. En fait, cela ne les intéresse pas trop, "parce que, du moins c'est ce qui se passe ici et j'imagine que ce n'est pas différent ailleurs, les autorités pensent qu'après tout, les enfants sont mieux avec nous", dit Wacker.


Cependant les experts conviennent qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour un enfant que celui où il est né. Un enfant ne devrait être envoyé à l'étranger que lorsque toutes les possibilités d'être accueilli dans son environnement naturel sont épuisées, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas possible de contribuer à ce que ses parents biologiques ou sa parenté prennent soin de lui et aussi qu'il n'y a pas de famille de son pays en mesure de l'adopter.


"Les gens sont très naïfs", remarque Tarneden. "Parfois, quand des catastrophes naturelles se produisent dans les pays du Tiers-Monde, ils nous appellent pour nous demander si nous ne pouvons pas les aider à adopter un enfant de cet endroit. Ils le font avec toute la bonne volonté du monde, mais ils n'ont aucune idée de ce qu'ils demandent; ils ne se sont même pas arrêtés cinq minutes pour réfléchir à ce que suppose enlever un petit, qui vient déjà de vivre un événement traumatique, de l'enlever de l'environnement qu'il connait pour l'emmener dans un autre pays où les gens parlent une autre langue, où ils ont une toute autre allure et des coutumes totalement différentes. Et non seulement ça, ils ne se sont pas arrêtés cinq minutes pour penser que l'enfant a très probablement une famille qui l'aime (un père, une mère, des frères dont il ne veut pas se séparer). Certaines personnes sont suffisamment naïves pour croire qu'un enfant ne peut être heureux que dans le bien-être matériel que peut offrir un pays développé".


"Je n'appellerais pas cela naïf, mais une vieille pensée coloniale", déclare Post, "c'est cette idée, que nous seuls pouvons aimer un enfant comme il le mérite, que nous seuls pouvons répondre correctement à ses besoins, et que ces parents pauvres du Tiers-Monde ne savent pas, comme nous le savons, ce qui est important pour un enfant."

 

"Les gens voient les enfants dans les orphelinats et ressentent une peine énorme. Je dis: s'il n'y avait pas autant d'adoptions internationales, il n'y aurait pas autant d'enfants dans les orphelinats. La plupart sont là parce que beaucoup de gens sont prêts à payer beaucoup d'argent pour eux ", révèle Post.

 

On estime qu'environ 90% des enfants destinés à l'adoption internationale ne sont pas des orphelins, mais ils se retrouvent dans ces refuges parce que leurs parents, du moins supposément, ne peuvent pas s'occuper d'eux. "D'où sortiraient autant d'enfants orphelins?", demande Post, "dans presqu'aucun de ces pays, il n'y avait pas eu de guerres, de catastrophes, ou de massacres. Même l'histoire des "orphelins du sida" est un mensonge: quand vous examinez un peu, ils ont toujours de la famille. Même Angelina Jolie et Madonna n'ont pas réussi à adopter de vrais orphelins... "

 

Les ONG ont constaté que quand un pays suspend les adoptions internationale pendant une longue période, le nombre d'enfants dans les orphelinats diminue. "Il y a beaucoup d'argent qui circule là-dedans, voilà le problème", dit Tarneden. Les couples du "Premier Monde" sont prêts à faire tout l'effort financier nécessaire pour l'enfant si désiré. "Mais tous ceux qui veulent adopter un enfant doivent être conscients du fait que le paiement des montants excessives (et 20 000 euros est une quantité démesurée) contribue à maintenir un système corrompu qui n'agit pas dans l'intérêt de l'enfant mais dans un but lucratif."

 

"Si quelqu'un gagne de l'argent avec des adoptions, c'est de la traite d'enfants. Nous devons commencer à appeler les choses par leur nom", dit Post. "L'adoption ne devrait pas être régie, comme cela se fait aujourd'hui, par la loi de l'offre et de la demande", ajoute Tarneden, "Il ne s'agit pas de criminaliser les parents adoptifs (bien qu'ils devraient savoir que si le processus d'adoption s'opère avec des pratiques illégales, ils commettent également un délit). Il existe bien sûr des cas particuliers où l'adoption internationale est le meilleur intérêt pour l'enfant. Mais en regardant le fonctionnement global de cette pratique, je dois dire que, malheureusement, nous nous retrouvons devant une vente systématique d'enfants pauvres dans le seul but de satisfaire les désirs de couples riches".

 

"L'UNICEF estime que chaque année, au Guatemala, entre 1 000 et 1 500 bébés sont vendus à des couples américains ou européens. Avant de se rendre en Amérique Centrale pour chercher les enfants, les candidats à l'adoption peuvent consulter par l'Internet l'offre des "enfants disponibles" et choisir l'un d'eux. Alors que la mère biologique reçoit 30$ pour son enfant, les couples en déboursent entre 15.000 et 20.000. UNICEF, 2007."


"Le lobby des adoptions est très puissant. Ce sont des personnes très importantes et ayant de bonnes relations, des personnes qui bénéficient de soutien au plus haut niveau. Je n'ai aucune idée du pourquoi et du comment. Tout ce que je sais c'est que, malgré les plaintes, jamais il ne leur arrive quoi que ce soit, et ils ont toujours des personnalités politiques pour défendre leurs intérêts. Et quand la pression devient trop élevée et qu'un certain pays interdit les adoptions, ils passent au pays suivant. En fin de compte, vous rencontrez toujours les mêmes agences partout", indique Post.


"Il y avait des signes inquiétants de trafic d'enfants au Népal. Nous avons réussi, avec Terre des Hommes, à ce que le pays arrête temporairement les adoptions internationales", dit Tarneden. Dès cet été, le Guatemala pourrait à nouveau permettre l'envoi d'enfants à l'étranger, qui avait été arrêté en 2008. "Ce pays a apporté d'importants changements dans sa législation, ce qui ne veut pas dire que c'est maintenant un endroit sûr pour adopter. La sécurité à cent pour cent n'existe pas."

 

"Au début, je me disais en moi-même, «Roelie, tu as une imagination perverse». Mais avec le temps, j'ai appris que la réalité dépasse tout ce que je pouvais imaginer", conclue la militante, et le porte-parole d'UNICEF envoie un dernier message aux couples qui décident d'adopter en dehors de leur pays: "Ils doivent avoir en tête des choses très claires. Tout d'abord, que la famille avec des enfants adoptés est une famille très spéciale. Que les enfants peuvent être malades, qu'ils peuvent garder des souvenirs de leurs parents biologiques. Qu'il faut beaucoup de forces pour réussir et suffisamment de tolérance pour un jour les accompagner dans la recherche de leurs racines, un moment qui arrive presque toujours. Mais surtout, qu'ils doivent reconnaître que chaque enfant a le droit de connaître la vérité... et que si la vérité est «tu sais, un jour on a payé 20 000 euros pour t'avoir» c'est quelque chose qu'aucune famille ne peut supporter."


Convention de la Haye contre versus Convention des Nations Unies

Le 25 mai 1993, entrait en vigueur la Convention de La Haye pour la protection des enfants dans le domaine de l'adoption internationale. La signature de cet accord est souvent utilisée par les agences d'adoption afin de mesurer le sérieux des pays d'origine des enfants. "Pour nous, la Convention est importante car elle établit que l'intérêt de l'enfant est au-dessus de tout et que sa ratification traduit un positionnement politique", explique Rudi Tarneden porte-parole UNICEF-Allemagne, "mais ce document comporte de nombreuses lacunes et on ne peut pas dire qu'il assure la protection des enfants."


On reconnait majoritairement que le principal défaut de la Convention est qu'elle ne prévoit pas de mesures de contrôle: personne ne vérifie que ses principes soient respectés.


Ceci dit, Roelie Post, directrice de l'organisation Against Child Trafficking, va plus loin dans sa critique du texte: La Convention de La Haye agit uniquement pour protéger les parents adoptifs, elle leur accorde un cadre juridique, les tampons et les signatures dont ils ont besoin pour être sûr que personne ne sera capable d'agir légalement contre leur adoption. Il existe un document qui défend véritablement les intérêts de l'enfant : la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Celle-ci réglementait déjà l'adoption internationale et était entrée en vigueur en 1990, seulement trois ans avant la Convention de la Haye, de sorte qu'on se demande pourquoi d'autres lois ont été nécessaires. La réponse est simple: la Convention de La Haye est beaucoup moins stricte et beaucoup plus vague dans ses formulations (elle laisse plus de place à des interprétations différentes), et elle restreint beaucoup plus les droits des parents biologiques des enfants que la Convention des Nations Unies."

 

Traduit par Greg. Article en espagnol "Se venden niños pobres para padres ricos", publié sur le site periodismohumano.com, le 21 mai 2010.
Article en anglais "Selling poor children to rich parents" sur Pound Pup Legacy et United Adoptees International News.

Publié par sur Fabriquée en Corée.

 

 

 

23/12/2009

L'adoption internationale est un "trafic d'enfants légalisé", disent Roelie Post et Arun Dolhe

Het draai om geld geld geld.jpgEnsemble, ils ont fondé Against Child Trafficking. Si cela ne tenait qu'à eux, dans cinq ans, l'adoption internationale a disparu.

Au mur de leur petit bureau à Bruxelles pend une grande carte du monde avec des points verts, rouges et bleus. Le vert indique les pays où l'adoption est "ouverte", le rouge les pays qui ferment leurs portes. Et le bleu représente les régions que Roelie Post (49) et Arun Dohle (36) ont examiné jusqu'à présent: le Malawi, l'Ethiopie, la Chine, le Pérou et l'Inde.


L'article complet a été traduit en français par Kim Myung-Sook sur son blog "Fabriquée en Corée".

 

[Via  Pound Pup Legacy - Niels]


Adoption is legalized child trafficking, say Roelie Post and Arun Dohle. Together they founded Against Child Trafficking. If it is up to them, inter-country adoption disappears in five years time.

 

On the wall of their office in Brussels is a large world map with green, red and blue dots. Green for the 'open' adoption countries, red for the countries that closed the doors. And blue ones representing the regions which Roelie Post (49) and Arun Dohle (36) have so far examined: Malawi, Ethiopia, China, Peru and India.

 

Their goal is a "red world": five years from now inter-country adoptions should have been stopped. According to them, it is "legalized trade of children”, where vulnerable children are exchanged for large sums of money. Their description of adoption has, John Le Carré-like features: stolen babies, unscrupulous traders, cheating orphanage directors and forged adoption procedures. This is, as they say, the rule.

 

To make this "commerce" visible and to frustrate it, Post and Dohle, together founded Against Child Trafficking (ACT). In their office, located in Post's basement, the two make long days: "And often the phone rings here at three at night”.

 

The researchers collected information about bad or dubious adoption cases, partially through the Internet. Their database is growing day by day: "We talk to adoptive parents, adoptees, lawyers and professors from around the world." When they stumble upon a case of kidnapped children or other doubtful cases, they inform the adoption agencies and ministries.

 

That hasn't made them popular in the inner circles of adoption. Bertie Treur, Director of Stichting Kind en Toekomst, heaves a sigh at the sound of the names 'Post' and 'Dohle'. "We are very committed to ethical adoptions," she says. "These people are looking for evil. I think it troubling that they assume that adoption agencies act randomly."

In turn, Post and Dohle hold little regard of the agencies, which cooperate in a system they have experienced as sick and corrupt. They see most governments in a negative light too, because time and again, they succumb to the powerful lobby of (prospective) adoptive parents. Their desire to have children is leading, say the two, not the interests of the child.

 

Against those powerful forces, they conduct their guerrilla fight. Post devotes her time to policy and children's rights, while Dohle is the researcher in the field. With a suitcase full of dossiers, he regularly gets on a plain, for example to Ethiopia or India to check the background of adoptees. It is not like the "Spoorloos Method”, says Post. "That TV program brings biological and adoptive parents children back together and that's that. While we think justice must prevail."

Dohle was closely involved in some of the recent high-profile adoption incidents. He worked on the Netwerk broadcast on 'Rahul', the boy who was stolen from his Indian parents at eighteen month, and who is possibly adoption by a Dutch family. Dohle brought the biological parents in contact with a lawyer, whom has for years requested the Dutch adoptive parents for a DNA test, so far unsuccessfully.

 

Dohle and Post, in collaboration with a local human rights organization, also managed to thwart Madonna. The Court of Malawi first refused her adoption of Chifundo 'Mercy' James, because she is not a resident of Malawi, as the law demands. The Judge based his decision on knowledge provided by Dohle, he says. In second instance the U.S. megastar could eventually got the girl. Post laments: "That´s how adoption works. It's all about money, money, money."

Then there was the recent revelation of adoption agency Wereldkinderen that Ethiopian 'orphans', adopted by Dutch parents, appear to have Ethiopian parents that are very much alive. The agency based its conclusions upon a study done by ACT. As a result Wereldkinderen temporarily stopped adoptions from Ethiopia.

 

Dohle and Post's indignation is great, their position clear: Inter-country adoption is not a "last resort" for children in the need, but a lucrative market that serves involuntarily childless couples. Adoption has little to do with 'child protection', they say. Those really wanting to help, should invest in a local child protection, and provide care to poor parents, to prevent relinquishment of children.

 

Recent cases of child trafficking for adoption are not incidents, the two claim. But can they prove that?

 

Yes, say Post and Dohle: they have so far investigated over one hundred adoption cases and found irregularities in all of them, ranging form abduction of children to wrong files, based on which local judges approved an adoption. "It is a crime to dis-inform the court."

And sometimes the paper work is correct, but mothers didn't know what they signed for. Dohle: "They do not understand what it means to waive their parental rights. They think they can take their child back in their arms, when it reaches age 18"

But: over one hundred acts of wrong-doing, does not show that the approximately 36,000 inter-country adoptions per year are not done well. They do not provide evidence of large-scale corruption and crime. Post sighs deeply at this conclusion: "How much more evidence do you need?" She calls it turning the world upside down: "The adoption agencies should provide evidence that their adoptions are ethical. But that they can and will not do. These agencies stay inactive, they don't investigate anything. Their records are often so vague, you wouldn't buy a second hand car based upon them."

But a messy file does not yet indicate child trafficking or unethical adoption? Post: "The biggest problem is that parents who consider relinquishing their child, for example because they have no money for food, usually don't receive any alternative help. No coaching, no loan, no other recourse but relinquishment and adoption. Adoption Agencies have all sorts of aid projects, but those are intended for other families, not for parents that potentially relinquish. "

 

Doesn't the evil Dohle and Post are convinced of, not color their perception? "If only that were true," says Post. "We are not against adoption, but against child trafficking. Unfortunately those two can not be distinguished from one another."

 

Who are the adoption fighters?


Roelie Post acquired her knowledge about adoption in Romania, where she worked on behalf of the European Commission, for many years. She saw crowded orphanages and aggressive foreign adoption agencies running their "Legalized child trafficking". "The supply was made to match the high demand," Post says. In her book "Romania. For export only. The untold story of the Romanian orphans" (2007) she reports about her experiences.

 

Together with the Romanian authorities, the European Commission, closed the major children's homes and established a system of child protection, that takes care of Romanian children in their own country. But an active lobby kept pressing for the 'export' of Romanian children, which Post strongly opposes.

 

That lobby made her work for the European Commission impossible Post said. She was finally seconded to Against Child Trafficking (ACT), an organization she founded herself. "I've seen children get sucked into the system, instead of helping them," she says. "I must share my knowledge about adoption, that is my social responsibility. Nobody else comes up for these children."

 

Post found a supporter: Arun Dohle, an Indian who was adopted by German parents. Dohle has been doing research into his own roots from India, for years. He suspects that he is an illegitimate child of a member of the famous Pawar family. Before the court of Bombay, Dohle demanded the identity of his mother to be revealed, but the case so far is hindered by "the power of the family". His quest became a true Indian media hype. "Son of Pawar wants to know who his mother is," the newspapers headlined.

 

"I discovered my adoption is complete shit, the paperwork is nothing but a bunch of lies," says Dohle. "Nowhere in my file is a waiver of parental rights, signed by my mother. I think they took me away from her under duress." Dohle also examined some hundred adoption files from other adoptees, which according to him, all contain irregularities.

 

Repère

 

- Australia. Overseas adoptions halted.
The Attorney-General's Department halted Australia's largest international adoption program.
Australia has an average 300 international adoptions a year, the largest number, about 40, from Ethiopia. But the program has been suspended amid fears a request for payments to help needy children left behind breaks international laws on child trafficking.
A spokesman for the Attorney-General's Department said: "The apparent link between the provision of financial assistance and the referral of children for adoption is inconsistent with our understanding of our obligations under the Hague Convention.
"Given these concerns, the Attorney-General considered it was not possible for the program to continue accepting new referrals of children until the review of the program was completed."
Sydney Morning Herald | 27.12.2009

 

- Prévention des abus dans les procédures d'adoption. Suggestions et bonnes pratiques.
Discours de Marlène Hofstetter, Terre des hommes – aide à l'enfance lors Hofstetter, lors d'une conférence au Conseil de l'Europe à Strasbourg. 01.12.2009


- «Les parents adoptifs sont un lobby puissant»
Une analyse de Marlène Hofstetter, responsable des adoptions pour la Fondation Terre des hommes.
Dans le journal suisse "Le Temps" | 16.11.2007

 

- Trafic d’enfants et adoption internationale.
Des informations plus précises sur ce sujet dans l’article de Brigitte TRILLAT et Sylvia NABINGER, Adoption internationale et trafic d’enfants : mythes et réalités, Revue Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), janvier-février 1991.
France. Diplomatie. Ministère des affaires étrangères et européennes. 2008.

 

- Le contexte global de l'adoption internationale.
Un déséquilibre flagranr entre les besoins des enfants et le désir des candidats adoptants.
Quelle relation entre la situation prévalant dans les pays d'origine et le nombre d'adoptions internationale s'y déroulant au même moment?
Des standards internationaux pour tenter de diminuer la pression de la demande sur les pays d'origine.
ISS/SSI. Mars 2007.

 

01/06/2008

Adoption : protection de l'enfant ou commerce d'enfants ?

1767171422.jpgInvitation à un forum de discussion à Amsterdam (NL).

 

Le groupe de recherche JJAG des étudiants de la 4e année formation Sociale des Services Juridiques de l'Université d'Amsterdam, présentera sa thèse et son rapport concernant l'adoption internationale le vendredi 6 Juin 2008 de 10.00 à 14.00 heures à l'Université d'Amsterdam (bureau 10.16), James Wattstraat 77-79 à Amsterdam.
 
Des histoires inquiétantes relatives à d'éventuels actes illégaux et répréhensibles dans l'adoption internationale sont de plus en plus révélées par la presse. Dans le cadre de son travail de fin d'études, JJAG organise un forum de discussion où les sujets suivants parmi d'autres seront abordés :
 
- L'adoption est-elle encore une mesure de protection de l'enfance ou a t'elle tendance à devenir une forme déguisée de commerce enfants?
 
- Les adoptions vont-elles dans le sens de l'intérêt de l'enfant ou plutôt dans le sens du désir (légitime) d'enfant des parents adoptants ?
 
- La surveillance actuelle aux Pays-Bas, est-elle suffisante pour garantir la pureté, le sérieux et la précision de la méthode de travail du pays d'origine ?


 
Compte tenu des résultats de l'investigation, il existe jusqu'à présent suffisamment de preuves pour se poser des questions graves et douter sérieusement de la qualité de la procédure actuelle de l'adoption. Les nombreuses imprécisons et ambiguités politiques dans la loi semble être l'espace ouvert pour d'éventuels abus, tels que cas Rahul en l'Inde  , Jade en Corée du Sud, bébé Donna en Belgique et la situation dans les provinces du Hunan en Chine, pour n'en citer que quelques exemples. JJAG souligne donc la nécessité d'un débat national de fond !


 
Dès lors, nous vous invitons à participer à ce débat, pour faire connaître votre propre vision relative sur la question de l'adoption intercontinentales et pour entendre les opinions des autres participants.


Diverses parties ont déjà promis leur coopération, à savoir:
-- Prof M. Paul Vlaardingerbroek, professeur de droit des personnes et de la famille;
-- M. H.W.S. Westra BSc MA, président de United International Adoptees, et
-- Mme drs Roelie Post, ancienne fonctionnaire de la Commission européenne qui a gérer pendant des années le dossier des enfants roumains (voir son livre-témoignage).


 
Êtes-vous intéressés par ce sujet ?


 
Les inscriptions, les questions ou informations supplémentaires peuvent être envoyées par email à: discussieforumadoptie@gmail.com ou appelez Gudrun Hakkaart (0616 435 250) ou Ustasia Apolonia (0652 020 730).
 
Soyez à l'heure, parce qu'il y a seulement un nombre limité de places disponibles!
 
Cordialement,
L'équipe de recherche JJAG
 
 

* * *


Adoptie: kinderbescherming of kinderhandel. Uitnodiging discussieforum in Amsterdam


 
Onderzoeksgroep JJAG, 4e jaars studenten van de opleiding Sociaal Juridische Dienstverlening aan de Hogeschool van Amsterdam, presenteert op vrijdag 6 juni 2008 van 10.00 - 14.00 uur op de Hogeschool van Amsterdam (zaal 10.16), James Wattstraat 77-79 te Amsterdam, hun scriptie en adviesrapport Interlandelijke Adoptie.


 
Verontrustende verhalen met betrekking tot mogelijke misstanden bij Interlandelijke Adoptie bereiken steeds meer de pers. In het kader van de afstudeeropdracht organiseert JJAG een discussieforum waarin onder andere onderstaande onderwerpen aan bod komen:
- Is adoptie nog wel een kinderbeschermingmaatregel of neigt het meer naar een verkapte vorm van kinderhandel?
- Gaat adoptie nog wel om het belang van het kind of meer om de (legitieme) kinderwens van de wensouders?
- Is het huidige toezicht vanuit Nederland voldoende om de zuiverheid en zorgvuldigheid in de werkwijze van het land van herkomst te kunnen garanderen?


Gezien de onderzoeksresultaten tot nu toe, zijn er voldoende aanwijzingen om ernstige vragen te stellen over de kwaliteit van de huidige adoptieprocedure. De vele beleidsmatige onduidelijkheden in de wet lijken ruimte open te laten voor mogelijke misstanden, zoals casus Rahul uit India, Jade uit Zuid-Korea, baby Donna uit België en de situatie Hunan in China, om slechts enkele voorbeelden te noemen. Daarom benadrukt JJAG de noodzaak voor een inhoudelijk nationaal debat!


 
Bij deze nodigen wij u uit om deel te nemen aan dit debat, om uw eigen visie met betrekking tot het onderwerp Interlandelijke Adoptie kenbaar te maken en de mening van de andere deelnemers te horen.


Diverse partijen hebben reeds hun medewerking toegezegd, te weten:
- Prof. mr. P. Vlaardingerbroek, hoogleraar Personen- en familierecht;
- Dhr. H.W.S. Westra BSc MA, voorzitter van United Adoptees International; en
- Mw. drs. R. Post, oud ambtenaar Europese Commissie die jarenlang het dossier Roemeense kinderen onder haar hoede had.


 
Bent u ook geïnteresseerd in dit onderwerp? Discussieer mee op bovenstaande datum! Aanmelden kan tot en met 13 mei 2008.
Voor aanmelding, vragen of aanvullende informatie kunt u mailen naar: discussieforumadoptie@gmail.com of bellen met Gudrun Hakkaart (0616 435 250) of Apolonia Ustasia (0652 020 730).
Wees op tijd, want er zijn maar een beperkt aantal plaatsen beschikbaar!


 
Vriendelijke groet,
Onderzoeksgroep JJAG

 

Source : Better Care Network Netherlands

 

-> Symposium'Interlandelijke Adoptie, Kinderbescherming of Kinderhandel'.
De gelederen worden gesloten


Tijdens het symposium werd opnieuw duidelijk dat het hele onderwerp met betrekking tot adoptie met name een monoloog lijkt tussen 'ketenpartners' en de diplomatieke diensten. Opnieuw - en illustratief - werd de United Adoptees International (UAI) in het geheel genegeerd en de opmerkingen en vragen die vanuit de UAI werden gesteld niet beantwoord. Het bleek, zoals ook al eerder dit jaar in Brussel tijdens het Symposium van 'Terre des Hommes', dat de gelederen tussen de genoemde partijen zich sluiten.

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-> Deelnemers Symposium 'Interlandelijke Adoptie, 'kinderbescherming of kinderhandel' boos over opdrachtgever


Afgelopen vrijdag werd het onderzoeksrapport 'Interlandelijke adoptie, kinderbescherming of kinderhandel' door omstanders met enige gehoon en cynisme ontvangen toen bekend werd dat de UAI het rapport en onderzoeksteam had begeleid in haar procesgang.

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-> Kinderhandel en adoptie - een goede zaak?

Vrijdag 6 juni nam Roelie Post deel aan een Panel georganiseerd door vier studentes van de Hoge School Amsterdam: Adoptie, Kinderbescherming of Kinderhandel

UAI voorzitter Hilbrand Westra opende de dag met een indringende speech waarin hij adoptie plaatste in een breder verband van uitbuiting van armoede, van de ongelijkheid van de ontvangende en zendende landen en de vraag stelde wie met adopties zijn gediend, de wensouders of het kind.

Zijn betoog werd door veel van de aanwezigen, veelal zelf adoptie-ouder, sceptisch ontvangen en als 'persoonlijk' en 'overdreven' ter zijde gelegd.

En gedurende de discussie bleek weer eens dat kinderhandel met als uitkomst adoptie niet als schokkend wordt ervaren en ook niet strafrechtelijk te vervolgen is.
Maar ook dat de belanghebben niet bereid zijn de discussie aan te gaan met de geadopteerden.

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27/12/2007

The international adoptions lobby: an insider's perspective

Romania for export only - Roelie PostRomania - for export only, the untold story of the Romanian 'orphans' by Roelie Post

A review by Rupert Wolfe-Murray, published in VIVID Romania through international eyes, 19 November 2007

 

There are several unusual things about Roelie Post and her important new book on international adoptions. An employee of the European Commission, between 1999 and 2005 Post handled one of its most controversial dossiers: Romania's institutionalised children. She is one of very few EC insiders who has risked her career by publishing her experiences, in diary format. Whether one agrees with her or not, one has to admire this courage.

 

The book itself is not particularly fancy looking: it has a plain white cover and a title some would call clunky. Although such a cover may look out of place in a modern bookshop where cover designs are becoming increasingly sophisticated, I appreciate the clean and simple look as a sign of its seriousness. Despite these superficial drawbacks the book is very readable and engaging.
Post's story is compelling. In 1999 she was given the Romanian children dossier and as she gradually learnt about the issue she came to be one of the champions of the remarkable reform process that has resulted in the closure of Romania's large children's homes. To better appreciate this achievement it is essential to understand that Romania is the only country in Central and Eastern Europe that has managed to stop the practice of institutionalising children in need, and has set up alternatives such as foster care, daycare centres and family-type homes. The basis of the reforms are that families are the building block of society.

 

However, her job and the reform process are but a backdrop against which the real drama is played out; the relentless lobby for international adoptions from Romania. Much has been written about this shadowy and unaccountable lobby, but never before has so many details been revealed about their actions in the heart of Brussels, and their access to some of the world's top politicians.

 

During the 1990s the adoption of babies from Romania was a free-for-all. During the early 1990s a child could be adopted with a simple receipt from a local judge and before 1997 the records of how many were sent abroad are scant. The 1997 reforms were formulated by those in the pay of the lobby, and a free market in children was set up. The results were that the so-called ‘orphanages' became processing centres for the export of children, and corruption became rampant. By 2001 the practice was banned and since then the lobby has been desperately trying to prove that Romanian women are unable to look after their own children and international adoption is the only answer.

 

Not only did the Romanian government come under tremendous pressure from politicians in the US politicians and in some EU member states (namely, Italy and France) but Roelie Post was continually harassed in her job at the Commission. Her book is a blow by blow account of the main lobbyists in Brussels, with scandalous walk on parts from the likes of Silvio Berlusconi and Romano Prodi. For anyone interested in the intriguing international adoption story this book is essential reading.


Résumé

Un livre-témoignage passionnant sur un lobbying très particulier. Roelie POSTest une actrice et un témoin privilégié ayant travaillé à la Commission Européenne de 1999 à 2007 sur le dossier "Les enfants roumains et la protection de l'enfance" dans la perspective de l’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne.

En 1999, la politique d’adoption des orphelins roumains s’apparentait à un système de traite d’enfant sous le couvert de la corruption. La Commission Européenne demanda à la Roumanie de réformer sa politique des droits de l’enfant, pour conditions de sa future adhésion à l’Union. Des fonctionnaires furent engagés à l’y aider. Parmi eux, Roelie Post qui emmène le lecteur dans ses huit ans d’aventures entre la Roumanie et la CEE.

Les grands orphelinats furent fermés et la majorité des enfants placés aux seins de familles roumaines. Depuis, l’application de la réforme fait apparaître que l’adoption internationale n’a plus lieux d’être. Un groupe de pression puissant et féroce s’est créé pour maintenir les adoptions internationales.

A travers l’histoire des orphelins roumains, Roelie Post fait une autre lumière sur la politique globale de l’adoption internationale et les intérêts privés qui font concurrence aux droits de l’enfant.

 

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Romania For Export Only - A review