Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/09/2010

Les enfants adoptés russes ne rapportent pas suffisamment d'argent et sont - pour cette raison - renvoyés.

30.000 geadopteerde Rusjes teruggebracht wegens geen kindergeld.jpgUn tiers des enfants russes adoptés depuis trois ans en Russie ont été renvoyés dans les orphelinats, avant tout en raison de la crise financière qui a retardé le versement d'allocations de l'Etat, a-t-on appris lundi auprès du Fonds russe de l'enfance.


"L'Etat a permis l'adoption de près de 90.000 enfants depuis les trois dernières années, mais 30.000 d'entre eux ont dû être renvoyés dans les orphelinats", a indiqué à l'AFP le chef de ce Fonds de bienfaisance Albert Likhanov.

"Avec la crise et l'appauvrissment des deniers publics, les allocations (de l'Etat pour les enfants adoptés) prennent du retard, ce qui a poussé les familles adoptives à renvoyer les enfants" dans les orphelinats, a-t-il expliqué.

En fonction des régions, les familles adoptives perçoivent chaque mois de 11.000 à 37.000 roubles (de 270 à 910 euros) par enfant.

"En fait, ces familles n'ont pas réalisé qu'elles ne devaient pas se fonder sur ces allocations en prenant la décision d'adopter un enfant, mais sur leur propre courage", a encore dit le responsable.

Par ailleurs, "les enfants des orphelinats ont souvent des problèmes d'éducation et de développement", a-t-il ajouté.

Le Fonds russe de l'enfance défend depuis la fin des années 1980 le programme d'"orphelinats de type familial", où les parents adoptifs, payés comme des salariés par l'Etat, se sentaient plus responsabilisés.

Ce programme a été suspendu en 1996.

Les orphelinats russes comptent aujourd'hui 700.000 enfants, soit plus qu'à la sortie de la Deuxième guerre mondiale, dénoncent les défenseurs des droits de l'enfant.

La majorité des enfants placés en institution sont "des orphelins sociaux", c'est-à-dire provenant de familles en détresse sociale et rejetés par leurs parents vivants.

Les adoptions par les familles russes représentent le double de celles des étrangers.

Début avril, Moscou a gelé les adoptions d'enfants russes par des familles américaines jusqu'à ce que les deux pays trouvent un accord à la suite du renvoi en Russie par avion d'un garçon russe dont la mère adoptive ne voulait plus.

Source : RTL, 20 septembre 2010.

09:40 Écrit par collectif a & a dans Abandon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, rupture, échecs dans l'adoption | |  del.icio.us

10/04/2010

Adoption internationale en Russie. Retour à l'expéditeur

Russian Boy Artiom Savaliev.jpgLa Russie souhaite geler l'adoption d'enfants russes par des citoyens américains après qu'une famille du Tennessee eut renvoyé à Moscou par avion l'enfant qu'elle avait adopté.
Le petit Russe de 7 ans est arrivé à Moscou tout seul, avec une lettre qui aurait été écrite par sa mère adoptive.




Le jeune garçon de 7 ans, Artiom Saveliev, appelé Justin Artyom Hansen aux États-Unis, est arrivé dans la capitale russe, tout seul, avec une lettre qui aurait été écrite par sa mère adoptive, ont rapporté les médias russes. La missive est signée Torry Hansen.



L'enfant est mentalement instable. Il est violent et souffre de problèmes psychotiques sévères. L'orphelinat russe m'a menti et trompée. [...] Après avoir donné le meilleur de moi-même à cet enfant, je suis désolée de dire que pour la sécurité de ma famille, de mes amis et la mienne, je ne veux plus m'en occuper.

— Torry Hansen, mère adoptive américaine



Les autorités russes ont indiqué qu'un homme avait conduit le garçonnet au ministère de l'Éducation. Peu après son arrivée, l'enfant a été emmené à l'hôpital pour être examiné. Selon la Commission russe des droits des enfants, il a soutenu que sa mère adoptive était « méchante » et qu'elle « ne l'aimait pas ». Il avait été adopté à l'orphelinat de Partizansk, dans l'est de la Russie en septembre, selon diverses agences.



L'affaire, largement traitée dans les médias russes, a scandalisé la population et les autorités. « La façon dont il a été traité est immorale », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Serguëi Lavrov.



Les adoptions sur la glace


Le ministre Lavrov a précisé que son ministère prônait la suspension des adoptions par des Américains jusqu'à ce que les deux pays concluent un accord, qui établirait « les conditions sous lesquelles l'adoption peut avoir lieu » et « les engagements » des familles adoptives.



Washington a déjà refusé de négocier une entente en ce sens auparavant, mais cet événement est « la goutte qui fait déborder le vase », a ajouté le ministre Lavrov.



Le porte-parole du département américain d'État, Philip Crowley, a admis que cette affaire était « troublante ». « Nous aimerions voir ces adoptions se poursuivre, mais nous comprenons les inquiétudes de la Russie, et nous continuerons à travailler avec la Russie pour résoudre ces problèmes », a déclaré M. Crowley.



Les autorités américaines ont assuré qu'elles collaboreraient avec leurs homologues russes et avec les agences d'adoption internationale pour mieux protéger les enfants adoptés.



Moscou a dit vérifier si des lois avaient été brisées. Un porte-parole du ministère russe de l'Éducation a en outre indiqué à l'agence RIA Novosti que le gouvernement avait suspendu la licence de l'agence américaine World Association for Children and Parents, qui avait aidé à l'adoption du garçon.



Le shérif du comté de Bedford, au Tennessee, a de son côté indiqué Torry Hansen fait par ailleurs l'objet d'une enquête.



Selon Associated Press, c'est la grand-mère adoptive, Nancy Hansen, qui a conduit le garçon à l'aéroport de Washington. Elle a nié qu'il ait été abandonné, disant qu'un agent de bord s'en était occupé jusqu'à son arrivée en Russie. La famille a en outre versé 200 $ à un homme en Russie pour qu'il vienne l'accueillir à l'aéroport.



Elle a affirmé que son petit-fils avait des problèmes de comportement, qu'il donnait des coups de pied et de poing et qu'il proférait des menaces.



La Russie a resserré son processus d'adoption après la mort d'enfants russes, tués par leurs parents adoptifs américains.

* En 2006, une femme de Virginie a été condamnée à une peine d'emprisonnement pour avoir battu à mort sa fillette de 2 ans, adoptée en Sibérie quelques mois plus tôt.
* Deux ans plus tard, une femme de l'Utah était condamnée à purger une peine d'emprisonnement de 15 ans pour avoir tué un enfant russe qu'elle gardait.
* Plus tôt cette année, un couple de Pennsylvanie a été accusé d'avoir tué le garçon russe de 7 ans qu'il avait adopté.



Quelques chiffres

- En 2009, 1586 enfants russes ont été adoptés par des Américains. (Source : National Council for Adoption)

- En tout, les Américains ont adopté plus de 60 000 enfants originaires de Russie. (National Council for Adoption)

- La Russie occupe le 3e rang des pays où des citoyens américains adoptent des enfants. (Département d'État américain)

- 740 000 enfants sont sans autorité parentale en Russie, c'est-à-dire orphelins ou confiés à des organismes par des parents qui ne veulent ou ne peuvent pas les élever (UNICEF)

- Le problème de l'alcoolisme foetal de plusieurs enfants russes, notamment ceux confiés en adoption, est un phénomène connu. En 2003, le pédiatre Jean-François Chicoine, l'infirmière Patricia germain et la travailleuse sociale Johanne Lemieux, spécialisée en adoption internationale, écrivaient dans le livre L'enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi: « À titre de comparaison, on diagnostiquera environ 20 syndromes d'alcoolisation foetale aux États-Unis pour 10 000 naissances, et on en repérera en Russie, 1000 à 2000 pour 10 000 naissances. Pas surprenant avec de tels chiffres que s'y compliquent donc et l'avenir de leur progéniture et celui de plusieurs enfants qui y sont adoptés. »



Source: Radio Canada | 10 avril 2009



US Mother Returns Adopted Russian Boy like Pair of Shoes


A seven-year-old boy arrived at Moscow’s Domodedovo Airport on April 8 in the morning. The skinny boy had no luggage with him – he was only holding a letter in his hands.


“I am Artyom,” he only said.

He did not have any adults with him. He was wandering over the airport alone until customs officers paid attention to the exhausted child. The boy could not explain anything properly. He only handed them a letter. Employees of the airport were shocked when the letter was translated from English into Russian. Torry Hansen, a US citizen, wrote in the letter that she adopted the child on September 29, 2009. The woman wrote that she did not like the boy, he did not fit her, and she decided to return him like a pair of shoes. The woman sent the child back to Russia.

Custody officers picked the boy from the airport and took him to a police station in the Moscow center.

“The boy had a Russian passport with the US visa and a birth certificate. He also had a boarding ticket. He arrived on board a plane of United Airlines. The boarding ticket said that the child was not accompanied by adults,” Pavel Astakhov, the Kremlin’s commissioner for children’s rights said.

One may only guess how the boy managed to pass through customs in the USA and board the plane without adults. However, as soon as the boy found himself at the police station, officials of the US embassy showed up very quickly.

Russia Today: American parents send adopted boy back to Russia by himself

“They wanted to take the child away, and we had to take quite an effort to leave him here. US officials were trying to assure us that he was a US citizen, but the boy had the Russian passport with a visa. They said that it would be much better for the boy to go to the US embassy,” Astakhov said.

The boy was later hospitalized with exhaustion. Afterwards, he will be accommodated in a Moscow orphanage.

The saddest thing in this story is the fact that the adoption agency, which was in charge of the questions of Artyom’s living in the US foster family, said two weeks before that the boy was doing just fine. Photographs of the happy family and the happy boy were attached to the report, officials of the Russian ministry for education and science said.

The boy could hardly speak after he arrived in Moscow. The people who worked with him in Moscow said that he had so much sorrow and sadness in his eyes. Artyom said that he had not been eating anything for several days. He only had several sweets.

 

Source : Pravda.

 

UPDATES: Atryem/Artyom Savilliev and his Abandoner Torry Hansen
Family Preservation Advocate | 10 avril 2010

 

- La Russie bannit 113 agences d'adoption...
régions russes d'accepter les demandes d'adoption transmises par 113 organisations américaines non accréditées en Russie, [...] Les personnes ayant adopté un enfant en Russie doivent envoyer des rapports cinq, 11, 23 et 26 mois après l [...]
Lire la suite

 

- Les sénateurs de Russie appellent à suspendre...
suspendre l'adoption d'enfants russes par des [...] La Russie renforce les règles de l'adoption pour les Etats-Unis suite à l'acquitement de Harrison. [...] Suite à cet acquittement, la Russie a décidé de renforcer les règles d'adoption pour les [...]
Lire la suite


- L'adoption internationale se plie de plus en...
En Russie par exemple, il existe des « facilitateurs » qui font payer des honoraires parfois exorbitants pour mettre en relation une famille avec un [...] on est en train de créer un appel d'air et d'inciter les familles à l'abandon.
Lire la suite

 

 

 

16/12/2005

L' Enfant dans l'adoption. Enfances & Psy.

Au-delà de la quête difficile des parents adoptifs, souvent développée dans les medias, le numéro 29 d’ Enfances et Psy portera la réflexion sur ce que vit l’enfant dans l’adoption : un parcours qui commence par un abandon, des ruptures, avant la rencontre avec ses futurs parents.
Comment l’enfant traverse-t-il toutes ces étapes, quel travail psychologique nécessite cette nouvelle filiation, quelles questions se posent à lui concernant son identité, mais aussi son narcissisme, la reconstruction de son histoire ou la quête de ses origines ?
Comment est-il accompagné dans ce périple par les divers professionnels de l’enfance amenés à croiser son chemin et celui de sa famille ?


Auteurs : Isabelle Cluet - Jean-Louis Le Run - Antoine Leblanc


Ont participé à ce numéro : Marguerite Blais - Claire Brisset - Jean-Jacques Choulot - Johanne De Champlain - Geneviève Delaisi De Parseval - Pierre Denis - Claire Dubucq-Green - Muriel Eglin - Christian Flavigny - Elisabeth Fortineau-Guillorit - Nicole Guedeney - Nazir Hamad - Danielle Lacombe - Sylvie Lang-Lainé - Didier Lauru - Huguette Le Bont - Jean-Yves Le Fourn - Vida Malek-Yonan - Martine Paucher - Janice Peyré - Nicole Vacher-Neill -

Tables des matières

Avant-propos
L’enfant dans l’adoption
Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre

ADOPTER EN FRANCE ET AILLEURS

Adoption nationale et internationale
Toujours plus conforme à l’intérêt de l’enfant
Claire Brisset, Défenseure des enfants

Réforme de l’adoption
La loi du 4 juillet 2005
Muriel Eglin, magistrate et conseillère auprès de la Défenseure des enfants

L’adoption des enfants nés en France
Les pupilles de l’État et le conseil de famille
Huguette Le Bont, pédiatre

Les difficultés de l’adoption internationale
Jean-Jacques Choulot, pédiatre

DE L’ABANDON À LA RENCONTRE

L’enfant adopté
Le droit à la reconnaissance dans le respect de son histoire
Janice Peyré, présidente de la fédération
Enfance et familles d’adoption

Les entretiens psychologiques dans la procédure d’agrément
Danielle Lacombe, psychologue

L’accompagnement des mères de naissance dans le parcours de la procédure d’adoption
Sylvie Lang-Lainé, psychologue clinicienne

Le placement familial
Interview de Vida Malek-Yonan, psychologue

COMPRENDRE ET ACCOMPAGNER

Adoption, les apports de la théorie de l’attachement
Nicole Guedeney, Claire Dubucq-Green, pédopsychiatres

“ Si je n’étais pas dans ton ventre… ”
Accompagnement de soutien psychologique de la parentalité et de la filiation adoptive
Élisabeth Fortineau-Guillorit, pédopsychiatre, psychanalyste

Penser l’adoption du côté de l’enfant
Pierre Denis, psychologue

Filiation adoptive : se dégager de la fascination pour la réalité externe
Martine Paucher, psychologue clinicienne psychanalyste

Adolescence et adoption
Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre

QUESTIONS D’ORIGINE ET AU-DELÀ

La fonction de la trace
Nazir Hamad, psychanalyste

“ Œdipe l’adopté ”
Didier Lauru, psychiatre, psychanalyste et Jean-Yves Le Fourn, pédopsychiatre

L’enfant adopté face à l’homosexualité de ses parents
Christian Flavigny, psychanalyste

Qu’est-ce qu’un parent suffisamment bon ?
G. Delaisi de Parseval, psychanalyste

Il était une fois…
Effet thérapeutique des contes pour les équipes soignantes
Nicole Vacher-Neill, psychiatre

TÉMOIGNAGES

Interview d’une jeune adulte, Lola, 24 ans
Anne Saba, 16 ans ; Laure et Marion, 12 ans
Plus jamais ça ! Catherine G., née sous X
Un regard de parents : deux mères québécoises d’une fratrie péruvienne Marguerite Blais, Johanne de Champlain

FICHE INFO

LECTURES CROISÉES

Mise en vente le 5 janvier 2006

Source : http://www.edition-eres.com/

 


15:45 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adoption, abandon, rupture, identité, origine | |  del.icio.us