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20/06/2011

L'Espagne enquête sur 849 cas présumé de trafic de bébés.

MADRID - Des procureurs espagnols enquêtent sur 849 cas de nouveau-nés qui auraient été volés à leur mère et vendus à d'autres familles dans le seul but d'en tirer un profit, a annoncé le procureur général du pays vendredi.

Candido Conde-Pumpido a indiqué que 162 dossiers avaient déjà été déférés devant la justice, et que seulement 38 autres avaient été abandonnés par manque de preuves.

Le vol de bébés durant la guerre civile de 1936-1939 en Espagne est déjà bien documenté, mais certains cas de trafic d'enfants seraient survenus jusqu'au milieu des années 1990.

De nombreux Espagnols ont été affectés par ce scandale, qui s'est déroulé «sur une période prolongée», a affirmé M. Conde-Pumpido lors d'une conférence de presse.

Le bureau du procureur général a été alerté par ANADIR, une association qui recherche des enfants ou des parents disparus.

Enrique Vila, un avocat qui représente ANADIR, a déclaré que ce qui avait commencé comme une punition politique contre les sympathisants républicains durant la guerre civile s'était transformé en combine lucrative qui a persisté illégalement bien après le retour de la démocratie en Espagne, en 1978.

Le juge d'instruction Baltasar Garzon a calculé qu'il pourrait y avoir eu jusqu'à 30 000 vols de bébés en Espagne dans la foulée de la guerre civile.

Me Vila a affirmé qu'il y avait, derrière ce trafic de bébés, un vaste réseau impliquant des médecins, des infirmières, des sages-femmes, des religieuses et des intermédiaires qui trouvaient des enfants aux couples qui en voulaient. Les mères des bébés se faisaient dire que leur enfant était mort-né.

«On ne peut pas attribuer cela à une seule organisation», a dit M. Conde-Pumpido.

 

Spain probes 849 cases of alleged baby trafficking


MADRID -- Spanish prosecutors are investigating 849 cases of newborn children stolen from their mothers and sold to other families for profit, the country's attorney general said Friday.

Candido Conde-Pumpido said 162 cases had already been referred for trial and only 38 have been dropped for a lack of evidence.

It is well documented that babies were taken from women who had supported the defeated Republican side after Spain's 1936-39 civil war. However, some of the baby trafficking cases are as recent as the mid-1990s.

"A great many Spaniards" had been affected by the scandal, which took place "over a prolonged period of time," Conde-Pumpido said at a news conference.

His office was alerted to the cases by ANADIR, an association of people searching for lost children or parents.

Enrique Vila, a lawyer representing ANADIR, said what had begun as a politically motivated punishment for Republican sympathizers eventually became a purely moneymaking scheme that persisted illegally well past Spain's return to democracy in 1978.

Investigating magistrate Baltasar Garzon has calculated there could have been 30,000 baby thefts in Spain in the wake of the civil war.

Vila has argued that there was more or less a nationwide network behind it, involving doctors, nurses, midwives, nuns and intermediaries that would find children for couples that wanted them. Mothers were told that their babies were stillborn.

"It is not possible to attribute this to a single organization," said Conde-Pumpido, speaking in the eastern city of Valencia following a meeting with prosecutors general from Spain's 17 autonomous regions.

Source: The Sacramento bee , Pound Pup Legacy

 

 

11:42 Écrit par collectif a & a | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : espagne, bébés volés, trafic d'enfants | |  del.icio.us

14/09/2010

Adoption : Une vente d’enfants mis au jour par Enquête en direct sur Radio One (Maurice)

adoption-une-vente-d-enfants-mis-au-jour-par-enquete-en-direct-sur-radio-one-mu.jpgUne sordide histoire de vente d’enfants a été mise au jour par Radio One, quand une mère a d’abord proposé d’offrir son bébé en adoption. Avant de réclamer Rs 350 000 d’un couple intéressé à prendre l’enfant en charge.

 

Les faits remontent dans cette affaire à la semaine dernière. Une jeune femme et sa mère se présentent ce jour-là à Radio One avec un bébé de sexe masculin, après avoir entendu une émission lors de laquelle une Française faisait état de son intention d’adopter un enfant. La femme explique à Valérie Lemaire, journaliste à Radio One, qu’étant déjà maman de trois autres enfants qu’elle a du mal à élever convenablement, elle cherche à faire adopter son dernier né, qui a un mois.
Apprenant cette histoire, une jeune femme, prénommée Audrey, manifeste son intérêt pour cet enfant. Son mari et elle, couple sans enfant, essaie depuis quelque temps déjà à trouver un bébé susceptible d’être adopté. Le couple prend contact avec la maman et consulte un avoué pour que soient rédigés les documents légaux nécessaires.

Dès jeudi, une fois les contacts établis avec la mère biologique, celle-ci se dit enchantée de leur intérêt pour l’enfant, et qu’il pourrait avoir «enn bon lavenir». L’enfant se retrouve donc chez Audrey à partir de jeudi dernier, mais samedi dernier, la mère se présente chez le couple pour annoncer qu’elle doit aller voir un médecin. La grand-mère, elle, reprend possession du bébé.

Le couple découvre alors l’aspect mercantile de cette affaire. La grand-mère insiste pour que le couple débourse Rs 350 000. Selon ce qu’a appris Valérie Lemaire, d’autres parents se seraient adonnés à ce trafic d’enfants. Un bébé de sexe féminin coûterait dans les Rs 300 000.

Estimant que cela équivaut ni plus ni moins à un trafic d’enfant, le couple décide d’alerter la Child Development Unit (CDU) et d’aller consigner une déposition au poste de police de Quartier-Militaire. La CDU décide d’intervenir sur le champ dans l’intérêt du bébé.

Selon Wendy Rose, coordinatrice à la CDU, cette agence est intervenue à partir des témoignages du couple et a soustrait le bébé à la garde de sa mère. Désormais, le couple désireux d’adopter l’enfant va s’engager dans des démarches auprès des autorités.

Ce mardi 14 septembre, lors de l’émission Enquête en direct, Audrey explique à Finlay Salesse qu’elle voudrait offrir une famille accueillante à un bébé. Elle ajoute que selon ses médecins, il lui sera très difficile d’avoir un bébé alors qu’elle éprouve un «besoin viscéral» d’accueillir un bébé dans son foyer.

Elle explique ensuite comment la voie vers l’adoption est compliquée. A l’Adoption Council, raconte-t-elle, on lui explique que les enfants ne sont pas adoptables et que le seul moyen de trouver un enfant à être adopté, il lui faut faire le tour des crèches. Cela n’aboutit à rien et on lui conseille de s’adresser directement à des parents désireux de faire adopter leur enfant.
Dans un enregistrement diffusé sur Radio One, on peut entendre la mère expliquer à Valérie Lemaire qu’il lui faut vendre son enfant pour sauver sa maison. «Si mo pa vann li, lakaz-la pou sezi».Elle ajoute : «Donn larzan, lerla nou al fer papier kot avoué. Rs 350 000 pa ser pou enn zanfan». «Si nou pa gagn ou, nou pou gagn enn lot», ajoute-t-elle, insistant pour que l’argent lui soit remis le lundi 13 septembre.


Source : lexpress.mu, 14 septembre 2010

10:17 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maurice, trafic d'enfants | |  del.icio.us

09/07/2010

Kind en Toekomst : une agence néerlandaise d'adoptions impliquée dans un trafic au Malawi?

Logo-UAI-News.jpg

MALAWI - Dutch Agency involved in Trafficking ?
Orphanage sells Malawian children to Dutch Agency


Kondanani Orphanage at Bvumbwe in Thyolo district is in partnership with Kind end Toekomst-a Dutch licensed adoption agency which systematically violates Malawian law and the Dutch Ministry of Justice and “buys” orphans from Malawi.

 

Kind en Toekomst (Foundation Child and Future) officially started an adoption programme from Malawi in 2006 through the partnership with Kondanani Orphanage which is under a Dutch lady Annie Chikhwaza.

 

Eye of the Child, a local Non Governmental Organization, says Malawi Laws rule that adopters must reside 18 months in Malawi before the adoption.

 

But that is not the case with the Dutch agency which buys children from Kondanani Orphanage.

 

“In March 2007 Kind en Toekomst started cooperating with the Malawian children home Kondanani which is led by the Dutch Annie Chikwaza (married to a Malawian). According to Kind en Toekomst, Dutch adopters will only need to stay five weeks in Malawi,” reads update report accessed from one of the websites used by Chikhwaza and her Dutch partners.

 

Chikhwaza confirms the partnership in her Dutch communication on 29-08-2007 at 21.45 pm which was translated into English.

 

It reads, “…shared with you in my last newsletter that we had entered into an agreement with a Dutch Adoption Organisation. The first parents are here at present and staying with us on the property in one of the houses. They are adopting a set of twins.”

 

According to EO TV program a Dutch couple Jan en Esther Ekkel-Vorstenbosch adopted a two year old Malawian boy within 36 hours of their arrival in Malawi on 15 November 2008.

 

“36 hours after arriving in Malawi they already have a court appointment and the adoption is finalized. They have to stay some weeks in Malawi, guest house Kondanani, to wait for the visa to be provided by the Dutch Embassy in Zambia

.

“They meet the grandmother of the child. Her daughter died and she hadno money to pay for milk powder. Only one of the adoptive parents is allowed to meet the grandmother and the child is not allowed to come. The programme does not make clear if the grandmother knows the childis leaving the country,” reads the site.

 

Chikhwaza further boasts, “ Several Dutch couples have changed their adoption country to Malawi now. Some are keeping blogs.

 

On this blog, it is announced that the first Dutch couple got a child proposed in April/May of “this year”.

 

Another blog, Malawiaantje, Kind en Toekomost says after a very quick procedure, for African principles, the first Dutch couple comes back on 26 August. Everything went well.

 

Kondanani Orphanage is where pop diva Madonna also adopted a child-Mercy James.

 

According to Dutch newspaper Trouw dated 27 June 2007, Kind en Toekomst pays between 12 000 and 25 000 euros for an adoption.

 

The paper adds that Agency Wereldkinderen (Children of the World) that intermediated in 2005 for 475 children from 15 different countries and one of the largest agencies, calculates between 12 000 to 30 000 euros depending, inter alia, of the country, with or without travel and adoption of one child or three.

 

The paper adds that for the adoption of a child from Brazil nearly 11 000 euros and the legal fees are 1 810 euros, the country fee is 3 695 euros, the agency costs is 4 410 euros while other expenses are budgeted at about 1 000.

 

The Children Adoption Act section 3 (5) reads, “an adoption order shall not be made in favour of any applicant who is not a resident in Malawi or in respect of any infant who so resident.”

 

The Law Commission in its 2001 Review concluded that inter country Adoptions are prohibited in Malawi.

 

According to US Department of State, “adoptive parents must be resident in Malawi" to adopt according their communication earlier.

 


Source: Malawi news | NyasaTimes breaking online news source from Malawi | 6 juillet 2010

02/03/2010

Dans les coulisses de l'adoption internationale. Visite d'une "usine à bébés" au Vietnam

South China Morning Post, Hong Kong. Reportage.

 

Des couples viennent du monde entier à Lang Son, au Vietnam, pour adopter des nourrissons. Sans savoir qu'ils ont été vendus par leur mère pour une bouchée de pain.


Dans une cahute crasseuse jouxtant l'entrée d'un orphelinat, à l'extrême nord du Vietnam, la mère de Hoang pose un regard inquiet — elle semble écartelée entre instinct et résignation - sur son premier bébé, tandis qu'on le lui prend pour le remettre à une femme qui me le propose pour 10 000 dollars [7 000 euros]. "Regardez-le, c'est un si joli petit garçon", me lance Tang Thî Cai, négociante en enfants de son métier, alors que le nourrisson de 2 mois agite les jambes et cligne des yeux. "Si vous le voulez, dépêchez-vous. Nous avons déjà lancé les formalités pour le confier à l'orphelinat, il n'y a pas de temps à perdre." Sentant mon hésitation pendant qu'elle s'affaire dans la pièce insalubre, Mmc Cai poursuit sa ritournelle commerciale. "Si vous préférez une fille, dites-le-moi. Nous avons des femmes enceintes sur le point d'accoucher. Dès qu'une petite fille est disponible, nous pouvons vous téléphoner."


Dans les années 1990, le Vietnam est venu se ranger à la quatrième place mondiale en matière d'adoption internationale après la Chine, la Russie et la Corée du Sud. Au plus fort de la tendance, quelque 2 500 enfants étaient adoptés chaque année au Vietnam. Mais l'attrait de rétributions dépassant 10 000 dollars par enfant adopté dans un pays où le revenu annuel moyen ne dépasse guère un dixième de cette somme est à l'origine d'une myriade d'affaires de corruption. Celles-ci jettent le discrédit sur les programmes internationaux et sèment le doute sur des dizaines de milliers d'adoptions. En 2008, des enquêteurs américains ont découvert que de nombreux bébés prétendument abandonnés sur les marches d'hôpitaux et d'orphelinats avaient en réalité été vendus par leurs mères. Il est par ailleurs de notoriété publique que les autorités falsifient certains documents pour faciliter l'adoption de ces enfants par des couples étrangers. Les enquêteurs ont même mis le doigt sur plusieurs cas impliquant des familles qui n'avaient jamais eu l'intention de faire adopter leur enfant. Ils ont également recueilli les preuves de l'existence de "foyers de maternité" identiques à celui que dirige Mmc Cai, où les mères sont payées l'équivalent de onze mois de salaire par nourrisson remis.


Dans ce qui ressemble plus à une prison qu'à une maternité, quatre mères bercent leur bébé. Si je refuse l'offre de Mme Cai, l'enfant va être vendu à l'orphelinat de Lang Son, situé à dix kilomètres à peine de la frontière avec la Chine. Là, il sera proposé à prix d'or à des couples sans enfants venus des quatre coins du monde. Alors que les adoptants déboursent des milliers de dollars, les mères biologiques n'en reçoivent qu'une infime partie. Elles mènent à terme leur grossesse dans une misère sans nom, avant de passer quelques semaines pelotonnées avec leur bébé sur des lits en bois branlants, alignés bout à bout. Dans Une autre pièce, le plus souvent fermée à double tour, plusieurs femmes enceintes jusqu'au cou se reposent allongées sur des lits. Mme Cai leur offre le gîte et le couvert en échange de la promesse qu'elles lui remettront leur bébé afin qu'il soit adopté. "On ne peut pas les déranger parce qu'elles doivent se ménager", m'annonce MM Cai. Embarrassée le temps d'un instant par les conditions miserables dans lesquelles vivent ces mères et ces enfants, la maitresse des lieux plaisante : "Vous savez quoi ? Vous pouvez adopter Hoang gratuitement si vous achetés des ventilateurs et des climatiseurs pour ces chambres. Je voudrais tellement améliorer les conditions de vie des filles! Mais, comme vous le voyez, nous avons très peu d'argent." Plus tard, alors que les jeunes mères ne peuvent l'entendre, elle renoue avec son baratin de commerçante. "Si vous passez par une agence à Hanoi, cela vous coûtera 16 000 dollars pour adopter un enfant. Si vous passez directement par moi, vous ne paierez que 10 000 dollars pour ramener Hoang chez vous. Je peux vous mettre en conntact avec des personnes qui s'occuperont de toutes les formalités administratives."

Tel est la face du business des bébés vietnamiens que les adoptants étrangers ne voient pas - une ligne de production déprimante constituèe de jeune mères que la pauvreté, la honte et l'appât du gain incitent à abandonner leur bébé.

Jouant la rôle d'un père adoptif potentiel, je suis arrivé ici quatre jours après un groupe de six couples irlandais qui ont emprunté les canaux d'adoption officiels. Ils circulent dans un minibus climatisé, qui est passé sans s'arrêter devant la maison de Mme Cai, et sont allés chercher leurs bébés dans les locaux plus présentables de l'orphelinat. Chacun d'eux a déboursé approximativement 7 500 euros. Ce qu'ils ignorent, c'est que la vie de leurs bouts de chou a commencé non pas dans les villages des mères ou à l'orphelinat, mais dans le cloaque de l'usine à bébés, derrière la maison de Mme Cai. "Ces six bébés viennent tous d'ici. Si je n'étais pas là, il n'y aurait pas d'enfants à adopter", clame-t-elle. Cela fait dix ans que Mme Cai sert d'intermédiaire. Elle offre un refuge officieux aux femmes qui portent un enfant non désiré et vivent dans la province montagneuse et reculée de Lang Son, une région pauvre qui vit essentiellement de la contrebande avec le sud de la Chine. Nombre de femmes qui se rendent chez Mme Cai sont issues de familles paysannes dont les revenus ne dépassent guère 1 dollar par jour. Affable et maternelle, l'intermédiaire les accompagne au fil de leur grossesse, les emmène accoucher à l'hôpital public de Lang Son et leur offre un gîte miteux, le temps de faire les examens médicaux obligatoires et d'entamer les formalités administratives complexes qui précèdent l'adoption. Une fois l'enfant adopté, la mère retourne vivre dans son village - sans aucun suivi médical postnatal.


Au début de l'automne 2009, six fonctionnaires d'une autre province située au sud de Hanoi ont été condamnés à des peines de prison comprises entre quinze et dix-huit mois pour avoir falsifié des documents en échange d'argent. Alors officiellement abandonnés, plusieurs centaines de bébés devenaient disponibles pour une adoption à l'étranger, avec de coquettes sommes à la clé. Publié en 2008, un rapport de l'ambassade des Etats-Unis dénonçant la corruption massive dans les procédures d'adoption a déclenché ces arrestations. Ce document a même poussé les Etats-Unis à suspendre les adoptions et contribué à ce que l'Irlande mette un terme, en mai, à l'accord autorisant ses ressortissants sans enfant à en adopter un au Vietnam. Cela étant, d'autres pays ne leur ont pas emboîté le pas, et, ces dernières années, des centaines de bébés ont quitté les orphelinats vietnamiens pour rejoindre un foyer en Italie, au Canada, en France, en Belgique et au Danemark.


Les six couples irlandais, dont les demandes avaient été approuvées avant la date butoir du 1er mai 2009, ont été escortés par l'agence d'adoption et les responsables de l'orphelinat tout au long de leur voyage jusqu'à Lang Son. Selon une administratrice de l'orphelinat, celui-ci compte 95 enfants, dont 20 à 25 âgés de moins de 1 an. Tous attendent un nouveau foyer - le pourcentage d'enfants en bas âge est étonnamment élevé pour un orphelinat standard. "La situation est très sensible en ce moment, et nous ne pouvons laisser entrer personne sans autorisation spéciale", m'informe-t-elle. A l'extérieur, dans la rue, la propriétaire d'un café est plus encline à commenter les activités de l'institution. "C'est un défilé ininterrompu d'étrangers. Des groupes arrivent en minibus et repartent avec des bébés, ils vont et viennent sans cesse, confie-t-elle. Tout comme pour les touristes, il en arrive plus ou moins en fonction des saisons. Pendant la haute saison, à partir de novembre, un bus se présente tous les huit ou quinze jours. En été, lorsque le climat est très chaud et humide, il en arrive peut-être une fois par mois. Ils viennent de tout un tas de pays." Indiquant du doigt la maison de Mme Cai, la femme poursuit : "Les filles enceintes vont chez elle. Elle s'en occupe et remet les bébés à l'orphelinat en échange d'argent. Presque tous les enfants de l'orphelinat sont passés par elle."

Très simple, la maisonnette à un étage ne trahit rien des activités qui s'y déroulent. Lorsque Mme Caï m'invite â prendre le thé dans le salon, à l'avant de la maison, seuls son mari et sa petite-fille sont visibles. Mais, quand je l'interroge sur la possibilité d'adopter un enfant directement auprès d'elle, elle me guide à travers deux portes latérales jusqu'à une cour fermée, bétonnée, à l'arrière de l'habitation. C'est là que sont hébergés les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés, dans des pièces exiguës à l'atmosphère suffocante. Les pensionnaires se partagent une cuisine installée sous un toit de tôle et des toilettes à ciel ouvert répugnantes. Hoang est un exemple typique des nourrissons qui vivent ici, m'explique Mme Cai, après m'avoir proposé de l'acheter. Sa mère, qui a 25 ans, vit dans un village perché dans les montagnes. Lorsqu'elle était encore une jeune adolescente, sa famille l'a mariée — cette pratique reste commune dans le nord rural du Vietnam. Et, pendant des années, elle n'a pas pu avoir d'enfant. "Plus tard, lorsqu'elle est tombée enceinte, elle était déjà séparée de son mari, qui avait pris une concubine, raconte Mme Cai. Elle ne voulait pas élever l'enfant toute seule, alors elle est venue me voir pour faire adopter son bébé. Je ne fais pas de publicité, mais je suis connue et toutes les personnes dans cette situation savent ou me trouver." Une des femmes qui partagent la pièce miteuse où vivent Hoang et sa mère a 28 ans. Elle a accouché de jumeaux voilà deux mois. "Elle a déjà deux enfants et, si elle garde ces deux garçons, elle sera pénalisée par la politique vietnamienne de limitation des naissances à deux enfants, m'informe Mme Cai. Elle est venue ici pour que ses fils puissent mener une nouvelle vie dans une autre famille." L'intermédiaire insiste : elle ne reçoit qu' "une petite somme" de l'orphelinat en échange de son approvisionnement en nourrissons. L'argent qu'elle remet aux mères qui abandonnent leur bébé est suffisant, dit-elle, pour couvrir le coût du voyage de retour et constituer "une petite compensation" pour la perte de leur enfant.
"J'aimerais pouvoir faire davantage pour elles", soupire Mme Cai.

 

224 euros
pour la mère en échange
de son enfant

 

Ses activités sont étonnamment similaires à celles de nombreuses organisations illicites d'autres provinces dénoncées dans le rapport de 2008 de l'ambassade des Etats-Unis. Selon ce document, les structures incriminées "nourrissent et logent gratuitement les femmes enceintes en échange de leur engagement à abandonner leur enfant à la naissance". Le rapport poursuit : "Aucune de ces structures ne fait ouvertement de publicité pour ses services. Les femmes apprennent leur existence exclusivement par le bouche-à-oreille. Comme ces structures sont ouvertes et que les femmes sont libres d'y entrer et d'en sortir, elles contractent une dette pour chaque nuit  qu 'elles y passent, et, si elles ne renoncent pas à leur enfant, elles devront s'acquitter de cette dette." Toujours selon le rapport, les mères "vivent souvent dans la misère" et, à leur départ, elles reçoivent "jusqu'à 6 millions de dongs [224 euros] en échange de leur enfant". Qui plus est, "si la source de financement de ces structures n'est pas claire, elles semblent entretenir des liens étroits avec les orphelinats voisins".

 

A quelques heures de route de Lang Son, à Hanoi, les couples irlandais goûtent à leur toute nouvelle vie de famille. La réglementation oblige les parents et leur bébé à séjourner une quinzaine de jours dans la capitale vietnamienne en attendant l'obtention de passeports et de visas de sortie. Nul doute que ces enfants auront de bien meilleures conditions de vie et plus de chances de s'épanouir en Irlande qu'au Vietnam. Néanmoins, ce qui se passe à Lang Son soulève de graves interrogations sur les processus d'adoption, sur les personnes qui en profitent et sur la motivation de certaines mères. Pour l'instant, à l'heure des toutes premières joies de la parenté, alors qu'en Irlande des chambres préparées avec amour attendent le nouveau membre de la famille, ces couples ont peut-être l'impression de posséder les réponses à l'ensemble des questions qu'ils se posent à propos de ces adoptions. Mais, lorsque leurs bébés grandiront, lorsqu'ils seront devenus des adolescents curieux et conscients d'eux-mêmes, il se peut qu'ils posent alors à leurs parents des questions auxquelles il sera très difficile de répondre.

 

Simon Parry

Courrier International n°1008 du 25 février au 3 mars 2010.

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A l'exception de l'Irlande,
 quelle est l'attitude des autres pays européens ?
Les Trois Singes.jpg

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- Des enfants de tribu des collines du Vietnam "volés" pour l'adoption
[Via Voices for Vietnam Adoption Integrity] Vietnam's hill tribe children "stolen" for adoption (Feature) Hanoi - High among the jagged [...] They should be with their families here in Vietnam, not thousands of miles away [...]
Lire la suite

 

- Irlande. Suspension de l'adoption internationale avec le Vietnam.
les négociations sur un nouvel accord bilatéral sur l'adoption internationale avec la République socialiste du Vietnam. Cela aura pour effet de suspendre l'adoption internationale du Vietnam, jusqu'à ce que l'approbation du projet de loi [...]
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- Vietnam. Rapport d'évaluation du SSI sur l'adoption internationale et domestique.
2009-12-12 07:39:00 Adoption from Viet Nam. [...] adoptions (ICA) from Viet Nam are [...] ICA: Intercountry adoption THC-93: The Hague Convention of 29 May 1993 on Protection of Children and Co-operation in Respect of Intercountry Adoption [...]
Lire la suite

 

- Bébés vietnamiens volés, vendus pour l'adoption...
Ce qui suit est une traduction non officielle de l'article intitulé "Stolen Vietnamese babies sold for adoption in west: report" , paru dans Theage.com. [...] Sur le même sujet -> Adoptie Vietnam niet in orde Hanoi, 25 april.
Lire la suite

 

26/02/2010

Adoption internationale ou trafic d'enfants?

Corinna Lankford, a member of New Life Children's Refuge of Boise.jpg [Via Fabriquée en Corée]          

Comment pouvez-vous savoir si votre adoption internationale est légale? Y a-t-il un moyen sûr d'éviter de faire partie d'un trafic d'enfants par inadvertance? Et à quel moment doit-on faire tomber les restrictions de l'adoption afin de donner aux orphelins des foyers?

 

David Smolin possède à la fois des connaissances personnelles et d'expert liées à ces questions. En 1998, lui et sa femme Desiree ont adopté deux filles de l'Inde. Ils pensaient à l'époque que leurs adoptions étaient légales, mais il s'avère qu'elles ne l'étaient pas. Depuis lors, il est devenu un expert universitaire respecté sur l'adoption internationale, et il est maintenant un ardent militant de la réforme de l'adoption internationale. Il partage son histoire et apporte des idées aux personnes qui envisagent l'adoption internationale.

 

"Le problème est qu'il n'y a pas autant d'orphelins que les gens le croient. Il y a beaucoup de familles pauvres qui sont prêtes à placer les enfants dans une sorte d'endroit afin qu'ils puissent recevoir une éducation et obtenir logement et pension. Mais dans un grand nombre de cas ces familles n'ont pas l'intention de renoncer, d'abandonner leurs enfants."
David Smolin

 


International Adoption or Child Trafficking?



Last week, ten American Baptist community members attempted to take 33 children out of Haiti, claiming their goal was to rescue the children. The Haitian government disagreed and charged the Americans with kidnapping.  For many, the story has raised new concerns and questions about adoption.

How do you know if your international adoption is legal? Is there a guaranteed way to avoid inadvertently being a party to child trafficking? And at what point do we break down adoption restrictions in order to give orphans homes?

 

David Smolin has both personal and expert knowledge related to these issues. In 1998, he and his wife Desiree adopted two girls from India. At the time, they thought their adoptions were legal, but it turns out they weren't. Since then, he has become a respected academic expert on international adoption, and is now a leading advocate for international adoption reform.  He shares his story with us, and brings insights for those who are considering international adoption.

Takeaway. 8 février 2010.

 

Les enfants d'Haïti et la question de l'adoption
Haiti’s Children and the Adoption Question

Via United Adoptees International


Comment from the UAI

The New York Times did a great job by starting, or should I say, continuing the debate about intercountry adoption. They interviewed, or at least collected,different academic point of views. Some of them are adoptive parents (AP) themselves. And even in the list of those who left comments, are mostly AP's also. And so the adoption history was constructed as continued. Even though more AP's become aware of the international phenomena of childtrafficking for adoption, not many of them dared the oppose the system which continues the international baby market called: international adoption.

Also many ideas written in several parts and by different persons in the article as in the comments are based on gut feeling instead of tracking down the history and international interests on religious, political and economical fundamental beliefs.

(conducivemag.com)

The international history around foster-care, orphanages ending up with (intercountry) adoption generally shows a well hidden agenda of powerplay, child abuse and exploitation of children brought into limbo by governments and their so-called social workers.

Nowadays more and more adult adoptees found the truth behind their adoption and what was meant as the idea of saving lives and in the best interest of the child they once were, they found a web of money making adoption multinationals connected with churches and religious groups, well backed up by politicians who see their chances to increase the numbers of voters and covered by academics and mewho are pro-adoption and most times (P)AP's themselves.

The whole arena regarding intercountry adoption is based on a strict marketing doctrine of to do well and to save. But the phenomena of intercountry adoption is in reality an international accepted well staged childfactory with celebrities (Madonna, Jolie etc.) marketing for more adoptions, politicians who adopted outside of the normal procedures (Milliband-GB, Schroder-D, Schelfhout-B etc.)

But lets see what happened last few years regarding (intercountry) adoption. The Netherlands accepted a new bill proposed by the homo-lobby in the Netherlands to adopt from the US while the US, according to their arguments, do not want to adopt black babies. Meaning coloured children from American Soil. But how would you explain the hundreds or thousands Haitian children flown into the US for intercountry adoption or Ethiopian children earlier ? But no one is answering this question.

A few years ago, a so-called French relieve organisation 'Arc de Zoe' trafficked children from Chad saying that these children needed medical support in France while hundreds of prospective adoptive parents where waiting at French and Belgium Airports. Just like the American traffickers in Haiti they where released from Prison and free to go after deals with the French governments.

And what about the international ring of Catholic churches who took children away from young mothers and gave them away to other parishes for adoption to richer and social more accepted families without children. A book by Carina Hutsebaut shows extensively this phenomena and who does not know now the Magdalene files from Ireland and many other Catholic regions in the world.

What about the annual + 2 billion dollar babymarket called intercountry adoption. Is it really true that those (+45.000, last year) children and their families who are adopted could not have been helped with this amount of money ?

And what about the fight for Adoptee Rights. In the Netherlands it is hard to marry without a birth certificate. But what about those hundreds or thousands Adoptees who have been adopted without one and have to go to court to marry. The Dutch government does not care as does many others in the world. And what if Adoptees want their original name. Again they have to court to fight for it. And what if adoptive parents forgot to complete adoption procedures, suddenly Adoptees are aliens and can be deported from the country where they have been raised in, like the US. What if Adoptees found out that their adoption procedure was false and deliberately falsified or in the most horrible scenario where stolen for adoption. Is there a government who are willing to deal with this ? NO. The Adoptees have been saved according to the international mantra and after arrival in the new country, you are at you own. At least in many legal situations. Many things have been arranged for adopters and agencies. They all covered for possible flaws in the adoption systems. Even many of them are covered by insurances and expensive law-firms. But what if Adoptees wants or need to go to court. Indeed, they are at their own.

Time has come that the adoption world dares to admit their real interest instead 'helping' children. Children became objects of possession. But we are human beings !

23/12/2009

L'adoption internationale est un "trafic d'enfants légalisé", disent Roelie Post et Arun Dolhe

Het draai om geld geld geld.jpgEnsemble, ils ont fondé Against Child Trafficking. Si cela ne tenait qu'à eux, dans cinq ans, l'adoption internationale a disparu.

Au mur de leur petit bureau à Bruxelles pend une grande carte du monde avec des points verts, rouges et bleus. Le vert indique les pays où l'adoption est "ouverte", le rouge les pays qui ferment leurs portes. Et le bleu représente les régions que Roelie Post (49) et Arun Dohle (36) ont examiné jusqu'à présent: le Malawi, l'Ethiopie, la Chine, le Pérou et l'Inde.


L'article complet a été traduit en français par Kim Myung-Sook sur son blog "Fabriquée en Corée".

 

[Via  Pound Pup Legacy - Niels]


Adoption is legalized child trafficking, say Roelie Post and Arun Dohle. Together they founded Against Child Trafficking. If it is up to them, inter-country adoption disappears in five years time.

 

On the wall of their office in Brussels is a large world map with green, red and blue dots. Green for the 'open' adoption countries, red for the countries that closed the doors. And blue ones representing the regions which Roelie Post (49) and Arun Dohle (36) have so far examined: Malawi, Ethiopia, China, Peru and India.

 

Their goal is a "red world": five years from now inter-country adoptions should have been stopped. According to them, it is "legalized trade of children”, where vulnerable children are exchanged for large sums of money. Their description of adoption has, John Le Carré-like features: stolen babies, unscrupulous traders, cheating orphanage directors and forged adoption procedures. This is, as they say, the rule.

 

To make this "commerce" visible and to frustrate it, Post and Dohle, together founded Against Child Trafficking (ACT). In their office, located in Post's basement, the two make long days: "And often the phone rings here at three at night”.

 

The researchers collected information about bad or dubious adoption cases, partially through the Internet. Their database is growing day by day: "We talk to adoptive parents, adoptees, lawyers and professors from around the world." When they stumble upon a case of kidnapped children or other doubtful cases, they inform the adoption agencies and ministries.

 

That hasn't made them popular in the inner circles of adoption. Bertie Treur, Director of Stichting Kind en Toekomst, heaves a sigh at the sound of the names 'Post' and 'Dohle'. "We are very committed to ethical adoptions," she says. "These people are looking for evil. I think it troubling that they assume that adoption agencies act randomly."

In turn, Post and Dohle hold little regard of the agencies, which cooperate in a system they have experienced as sick and corrupt. They see most governments in a negative light too, because time and again, they succumb to the powerful lobby of (prospective) adoptive parents. Their desire to have children is leading, say the two, not the interests of the child.

 

Against those powerful forces, they conduct their guerrilla fight. Post devotes her time to policy and children's rights, while Dohle is the researcher in the field. With a suitcase full of dossiers, he regularly gets on a plain, for example to Ethiopia or India to check the background of adoptees. It is not like the "Spoorloos Method”, says Post. "That TV program brings biological and adoptive parents children back together and that's that. While we think justice must prevail."

Dohle was closely involved in some of the recent high-profile adoption incidents. He worked on the Netwerk broadcast on 'Rahul', the boy who was stolen from his Indian parents at eighteen month, and who is possibly adoption by a Dutch family. Dohle brought the biological parents in contact with a lawyer, whom has for years requested the Dutch adoptive parents for a DNA test, so far unsuccessfully.

 

Dohle and Post, in collaboration with a local human rights organization, also managed to thwart Madonna. The Court of Malawi first refused her adoption of Chifundo 'Mercy' James, because she is not a resident of Malawi, as the law demands. The Judge based his decision on knowledge provided by Dohle, he says. In second instance the U.S. megastar could eventually got the girl. Post laments: "That´s how adoption works. It's all about money, money, money."

Then there was the recent revelation of adoption agency Wereldkinderen that Ethiopian 'orphans', adopted by Dutch parents, appear to have Ethiopian parents that are very much alive. The agency based its conclusions upon a study done by ACT. As a result Wereldkinderen temporarily stopped adoptions from Ethiopia.

 

Dohle and Post's indignation is great, their position clear: Inter-country adoption is not a "last resort" for children in the need, but a lucrative market that serves involuntarily childless couples. Adoption has little to do with 'child protection', they say. Those really wanting to help, should invest in a local child protection, and provide care to poor parents, to prevent relinquishment of children.

 

Recent cases of child trafficking for adoption are not incidents, the two claim. But can they prove that?

 

Yes, say Post and Dohle: they have so far investigated over one hundred adoption cases and found irregularities in all of them, ranging form abduction of children to wrong files, based on which local judges approved an adoption. "It is a crime to dis-inform the court."

And sometimes the paper work is correct, but mothers didn't know what they signed for. Dohle: "They do not understand what it means to waive their parental rights. They think they can take their child back in their arms, when it reaches age 18"

But: over one hundred acts of wrong-doing, does not show that the approximately 36,000 inter-country adoptions per year are not done well. They do not provide evidence of large-scale corruption and crime. Post sighs deeply at this conclusion: "How much more evidence do you need?" She calls it turning the world upside down: "The adoption agencies should provide evidence that their adoptions are ethical. But that they can and will not do. These agencies stay inactive, they don't investigate anything. Their records are often so vague, you wouldn't buy a second hand car based upon them."

But a messy file does not yet indicate child trafficking or unethical adoption? Post: "The biggest problem is that parents who consider relinquishing their child, for example because they have no money for food, usually don't receive any alternative help. No coaching, no loan, no other recourse but relinquishment and adoption. Adoption Agencies have all sorts of aid projects, but those are intended for other families, not for parents that potentially relinquish. "

 

Doesn't the evil Dohle and Post are convinced of, not color their perception? "If only that were true," says Post. "We are not against adoption, but against child trafficking. Unfortunately those two can not be distinguished from one another."

 

Who are the adoption fighters?


Roelie Post acquired her knowledge about adoption in Romania, where she worked on behalf of the European Commission, for many years. She saw crowded orphanages and aggressive foreign adoption agencies running their "Legalized child trafficking". "The supply was made to match the high demand," Post says. In her book "Romania. For export only. The untold story of the Romanian orphans" (2007) she reports about her experiences.

 

Together with the Romanian authorities, the European Commission, closed the major children's homes and established a system of child protection, that takes care of Romanian children in their own country. But an active lobby kept pressing for the 'export' of Romanian children, which Post strongly opposes.

 

That lobby made her work for the European Commission impossible Post said. She was finally seconded to Against Child Trafficking (ACT), an organization she founded herself. "I've seen children get sucked into the system, instead of helping them," she says. "I must share my knowledge about adoption, that is my social responsibility. Nobody else comes up for these children."

 

Post found a supporter: Arun Dohle, an Indian who was adopted by German parents. Dohle has been doing research into his own roots from India, for years. He suspects that he is an illegitimate child of a member of the famous Pawar family. Before the court of Bombay, Dohle demanded the identity of his mother to be revealed, but the case so far is hindered by "the power of the family". His quest became a true Indian media hype. "Son of Pawar wants to know who his mother is," the newspapers headlined.

 

"I discovered my adoption is complete shit, the paperwork is nothing but a bunch of lies," says Dohle. "Nowhere in my file is a waiver of parental rights, signed by my mother. I think they took me away from her under duress." Dohle also examined some hundred adoption files from other adoptees, which according to him, all contain irregularities.

 

Repère

 

- Australia. Overseas adoptions halted.
The Attorney-General's Department halted Australia's largest international adoption program.
Australia has an average 300 international adoptions a year, the largest number, about 40, from Ethiopia. But the program has been suspended amid fears a request for payments to help needy children left behind breaks international laws on child trafficking.
A spokesman for the Attorney-General's Department said: "The apparent link between the provision of financial assistance and the referral of children for adoption is inconsistent with our understanding of our obligations under the Hague Convention.
"Given these concerns, the Attorney-General considered it was not possible for the program to continue accepting new referrals of children until the review of the program was completed."
Sydney Morning Herald | 27.12.2009

 

- Prévention des abus dans les procédures d'adoption. Suggestions et bonnes pratiques.
Discours de Marlène Hofstetter, Terre des hommes – aide à l'enfance lors Hofstetter, lors d'une conférence au Conseil de l'Europe à Strasbourg. 01.12.2009


- «Les parents adoptifs sont un lobby puissant»
Une analyse de Marlène Hofstetter, responsable des adoptions pour la Fondation Terre des hommes.
Dans le journal suisse "Le Temps" | 16.11.2007

 

- Trafic d’enfants et adoption internationale.
Des informations plus précises sur ce sujet dans l’article de Brigitte TRILLAT et Sylvia NABINGER, Adoption internationale et trafic d’enfants : mythes et réalités, Revue Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), janvier-février 1991.
France. Diplomatie. Ministère des affaires étrangères et européennes. 2008.

 

- Le contexte global de l'adoption internationale.
Un déséquilibre flagranr entre les besoins des enfants et le désir des candidats adoptants.
Quelle relation entre la situation prévalant dans les pays d'origine et le nombre d'adoptions internationale s'y déroulant au même moment?
Des standards internationaux pour tenter de diminuer la pression de la demande sur les pays d'origine.
ISS/SSI. Mars 2007.

 

14/05/2009

Enfants adoptés en provenance de l'Inde souvent volés

Adoptiekinderen uit India vaak gestolen.jpgDes centaines d'enfants adoptés de l'Inde n'ont jamais été volontairement abandonnés par leurs parents, mais ont été volés ou vendus par des trafiquants, souvent avec l'aide de l'orphelinat.
Dans l'émission néerlandaise "Een Vandaag", le récit d'une mère australienne qui découvre que son enfant a été adopté contre le souhait de la mère biologique indienne et qu'il a été vendu.


Adoptiekinderen uit India vaak gestolen

Honderden adoptie-kinderen uit India zijn nooit vrijwillig door hun ouders afgestaan, maar blijken te zijn gestolen of verkocht door mensenhandelaren, vaak met medewerking van weeshuizen. In EénVandaag het verhaal van een Australische moeder die ontdekt dat haar geadopteerde kinderen tegen de zin van hun biologische Indiase moeder zijn verkocht.

 

Source : Eén Vandaag.

 

"Enfants adoptés en provenance de l'Inde souvent volés" est la traduction du titre de l'émission néerlandaise : "Adoptiekinderen uit India vaak gestolen".


Certes, il ne faut pas généraliser. Mais quand même ..., il y a de sérieuses dérives dans l'adoption internationale!
Et pas uniquement en Inde bien sûr.