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14/12/2009

France. La Voix des adoptés: "Il faudrait des structures réservées à la post-adoption, comme il en existe en Espagne dans toutes les régions, ouvertes à tout âge et sans délai d’attente."

La Voix des Adoptes Fr.jpgCéline Giraud, Présidente de la Voix des adoptés, revient sur la place et les attentes des adoptés en France.



La Croix. Quel est l’apport des adoptés en France sur les questions liées à l’adoption nationale et internationale ?


Céline Giraud : L’essentiel se fait dans leurs interventions auprès des parents adoptifs. Les professionnels apportent de leur côté beaucoup de chiffres, de notions, de données psychologiques, mais les adoptés apportent leur vécu. Cela permet aux parents adoptifs de s’identifier à une expérience concrète plus qu’à des statistiques, parce qu’ils se projettent, eux et leur enfant, dans nos témoignages et nos ressentis. Aujourd’hui, La Voix des adoptés s’est également aperçue qu’elle était capable d’apporter une analyse à partir des expériences ; un point de vue complémentaire qui intéresse aussi bien les associations que le service de l’adoption internationale. On peut aussi faire bouger les lignes sur certains sujets, tels que la recherche des origines ou encore le trafic d’enfants, dont je suis moi-même issue et qui demeure encore tabou.


Quelles évolutions constatez-vous concernant la recherche des origines dans les familles adoptives et chez les adoptés eux-mêmes ?


Il y a cinquante ans, être adopté restait quelque chose d’un peu honteux : toute une génération dans les années 1950 a ainsi vécu sous le sceau du secret, voire du mensonge. Aujourd’hui, c’est une énorme évolution que l’on connaît : on doit pouvoir en parler en famille, accepter cette éventualité de la recherche des origines.  Mais cette évolution n’est pas terminée. Il y a encore beaucoup de parents dépositaires d’une histoire qu’ils jugent nécessaire ou pas de retransmettre à leur enfant. En même temps, tous les professionnels, les associations et les instances officielles vont dans le sens de l’intérêt premier de l’enfant et de l’accès à ses origines s’il le désire. Or, les parents adoptifs agissent beaucoup en fonction de ce qu’ils entendent au moment où ils adoptent. Actuellement, ils sont beaucoup moins démunis et peuvent profiter de nombreux points d’information, des maisons de l’adoption, des espaces adoption ou d’Internet…


Internet, justement, vient-il bouleverser la manière d’enquêter sur ses origines ?


Le recours à Internet se développe en effet depuis plusieurs années, mais il y a un revers à la médaille. Les sites ou réseaux sociaux comme Facebook sont si nombreux que c’est devenu un moyen de recherche, notamment pour des adolescents. On a des retrouvailles par Internet. Mais cela peut être dangereux, surtout sur le plan psychologique pour une personne isolée par exemple, car les informations tombent d’un coup. Alors que l’accompagnement dans ces moments est fondamental. Il ne faut pas oublier que si l’on a été adopté, c’est souvent parce qu’on venait d’une famille malheureuse, qu’il y a tout un lot d’histoires douloureuses derrière; et la découverte de la vérité peut être violente, encore plus à l’époque si fragilisante de l’adolescence. On déconseille d’ailleurs assez souvent les recherches à l’adolescence, en proposant des alternatives comme la possibilité d’être parrainé par un adulte adopté.


Un projet de réforme de l’adoption est en cours. Quelles sont les améliorations qui s’imposent, selon vous ?


La grande réforme prévue à la suite du rapport Colombani a trait surtout aux démarches de l’adoption. Elle a le souci de l’accompagnement des parents, mais elle porte très peu sur la post-adoption. Ce sujet est bien trop peu abordé. Une fois que les enfants sont arrivés dans leur famille adoptive, il leur reste tout un chemin à parcourir. Les questions peuvent venir très tard, même soixante ans après. Ce n’est pas encore acquis chez les acteurs du monde de l’adoption... Les associations font déjà un très bon travail, mais n’ont pas les moyens d’aller suffisamment loin. Il faudrait des structures réservées à la post-adoption, comme il en existe en Espagne dans toutes les régions, ouvertes à tout âge et sans délai d’attente. Il s’y déroule des groupes de parole, des ateliers, des suivis personnalisés ou encore des thérapies familiales, et c’est cela qui manque encore en France.


Source: La Croix.

 

Repères

 

- Des adoptés à la recherche de leur passé.
Pour bien des adoptés, il est difficile de construire un avenir sans connaître ses origines. Récit de trois parcours parfois douloureux.
Source: La Croix. 11.12.2009.

- Connaître ses origines personnelles : quels droits pour l’enfant

- La recherche des origines par les enfants adoptés en Belgique francophone.
Novembre 2005.

- Belgique. Initiatives en matière d'accompagnement post-adoptif.


- La post adoption: vers un équilibre des droits et intérêts des adoptés des adoptants et des familles d'origine.
Contribution d' Isabelle Lammerant (SSI/CIR) au Séminaire européen sur la post-adoption organisé à Florence par ChildONEurope le 26 janvier 2006.

12/08/2009

Dossier Europe. Défis dans les procédures d'adoption en Europe : garantir et préserver l'intérêt supérieur de l'enfant.

UAI-NL.jpgLa Conseil Européen a probablement essayé d'éviter les questions critiques des organisations d'adoptés pendant qu'il faisait parvenir la lettre ci-dessous - seulement - aux ministères et aux organisations de parents adoptifs & adoptants.

Cette lettre a été interceptée la semaine dernière, alors que la période d'inscription officielle était déjà terminée.

United Adoptees International vous fait partager cette information.

 


Madame, Monsieur,

Le Conseil de l'Europe et la Commission européenne organise conjointement une conférence sur: "Les défis dans les procédures d'adoption en Europe: garantir et préserver l'intérêt supérieur de l'enfant », qui aura lieu du Lundi 30 Novembre (09.30) au Mardi 1er Décembre 2009 (18.00) au siège du Conseil de l'Europe, à Strasbourg (Palais de l'Europe, Salle 5).

 

Le premier jour de la Conférence sera consacrée à l'adoption nationale et le deuxième jour de l'adoption transnationale. Plus précisément, les thèmes suivants seront abordés:

- La Convention européenne sur l'adoption des enfants et l'intérêt supérieur de l'enfant
- Les adultes dans le processus de l'adoption
- Le rôle et la responsabilité des autorités
- L'accès aux origines: comment trouver un équilibre entre les différentes parties concernées ?
- De l'adoption nationale à l'adoption transnationale: la Convention de La Haye sur l'adoption de 1993
- Le droit à une famille: l'adoption transnationale est-elle la solution du dernier recours ?
- Pour une politique européenne de l'adoption?

 

Cette conférence est ouverte à l'Union Européenne, aux Etats membres de Conseil de l'Europe ainsi qu'aux praticiens du droit et les institutions ou des associations concernées par l'adoption des enfants. Les participants devraient idéalement être des experts en droit de la famille, et en particulier dans l'adoption d'enfants.

 

Par conséquent, nous vous saurions reconnaissants de transmettre la présente lettre d'invitation
aux autorités compétentes de votre pays afin que des représentants puissent être désignés pour participer à cette conférence.

 

Nous vous prions d'envoyer les coordonnées de chaque représentant au Secrétariat du Conseil de l'Europe par courrier électronique (cdcj@coe.int), avec une copie à la Commission européenne à Patrizia.DE-LUCA@EC.EUROPA.EU) si possible avant le 10 août 2009, afin de faciliter l'organisation pratique du séjour et du logement.


La traduction simultanée sera assurée en plusieurs langues officielles de l'Union Européenne.

 

Cet événement - qui s'inscrit dans le travail effectué par le Comité européen de la Coopération Légale (CDCJ) et le Comité d'experts en Droit de la Famille (CJ-FA) - offrira une excellente occasion  pour une nouvelle collaboration entre le Conseil de l'Europe et la Commission européenne dans le domaine de la famille.


Veuillez agréer, Monsieur (formule de politesse)

 

Secrétariat de la Division Droits publics et privés
Direction générale des droits de l'homme et des affaires juridiques
Conseil de l'Europe

 

Source : United Adoptees International - News.

20/06/2009

11 juin 2009 - Jour noir dans l'histoire de l'adoption aux Pays-Bas : les intérêts des parents adoptant priment d'abord.

UAI-NL.jpgRetour à la vraie question, les droits des enfants

 

Dans l'article "Terug naar het belang van het kind" paru dans Katholiek Nieuwsblad, Dr. R.A.C. HOKSBERGEN, professeur émérite et spécialiste de renom,  écrit que le Parlement néerlandais n'avait aucune d'oreille attentive pour l'opinion des personnes adoptées et voulait seulement protéger l'intérêt des adoptants et ceux du mouvement homosexuel, gay.

 

Pourquoi devrions-nous adopter des enfants des États-Unis alors qu'en une année, ils adoptent  20.000 enfants de l'étranger et 80.000 enfants en interne. Et également 2000 enfants d'Afrique. La Scandinavie a arrêté les adoptions venant des États-Unis pour cette raison particulière que les USA ne pratique pas la règle de subsdiarité comme il le devrait.

 

La voix des adultes adoptés a été rejetée et aucun homme politique n'a osé se lever pour ce groupe et le courage de défendre leurs intérêts. Le ministre Hirsch Ballin n'a même répondu à aucune question afin de montrer un peu d'attention aux besoins des adoptés de voir leurs intérêts exposés et protégés.

 

Pourquoi le Parlement n'a t'il pas voulu entendre leurs avis, leurs intérêts ? Parce que les adultes adoptés sont critiques ? Et qu'ils ne seraient pas d'accord sur la question à propos des États-Unis, tel que présenté par le lobby de l'adoption ? Manifestement, il est clair que  la Coalition et des membres du Parlement n'ont pas voulu entendre les personnes adoptées. Cela n'était n'était pas dans l'intérêt des adoptants et des relations avec les États-Unis.

 

Le Parlement néerlandais devra rappeler une nouvelle session pour recommencer un débat avec égalité des voix pour tous les acteurs concernés.

 

Source : Back to the real issue, the rights of ChildrenUnited Adoptees International.

 

Repères


- Jour noir dans l'histoire de l'adoption aux Pays-Bas : les intérêts des parents adoptant prévalent.

 

- In dossier: Homoseksualiteit. Adoptie.
Hij staat er niet om bekend, justitieminister Hirsch Ballin, dat hij een onzuivere juridische redenering voor lief neemt om zichzelf te redden in een debat.
Bron : Nederlands Dagblad. Rien van den Berg.
Een reactie van Ponskaart.

 

- L'intérêt de l'enfant adopté passe au deuxième plan pour la Commission-Kalsbeek (NL).
Une traduction en français de l'article intitulé "Adoptiekind komt op het tweede plan - René Hoksbergen, emeritus-hoogleraar adoptie Universiteit Utrecht" , paru dans Trouw.

 

 

18/06/2009

Jour noir dans l'histoire de l'adoption aux Pays-Bas : les intérêts des parents adoptant prévalent.

UAI.jpg[Via United Adoptees International, par Hilbrands W.S. Westra]

 

En bas de cet article, la Déclaration officielle de United Adoptees International [UAI] relative à la session tenue au Parlement des Pays-Bas sur l'adoption internationale par "médiation partielle" et d'autres questions concernant l'adoption internationale à la Chambre des Représentants NL la semaine dernière (11 juin 2009).


L'UAI est mécontent sur la façon dont les politiques ont abusé de la notion de l'intérêt de l'enfant en utilisant à chaque fois cette notion comme un mantra. Que l'attention s'est surtout focalisée sur les adoptants, les parents adoptifs et le mouvement gay des Pays-Bas n'était que trop évident. Quant aux questions concernant les personnes adoptées (à peine deux, le reste concernait les intérêts des adoptants et le mouvement homosexuel), aucune réponse ne fut apportée.


Ci-dessous est un extrait trouvé sur Internet, après l'audience, de l'un des adoptants qui était présent ce jour-là. Nous pensons qu'il est illustratif pour les adoptants présent, du lobby de l'adoption, du mouvement gay et des réactions après l'audience:


Suus écrit :

Nous sommes tellement heureux que nous ayons gagné.
Là bas à La Haye, cela a été une journée fantastique!
Formidable de voir que la majorité du Parlement nous a soutenu !
Fantastique ! Nous avons aimé beaucoup, Fun!
Vraiment bien que nous ayons livré au Parlement les enquêtes des États-Unis soulignant .... que le ministre de la Justice ... avait complètement tord, tout faux !
Nice !

Et ceci, lorsque nous attendions dans le hall d'accueil:

Oh, il y là cet homme inquiétant qui fait partie des adoptés.
Je déteste ce gars de l'UAI, il doit vite retourner dans son propre pays.
Attendez, il va être déçu aujourd'hui
(Est-ce que le lobby des adoptants était au courant des discours des politiciens et du Ministre, une fuite, le résultat du débat déja conclu?)
Que font ces gens ici?


United Adoptees International est très perturbé par tout ceci et aussi par d'autres développements dans le monde de l'adoption.
Que la politique néerlandaise sur l'intérêt de l'enfant serait plus celle de maintenir les adoptants heureux (et d'autres parents adoptifs) afin de préserver un électorat, cela n'a pas été prévu.

 

L'UAI avait supposé que le Parlement tienne compte de la voix des adoptés et qu'il prenne au sérieux les informations présentées par les représentants des organisations d'adoptés. Toutefois, pendant et après l'audience, cela sembla n'avoir aucun effet.
Les réponses de la Coalition, des représentants de la Chambre des Représentants et du Ministre peuvent être considérée comme une déclaration contre les personnes adoptées et contre une chance équitable pour un traitement juste et équitable.

 

Le texte complet de UAI du 13 juin 2009.

 

"Cowardice asks the question, Is it safe? Expediency asks the question, Is it politic? Vanity asks the question, Is it popular?
But conscience asks the question, Is it right? And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular, but he must take it because his conscience tells him that it is right."
[Dr. Martin Luther King Jr.]

 

Better Care Network Nieuwsbrief juni 2009 over Interlandelijke Adoptie


De afgelopen week was een week vol media aandacht rond interlandelijke adoptie, allemaal gerelateerd aan het Algemeen Overleg in de Tweede Kamer op 11 juni. Ook organisaties in ons netwerk hebben van zich laten horen en de Kamerleden gevraagd het belang van kinderen niet ondergeschikt te maken aan de wens van ouders om een gezin te stichten. De meeste organisaties binnen ons netwerk houden zich bezig met het ondersteunen van mensen in ontwikkelingslanden om zelf op een goede manier voor kinderen te zorgen, niet met adoptie.

Deze week bleek weer eens hoe die zaken toch vaak met elkaar verband houden. Daarom is het wellicht nog meer nodig te zorgen dat gezinsgerichte opvangmogelijkheden in eigen land gesteund worden; kinderen hebben er recht op in hun eigen cultuur te blijven.

De verbazing is dan ook groot dat de Minister internationale afspraken en verdragen voorbij gaat door te luisteren naar de lobby van de adoptieouders. Op dezelfde dag van het debat adopteerde Madonna een kind in Malawi en doneerde grote sommen geld aan het land. Ook hier zijn vraagtekens bij.

Op de website, kunt u de brief downloaden die Better Care Network Nederland naar de Kamer gestuurd heeft. We ontvingen geen reactie vanuit de Kamer. Wel troffen we in Trouw een verwijzing naar de brief aan en lieten in andere media netwerkleden van zich horen.

03/04/2009

Lettre envoyée par United Adoptees International à l'ambassade du Royaume-Uni et des États-Unis au Malawi concernant l'adoption de Madonna.

UnitedAdopteesInternational.jpgLETTER SEND TO UK and US Embassy in Malawi regarding the Adoption of Madonna.

3 April 2009

Dear Mr. Wildash,

 

Herewith United Adoptees International is asking your attention for the issue of Intercountry Adoption regarding Malawi.

 

United Adoptees International (UAI) is the first independent adoption organisation run and managed by Intercountry Adoptees based in the Netherlands. The UAI is representing the interest of Adoptees nationally and internationally in different fields of interests. The UAI policy exist foremost out of; creating (inter)national dialogues and participation in debates regarding adoption as a phenomena and is involved in political and societal field regarding policy developments and discussions about the consequences of (intercountry) adoption for adoptees and international consequences for the long term. The UAI is an acknowledged foundation in the Netherlands which has been consulted more than once by politicians, academics, media and researchers in the field of family life and adoption.

 

The UAI wants hereby express their concern regarding the development of the explorations of new adoption channels by western parties in new adoption countries. Most of the time non-western countries. Lately the influence and impact of so-called pop culture in the perspective of social views regarding adoption does concerns us very much.

 

As we assume, you are informed about the additional adoption plan of popstar Madonna in Malawi which has raised international concern. Something which is not been dealt with since her first appeal for adoption by adopting David Banda from this country.

 

Now ms. Madonna Louise Veronica Ciccone seems not to have understood what kind of impact this has on international scale, the UAI wants to express their concern about the development of breaking international guidelines according to the Hague Convention on Adoption and the subsidiary rules regarding this issue.

 

Malawi, which till the adoption of ms. Ciccone, had no adoption policy, is been confronted with western NGO’s and adoption agencies since, creating safety breaches for the well being of the Children of Malawi. The Malawian Government seems not to understand that adoption should be a last resort and not a facility for western couples to adopt children from abroad nor a way to prevent implementation child welfare and child protection programs.

 

Especially when there are no safety measures like the implementation of child rights laws in such countries as Malawi, intercountry adoption cannot been disconnected from a lack of these essential laws preventing adoption as an easy escape route for countries and a facility for adopters. There is not a clear control on the process of parental consent of releasing their parental rights for the cause of adoption.

 

Even many parents who are handing over their children to the west expect them back one day, seeing adoption as a long term foster care. Many of them have no idea that intercountry adoption will be a permanent breach in lives of involved.

 

We know from resources within Malawi, that parents are not informed well enough and have most of the time no clue what adoption might cause to the child and the reality behind adoption.

 

By accepting such easy breaches of the well being of a generation young people, who are eligible to help their country to build a future, they are been immigrated against their will, to perhaps economically a better life, but without their own consent and understanding to which challenge they have to cope with. Economic wealth may never be the argument for international adoption. As all members of the Hague Convention on Intercountry Adoption agreed on.

 

With accepting a popstar like Madonna breaking this international treaty and guidelines, we acknowledge that ethics ends by the fame of others. The UAI is highly concerned by seeing this happen decade after decade.

 

When does the interest of adoptees come first instead the wish of the rich and famous ? Child protection first and adoption as a last resort. Like we agreed on in the Convention on the Rights of the Child and the Hague Convention on Adoption.

 

Sincerely,
United Adoptees International

Hilbrand W.S. Westra BSc MA
Chairman UAI

01/03/2008

La voix des adoptés (France)

En avril 2005, Elsa et Céline - adoptées françaises d'origine péruvienne ayant un parcours similaire - créaient l'association "La Voix des Adoptés".

Voici l'adresse du site officiel :
http://www.lavoixdesadoptes.com/

"Parce que les adoptés doivent s'exprimer !"

761541295.jpg

Echanges, rencontre, partage, écoute, conseils entre adoptés, avec les parents adoptifs.
Parler de son expérience et de sa vision de l'adoption, savoir écouter celle des autres.
Se rapprocher de ses origines : s'y préparer ? Comment ? Pourquoi ?

Adopté, parent adoptif, famille, ami adopté ...
Ensemble construisons l'adoption de demain.

 

D'autres associations actives en Europe:

- United Adoptees International News

The UAI wants to initiate a worldwide dialogue whereby adoption, the position of adoptees and children rights are the center point of developing social, political and cultural policies. The UAI wants to participate, and if necessary, enforce influence on the (adoption) society where the rights and lives of adoptees and children are endangered.


- United Adoptees International

De UAI Nederland is een organisatie die actief is op het gebied van (interlandelijk) adoptie. Zij participeert in vraagstukken die het maatschappelijke, politieke en culturele hart raken met betrekking tot adoptie. Haar beleid kenmerkt zich door drie pijlers: Bewustzijnswording, Ontwikkeling en Verandering van het adoptieveld in al haar facetten, met name daar waar de rechten en belangen van kinderen en geadopteerden in het gedrang komen.

 

"Adoptie is lang niet zo goed als velen denken", Hilbrand Westra.

964531200.jpgVloeiend Fries spreekt hij, en nauwelijks Koreaans: Jung Woon Seok (38), alias Hilbrand Westra, groeide op in een Fries gezin met acht adoptiekinderen. Maar over adoptie is hij zeer kritisch.

 

Bij (aspirant-)adoptieouders is hij niet erg populair, weet Hilbrand Westra. Dat komt door de ongemakkelijke vraag die hij ze voorhoudt: is adoptie wel in het belang van het kind?

 

Het antwoord is vaak ’nee’, denkt Westra, die in 2006 United Adoptees International oprichtte, een organisatie van volwassen geadopteerden. Die boodschap draagt hij ook uit in krantenartikelen en radio- en tvinterviews. Zijn kritische stem klinkt steeds luider in het Nederlandse adoptiedebat.

 

„Ik raak adoptieouders in de kern van hun wezen”, zegt Westra. Niet dat hij dat beoogt: „Dat ik ze kwets, is een onbedoeld bijeffect.” Wat hij wel wil, is een open en eerlijk debat over de keerzijde van internationale adoptie. Over kinderroof en kinderhandel bijvoorbeeld, over de zwakke positie van afstandsmoeders, of over legale adoptie als lucratieve markt.

 

Over dergelijke thema’s heeft Westra, die bevlogen en snel spreekt, een indrukwekkende kennis. Onderzoeken, cijfers, boektitels, namen van buitenlandse adoptiedeskundigen – hij schudt ze zo uit zijn mouw. Zijn brood verdient hij als zelfstandig bedrijfsadviseur, maar zijn hart ligt bij het onbezoldigde adoptiewerk waaraan hij al vele jaren wekelijks zo’n twintig uur besteedt.

 

De bron van Westra’s vurige interesse is natuurlijk zijn eigen biografie. Als Jung Woon Seok werd hij geboren in Korea, als jongste telg (zo hoorde hij pas veel later) in een samengesteld gezin van acht kinderen. ’Watersteen’ betekent zijn Koreaanse naam, maar ook ’bergtop omgeven door wolken’. Dat beeld past goed bij hem, zegt Westra: „Er zit in mij een standvastige, zakelijke kant, maar ook iets zachts.”

 

Zijn Friese naam kreeg hij op vierjarige leeftijd, toen hij in 1973 ter adoptie werd gesteld. Samen met zijn zusje belandde de kleine Watersteen in Nederland bij het gereformeerde echtpaar Westra, dat hem Hilbrand noemde.

 

Wat volgde is een oer-Hollandse jeugd in een ongewoon Fries gezin, waarin na Hilbrand en zijn zusje nog zes adoptiekinderen werden opgenomen: nog één uit Zuid-Korea, twee kinderen uit Indonesië en drie uit Brazilië. Deze bonte kinderstoet leerde schaatsen, bezocht de compleet witte dorpsschool, las thuis Trouw en de Friese bijbel. Over adoptie werd nauwelijks gepraat.

 

„Ik was me er wel bewust van dat ik anders was, maar ik had daar geen reflectie op”, zegt Westra. Zijn ouders wisten weinig over Korea of de achtergrond van hun andere kinderen. Pas toen Westra het huis verliet om te gaan studeren, rezen er prangende vragen: wie ben ik en waar kom ik eigenlijk vandaan?

 

Hierover probeerde Westra met zijn adoptieouders te praten, maar dat lukte niet tot zijn spijt. Inmiddels heeft hij het contact met hen verbroken, en daarmee ook de relatie met zijn adoptiebroers en -zussen, die zich solidair met hun Friese ouders verklaarden. Anders dan hij, zien zij adoptie niet als een complex probleem maar als een ’heilige’ of ’levensreddende’ daad, zegt Westra. „Ik denk ook dat ze het pijnlijk vinden om me te ontmoeten, want met mij kun je het onderwerp ’adoptie’ niet vermijden.”

 

Als twintiger ondekte Westra op eigen houtje dat zijn adoptiedossier – zijn voorgeschiedenis in Zuid-Korea, te boek gesteld door het kindertehuis aldaar – niet klopte. Hij bleek biologische broers en zussen te hebben van wie hij geen weet had, en zijn gezin van herkomst stak sowieso anders in elkaar dan hij dacht. Maar Westra schrok daar niet meer zo van: „Ik had toen al zo vaak meegemaakt dat adoptiedossiers niet klopten. Mijn verhaal was gewoon het zoveelste bewijs.”

 

Een bewijs van het feit dat adoptie veel complexer is dan je op het eerste en tweede gezicht denkt, zegt Westra. Levensverhalen, zo weet hij nu, worden herzien uit schaamte, slordigheid, onwetendheid of winstbejag. Voor Westra is zijn eigen gefalsificeerde biografie ook een illustratie van de naïviteit van de adoptiebemiddelaar: „Ik ben geadopteerd via de voorloper van Wereldkinderen, maar die zette nooit ook maar één vraagteken bij de dossiers.”

 

Het was de tijd van schrijver Jan de Hartog, een van de eerste adoptievaders in Nederland, zo kan als verzachtende omstandigheid worden aangevoerd. Die deed in het tv-programma ’Mies en scène’ van Mies Bouwman een emotionele oproep tot adoptie: ieder kind dat gered kan worden, is er één, zo was het heersende idee.

 

Anno 2008 lijkt die naïviteit verdwenen, komen er geregeld misstanden in het nieuws en is adoptie een wijdverbreid internationaal fenomeen dat z’n goede imago langzaam aan begint te verliezen. Maar volgens Westra is de ’adoptiemythe’, zoals De Hartog die als eerste verkondigde, nog steeds dominant: „Veel moderne adoptieouders zijn net zo naïef als de ouders van toen. Ze sluiten hun ogen voor de harde werkelijkheid.”

 

In die werkelijkheid, gezien door Westra’s ogen, reizen er jaarlijks 40.000 kinderen uit zogeheten kansarme landen naar hun adoptieouders in het rijke Westen. Zij ondernemen die reis in de eerste plaats om de kinderwens van hun aanstaande nieuwe vader en moeder: „Adoptie is een leverancierskwestie geworden, en geen hulp- of redmiddel.”

 

Westra plaatst kritische kanttekeningen bij alle facetten van het adoptieproces. Bij het geld dat ermee gemoeid is en dat het kinderaanbod volgens hem dus vergroot: „De weeshuizen zijn onder andere zo vol vanwege de vele adoptieaanvragen.” Bij de motieven van adoptieouders: „Als ze zo graag kinderen willen helpen, waarom nemen ze dan geen Nederlands pleegkind?” Bij hun westerse arrogantie: „Veel adoptieouders denken toch dat speelgoed en weelde bijdragen aan geluk.”

 

Bij het beeld van het arme weeskind dat nergens anders terechtkan: „Het is vaak onduidelijk of zogenaamde wezen of vondelingen ook echt zonder ouders zijn.” En bij de moeder die, bijvoorbeeld uit geldnood, wel afstand van haar kind ’moest’ doen: „We vinden in Nederland tegenwoordig dat vrouwen hun kind beter niet kunnen afstaan. Waarom keuren we dat bij buitenlandse vrouwen dan wel goed?”

 

Tot slot betwijfelt Westra of het voor kinderen wel zo goed is om in een totaal andere cultuur door adoptieouders te worden opgevoed: „Waarom denk je dat volwassen geadopteerden zelf zelden kinderen willen adopteren? Ik vind dat je alles op alles moet zetten om een kind bij zijn ouders te laten. Je moet het niet lostrekken van zijn oorspronkelijke basis.”

 

Zo kan Westra uren doorgaan, op zakelijke toon, terwijl hij zijn betoog met cijfers en feiten lardeert. Toch vindt hij zichzelf geen ’strijder tegen adoptie’, zoals adoptieouders hem op internetforums wel noemen. Voor sommige kinderen, die echt geen ouders, familiebanden en vangnet meer hebben, kan adoptie volgens Westra wél een laatste redmiddel zijn. „Ik voer geen strijd”, zegt hij. „Ik wil alleen de waarheid boven tafel.”

 

Aan die tafel zit hij nu geregeld, als voorzitter van United Adoptees International, met beleidsmakers en werkers in het adoptieveld. Hij is zich ervan bewust dat hij in die overleggen waarschijnlijk maar een klein deel van de 36.000 volwassen geadopteerden in Nederland vertegenwoordigt. Veel geadopteerden zijn loyaal aan hun adoptieouders, en dat is logisch, zegt Westra: „Je wilt als kind niet ondankbaar zijn. Je adoptieouders hebben je toch alles gegeven wat je nodig had?”

 

Het is overigens ook heel begrijpelijk en prima als volwassen geadopteerden zich níet met het vraagstuk van adoptie willen bezighouden, vindt Westra: „Want wie wel op zoek gaat naar het conflict in zichzelf, betaalt een hoge prijs: relaties worden verbroken, mensen raken hun banen kwijt.”

 


United Adoptees International

In het debat over internationale adoptie ontbrak tot voor kort één stem, zegt Hilbrand Westra: die van de volwassen geadopteerde. Terwijl deze juist heel waardevolle informatie kan verstrekken over bijvoorbeeld de effecten van adoptie. Daarom richtte Westra, zelf geadopteerd, in 2006 een organisatie op voor volwassen geadopteerden: United Adoptees International (UAI, zie voor informatie de website
www.uai-nl.blogspot.com). De UAI beschouwt adoptie niet als de oplossing van een probleem, maar als een probleem op zichzelf.

 

Bron : Trouw