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15/11/2014

Film-enquête sur les vols de nouveau-nés dans les maternités sous le franquisme

rapt-bebe-espagne.jpgEnterrar y Callar, est un film terminé en 2014 par Anna Lopez Luna qui traite du rapt de nouveau-nés dans des hôpitaux publics. Les vols ont débuté à la fin de la guerre d’Espagne. Il s’agit au départ de soustraire des enfants à l’influence néfaste de combattantes républicaines, afin de les élever dans la “vraie foi” en les baptisant puis en les confiant à des couples catholiques.[2] Il se crée ainsi un vivier dans lequel dignitaires et familles pratiquantes en mal d’enfants vont puiser. Les guerres civiles ont cela de particulier qu’elles font s’affronter idéologiquement différentes fractions de la même population. D’un  côté il y a les tenants du pouvoir en place, de l’autre les républicains. L’autorité ecclésiastique et l’autorité séculière s’allient pour “sauver ces jeunes âmes” en perdition. Ce trafic commandé par la dictature a perduré bien après la chute de Franco. Les désastres de la guerre civile se sont poursuivis jusqu’à récemment… Si, dire que la moitié des Espagnols est en train de réaliser qu’elle a été adoptée illégalement par l’autre moitié est excessif, les familles décomposées et recomposées aux grès de cabales de notaires, médecins et religieuses sont légion.
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Mémoire, corruption, séquelles de la dictature en Espagne : Enterrar y Callar (2014) d’Anna Lopez Luna

 

07/08/2014

La fausse mère d'une belge arrêtée.

Guatemala

Source: Le Soir

10:39 Écrit par collectif a & a dans Bébés volés, Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

21/02/2014

Les enfants de la Réunion. Une reconnaissance tardive

Du début des années 1960 au début des années 1980, l’État français a organisé la déportation de 1 600 enfants réunionnais (orphelins ou présumés abandonnés) vers la métropole. On leur promettait qu’ils pourraient y faire des études puis s’en retourner vers leur pays natal. Mais, arrachés brutalement à leur environnement, ils furent placés en foyer ou en famille d’accueil dans des conditions souvent indignes, voire utilisés comme main d’œuvre agricole gratuite, dans les champs de la Creuse et d’ailleurs.

Les députés voteront sans doute une motion reconnaissant la responsabilité de l’État français dans cette maltraitance.  Une reconnaissance bien tardive, et dont il est affirmé d’avance qu’elle n’ouvrira droit à aucune réparation !

Source : L’exil forcé des enfants de la Réunion


- Les «enfances perdues» de l’Australie et de la Réunion.
Entretien avec Ivan Jablonka.


- J’ai le sentiment que mes origines n’ont pas été respectées. Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à me projeter dans le futur.
Témoignage de Marie-Thérèse Gasp, aussi connue sous le nom de Dominique Foucher.



14/01/2014

Pour des adoptions internationales plus éthiques

Irrégularités, manque de transparence, confusion avec l’humanitaire… Des voix s’élèvent pour stopper les dérives de l’adoption internationale qui ternissent son image.


Mercy, mercy («Pitié, pitié»), l’histoire vraie d’une adoption… Tel est le titre d’un documentaire danois, projeté en France, le 20 novembre dernier, lors du festival «Enfances dans le monde» organisé par le Bureau international catholique de l’enfance (BICE) et qui pourrait bien bouleverser notre regard sur l’adoption internationale, comme il est en train de bouleverser celui des Danois.

La réalisatrice (Katrine Riis Kjaer) a en effet filmé pendant quatre ans l’adoption de deux enfants éthiopiens par un couple danois. On y voit leurs parents «biologiques», malades du sida, céder à la pression d’une agence d’adoption, leur faisant espérer un avenir meilleur («c’est une chance pour vos enfants», «remerciez simplement Dieu de ce qui vous arrive. Ne vous inquiétez pas pour eux, ils vous oublieront.») ; puis, pris de remords, aller frapper désespérément aux portes de l’orphelinat pour réclamer, comme on leur a promis, des nouvelles de leurs enfants.

On suit surtout le parcours tragique de Ruba et de Masho (4 ans), qui ne comprend pas ce qui lui arrive, réclame sa maman, s’enferme dans des crises de violence… jusqu’à ce que ses parents adoptifs, désemparés, la confient aux services sociaux.

«C’est probablement l’un des documents les plus forts et les plus dérangeants sur les abus de l’adoption internationale, mais aussi sur nos rapports aux pays pauvres», souligne Alessandra Aula, secrétaire générale du BICE. Manipulation des parents d’origine, instrumentalisation des enfants, absence de préparation des parents adoptifs aveuglés par leur désir d’enfant, irresponsabilité de l’agence et des autorités danoises. «Ce film montre tout ce qu’il faudrait bannir pour qu’une adoption soit faite dans l’intérêt de l’enfant.» Le gouvernement danois a d’ailleurs depuis suspendu les activités de son agence Danadopt en Éthiopie. «Une adoption ne doit jamais s’apparenter à une vente ou à une pseudo-vente», insiste Alessandra Aula, qui rappelle aussi l’attachement du BICE aux principes énoncés par la Convention internationale des droits de l’enfant et par la convention de La Haye, qui régit l’éthique de l’adoption : «Il faudrait autant que possible le laisser dans sa famille élargie, en favorisant le développement communautaire sur place.» 

C’est aussi la position de l’Unicef. «L’adoption internationale peut être une solution pour l’enfant, quand elle est faite dans son intérêt. Mais dans certains pays, des réseaux se sont organisés, qui ont perdu de vue cet objectif», souligne Jean-Claude Legrand, conseiller régional en protection de l’enfance à l’Unicef (à Genève). Les pays d’accueil ont dans ce domaine une part de responsabilité. «Leurs ambassadeurs se retrouvent avec le mandat d’obtenir des enfants à adopter, et sont tentés de faire du chiffre, en compétition avec les autres pays.» «Il faut qu’on mette fin à ces dérives, insiste-t-il. C’est dans l’intérêt de tous. D’autant plus qu’un nouveau phénomène émerge : le nombre grandissant d’adoptions en échec, certains enfants ayant le sentiment d’avoir été “enlevés” ou “achetés”. De plus en plus d’adolescents adoptés sont placés dans les services sociaux, même si les gouvernements ne veulent pas publier leurs chiffres. La commission d’enquête mise en place par le gouvernement danois sur les adoptions en Éthiopie a également révélé que de plus en plus de familles adoptives européennes renvoyaient leurs enfants dans leur pays.» 

Sur ces zones sombres de l’adoption, on préférait ne pas lever le voile. Mais le silence commence à se briser. En France, les associations d’adoptés commencent à être mieux écoutées. Regroupées dans le Conseil national des adoptés (CNA), elles viennent de publier une «charte éthique», où elles demandent un plus grand respect de leurs parents d’origine, une totale transparence, et un encadrement plus rigoureux des procédures. «Si les adoptions frauduleuses restent minoritaires, les dérives sont encore trop fréquentes», regrette Cécile Février, présidente du CNA. «Les incitations à l’abandon et les manipulations des parents sont encore courantes dans les pays où on ne connaît pas l’adoption plénière : on leur fait croire qu’ils garderont des liens, que leurs enfants leur enverront de l’argent… On voudrait un meilleur contrôle des OAA (organismes agréés pour l’adoption) à tous les niveaux, car ils bénéficient jusque-là d’une certaine impunité.» Mais elle espère aussi faire changer les mentalités. «L’adoption n’est pas un geste humanitaire, insiste-t-elle. Et il faudrait faire comprendre qu’un enfant peut être heureux dans sa famille même si elle est pauvre, et qu’on n’adopte pas pour lui donner un niveau de vie meilleur.»

 

Lire la suite dans La Croix.


11/09/2013

Sur internet, des parents américains échangent leur enfant adopté

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Reuters révèle l'existence d'un réseau de groupes Yahoo! et Facebook dédiés à l'échange d'enfants aux Etats-Unis.
 

De plus en plus de parents américains proposent sur les réseaux sociaux des enfants qu’ils ont adoptés mais dont, quelques années après, ils ne veulent plus. Cette pratique, facilitée par la législation américaine, ouvre la porte à toutes sortes d’abus.

Le « re-homing », soit une adoption dite de « seconde mains » a fait son apparition aux États-Unis. Des parents proposent sur internet leur enfant adopté dont ils ne veulent plus. Il peut alors être à nouveau adopté par n’importe qui et sans aucun contrôle.

« Nous avons adopté une petite Chinoise de 8 ans. Malheureusement, après cinq jours à la maison, le courant ne passe pas. Cela intéresse quelqu’un ? » Cela ressemble à une annonce pour se débarrasser d’un animal devenu encombrant, et pourtant il s’agit bien d’une petite fille. Une petite fille qui quelques jours seulement après avoir été adoptée est déjà proposée au tout-venant. Aussi choquant que cela puisse paraître, cela n’a rien d’une exception comme le démontre une enquête de 18 mois de l’agence Reuters.


Enfant adopté à donner

Des annonces comme celles-là, Reuters en a découvert plus de 5000 sur le net. Elles ont été publiées sur des groupes Yahoo ou Facebook par des parents voulant se débarrasser d’enfants qu’ils avaient adoptés peu de temps auparavant. La plupart sont âgés de 6 à 14 ans et viennent de pays comme la Russie, la Chine, L’Éthiopie ou l’Ukraine.

 Après avoir été informé de l’existence de ces groupes de don d’enfant sur son site, Yahoo les a immédiatement supprimés. Facebook lui a refusé. La porte-parole du réseau social s’est justifiée en expliquant qu’« Internet est le reflet de notre société. Les gens utilisent toutes sortes de moyens de communication pour aborder toutes sortes de problèmes, y compris les plus compliqués comme c’est le cas ici ». Ce groupe, appelé « Way stations of Love » est toujours actif, mais est désormais privé. Il est donc impossible d’y accéder sans y être invité par un membre.

Des enfants à maltraiter ?

L’enquête de Reuters montre que, souvent, ces enfants « à donner » sont maltraités dans leur nouvelle famille. « Ils n’ont pas été élevés par leurs parents biologiques et ont été envoyés dans un pays qu’ils ne connaissent pas, parfois sans même parler l’anglais » explique Michael Seto, un Canadien expert dans les cas d’abus sexuel sur les enfants. « Ils sont une proie facile particulièrement susceptible d’être exploitée».

C’est notamment le cas de Quita, une adolescente de 16 ans originaire du Liberia. Elle a été adoptée par une famille américaine avant d’être refourguée par petite annonce dans la famille Eason. Problème : Nicole Eason a perdu la garde de son propre bébé à cause de « problèmes psychiatriques sévères et de tendances à la violence ». Quelque temps auparavant elle avait également été accusée d’abus sexuels sur des enfants dont elle s’occupait comme baby-sitter. Pas vraiment le profil de rêve pour une nouvelle maman.
Se débarrasser d’un enfant est très facile aux USA

Selon les lois américaines, une simple procuration permet aux parents de confier la garde de leur enfant à un autre adulte. Si à l’origine cette procédure a été mise en place pour des situations temporaires - comme c’est le cas quand un enfant est confié à un proche en cas d’absence des parents - elle est désormais aussi utilisée pour transférer des enfants adoptés chez de parfaits inconnus. Personne ne vérifie chez qui va l’enfant et les autorités de protection de l’enfance n’enquêtent pas sur le nouveau foyer à moins que ce dernier change d’État. Mais là aussi, rien dans la loi n’oblige les parents à le signaler.

Selon une estimation du gouvernement entre 10 à 25 % des adoptions internes au pays échouent. « Si l’on applique ce pourcentage aux adoptions d’enfant étranger, 24 000 enfants ne seraient plus élevés par les parents qui les ont adoptés initialement ». Les experts ajoutent que ce pourcentage pourrait se révéler plus important encore à cause du manque de soutien accordé aux parents adoptifs.

Sources : RTBF - Le Vif




02/12/2012

Arche de Zoé : quelques leçons apprises…

arche-de-zoe.jpgA l’occasion du procès qui s’ouvre, en France, cette semaine (03.12.12), l’affaire de l’Arche de Zoé (en 2007) revient dans l’actualité et permet de rappeler quelques leçons apprises, à la lumière de cette pitoyable saga.

 

 

Y avait-il « exercice sans autorisation de l’activité d’intermédiaire en adoption d’enfants » ?

L’Arche de Zoé ne s’est jamais présentée aux familles comme ayant le statut légal d’intermédiaire en adoption. Mais, tant par écrit (dans les documents d’informations aux familles) qu’oralement (dans les conférences publiques) la possibilité de l’adoption est toujours mentionnée comme l’étape suivant l’accueil des enfants, mais sous la seule responsabilité des familles, celle de l’Arche de Zoé « s’arrêtant » à la remise des enfants aux familles dès l’arrivée sur sol français.

Un des critères de sélection des familles étant la capacité de prise en charge des enfants à vie, attestée si possible par un agrément de l’Aide Sociale à l’Enfance, des familles ont « naturellement » vu ainsi, de bonne foi, la possibilité de réaliser leur désir d’adoption, plus rapidement et pour moins cher que dans les procédures habituelles.

 

Les fondateurs de l’Arche de Zoé ont sciemment surfé sur l’appel d’air créé par la conjonction d’une situation d’urgence et d’une « demande » d’adoption, en proposant une procédure « accélérée » d’arrivée d’enfants présentés – qui plus est – comme orphelins et en danger de mort. Or l’adoption n’est pas une action d’urgence et seuls sont adoptables les enfants déclarés tels par les autorités de leurs pays.

La suite sur le blog de Bernard Boeton "Chronique de l'Abrincate"

Arche de Zoé : "Ma mère m'a dit que les Blancs nous auraient mangés"
Le Monde

Arche de Zoé: l'absence d'Eric Breteau, une "grande lâcheté"
RTL


Historique de l'affaire "Arche de Zoé" au Tchad

 

31/01/2012

Espagne. L'affaire des bébés volés. Baltasar Garzon, poursuivi à la demande de deux associations d'extrême droite.

Baltasar Garzon, poursuivi à la demande de deux associations d'extrême droite, est accusé d'avoir enfreint la loi d'amnistie votée en octobre 1977, deux ans après la mort de Francisco Franco, qui était censée imposer un pacte du silence sur les années noires de la guerre civile (1936-1939) et de la dictature (1939-1975). A 56 ans, poursuivi pour abus de pouvoir, Baltasar Garzon risque vingt ans d'interdiction d'exercer, une peine qui mettrait fin à sa carrière. Son procès doit se poursuivre mercredi avec les premières auditions des 22 témoins représentant les familles de victimes.

Le magistrat a d'ailleurs profité de sa déposition pour souligner qu'il n'existait "aucune donnée sur la guerre civile", et que son instruction avait finalement reposé sur le travail d'associations et sur des témoignages pour chiffrer le nombre des disparus à plus de 114 000.

Le dossier ouvert par Baltasar Garzon, mondialement connu pour avoir fait arrêter l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998 à Londres, lui a valu l'inimitié des milieux conservateurs qui l'accusaient de raviver de vieilles blessures.
Mais les familles de disparus ne cessent de dénoncer l'absence de volonté de l'Espagne de faire face à son passé, en dépit d'une loi votée en 2007 afin de réhabiliter les victimes.

Un dernier scandale en date a fait surface l'an dernier lorsque des familles ont commencé à témoigner sur le sort de bébés volés pendant la dictature, une pratique qui a donné lieu à un véritable trafic jusque dans les années 1980.

La suite dans Le Monde.

15:40 Écrit par collectif a & a dans Bébés volés, Maltraitance, Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : espagne | |  del.icio.us