03.07.2009
Bébés de la Chine vendus pour l'adoption
Des dizaines de bébés-filles dans le sud de la Chine auraient été enlevés de leurs parents qui avaient enfreint les lois de la planification familiale et ensuite vendus pour l'adoption outre-mer.
Traduit de l'article "China babies sold for adoption" paru dans BBC News, le 2 juillet 2009.
Une enquête menée par Southern Metropolis News appartenant à l'état, a révélé que près de 80 filles dans un comté avaient été vendues pour 3.000$ ( 1.800£) à des étrangers.
Les bébés étaient pris lorsque les parents ne pouvaient pas payer les fortes amendes imposées pour avoir trop d'enfants.
Les responsables locaux auraient forgé des documents pour compléter les transactions, indique le rapport.
Politique impopulaire
Les parents dans les zones rurales ont le droit à deux enfants, à la différence des citadins qui ont droit à un.
Mais s'ils ont plus que cela, ils font face à une amende d'environ 3.000$ - plusieurs fois supérieure au revenu annuel de beaucoup de fermiers.
La politique est très impopulaire chez les habitants des zones rurales, précise Quentin Somerville de BBC à Beijing.
Près de 80 bébés-filles dans un comté de la province du Guizhou, dans le sud du pays, ont été confisqués de leur famille lorsque leurs parents ne pouvaient pas ou ne voulait pas payer l'amende, dit Southern Metropolis News.
Les filles étaient placées dans des orphelinats et vendues à des couples des États-Unis et d'un certain nombre de pays européens.
Les frais d'adoption étaient partagés entre les orphelinats et les fonctionnaires locaux, dit le journal.
La traite des enfants est très répandue. Un resserrement des règles d'adoption pour les étrangers en 2006 s'est révélé inefficace face à la corruption locale.
Enfants pris dans les adoptions frauduleuses
Traduit de l'article "Kids taken in adoption scam" paru dans Shangai Daily, le 2 juillet 2009.
Un orphelinat au sud-ouest de la Chine a été accusé de retirer des enfants de leurs parents qui ne peuvent payer les amendes pour violation de la politique de planification familiale et de les envoyer à l'étranger pour l'adoption.
L'orphelinat aurait gagné 3.000$US pour chaque enfant placé dans une famille étrangère.
Les allégations impliquent des responsables de la planification familiale dans le comté de Zhenyuan, la province du Guizhou. Ils ont exigé que les parents qui ont violé les règles de contrôle de naissance paient 10.000 yuans (1.460$US) pour chacun des enfants supplémentaires, selon Nanfang Metropolis Daily.
Ceux qui ne pouvaient pas se permettre de payer l'amende ont été ordonnés de donner leur enfant à un orphelinat local, dit le document.
Lu Xiande, un agriculteur de Zhenyuan, s'est fait enlever sa quatrième fille par l'orphelinat en juin 2004, selon le rapport.
La fille de Lu est née en février 2003. Un fonctionnaire de la planification familiale, nommé Shi Guangying, a approché la femme de Lu, Yang Shuiying, et lui a dit que le gouvernement prendrait sa fille parce qu'elle ne pouvait pas payer l'amende, dit le papier.
Shi a dit à la presse que l'enlèvement de l'enfant était en accord avec les politiques de comté. Plusieurs autres résidents ont rapporté des expériences similaires, a dit le journal.
L'orphelinat acheminait les enfants dans le système de la Chine pour les adoptions étrangères, signale le document.
Les familles d'outre-mer envoyaient les applications par le biais des agences d'adoption dans leur pays à un centre d'adoption soutenu par l'état en Chine. Le centre recueillait des informations sur les enfants abandonnés etorphelins du pays, y compris l'orphelinat Zhenyuan, et les envoyaient aux familles adoptives.
Si un enfant était choisie, l'orphelinat recevait 3000$US de la famille adoptive.
L'orphelinat Zhenyuan prétendait que tous ses enfants étaient abandonnés ou orphelins, a indiqué le journal.
Les preuves ont révélé que de nombreux "orphelins" de l'orphelinat Zhenyuan avaient en fait été enlevés de leurs parents par les cadres locaux, selon Tang Jian du bureau de la planification familiale de Zhenyuan.
Via le blog de Kim Myung-Sook, Fabriquée en Corée.
Weer adoptieschandaal in China.
De Chinese overheid heeft ouders gedwongen hun kinderen af te staan en boden hen ter adoptie aan. Een aantal kinderen is via adoptie ook in Nederlandse gezinnen terecht gekomen. Dat melden Chinese media volgens dagblad "Trouw".
Volgens deze media gaat het om een tehuis in het district Zhenyuan in de provincie Guizhou. Sinds 2001 zouden ongeveer tachtig kinderen zijn weggehaald van hun ouders, in dit tehuis zijn ondergebracht en ter adoptie zijn aangeboden. In China staat een boete op het krijgen van meer dan één of twee kinderen. Wanneer de ouders de boete niet konden opbrengen, werd het ‘illegale’ kind weggenomen.
Dit adoptieschandaal staat niet op zichzelf. Al eerder berichtte Netwerk over verdachte adopties uit China, nadat een groot adoptieschandaal in het district Shaoyang in de provincie Hunan werd onthuld in 2006. Families dienden daar een petitie in waarin ze hun afgenomen kinderen terugeisten.
Uit dat schandaal bleek dat Nederlandse adoptieorganisaties ook kinderen adopteerden uit kindertehuizen die bij het schandaal betrokken waren. Maar na de geruststellende woorden van China aan het Ministerie van Justitie bleef en blijft Nederland kinderen uit China adopteren.
Vanavond in Netwerk antwoord op de vraag hoeveel verhandelde Chinese kinderen via adoptie in Nederland terecht zijn gekomen.
Source: Netwerk.
Repères
- Adoptions en Chine. Les autorités enlèveraient les enfants de leurs parents.
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| Tags : chine, adoption illégale, vente de bébé |
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15.05.2009
Le commerce d'orphelins. Un regard sur les familles touchées par la corruption des adoptions internationales.
The Orphan Trade. A look at families affected by corrupt international adoptions.
By E.J. Graff
[Via Pound Pup Legacy - Kerry ]
Who wants to buy a baby? Certainly not most people who are trying to adopt internationally. And yet too often—without their knowledge—that's what happens with their dollars and euros.
Westerners have been sold a myth that poor countries have millions of healthy abandoned infants and toddlers who need homes. But it's not so. In poor countries, as in rich ones, healthy babies are rarely orphaned or given up—except in China, where girls have been abandoned as a result of its draconian one-child policy.
Yes, tens of thousands of needy children around the world—many languishing in horrible institutions—do need families. But most children who need new homes are older than 5, sick, disabled, or somehow traumatized. Quite reasonably, most prospective Western parents don't feel prepared to take on those more challenging kids, preferring to wait in line for healthy infants or toddlers.
The result is a gap between supply and demand—a gap that's closed by Western money. Adoption agencies spend sums in-country that are enormous compared with local per-capita incomes. In poor countries without effective regulation or protections for the poor, that can induce locals to buy, coerce, defraud, and kidnap healthy children away from their birth families for sale into international adoption.
To use the language of globalization, orphans are sometimes "manufactured": Children with families are stripped of their identities so that Westerners can fill their homes. No one knows how many or how few are "manufactured." Whatever the proportion, the Western adoption agencies can plausibly deny knowing what their local contractors are doing wrong—and yet continue to send tens of thousands of U.S. dollars in per-child commissions to local "facilitators" who supply children. Once an illicit orphan-manufacturing chain gets going, "facilitators" may even solicit older and unhealthy children to order. When one country's adoptions are closed down to regulate or stop the trafficking, the adoption industry moves to the next "hot" and under-regulated country. (For Americans, these are currently Ethiopia and, to a lesser degree, Nepal.)
Sometimes these people don't seem real; their names are strange, and they live far away, in unimaginably different circumstances. To help imagine their lives, we present some pictures of families affected by corrupt adoptions.
Click here to read a slide-show essay about international adoption.
17:35 Publié dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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14.05.2009
Enfants adoptés en provenance de l'Inde souvent volés
Des centaines d'enfants adoptés de l'Inde n'ont jamais été volontairement abandonnés par leurs parents, mais ont été volés ou vendus par des trafiquants, souvent avec l'aide de l'orphelinat.
Dans l'émission néerlandaise "Een Vandaag", le récit d'une mère australienne qui découvre que son enfant a été adopté contre le souhait de la mère biologique indienne et qu'il a été vendu.
Adoptiekinderen uit India vaak gestolen
Honderden adoptie-kinderen uit India zijn nooit vrijwillig door hun ouders afgestaan, maar blijken te zijn gestolen of verkocht door mensenhandelaren, vaak met medewerking van weeshuizen. In EénVandaag het verhaal van een Australische moeder die ontdekt dat haar geadopteerde kinderen tegen de zin van hun biologische Indiase moeder zijn verkocht.
Source : Eén Vandaag.
"Enfants adoptés en provenance de l'Inde souvent volés" est la traduction du titre de l'émission néerlandaise : "Adoptiekinderen uit India vaak gestolen".
Certes, il ne faut pas généraliser. Mais quand même ..., il y a de sérieuses dérives dans l'adoption internationale!
Et pas uniquement en Inde bien sûr.
11:44 Publié dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : inde, adoption internationale, trafic d'enfants |
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17.04.2009
Trafic d'enfants au Libéria. Une ONG poursuit en justice les autorités.
Monrovia - Une organisation libérienne de défense des droits de l’Homme a annoncé jeudi qu’elle avait porté plainte pour trafic d’enfants contre le gouvernement et un organisme d’adoption après la disparition le mois dernier de 35 petits Libériens.
Selon le Centre indépendant des droits civils et humains (CHRC) les enfants, âgés de un à douze ans, ont disparu alors qu’ils étaient en passe d’être adoptés par le biais du Réseau ouest-africain d’aide aux enfants (WACSN), organisme enregistré auprès du gouvernement pour faciliter l’adoption d’enfants Libériens par des familles américaines. "Nous avons porté plainte contre le gouvernement et l’organisme d’adoption" pour trafic d’enfants, a indiqué à l’Afp Mervin Page, dirigeant du CHRC.
L’affaire sera examinée vendredi par un juge de Monrovia, a-t-il ajouté. Selon le Chrc, les enfants ont été interceptés par les autorités alors qu’ils s’apprêtaient à s’envoler vers les Etats-Unis avec leurs familles adoptives. "D’après nos informations, ces enfants étaient prêts à partir avec leurs parents adoptifs quand le ministère de la Santé, avec le soutien du ministère de la Justice, les ont interceptés à l’aéroport."
Source : Le Soleil - Sénégal.
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06.04.2009
Grand ménage sur le marché de l’adoption au Guatemala.
Devant l’ampleur du trafic d’enfants qui sévit dans le pays, le gouvernement a choisi de mettre de l’ordre. Un changement d’attitude qui complique la vie de milliers de familles américaines en quête d’un bébé.
Le gouvernement du Guatemala a reconnu, le 23 mars 2009, qu'il détenait des preuves indiquant que des orphelins de la guerre civile avaient été proposés à des familles étrangères - en majorité américaines - en vue d'une adoption, plutôt qu'on s'efforce de retrouver leurs proches.
Une enquête est en cours, dont les conclusions devraient être publiées en avril.
Source : Courrier International n° 961.
Repères
- Guatemala: 46 enfants découverts dans un orphelinat clandestin
Quarante-six enfants destinés à une adoption illégale ont été découverts dans un orphelinat clandestin du Guatemala. [...] Les adoptions d'enfants par des étrangers, notamment des Américains, se multiplient au Guatemala.
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- Un médecin arrêté au Guatemala pour adoptions frauduleuses
Un médecin a été emprisonné ce jeudi 3 juillet au Guatemala sur décision d'un tribunal qui le soupçonne d'être [...] Des intermédiaires véreux tentent d’exploiter le désir de couples du Nord d’adopter un enfant abandonné au Sud.
Lire la suite
- Le Guatemala suspend les adoptions d'enfants par des étrangers
Le Guatemala suspend, sauf exception, les adoptions d'enfants par des ressortissants étrangers, mettant fin à une pratique qui [...] Jusqu'à la création du CNA, les vols d'enfants aux fins d'adoption illégale étaient [...]
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- Pour satisfaire la demande d'adoption, le Guatemala exporte ses enfants
Au Tchad, l'Arche de Zoé a tenté d'enlever une centaine d'enfants. Le Guatemala, lui, en exporte des milliers chaque année, un commerce lucratif. Deux exemples extrêmes.
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23.03.2009
Des éthiopiens condamnent la vente d'enfants pour l'adoption
Ethiopians condemn the sale of children for adoption
[Via le blog de Roelie Post, Romania-for export only]
La semaine dernière la CBC canadienne a donné la parole à des parents adoptifs canadiens au sujet de leurs enfants éthiopiens. Contrairement à ce qui est mentionné dans les documents d'adoption, l'investigation de la CBC indique que les enfants ne sont pas orphelins.
- L'article complet : Ethiopian adoption. Canadian parents raise concerns.
- Une vidéo en langue française peut être visonnée sur Radio-Canada
Le Comité de solidarité pour les prisonniers politiques éthiopiens est venu à la rescousse des enfants d'Ethiopie.
Aujourd'hui, la déclaration suivante a été publiée en ligne :
"Il faut condamner la vente d'enfants sous couvert de l'adoption".
Repères
- Adoption de l'Ethiopie. Des pratiques douteuses.
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17.03.2009
Au moins 100 orphelins mineurs du Kirghizistan transportés illégalement.
At least 100 underage orphans illegally transported from Kyrgyzstan
16/03-2009 12:29, Bishkek – News Agency “24.kg”, By Daniyar KARIMOV
“According to preliminary data, about 100 underage orphans were illegally transported from Kyrgyzstan,” chief of the special investigation department under Kyrgyz Prosecutor General’s Office Uchkun Karimov said.
Kyrgyz Prosecutor General’s Office investigates over 12 criminal cases on illegal adoption and transportation of underage orphan children abroad.
Adoption of children by foreigners is possible only through the court in Kyrgyzstan. The Kyrgyz Prosecutor General’s Office is aware of the facts when positive verdicts were returned on the basis of fictive papers - copies of documents submitted to the justice whereas it is necessary to submit the originals, Uchkun Karimov said.
Some similar decisions were made by the daughter of Abdygany Erkebaev. Karimov said if the judge and some of her colleagues are found guilty, the Prosecutor General’s Office will consider the issue of bringing them to trial.
Source: Russian News Agency eng.24.kg
* * *
Adoption : les coulisses d'un trafic. Mardi 17 mars 2009 à 22h05. W9 Mag.
Ces dernières années l'adoption ultra-rapide de certaines célébrités comme Madonna ou Angelina Jolie a révélé l'existence de réseaux parallèles pour l'adoption. S'agit-il de trafics d'enfants? Profitant de la défaillance des pouvoirs publics et de l'ignorance des parents biologiques ou adoptants, certains pays sont devenus de véritables marchés de l'adoption... Quels pays sont les plus touchés ? Comment les parents biologiques sont-ils trompés ? Que deviennent les enfants adoptés illégalement ?
W9MAG fait le point sur un commerce révoltant.
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10.03.2009
Trafic d'enfants au Népal.
Plusieurs enfants népalais auraient été adoptés illégalement par des familles espagnoles. Leurs parents, dont certains cherchent aujourd'hui à les récupérer, auraient été manipulés, dénonce le quotidien madrilène El País.
A la mort de son mari, Nirmala Thapa, une Népalaise de 35 ans, a dû confier ses trois plus jeunes enfants à un centre pour mineurs qui lui proposait de s'en occuper et de les élever pendant qu'elle réglerait ses problèmes financiers. Mais, lorsqu'elle a voulu les récupérer, elle a découvert qu'ils avaient été donnés en adoption à une famille espagnole. Il s'agit de l'un des cas enregistrés par CWIN, une ONG népalaise pour la protection de l'enfant.
"Elle cherche à récupérer sa progéniture depuis déjà trois ans, mais ce n'est pas facile : elle a en effet signé une lettre dans laquelle elle consent à abandonner son autorité parentale. Mais elle a été trompée : elle ne sait pas lire", raconte Madhav Pradhan, le directeur de CWIN. Cette ONG a aidé Thapa à dénoncer cet abus devant le gouvernement du district de Katmandou. L'organisation a également apporté son soutien à cinq autres familles népalaises qui réclament sept enfants adoptés par des familles espagnoles. Selon Madhav Pradhan, "la majorité des adoptions internationales au Népal sont irrégulières".
Selon une étude réalisée l'an dernier par l'UNICEF et l'ONG suisse Terre des hommes (TDH), le manque de contrôle a favorisé la vente, l'enlèvement et le trafic d'enfants, ainsi que le développement d'une industrie "fondée sur l'attrait du gain plutôt que sur le bien-être des mineurs". Les parents adoptifs paient jusqu'à 25 000 dollars (environ 20 000 euros) par enfant. Le directeur d'un centre reconnaît que beaucoup profitent de la situation "des gens pauvres des campagnes en leur conseillant d'amener leurs enfants dans un pensionnat de Katmandou, pour finalement les donner en adoption à des étrangers". Selon le rapport, sept parents sur neuf ont signé la lettre de consentement sans en comprendre le contenu.
UNICEF et TDH ne précisent pas quel pourcentage des enfants ramenés en Espagne ont été adoptés de cette façon, mais les organisations soulignent que les irrégularités sont monnaie courante. Jusqu'à 80 % des enfants auraient pu rester au Népal "et être recueillis par des membres de leur famille", affirme le délégué de TDH [pour le Népal], Joseph L. Aguettant.
C'est en Espagne qu'ont été adoptés le plus d'enfants népalais depuis l'an 2000 (681 sur 2 314). Cent soixante-dix d'entre eux sont arrivés l'an dernier. Des sources de l'ambassade d'Espagne à New Delhi affirment que le rôle des fonctionnaires se limitait à délivrer des passeports aux enfants pour lesquels tous les papiers étaient en ordre.
Les Espagnols interrogés par El País ont de leur côté déclaré connaître l'existence des parents biologiques des enfants qu'ils ont adoptés. Ils croient cependant que certaines familles népalaises sont si pauvres qu'elles sont prêtes à abandonner leur enfant pour lui offrir une vie meilleure à l'étranger. Les témoignages des parents espagnols coïncident tous sur la rectitude de la procédure.
Mais les défenseurs des droits des enfants ont pour leur part une vue très différente du bonheur des enfants. "C'est très condescendant de penser qu'on peut offrir un meilleur avenir à ces enfants simplement parce que nous sommes plus riches. Les enfants seront toujours mieux avec leur famille ou dans leur propre pays. Nous ne sommes pas contre l'adoption internationale, mais nous croyons qu'elle ne doit être employée qu'en dernier recours", souligne le délégué de TDH. La représentante de l'UNICEF au Népal, Joanne Doucet, est également de cet avis. "Nous devons promouvoir l'adoption au niveau national", estime-t-elle. Seuls 4 % des enfants sont adoptés par des familles locales. Pendant ce temps, quelque 15 000 enfants vivent dans les centres infantiles et les orphelinats du Népal. Nombreux sont ceux dont les parents sont toujours en vie et qui sont arrivés là frauduleusement ou sous la contrainte. Les irrégularités se sont multipliées à partir de 2000, lorsqu'un gros orphelinat a perdu le monopole [de l'adoption internationale] et que ses employés "ont créé leurs propres centres de mineurs dans l'espoir de faire des affaires", raconte le responsable de TDH. Les enfants y vivent dans de très mauvaises conditions.
Quant aux mineurs népalais qui vivent en Espagne et qui "ne sont pas orphelins au sens strict du terme", les experts estiment qu'il y a peu de chances qu'ils retournent dans leur pays. "Il est trop tard maintenant. A partir du moment où l'adoption est déclarée, ils sont considérés comme des citoyens espagnols", déplore le délégué de TDH.
Source: Courrier International.
Repères
- Fin 2007, l'affaire de L'Arche de Zoé avait souligné en France les dérives de certaines associations humanitaires.
Et la grâce du président Idriss Déby dont ont bénéficié, le 31 mars 2008, les membres de cette association – 6 bénévoles français qui avaient tenté d'enlever 103 enfants au Tchad, condamnés à huit ans de travaux forcés par un tribunal de N'Djamena début décembre 2007 –avait défrayé la chronique africaine. Le magazine sénégalais Nouvel Horizon écrivait à cette occasion : "La lamentable équipée des membres de L'Arche de Zoé prouve que, plus de quarante ans après les indépendances, l'Afrique reste un immense terrain de jeux où une bande de pieds nickelés, au nom d'une fumeuse morale humanitaire, peuvent kidnapper 103 gosses sans risquer grand-chose."
- NÉPAL: Inquiétude grandissante face aux adoptions illégales.
IRIN News - 3 septembre 2008
15:32 Publié dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.02.2009
Ventres à louer, trafic d'ovules...
Magali Lunel présentera, mardi 3 février à 23:10 sur TF1, un nouveau numéro du magazine « Enquêtes et révélations » consacré au trafic d'enfants.
L'industrie de la fertilité est en plein boom. Ces vingt dernières années, le nombre de naissances tardives a triplé. Du coup, de plus en plus de couples en mal d'enfant recourent à la fécondation in vitro ou au ventre d'une mère porteuse. Ils sont prêts à payer le prix fort pour un bébé.
Pour quelques milliers d'euros et quel que soit leur âge, des couples traversent les frontières pour contourner la loi française.
En ce qui concerne les bébés-éprouvettes, l'Espagne, précurseur en Europe, est ainsi devenue en quelques années la destination privilégiée de nombreux couples. Les cliniques offrent, moyennant finances, des donneuses d'ovocytes, jeunes et bien rémunérées.
Aux Etats-Unis, chaque année, ils seraient quatre cent couples français à "faire leur marché" sur les catalogues d'agences proposant des mères porteuses. Une pratique interdite en France. Les couples homosexuels représentent aussi une forte clientèle. Des agences florissantes favorisent ainsi le boom des enfants nés de couples gays.
D'autres couples, enfin, choisissent l'adoption. Pourquoi est-ce si difficile d'adopter en France ? L'adoption internationale coûte cher : offre-t-elle toutes les garanties ? Exemple : après quelques années de boycott en raison de trafic d'enfants, la France a réouvert le Cambodge aux Français désirant adopter. Les pratiques ont-elles vraiment changé dans ce pays ? Une enquête inédite, surprenante et émouvante entre le cœur et la raison.
Source: Les Coulisses de la télévision
- En quête et en mal d'enfants.
Le magazine «Enquêtes et révélations» passe au crible la question de l'adoption et les dérives du «bébé business».
Le Figaro.
- D'autres articles sur Abandon & adoption.
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| Tags : mère porteuse, grossesse pour autrui, ventres à louer, adoption, cambodge, trafics d'enfants, baby business |
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30.01.2009
La vie en Bulgarie. Le trafic d’êtres humains.
Le plus souvent victimes du trafic d’êtres humains sont les personnes les plus vulnérables et sans protection, notamment les femmes et les enfants. Le problème qui est d’actualité pour la Bulgarie aussi, touche surtout les économies émergentes et les pays de transition. Attirées souvent par des offres d’emplois bien rémunérés et tentées par les perspectives d’une vie meilleure, les jeunes filles se retrouvent victimes du trafic d’êtres humains. Ainsi elles perdent non seulement leur liberté mais aussi leur dignité et leur identité. Il n’est pas rare de les voir se transformer en machines d’argent ou de se trouver contraintes de vendre contre leur gré leurs propres organes.
On a identifié rien que pendant l’année dernière 197 victimes de la traite d’êtres humains qui ont témoigné contre des trafiquants de chaire humaine. Parmi elles, 23 étaient des mineurs. C’est le parquet qui a fourni ces données. « Un des défis dans notre travail est justement de pouvoir identifier les victimes et de les inclure ensuite dans des programmes de protection et de rétablissement » explique Mme Antoaneta Vassileva, secrétaire de la Commission nationale de lutte contre le trafic d’êtres humains auprès du Conseil des ministres.
Très souvent les enfants qui ont vécu la violence au sein de leurs familles, deviennent victimes de la traite d’êtres humains. Un groupe à risque est celui des enfants abandonnés dans les orphelinats et les foyers sociaux. Cela s’explique par le contexte en Bulgarie.
Une autre explication en est leur manque d’expérience sociale et l’absence de parents pour leur expliquer le danger. Le trafic a pour principales destinations la Grèce et la Grande Bretagne. Il existe quelques cas de trafic d’enfants en France et en Autriche. Avec nos collègues autrichiens, nous avons mis en place un très bon mécanisme de coopération pour prévenir un tel trafic d’êtres humains, mais malgré tous nos efforts nous continuons à nous heurter à cette pratique. Le plus triste est quand des enfants qui ont été sauvés une première fois, se retrouvent de nouveaux dans les filets des trafiquants. Souvent ces enfants sont Roms. Une fois que leurs familles les ont récupérés, elles-mêmes les livrent au trafic d’êtres humains et souvent leurs enfants partent à l’étranger avec leur consentement. Pour quitter la Bulgarie les enfants doivent être accompagnés par un adulte. Mais quand ils se font arrêter pour vol et mendicité dans un pays étranger, les enfants déclarent qu’ils n’ont personne pour s’occuper d’eux. Personne ne s’intéresse à leur destin, et on nous les rend comme des enfants non accompagnés. Les parents se manifestent seulement après qu’on les a installés dans des centres de crise pour exercer leurs droits.
On a eu sept cas de bébés vendus dans la Grèce voisine :
"La Grèce est un pays qui se heurte à un grave problème démographique pendant ces dernières années. La demande de bébés dans ce pays est très grande, d’où le business très développé et rentable de trafic de femmes enceintes dans l’objectif de vendre leurs bébés dans ce pays. Un nouveau né est vendu entre 5 mille et 15 mille euros. Souvent les femmes sont abusées de la façon la plus atroce. On les fait venir en Grèce soit disant pour travailler et quand elles donnent naissance à leurs enfants, on leur dit que le bébé est décédé à la naissance. Nous avons de telles plaintes déposées par des femmes qui ont demandé l’assistance des autorités bulgares. Il faut aussi noter que ce qui fait de la Grèce un pays privilégié pour ce type de délinquance est la loi en matière d’adoption y est extrêmement libérale. Un père peut reconnaître comme sien un enfant en allant à la police et en déclarant tout simplement que c’est lui le père de l’enfant en question. Aucune autre formalité n’est exigée pour classer l’affaire."
Diana Hristakiéva
Version française : Kréména Sirakova
Source: Radio Bulgarie
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